Kangaba : Dissémination de la stratégie pays de Plan International Mali
Kangaba, 19 février (AMAP) La cérémonie de clôture des travaux de l’atelier de dissémination de la stratégie pays de Plan International Mali a été présidée mardi à Kangaba, par l’adjoint du préfet de Cercle, Alidji Bagna, a constaté l’AMAP. L’objectif de la rencontre était de porter à la connaissance de l’ensemble des partenaires de Plan International Mali toutes les informations indispensables sur sa stratégie des 5 années à venir et de recueillir leurs préoccupations dans la perspective d’une amélioration dans la mise en œuvre des interventions. Il s’agissait également d’informer les participants sur le contenu du cadre des résultats de la stratégie pays, notamment, les objectifs stratégiques et les résultats de changement attendus, la stratégie de programme et d’influence, la stratégie de partenariat pour la mise en œuvre des interventions, la politique de protection et de sauvegarde des enfants et des jeunes et le concept de genre transformateur. Le représentant du chef de l’exécutif local a déclaré que la stratégie Pays de Plan International Mali s’appuie sur les objectifs de développement durable (ODD) afin de renforcer particulièrement son engagement pour la promotion et la protection des droits des enfants avec un accent particulier sur l’amélioration des conditions des filles. Alidji Bagna a enfin donné l’assurance de la disponibilité, du soutien et de l’accompagnement indéfectible de l’administration locale dans l’atteinte des objectifs de la stratégie pays de Plan International Mali. Depuis 1976, Plan International abat un travail énorme au Mali et rien qu’en 2018, 24 442 enfants de moins de 5 ans ont bénéficié des programmes de nutrition, 261 enfants malnutris ont été pris en charge, 4 833 enfants ont bénéficié d’une éducation sûre et inclusive, 4 256 enfants ont été dotés en kits scolaires et 19 171 enfants ont pu avoir l’accès à l’eau potable. La cérémonie s’est déroulée en présence des responsables administratifs, politiques, des élus locaux et des représentants des associations et organisations de la société civile. SD/KM (AMAP)
Mopti : Plusieurs terroristes tués et trois autres capturés par l’Armée malienne à Somadougou
Mopti, 18 février (AMAP) Les Forces maliennes de défense ont tué plusieurs terroristes et capturé trois autres de nationalité étrangère ce mardi, au cours d’une opération avec des frappes aériennes entre Somadougou et le village de Diallo, sur la route de Bankass, dans la région de Mopti, au Centre du pays, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source déclare que les forces de défense ont traqué tôt ce matin des terroristes entre Somadougou et Diallo, sur la route de Bankass, tuant plusieurs d’entre eux, capturant deux de nationalité étrangère dont les identités n’ont pas été révélées, au cours de frappes aériennes avant de récupérer plusieurs de leurs armes et détruisant certaines. Selon la même source, le ratissage continue dans la zone afin de retrouver, de mettre hors d’état de nuire d’éventuels terroristes ou leurs complices et de sécuriser les personnes et leurs biens. KM (AMAP)
Le Directeur général chargé des Opérations de la Banque mondiale reçu par le PM
Bamako, 18 février (AMAP) Le Directeur général chargé des Opérations de la Banque mondiale, Axel Van Trosenbourg en visite au Mali a été reçu lundi à la Cité administrative, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a constaté l’AMAP Le Chef du Gouvernement et son hôte ont échangé sur entre autres, le renforcement du partenariat entre le Mali et la Banque mondiale, les enjeux et les priorités de développement aux niveaux national et régional en perspective de la 19ème phase de reconstitution des ressources de l’IDA-19 au titre du nouveau cycle de trois ans pour la période allant du 1er juillet 2020 au 31 juillet 2022. Les entretiens entre les deux personnalités ont également porté sur l’organisation du Dialogue politique national et la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de gestion de la crise dans les régions du centre. Dr Boubou Cissé a saisi l’occasion pour exposer les projets prioritaires du Mali en matière de développement notamment dans les domaines de l’Energie, l’eau, les infrastructures routières, le transport ferroviaire et l’agriculture. Le Directeur général des Opérations a confirmé la détermination de l’institution à accompagner le Mali dans ses efforts de développement. Le portefeuille actif de la Banque mondiale au Mali, à la date du 03 février 2020, compte 31 opérations finançant 27 projets dont 19 à caractère national et 8 à caractère régional, pour un montant total engagé de 1 684,55 millions de dollars US soit environ 999,81 milliards de FCFA. L’engagement financier total en faveur des projets nationaux est de 1 354,05 millions de dollars US (80,38%) et celui en faveur des projets régionaux s’établit à 330,50 millions de dollars US (19,62%). Le Mali, malgré la crise persistante qu’il traverse, arrive à assainir le cadre macroéconomique avec un taux de croissance robuste de 5% en moyenne depuis 2013. Étaient présents à la rencontre, le ministre de l’Energie et de l’Eau, son homologue de l’Agriculture, le ministre de l’Energie et du Pétrole, le chef du département des Infrastructures et du Désenclavement, le ministre délégué Chargé du Budget et la Directrice Mali des Opérations de la Banque Mondiale. KM (AMAP)
Le ministre de la Culture préside le démarrage de la 12è édition de la rentrée littéraire, ce mardi
Bamako, 18 février (AMAP) Le ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo préside ce mardi à Bamako, le démarrage de la 12ème édition de la rentrée culturelle en présence de l’initiateur, Ibrahima Aya, sous le thème «Petites histoires et grands récits », a appris l’AMAP de source officielle. Ibrahima Aya a salué le gouvernement et tous les autres partenaires pour leur accompagnement avant de déclarer que l’objectif de cette Rentrée est de l’étendre à d’autres villes du Mali et d’accueillir un nombre important d’auteurs et d’éditeurs. « Nous voulons ancrer l’évènement au niveau local et régional», a précisé l’initiateur. Il est prévu au programme des tables rondes dans les universités, à l’Institut français et à la Bibliothèque nationale, des dédicaces dans les lycées et des ateliers d’écriture au profit des élèves. Il est également prévu une rencontre professionnelle de mise en réseau des responsables des manifestations littéraires et des organisations professionnelles des 8 pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) en vue d’améliorer la circulation des œuvres littéraires. Un autre atelier va porter sur des réflexions concernant le contenu de la politique nationale du livre dans notre pays et il y également la mise en place de la librairie de la Rentrée dans les communes de Bamako et l’organisation de la Journée de la lecture. «Nous allons demander à des personnalités de participer dans leurs communes respectives à ces journées en montrant aux autres que le livre est un produit qui doit faire partie des cadeaux que nous offrons à nos enfants», a annoncé Sékou Fofana, coordinateur de la Rentrée littéraire ajoutant que le lancement de l’initiative «les bibliothèques de la Rentrée littéraire» est aussi une particularité de cette édition. Les organisateurs ont salué le quotidien national d’information, «L’Essor », pour avoir proposé chaque jour, le portrait d’un auteur invité à cette Rentrée littéraire. Une initiative, qui selon eux, contribue à donner plus d’engouement à l’évènement. Plusieurs personnalités du monde littéraire venues de la sous région de l’Afrique, d’Europe, du Mali et du Monde entier parmi lesquelles le représentant de l’Union des écrivains du Mali, Ousmane Thièny Konaté et la célèbre écrivaine camerounaise, Léonora Miano, prendront part à l’évènement. MDD/KM (AMAP)
Education : Les syndicats d’enseignants déclenchent une grève de 20 jours ouvrables
Bamako, 18 février (AMAP) Les huit syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, ont déclenché lundi une grève de 20 jours ouvrables, exigeant l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale, a constaté l’AMAP. Le mouvement qui prend fin le 13 mars prochain, intervient après la tenue des travaux de la commission de conciliation les 12, 14, 15 et 16 février derniers au ministère de l’Éducation nationale. Les responsables des huit syndicats ont aussi eu plusieurs rencontres avec le gouvernement, des responsables de l’Association des parents d’élèves, des Comités de gestion scolaire (CGS), de l’Association des inspecteurs et directeurs retraités, du Forum international des anciens de l’Association des élèves et étudiants du Mali (FIA-AEEM) et le leader religieux Ousmane Chérif Madani Haïdara pour dénouer la situation. Les grévistes, malgré toutes ces rencontres de conciliation, restent sur leur position et demandent au gouvernement d’appliquer l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 et cette application consiste à favoriser la grille annexée au statut du personnel enseignant conformément aux indices plafonds de 1.272 et 1.387 respectivement en 2019 et en 2021. Le gouvernement a réitéré sa position initiale de 1.100 et 1.200 comme indices plafonds respectivement en 2020 et en 2021. En rappel, les huit syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont organisé jeudi dernier une grande marche pacifique pour exiger l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. SYW/ KM(AMAP)
Agriculture : «Il n’est plus question que les intrants servent à un moyen d’enrichissement » (ministre Moulaye Ahmed Boubacar)
Bamako, 18 février (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar a déclaré lundi à Bamako, qu’il n’est plus question que les intrants servent à un moyen d’enrichissement avant d’ajouter : « ceci n’est plus tolérable, il faut que les mauvaises pratiques cessent», a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite par le Chef du département de l’Agriculture, à l’ouverture des travaux des concertations nationales sur la gestion de la subvention des intrants agricoles, au Mémorial Modibo Keïta. Le ministre a déploré des insuffisances liées à la gestion de ces intrants subventionnés notamment l’insuffisance de couverture des besoins en engrais pour tous les producteurs de certaines cultures subventionnées dans certains bassins céréaliers (riz, maïs, mil, sorgho), la faible appropriation de la distribution électronique des engrais (E-voucher) et la faible prise en compte de l’orientation de la subvention suite aux différentes réflexions et études réalisées. Les participants aux concertations sur «le mécanisme de gestion de la subvention des intrants agricoles», composés des représentants des organisations paysannes, de la société civile, des partenaires, vont dégager, à l’issue de leurs travaux, une solution durable, inclusive et appropriée pour la gestion des intrants. Ils vont également échanger sur les modes de distribution pour faciliter l’accès des producteurs à ces intrants afin de booster la productivité agricole et contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire dans notre pays. Le ministre Moulaye Ahmed Boubacar a enfin assuré que les décisions issues de ces concertations seront mises à la disposition de tous les acteurs pour une application stricte. Le gouvernement a initié la subvention des engrais organiques et chimiques, ainsi que les semences hybrides du maïs, du riz, du blé, du sorgho, du mil et du coton, dans le but d’aider les producteurs à améliorer leur rendement. La subvention de 50% des équipements comme les tracteurs, les motoculteurs, les mini-rizeries, les batteuses, les décortiqueuses et les groupes motopompes, s’ajoute à ces mesures. AMK/KM (AMAP)
Kolondiéba : La jeunesse à l’école de la citoyenneté à Kébila
Kolondiéba, 18 février (AMAP) Un atelier sur la citoyenneté à l’intention des jeunes, organisé par l’ONG Sigida Yiriwa, en partenariat avec AMAPROS, a pris fin samedi à Kébila, dans le Cercle de Kolondiéba, sous la présidence de l’adjoint du maire, Lamine Koné, a constaté l’AMAP. Il s’agissait de renforcer de renforcer la capacité des jeunes sur la citoyenneté, la décentralisation, la démocratie et l’Etat de droit afin qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle dans la communauté. Le représentant de l’ONG Sigida Yiriwa, Aly Ouattara a salué l’accompagnement des autorités et des partenaires dans la réussite des activités de son organisation avant de déclarer que malgré l’avènement de la démocratie puis de la décentralisation, force est de reconnaître que la jeunesse ne joue pas pleinement son rôle, ce qui est une entrave au développement local. Les participants ont échangé sur entre autres, la notion de démocratie, les devoirs du citoyen, la paix, la réconciliation, la décentralisation et le développement local. L’adjoint du maire a remercié l’ONG Sigida Yiriwa et son partenaire AMAPROS pour l’organisation d’un atelier sur la citoyenneté en faveur des jeunes afin qu’ils puissent apporter leur contribution dans la construction de l’Etat de droit et le développement de leur localité. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des représentants de l’administration, des élus, du facilitateur Adama Koné et des représentants des organisations de la société civile. DDK/KM (AMAP)
Ibrahim Boubacar Keita au Vatican : Couronnement spirituel du séjour italien
Par Moussa DIARRA Envoyé spécial Rome, 17 février (AMAP) La visite du président, Ibrahim Boubacar Keita, à Rome, en Italie, s’est déroulée « de fort belle façon, tant au plan des relations avec les institutions des Nations unies dédiées au développement agricole qu’avec ce couronnement spirituel, par la visite, au Vatican, chez le Pape François ». Faisant, avec la presse nationale, le bilan de sa visite de trois jours, en Italie, Ibrahim Boubacar Keïta a dit : « Je pense que cela sera très très heureux pour les catholiques du Mali, à tous les Maliens, du reste, de savoir que le Saint Père a toujours souci du Mali et prie pour le Mali ». Pour ce qui de la signification de cette audience avec le Pape, il estime que cela a un sens pour le Mali que « ce chef d’une des religions les plus puissantes au monde qui couvre le monde entier, la Chrétienté, ait dit son souci constant du Mali ». « Du reste, nous avons été témoin, dans son adresse à la ville et au monde (urbi et orbi), il avait, dans ce souci, indiqué et appelé à prier pour le Mali et appelé à la paix au Mali, de tous ses vœux ». Le président malien n’est donc « pas surpris, du tout, qu’aujourd’hui, il (Le Pape) nous ai redit, encore, son accompagnement de tous les efforts que nous faisons à l’intérieur du Mali, pour que la paix règne sur nos régions, comme c’était l’habitude et comme nos peuples le souhaitent ». « C’est donc une constance, chez le Pape, que de prier pour la paix dans le monde, singulièrement le Sahel, et plus particulièrement le Mali », a dit le président Keïta Pour lui, ce fut le bonheur, le matin même de son dernier jour de présence en Italie, d’être reçu en audience officielle par Sa sainteté, le Pape François, « qui, homme de foi et de culture, nous a fait une belle démonstration de profonde humanité, de profond souci, également, d’œcuménisme ». « Le Pape a le souci de la paix mondiale, le souci que les religions du monde entier vivent en convivialité et plus fraternellement, comme aux premiers jours. Je pense que ces voyages en Orient, ses discours, tout indique à souhait cette inclination qui est très forte chez lui. Il nous l’a reconfirmé », a poursuivi le chef de l’Etat malien. « Nous avons eu le meilleur accueil et, également, le bonheur », après l’audience avec le pape, « d’avoir une séance de travail avec le secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, « un habitué du Mali, une vieille connaissance de notre pays, qui était venu nous voir, au Mali, à l’occasion du 100eanniversaire du pèlerinage de Kita ». « Je pense qu’il en avait été marqué, très vivement. Il avait vu la foi des Maliens et la ferveur religieuse catholique au Mali dont il s’était félicité, en même temps que les relations de bon aloi et de très bon ton entre les religions catholique et musulmane ». Le président a retenu beaucoup d’autres choses de cette visite, en Italie « à l’invitation du Fonds international de développement agricole (FIDA) qui a voulu, ainsi, considérer le Mali et saluer l’effort qui s’y déploie pour la promotion de l’agriculture et l’appui au secteur rural, à travers tout ce qui est connu désormais », Il s’est agi d’indiquer l’augmentation de la part dévolue à l’agriculture de 10 à 15 %, les subventions aux intrants agricoles, l’amélioration du revenu paysan. « Et tout cela ayant eu l’heureux effet que l’on sait. Je pense que la production céréalière a été boostée à plus de 10 millions de tonnes, cette année. La production cotonnière se porte à merveille bien que là-dessus je sois toujours gêné, d’indiquer, de souligner cela : dans le même temps, on note que peu de progrès ont été faits en matière de transformation du coton malien, au plan interne. Donc, une moins value objective ». « Cela aurait pu être un bon socle, pour nous, de promotion de l’emploi jeune, de création de nouvelles richesses et, là malheureusement, nous sommes encore en train de lambiner, un peu en retard », a regretté le président Keïta.Mais, il « gage que dans les temps à venir, ce domaine de transformation des produits agricoles, cette industrialisation de base, sera, également, à l’ordre du jour ». La considération du FIDA à l’endroit du Mali, a été, également, magnifiée par les autres partenaires de cette organisation, le triptyque des Nations unies dédié au monde agricole (FIDA, PAM et FAO). « Je me suis entretenu avec le Directeur exécutif de la FAO qui nous a dit ses engagements constants en l’endroit du Mali, la poursuite de ce qui est en œuvre actuellement et l’amplification. Le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, « a souci, également, que dans les poches de déficit que nous connaissons, malheureusement, chez nous, en dépit d’un stock de disponible assez important, (10 millions de tonnes de céréales, c’est important), on pourrait penser qu’il y a quelque paradoxe parce que, dans le même temps, notre pays connaît des poches de déficit, Hélas ! ». « Chacun sait, aujourd’hui, quelle est la situation ambiante au plan de la sécurité. Ce n’est donc pas étonnant », estime le président. « Ces poches d’insécurité où sévit une certaine pénurie du disponible alimentaire ne sont pas laissées pour compte », a assuré Ibrahim Boubacar Keita. « Avec l’appui de nos partenaires, avec nos forces armées, on s’y déploie, également, pour faire en sorte qu’aucun Malien ne manque de manger une seule foi par jour et qu’il n’y ait pas de famine au Mali, dans le même temps où nous avons aujourd’hui 10 millions de tonnes de céréales dans nos granges », a-t-il dit. « Je pense que c’est un séjour qui aura été utile, dans la réaffirmation de nos engagements, dans le conseil également que nous sommes et serons accompagnés. Le ministre de l’Agriculture est ici présent pour l’Assemblée générale de la FAO et la réunion des gouverneurs du FIDA. Il est témoin qu’au sortir, notamment, de l’audience avec le président du FIDA, nous avons eu le bonheur de nous voir reconfirmé la disponibilité de 20 millions de dollars (Environ 10
IBK avec la communauté malienne d’Italie : Une rencontre joyeusement utile
Par Moussa DIARRA Envoyé spécial Rome, 17 février (AMAP) D’émotions, a été faite la rencontre du président Ibrahim Boubacar Keïta, mercredi, à Rome avec quelques centaines des 47.000 Maliens d’Italie. Cette opportunité, désormais une tradition bien ancrée, celle de s’enquérir des conditions de vie de nos compatriotes à l’étranger et leur donner des nouvelles du pays, a été cet évènement que les Maliens d’ici attendaient depuis très longtemps, trop longtemps. Ma voisine, dans la salle décorée aux couleurs du pays natal, bercée de la musique malienne, me souffle qu’elle vit là, depuis plus de dix ans, mais n’a pas eu l’occasion heureuse de voir un président de la République du Mali discuter avec ses compatriotes d’Italie. Les mots de l’ambassadeur Aly Coulibaly ont donné le ton : l’attachement atavique des Maliens d’Italie aux valeurs de paix, leur engagement pour le dialogue, font de nos compatriotes des Maliens exemplaires. « En seulement sept mois de présence, que d’échos favorables n‘ai-je pas entendus sur les Maliens, leur sens de l’honneur, leur dignité, leur attachement au pays ? », a dit l’ambassadeur. D’ailleurs, leur mobilisation du jour en est l’illustration, a fait remarquer M. Coulibaly. Il a ajouté qu’aucun de nos compatriotes n’a mailles à partir avec les autorités italiennes Cependant, nos compatriotes ont des difficultés que le président du Conseil des Maliens d’Italie, Mahamoud Idrissa Bouné, n’a pas totalement égrenées devant le Président de la République. Il en cité quelques unes sur les 17 dont la liste a été remise à Ibrahim Boubacar Keïta. « Certains de nos problèmes, ici, ont pour nom la difficulté, sinon l’impossibilité d’accès à la carte NINA, la question d’un consul général pour alléger les distances et les rais pour les procédures, les difficultés de relations et de communication avec le Consul général d’Italie au Mali… », a dit M. Bouné. Il s’est fait le porte parole de la bonne entente entre nos compatriotes d’Italie et l’ambassadeur Coulibaly dont le chef de l ‘Etat a largement loué la disponibilité pour le Mali et le sens de l’engagement national. En guise de réponse aux propos de M. Bouné, le président a, d’abord, exprimé sa grande satisfaction devant autant d’honneurs qu’il a reçus mais faits au Mali, dans ses différentes interactions à Rome, tant avec les organisations internationales qu’au Palais de la République italienne, par le président Sergio Mattarella. Il a, ensuite, conseillé à nos compatriotes, dans un élan de sincérité non feinte, de garder ce pays (le Mali), d’en prendre soin, en rappelant la glorieuse histoire et la singularité du Mali dont on peut être fier et dont nous ne sommes pas, très souvent, conscients. Les fils de ce pays ne doivent pas oublier d’où ils viennent, d’où ils partent et « ne pas baisser la tête, raser les murs ». Il s’est dit conscient « des conditions de vie infrahumaines » de nos compatriotes quand ils prennent le chemin de l’Europe, travaillent dans les plantations ». Et de s’émouvoir devant la cruauté de la Méditerranée : « Combien d’enfants du Mali et d’Afrique, la Méditerranée a-t-elle avalés sur le chemin de la quête d’un vivre meilleur ? ». « C’est pourquoi, nous devons créer les conditions pour retenir nos enfants dans un pays de liberté. Nous ferons tout pour vous créer les conditions de rester mais je ne vous encouragerai pas à partir dans un monde devenu inhospitalier et égoïste pour l’homme », a déclaré le président Keïta. Le président a analysé, pour les Maliens d ‘Italie, la situation sécuritaire du Mali, qui concerne largement le monde entier, d’où la solidarité mondiale autour du pays. « Le monde a compris que ce qui est en cause, ce sont nos valeurs universelles », a dit Ibrahim Boubacar Keita pour qui, ce n’est pas qu’une question militaire mais aussi de développement. Une sympathique touche émotionnelle a été la présentation et une séance de photos avec un enfant qui porte le nom du président, parce que né le jour de son investiture pour son second mandat. Ce fut, aussi, une série de clichés avec des familles accompagnées de leurs enfants et également avec le Consul de Mali ainsi qu’une Italienne, tellement amoureuse du Mali qu’elle se fait appeler Coumba Traoré. MD (AMAP)
Ibrahim Boubacar Keïta à Rome : Pour constater l’excellence d’une coopération multiforme
Par Moussa Diarra Envoyé spécial Rome, 17 février (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta, qui a été reçu en audience, mardi après midi, à Rome, par son homologue italien, Sergio Mattarella, a qualifié la coopération entre le Mali et l’Italie, de « merveilleuse ». « La coopération entre le Mali et l’Italie se porte à merveille », a poursuivi le président malien, au sortir de son entretien, et qui s’est dit ébloui par la connaissance que son hôte a du Mali, de son histoire et singulièrement de Tombouctou. La coopération, politique et économique également, a été passé en revue. « L’Italie a toujours été aux côtés du Mali, tout au long de notre histoire récente et durant toute la crise que nous avons traversée », a encore dit Ibrahim Boubacar Keïta. Le président Mattarella a rassuré son homologue malien « quant a la poursuite de ce qui est actuellement en cours entre (les) deux pays et sur de nouvelles initiatives qu’il entend prendre pour renforcer davantage cette coopération ». Sergio Mattarella a encouragé « que nous fassions des efforts pour le confort interne au plan institutionnel et que nous poursuivions, aussi, nos efforts en matière de dialogue interne ». Il a, tout aussi, souhaité que le Mali recouvre rapidement l’intégralité de son territoire national « si tant qu’il l’ait perdue mais simplement que l’Etat malien se redéploye à souhait sur l’ensemble du territoire national ». « Ils, (les partenaires italiens) savent les problèmes que cela peut poser au plan économique, au plan sécuritaire « Tout cela, également, sera accompagné par son pays, au plan bilatéral et au plan communautaire ». « C’est donc une audience absolument à hauteur de souhait à laquelle nous avons, aujourd’hui, participé’, s’est réjoui le chef de l’Etat malien qui dit : « merci au président italien, à l’Italie avec laquelle les perspectives de coopération sont excellentes ». Ibrahima Boubacar Keïta avait enchainé, successivement, trois audiences dans la matinée dont celle avec le Président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), Gilbert F, Hougbon. Au terme de cette audience, le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar, a annoncé une enveloppe de 20 millions de dollars (environ 10 milliards de Fcfa) du FIDA pour aider à la résilience dans les régions Nord du Mali. « Avec ce fonds, essentiellement orienté vers le développement agricole, nous pensons, déjà, à la résilience des femmes, à les épauler, à les accompagner, surtout dans leurs organisations et associations intervenant dans le maraichage, dans le Nord et, en partie, dans le Centre du Mali », a expliqué le ministre. Le ministre, qui n’a pas donné d’autres détails, a, cependant, indiqué que les couches les plus touchées et les plus vulnérables seront concernées par ce fonds. « Au FIDA, nous travaillons énormément avec le gouvernement malien. Nous sommes résolus à apporter notre pierre, aussi petite soit-elle, à cette construction nationale que nous inspire le Mali », a dit, pour sa part M. Houngbo, confirmant ainsi la bonne santé de la la coopération du Mali avec le FIDA. Remerciant le chef de l’Etat malien pour avoir honoré de sa présence la 43esession du conseil des gouverneurs du FIDA, il a dit, avoir bénéficié de l’analyse du président Keïta sur la situation au Sahel, le G5 Sahel, les actions de développement auxquelles le FIDA est associé. Et le président malien d’écrire dans l’album des visiteurs du FIDA : « Votre organisation, en aidant la qualification de nos populations rurales, nous assure un futur radieux et nous l’espérons avec des jeunes, des femmes, avec un revenu assuré et donc, concrètement, nous aidant à lutter et à faire reculer la pauvreté et la tentation de partir et, d’éventuellement, s’offrir à des recrutements douteux et dangereux pour notre liberté. Merci au FIDA pour cette œuvre de paix et d’appui pertinent au développement ». Quant au directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, il a assuré de la disponibilité du programme onusien « à supporter le Mali, à continuer d’apporter autant de financements que possible. Il a réitéré son engagement à rencontrer des partenaires et des autorités pour « apporter supports et financement à la question du Sahel « parce que le Mali est à une période critique au cours de laquelle on a besoin de tous les appuis possibles ». Enfin, le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Qu Dongyu, a, lui aussi, exprimé son engagement entier à appuyer le Mali « à transformer son système agricole et développer les zones rurales avec des facilités et équipements agricoles, des services d’assistance, des politiques de concertations, l’assistance technique, le développement régional et le renforcement des capacités. « Nous sommes au front main dans la main pour aider le peuple malien et son président », a-t-il dit. MD (AMAP)

