Gao : 2 gendarmes tués dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés dans la ville
Gao, 22 juillet (AMAP) Deux gendarmes à bord du Pick-up de corvée soupe ont été tués mardi dans la ville de Gao, par des hommes armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que le véhicule Pick –up de corvée soupe de la Gendarmerie a été attaqué vers 13H30 par des hommes armés non identifiés au 4ème quartier Aljanabandia, tuant les deux adjudants à bord avant d’emporter leurs armes. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie pour retrouver les assaillants et déterminer les circonstances exactes de l’attaque selon notre source qui ne précise pas la direction prise par les assaillants après leur forfait encore moins le nombre des assaillants, les moyens de transport qu’ils empruntent ou leur motivation. AT/KM (AMAP)
Diéma : Le « Larou » ou « Kourouba » le plat pour malades en voie de disparition
Par Ouka BA Diéma, 22 juillet (AMAP) Dans la zone de Diéma, (Ouest), il existe, depuis la nuit des temps, un aliment devenu si rare qu’il est sur le point de disparaitre. « Larou » ou « Kourouba », le nom varie selon les milieux. Avant, ce met était consommé dans différentes contrées. Le « Larou » est fait à base de brisures de mil alors que le « Kourouba », se prépare avec du riz. Chez les peulhs, après le couscous sec mélangé au lait, un compagnon fidèle, c’est le « Larou » qui prévaut en matière d’alimentation. On donne le « Larou » ou « Kourouba » au malade atteint de fièvre engendrée par le rhume, pour lui redonner de l’appétit, car la bouche du patient devient, en ce moment, fade et amer et repousse tous les plats même ceux préparés avec les meilleurs ingrédients du monde. C’est pourquoi le « Larou » ou « Kourouba » est considéré comme un aliment pour les malades. On n’a pas besoin de la mastiquer, tellement la substance est ramollie. De plus, sa préparation ne nécessite pas assez de condiments. Si de nombreuses femmes choisissent ce met, c’est parce que sa cuisson est rapide et fait gagner du temps à la ménagère. Le jour où la femme est trop occupée, soit par la lessive ou autres travaux domestiques ou même en cas de pluie, elle prépare vite son « Kourouba », vaque à ses occupations ou se repose avant l’heure du repas. Malheureusement de nos jours, beaucoup d’enfants détestent le « Larou » ou « Kourouba » que certains qualifient même de nourriture des pauvres. GOUTS ET EDUCATION – – En réalité, personne ne connaît, véritablement, le goût de ces garnements, même leurs parents qui les ont mis au monde. Ils détestent tous les plats dont les anciens raffolent, comme le couscous, de la brisure de mil (Gnégnékini), le tô, le laga (qui consiste à trouiller le milieu du tô ou du « Gnégnékini » pour y verser du lait caillé avec du sucre), qui, comme laissent entendre certains, donnent la « Baraka » à qui le consomme et lui garantit une bonne santé. « Mon garçon refuse le ‘Kourouba’ », s’indigne Ba Oumou. « Chaque fois qu’on en prépare à la maison, poursuit la dame, je suis obligée de quémander du riz chez les voisins. Lorsque j’en reviens bredouille, mon fils se met à pleurnicher comme un hibou ». Mohamed, lui, est friand du « Kourouba ». Il disait un jour devant ses camarades, qu’il est capable de manger la ration de trois personnes, surtout si le « Kourouba » est malaxé avec du gombo. « Seuls des coups de fouet, dit-il, peuvent me faire lever du plat ». Si Boubacar amène ses amis à la maison, et trouve qu’on a préparé du « Kourouba », il use de tous les moyens pour les faire partir, avant l’heure du repas. Il développe un complexe devant cette « nourriture de pauvres ». Counady, la griotte, conseille sagement aux enfants de s’habituer à manger tout ce qu’ils trouvent, ainsi le jour où ils quitteront leurs parents, ils n’auront pas de problèmes. « Mais, renchérit-t-elle, tout est une question d’éducation. Si l’enfant est bien éduqué, c’est rare qu’il refuse une nourriture, même si c’est du son de mil ». Dembély, lui, soutient que le ventre ne refuse jamais un aliment et que seule la langue est difficile. Mody, aime le « Larou ». Ce vieil homme édenté, en mange quotidiennement. « Mes intestins sont devenus comme des chiffons, ils ne supportent plus des aliments lourds. C’est le « Larou » qui me fait du bien », dit-il. Mme Tounkara Ramata Kanté, loue les qualités du « Larou ». Selon notre interlocutrice, la consommation du « Larou » permet de redonner de l’appétit au malade atteint de fièvre liée au rhume. « Mais, déplore-t-elle, beaucoup d’enfants n’aiment par cet aliment, ce qui n’est pas le cas avec mes enfants. Tout ce qu’on prépare à la maison, ils le mangent. Pour la préparation du « Larou », Mme Tounkara conseille, surtout, l’utilisation du poisson fumé, « pour, dit-elle, donner au plat, un goût plus délicieux ». Même son de cloche chez Adama Diallo. Il déclare, fièrement, que le « Kourouba », est son met préféré. Chaque jour, en dehors du repas commun, on lui garde sa tasse de « Kourouba » à côté. RECETTE CULINAIRE – Pour préparer le « Larou », explique une femme sous couvert d’anonymat, on pose la marmite sur le feu. On y verse de l’eau. On met directement les condiments (soumbala, cube alimentaire, sel, feuilles d’oseille blanche broyées, avec une infime quantité d’huile ». Après ébullition, on y ajoute de l’oignon ou ses feuilles découpés, du poisson fumé réduit en morceaux, quelque fois de la viande. On met ensuite la poudre d’arachide et on referme la marmite. On lave proprement le riz, s’il s’agit de faire du « Kourouba » et on le verse dans le contenu. On utilise la brisure de mil pour le « Larou ». Au bout de quelques minutes, le repas est déjà prêt. « Pour la préparation de la brisure de mil, il n’y a pas trop de problèmes. Par contre, avec le riz, il faut le débarrasser de ses téguments, des petits grains de sable. Sinon, au moment du repas, on sent des grincements sous les dents », intervient Mariam. Ce contact grinçant faisait tressaillir cet homme, chaque fois qu’il retrouvait sous sa dent des grains de sable. Alors, il maudissait, plusieurs fois, la ménagère. OB/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 2 nouveaux cas enregistrés mardi, 1856 guérisons et 122 décès
Bamako, 22 juillet (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré 2 nouveaux cas positifs à la Covid-19 mardi, portant le total à 2477 cas au Mali dont 1856 guérisons et 122 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 2 cas ont été décelés en CIV (1) et en CV (1) du district de Bamako. Les services sanitaires déclarent que 709 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)
Crise au Mali : Des chefs d’Etats des pays de la CEDEAO arrivent à Bamako, jeudi
Bamako, 21 juillet (AMAP) Quatre Chefs d’Etat des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) notamment les présidents ivoirien, Alassane Ouattara, sénégalais, Macky Sall, nigérien, Mahamadou Issoufou et ghanéen, Nana Akufo-Addo sont attendus ce jeudi à Bamako, dans le cadre de la gestion de la crise socio-politique au Mali, a appris l’AMAP de sources concordantes. Cette mission de médiation de très haut niveau de la CEDEAO dont le but est de trouver une issue favorable à la crise socio –politique qui secoue le pays, est annoncée après celles de l’organisation sous régionale des mois de juin et de début juillet qui ne sont pas parvenues à rapprocher les positions des protagonistes. En rappel, la dernière mission de la CEDEAO conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan était dans la capitale malienne du 15 au 19 juillet dernier dans le but de trouver un accord entre les différentes parties prenantes de la crise. KM (AMAP)
Crise politique au Mali: Quatre présidents ouest africains attendus jeudi à Bamako
Bamako, 21 juillet (AMAP) Les présidents Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’ivoire, Macky Sall du Sénégal, Mahamadou Issoufou du Niger et Nana Akufo-Addo du Ghana sont attendus à Bamako, jeudi, dans le cadre d’une mission sous régionale de médiation de très haut niveau afin de trouver une issue à la crise socio-politique qui secoue le Mali. Cette médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) intervient après celles du mois de juin et de mi-juillet derniers. La dernière mission de la CEDEAO conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a séjourné à Bamako, du 15 au 19 juillet, pour tenter de trouver un accord entre les différentes parties prenantes de la crise. Mais les recommandations de cette mission n’ont pas fait l’unanimité auprès de tous les protagonistes de la crise. MT/MD (AMAP)
Manifestations à Bamako : paralysie dans des services du quartier du fleuve
Par Oumar DIAKITÉ Bamako, 21 juillet (AMAP) Des fonctionnaires ont jugé prudent de rester chez eux pour éviter d’être les victimes d’éventuels troubles, suite à la menace du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) d’ériger des barricades à tous les ronds-points de la ville de Bamako, lundi 20 juillet 202). Malgré la pluie matinale, les manifestants ont tenu à appliquer leur mot d’ordre d’empêcher les usagers de se rendre à leur lieu de travail. Dans plusieurs services à Bamako, au centre-ville, précisément au Quartier du Fleuve, si quelques travailleurs ont pu se rendre au travail, certains bureaux sont restés fermés dans d’autres structures. C’était le cas à l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments (ANSSA). A notre passage, aux environs de 9 heures, aucun travailleur n’était sur place. Silence radio ! « Personne n’est venu aujourd’hui », nous répond le vigile, à notre sortie des locaux de l’ANSSA. Ailleurs, certains travailleurs ont usé du système D pour avoir accès à leur service. Pour des responsables de services, c’était vraiment « comme on peut ». A la direction du Centre national des concours et de la fonction publique, le directeur, Dr Ousmane Magassy, nous a dit s’être défait de son véhicule pour arriver en sécurité à son service. « J’habite à Magnambougou. Ce matin vers 6h30 mn, en route pour le centre-ville, j’ai trouvé qu’il y avait des barricades au niveau du marché de Magnambougou. On avait commencé à mettre le feu à des ordures. Je suis retourné à la maison pour y laisser mon véhicule. J’ai pris la moto et je suis passé par le 3ème pont. Je suis arrivé au bureau, sans problème », explique M. Magassy. Parlant de son personnel, il avoue que certains sont venus et d’autres l’ont appelé (ceux qui se trouvent sur la rive droite) pour signaler qu’ils viendront au travail, au cours de la journée. Drissa Touré, employé à la direction du Centre national des concours et de la fonction publique, souligne qu’il est venu au travail à 6h00 du matin sans être inquiété. « Je suis là depuis 6h00. La voie était libre lorsque je sortais. J’habite à Djicoroni Para. On m’a appelé pour me dire que les manifestations ont repris et que les agents de maintien de l’ordre sont en position vers Sébénikoro », dit-il. Dans une structure près de la direction du Centre national des concours et de la fonction publique, le premier responsable affirme n’avoir pas été inquiété, en venant au service. Toutefois, il a précisé avoir pur joindre son bureau en moto. La standardiste de la structure, habitante de la rive gauche du fleuve, soutient, elle aussi, n’avoir pas eu de difficulté pour venir au travail. Car, à l’en croire, son mari l’a déposée en moto. Dehoumon Mariam Koné, journaliste réalisateur, communicatrice, chef de la cellule de communication de l’université de sciences sociales et de gestion de Bamako (USSGB), indique avoir atteint son bureau paisiblement. Elle habite à Samè, en Commune III du District de Bamako. « Ce matin, en venant, j’ai emprunté le Boulevard de l’Indépendance jusqu’à mon service sans aucun obstacle. Quand je suis arrivée, j’ai constaté beaucoup d’absences. J’étais un peu désemparée. Je vais travailler et rentrer à la maison, à partir de 14h30mn », dit-elle. OD/MD (AMAP)
Mouton de la Tabaski : Hors de prix
Par Ahmadou . CISSE Bamako, 21 juillet (AMAP) Dans les rites et traditions musulmans, immoler un mouton lors de la fête de Tabaski est une recommandation pour chaque famille. Seulement le prix de la bête n’est pas à la portée de toutes les bourses. A quelques jours de la fête, le bélier est hors de prix surtout dans les grandes villes, dont Bamako, la capitale malienne. La crise actuelle dans le pays n’est pas pour arranger la situation. Au contraire, la précarité gagne les foyers, car l’argent devient rare. Le marché à bétail de Lafiabougou est l’un des plus animés en cette veille de fête de l’Aid El Kébir. Les peuls et les dogons ont, semble-t-il, monopolisé le marché du mouton. Plusieurs milliers de têtes sont proposées à la vente. Les prix vont de 70.000 à 150.000 Fcfa pour les plus ordinaires. Pour les plus nantis des clients, il y a également ce qu’il faut. Certains béliers bien nourris rivalisent de gabarit avec les veaux. Leur prix peut aller jusqu’à 500.000 Fcfa. « Cette catégorie de béliers est généralement acheté par les plus aisés », confie Aldjouma, commerçant de moutons, très respecté dans ce marché où humains et bêtes se marchent sur les pieds. «Nous dormons ici parce que c’est notre travail», dit fièrement un autre, le frère d’Aldjouma qui est arrivé la veille avec plusieurs dizaines de moutons de Koro, dans la Région de Mopti (Centre). A travers la ville de Bamako, les vendeurs ambulants ont déjà commencé à arpenter les rues. Avec deux ou trois moutons, ils vont à la recherche de clients. «Cette année, les moutons seront hors de prix. C’est du moins mon constat », confie un enseignant qui attend le virement de son salaire à la banque pour s’en offrir un. Avec ses maigres ressources attendues dans son compte, déjà à découvert, notre instituteur réfléchit déjà à un plan B. Il n’écarte pas l’hypothèse de se contenter d’un bouc ou d’une chèvre. « L’essentiel est de verser du sang d’une bête», se console-t-il. Abdoulaye Sidibé traine derrière lui trois béliers. Robes blanches, les animaux ont fière allure. Bien nourris, les ruminants mettent à rude épreuve les nerfs du berger qui présente, contrairement aux béliers, des signes visibles de malnutrition. Au Quartier du fleuve, non loin d’une station-service, il marque une pause, histoire de prendre quelques forces. « Hé petit peul, combien coûtent ces béliers ? », interroge un client, sous le formidable prétexte du cousinage à plaisanterie. Avec le sourire, le berger renseigne son «petit captif» : 175.000, 150.000 et 130.000 Fcfa pour le bélier sans cornes. Et il s’empresse d’ajouter quelques arguments commerciaux : «Regarde toi-même, ils sont biens nourris et relativement abordables par rapport au prix du marché». Un marchandage commence. Les deux hommes ont mis plus d’une demie heure à discuter sans pouvoir se mettre d’accord sur un prix. L’acheteur potentiel aura peut-être son bonheur ailleurs. Qui sait ? Les moutons continuent d’arriver à Bamako même si la clientèle n’est pas encore au rendez-vous dans les nombreux parcs à bétails de la capitale. Certainement, la semaine précédant la fête sera cruciale pour ces nombreux marchands de moutons qui ont effectué le déplacement dans la capitale dans l’espoir de faire un maximum de profits. AC/MD (AMAP)
Sur le vif : Responsabilité (de Bréhima Touré)
La mission de la Cedeao a quitté le Mali sous les imprécations de certains de nos compatriotes. Comme ce fut le cas en 2012, lors du coup d’Etat d’Amadou Haya Sanogo, lorsque l’organisation ouest-africaine a rappelé que son Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance bannit toute prise du pouvoir par des voies anticonstitutionnelles. Ces respectables messieurs ne méritent pas nos quolibets. La bronca contre eux ne nous fait pas avancer d’un pouce. Bien au contraire. Si les voisins se précipitent pour essayer d’éteindre l’incendie qui couve sur les rives du Djoliba, ce n’est pas parce qu’il y a un risque de renversement d’un président élu, c’est bien parce que la situation du Mali inquiète profondément au-delà de nos frontières. Nous risquons de devenir le point de départ d’un incendie qui épargnerait peu de pays de la région ouest-africaine. Le Mali est un Etat pivot à partir duquel, on peut atteindre n’importe point de l’Afrique de l’Ouest. Ce serait une injure de dire que les autres mesurent plus que nous-mêmes l’importance de notre pays sur le plan géostratégique. Quoique notre comportement incite à le croire. Tout à leur élan révolutionnaire, certains compatriotes réclament rien de moins que la démolition de la maison commune pour la reconstruire après. Quand le gros temps menace, ce n’est pas très prudent de démolir son abri. Voilà pourquoi l’organisation intergouvernementale n’a pas l’intention de nous laisser courir à l’abîme. «La Cedeao mettra tout en œuvre pour la réalisation effective des mesures proposées et demeurera saisie de la question», préviennent ses émissaires dans leur communiqué final. La médiation de la Cedeao monte en gamme sur le dossier malien. Elle annonce l’arrivée, le 23 juillet prochain, pour une mission de médiation, des présidents Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Issoufou Mahamadou du Niger, Akufo-Ado du Ghana et Macky Sall du Sénégal. Si l’équipe de Goodluck Jonathan n’a pas fait droit à l’exigence de démission du président de la République, cela est parfaitement compréhensible. Avaliser un changement de pouvoir ne respectant pas ses principes, revient pour la Cedeao à encourager la possibilité d’un effet domino dans une région ouest-africaine déjà en proie au péril terroriste, dont notre pays est déjà l’un des foyers importants. A l’état actuel de la situation, difficile de nourrir un quelconque optimisme dans le sens d’un Mali apaisé et stable. Le pourrissement est l’hypothèse la plus plausible. Pouvoir et contestation ne sont pas parvenus, malgré les efforts louables de la mission de médiation de la Cedeao, à s’accorder sur l’essentiel. C’est dire que nous ne sommes pas encore arrivés à faire abstraction de nos égos, de nos querelles personnelles, de nos ambitions plus ou moins avouées, pour mettre en avant le Mali, contrairement à ce que nous clamons à cor et à cri. La responsabilité est une exigence aussi bien pour les gouvernants que pour ceux qui aspirent à gouverner. Il est plus sage de prendre le temps de mener patiemment des réformes pour asseoir des institutions qui tolèrent moins d’écart de conduite de la part des dirigeants. La pratique « ôtes-toi de là que je m’y mette » est contreproductive. L’histoire de notre pays nous l’enseigne abondamment. Presque tous nos dirigeants quittent le pouvoir sous les invectives pour ne pas dire plus. Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré… tous ont quitté le pouvoir sous nos propos sarcastiques, très souvent bien loin de la réalité. Même Modibo Keita, le père de l’indépendance, a eu son lot de sarcasmes, après sa chute. Et Ibrahim Boubacar Keïta ? Ironie du sort : dès qu’ils quittent le pouvoir, nous les regrettons parce que les promesses du changement sont rarement à la hauteur des espérances. A cause certainement de l’impréparation, de l’impatience à s’installer au pouvoir. Il serait salutaire de rompre avec ce cycle infernal qui ne fait qu’enfoncer le pays, de façon inexorable, dans une crise sans fin. Nous serions mieux inspirés d’éviter de créer une situation incontrôlable qui nous ferait regretter l’espace de liberté qui permet, aujourd’hui, à chacun de s’exprimer sans crainte. Les démons de la violence sont tapis dans l’ombre et piaffent d’impatience de mettre en lambeaux notre paix sociale, fragilisée déjà par la double crise sécuritaire et sanitaire. Évitons de libérer ces démons de leur chaîne. Les pertes en vies humaines de la semaine dernière nous en donnent un aperçu dramatique. La trêve de la Tabaski, si elle se confirme, donne une lueur d’espoir. L’arrivée de quatre chefs d’Etat ouest-africains pourrait transformer cette lueur d’espoir, espérons-le, en une lumière pour éclairer notre chemin vers la sortie de crise. B. TOURE
Kangaba : Validation du plan d’aménagement et de gestion de la forêt classée
Kangaba, 21 juillet (AMAP) Le Préfet de cercle, Mahamadou Maïga a présidé le 14 juillet dernier à Kangaba, les travaux de l’atelier de restitution et de validation du plan d’aménagement et de gestion (PAG) de la forêt classée, a constaté l’AMAP. Organisé par la Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF), l’atelier sur la forêt classée de Kangaba située entre les communes de Minidian et de Kaniogo, visait la présentation des résultats de l’étude pour une compréhension de la méthodologie adoptée et de la connaissance du potentiel que renferme en terme de diversité biologique ladite forêt classée. Le chef de l’exécutif local a salué l’organisation de l’atelier dont la mise en œuvre du plan permettra de sécuriser la forêt classée de Kangaba qui connait, tout comme la majeure partie des forêts classées du pays, des empiètements humains. A l’issue de la rencontre, l’atelier a formulé des recommandations dont l’identification et la géo référenciation des sites touristiques à l’intérieur de la forêt, le renforcement des capacités humaines et logistiques du Cantonnement des Eaux et Forêts pour la mise en œuvre du Plan et une forte implication des Collectivités et des populations riveraines de la forêt classée. Le présent plan d’aménagement est un document qui doit permettre la réalisation des objectifs fixés à savoir, la préservation de la biodiversité, la satisfaction des besoins des populations locales et leur implication dans la gestion des ressources forestières. La rencontre s’est déroulée en présence du représentant du directeur national des Eaux et Forêts, du président du Conseil de cercle, du directeur régional des Eaux et Forêts, du représentant des maires des communes de Minidian et de Kaniogo et des représentants des villages de Kangaba, Kéla, Salamalé, Sakolenda. SD/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : Aucun cas enregistré, ni de décès lundi
Bamako, 20 juillet (AMAP) Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas positif à la Covid- 19, ni de décès lundi au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise par ailleurs, que 1851 patients sont guéris sur 2875 cas positifs décelés avec 121 décès enregistrés dans plusieurs localités du pays. Les services sanitaires qui invitent les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, déclarent que 647 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien. KM (AMAP)

