Présidence de la République: Mme Kamissa Camara nommée Secrétaire générale
Bamako, 12 juin (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta, a nommé, jeudi, Mme Kamissa Camara secrétaire générale de Présidence, avec rang de ministre en remplacement de Moustapha Ben Barka, nommé en décembre 2019, vice-président à la Banque oust-africaine de développement (BOAD), a appris l’AMAP de source officielle. Ministre de l’Economie numérique et de la Prospective, dans le gouvernement sortant, la nouvelle secrétaire générale a dirigé la diplomatie malienne, de septembre 2018 en avril 2019, dans le gouvernement du Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga, en tant que ministre des Affaires étrangères et de Coopération internationale. Âgée de 37 ans, la nomination de Mme Kamissa Camara est à mettre au compte de l’engagement pris par le président malien de consacrer son second quinquennat à la promotion de la jeunesse. Née en 1983 à Grenoble en France, la nouvelle secrétaire générale de la Présidence a effectué ses études en France jusqu’en 2007. Diplômée de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble et de Paris- Diderot, elle s’envole ensuite aux États-Unis où elle enchainera plusieurs emplois dans le domaine des relations internationales et politiques africaines. Elle est également l’initiatrice du forum stratégique sur le Sahel, un groupe de réflexion sur les problématiques de la région du Sahel. Repérée par son pays, Kamissa Camara devient en juillet 2018 conseillère diplomatique du président avant d’être nommée ministre à seulement 35 ans. AT/MD (AMAP) Aboubacar Traoré
Primature : Dr Boubou Cissé rempile dans un contexte difficile
Bamako, 12 juin (AMAP) Le premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a présenté, jeudi, sa démission et celle du gouvernement au président de la République et a été, aussitôt, reconduit et chargé de former une nouvelle équipe, ont annoncé les les services de la Présidence de la République. Dans un contexte socio-politique difficile, aggravé par la crise sanitaire mondiale de la Covid-19, un nouveau défi semble se dresser devant le Dr Boubou Cissé et sa future équipe qu’il devra former. selon des recommandations du Dialogue national inclusif. A 46 ans, Boubou Cissé a été de tous les gouvernements depuis le premier mandat du président Ibrahim Boubacar Keita (IBK). D’abord ministre l’Industrie et des Mines en 2013 puis ministre des Mines en avril 2014, il s’est vu confier le portefeuille de l’Économie et des Finances 2016. Poste qu’il a cumulé après sa nomination le 22 avril 2019 en tant que Premier ministre. Réputé plus technocrate que véritable politique, celui qui a commencé carrière en tant qu’économiste à la Banque mondiale en 2005, est décrit par beaucoup comme intransigeant avec les questions de finance. Boubou Cissé est né à Bamako 1974. Il a fait ses études primaires dans la capitale précisément à l’école Mamadou Konaté, puis à l’école fondamentale de N’Tomikorobougou. Il s’est ensuite envolé pour la République Fédérale d’Allemagne puis aux Émirats Arabes Unis. Son parcours universitaire l’amène, plus tard, à Clermont-Ferrand, en France, où il obtient une maîtrise en sciences économiques et un Diplôme d’études approfondies (DEA) en économie du développement au Centre d’études et de recherches sur le développement international (CERDI, université d’Auvergne). Il est, aussi, titulaire d’un doctorat en sciences économiques obtenu en 2004 à l’université d’Aix-Marseille. Le passage de Boubou Cissé à la Banque mondiale a été marqué par une promotion en 2008, comme économiste principal et directeur de projet de la Division du développement humain. Il s’occupait notamment du secteur éducation à Niamey, au Niger avant sa nomination au gouvernement. MT/MD (AMAP)
Elevage et Covid-19 : La période de vaches maigres
Par Dramane COULIBALY Mopti, 11 juin (AMAP) Sous un soleil de plomb, ce mardi 9 juin, jour de foire hebdomadaire à Fatoma, situé à 15 km de Sévaré, sur la Route nationale (RN) 6, le vieux Ousmane Kane Diallo, président du comité de gestion du parc à bétail, assis sur un pan d’un abreuvoir, visiblement soucieux, a accueilli l’équipe de reportage de l’AMAP. Ici, un des grands centres de regroupement, les usagers ne se soucient pas de mesures barrières contre la Covid-19. Si certaines personnes utilisent le turban pour se couvrir la tête et une bonne partie du visage, la plupart ne porte pas de masque. Le premier constat, en ce grand lieux de rassemblement où les personnes et les animaux sont en contact direct, est l’absence total de kits de lavage de mains au savon et de gel hydro alcoolique. « Depuis environ cinq ans, nous souffrons avec l’insécurité, les enlèvements de bétail, les engins explosifs qui détruisent les troupeaux et la forte réduction de la mobilité des animaux. Voyez, vous-mêmes le parc, il y a plus de personnes que de bêtes. On nous a tous volé », nous confie le président. « A ce sombre tableau est venu se joindre la maladie du Coronavirus qui nous a totalement asphyxié. Du fait de la Covid-19, avec la fermeture des frontières, les acheteurs potentiels qui nous viennent des pays voisins subissent le confinement », a-il poursuivi. Selon le président Ousmane Kane Diallo, le parc, qui recevait plus de 2.000 têtes de bœufs par foire, n’enregistre actuellement qu’environ 600 animaux. Cela, parce que la zone exondée qui couvre les cercles de Douentza, Bandiagara, Bankass et Koro n’ont plus accès au marché du fait de l’insécurité. « En termes de taxes de sortie et d’embarquement fixée à 150 F par animal, le parc générait environ 200.000 Fcfa par foire contre au plus 60 000 Fcfa maintenant », a déploré M. Diallo. Rien ne va plus dans cette infrastructure structurante où tous, enfants avec boite de peinture pour le marquage à 25 Fcfa chaque animal payé, les vendeuses d’eaux fraiches et de boissons sucrées trouvaient leur compte. « Tout le monde sait que les éleveurs de la région paient un lourd tribut aux conflits. Nous souffrons. Cependant, nous n’avons pas encore reçu d’accompagnement de l’Etat pour lutter contre la maladie. Nous avons besoin de kits de protection contre la pandémie et d’appui pour soulager les victimes d’enlèvements et de vol de bétails », a plaidé le président du comité. Bien plus qu’une crise sanitaire, la pandémie de la Covid-19 a frappé de plein fouet le sous-secteur de l’élevage au Mali, à l’image des autres segments du développement a déclaré le directeur régional des productions et industries animales de Mopti, Hamadi Kane Diallo, dans un entretien avec l’AMAP. Ce sous-secteur de l’élevage, qui faisait la gloire de la Région de Mopti, avec son potentiel de contribution à la sécurité alimentaire et de création de richesse, à travers la filière bétail-viande et lait, est aujourd’hui à la croisée des défis du changement climatique, avec la dégradation et le rétrécissement des parcours pastoraux, la recrudescence de l’insécurité, du vol de bétail, l’accès difficile aux zones de pâturage conjugués avec la pandémie de la Covid-19. Le sous-secteur de l’élevage est un des piliers essentiels de l’économie de la région de Mopti qui a une vocation agro-sylvo-pastorale. Selon les statistiques nationales, le sous-secteur contribue à près de 19% du PIB soit la troisième source de revenu pour le pays après l’or et le coton. Pour la campagne 2018-2019, l’exportation du bétail sur pied au Mali a généré près de 88 milliards de Fcfa de valeur monétaire et procuré de l’emploi à près de 8,2 millions personnes avec une contribution de premier plan de la région de Mopti qui abrite plus de 19% de l’effectif des bovins et 28% du cheptel ovin et caprin du pays. Selon le technicien, la mise en application des mesures barrières comme le couvre-feu a longtemps impacté la cueillette, la transformation des produits laitiers et le mouvement des consommateurs, entrainant une baisse drastique de revenus chez les producteurs. En matière d’élevage, nos exportations de bétail sur pied sont destinées à des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. Du fait des différentes mesures de restriction de la circulation et de fermeture des frontières, le marché extérieur est à l’arrêt. Les exportateurs de bétail, les transporteurs et les intermédiaires sont tous au chômage. Une véritable période de vaches maigres pour des milliers de chefs de famille qui tirent leur revenu du secteur. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 et la protection des acteurs du secteur, la Direction régionale des productions et industries animales (DRPIA) « en collaboration avec les services vétérinaires et de santé, a initié une vaste campagne d’information des éleveurs sur la maladie du Coronavirus et les mesures barrières édictées », a indiqué M. Diallo. DC/MD (AMAP)
Le directeur de la Justice militaire sur le terrain pour plaider le respect des droits de l’Homme
Bamako, 11 juin (AMAP) Le directeur de la Justice militaire, le colonel major Issa Ousmane Coulibaly, a effectué, mercredi, une visite dans la 6e Région militaire du Mali, au PCIAT- Centre, pour s’entretenir avec les officiers sur l’opérationnalisation de la justice militaire au niveau de Sévaré (Centre) et le respect des droits de l’Homme, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le colonel major Coulibaly a expliqué aux officiers le bien-fondé du respect des droits de l’Homme par les Forces armées maliennes (FAMa) au cours de leurs missions de sécurisation des personnes et de leurs biens. Il a, aussi, encouragé les officiers à sensibiliser leurs hommes au respect strict du Droit humanitaire international (DIH) au cours des opérations. Le directeur de la Justice militaire a annoncé que les premières audiences du tribunal militaire de Sévaré vont se tenir avant la fin de l’année 2020. Plusieurs officiers ont participé à cette rencontre. OD/MD (AMAP)
Un accord pour financer un projet de 600 millions de Fcfa pour l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye
Bamako, 11 juin (AMAP) La France, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), ont signé, mercredi, un accord pour financer un projet de 600 millions de Fcfa destiné à renforcer les capacités des cadres francophones africains en vue d’une participation plus accrue et efficace aux activités de maintien de la paix et de la sécurité, a constaté l’AMAP. Ce financement vient soutenir l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et, particulièrement, la Bande sahélo-saharienne qui est confrontée à de nombreux défis liés au terrorisme et à la criminalité transfrontalière. Le directeur général de l’EMP-ABB, le général de Brigade Mody Béréthé, s’est dit très honoré d’accueillir toute initiative s’inscrivant dans le cadre de la consolidation de la paix en Afrique. Le représentant résident du PNUD par intérim, Alfredo Teixeira, dira que l’EMP est, aujourd’hui une légitimité reconnue dans la formation dans les domaines du maintien de la paix. « A la suite de cette signature d’accord de financement, nous allons organiser, la semaine prochaine, le Comité local d’examen du projet (CLEP) afin de partager davantage son contenu avec les différentes parties prenantes », a annonce M. Teixeira. « Ce sera, aussi, l’occasion de procéder à la signature de l’accord entre le PNUD et l’EMP pour la réalisation des activités du projet », a-t-il révélé. Pour sa part, l’ambassadeur de la France au Mali, Joël Meyer, a rendu un hommage à tous les contingents africains présents dans des opérations de maintien de la paix et qui font, très souvent, le sacrifice de leur vie pour défendre le droit humain, les populations, la paix et la stabilité dans des zones de conflit. OD/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : Montée en flèche de la pandémie avec 81 cas mercredi portant le total à 1667
Bamako, 11 juin (AMAP) La pandémie de la Covid -19 monte en flèche avec les 81 cas enregistrés mercredi, portant le total à 1664 avec 948 guérisons et 96 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires qui ont donné l’information précisent que sur les 81 cas décelés mercredi, 1 cas a été découvert à Kayes (1ère région), 1 cas à Kati, 1 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas à Ségou, 45 cas à Tombouctou, 11 cas à Diré, 1 cas à Rharouss, 1 cas à Kidal, 2 cas en CII, 12 cas en CIII (étudiants étrangers), 1 cas en CIV (étranger) et 4 cas dont 3 étrangers en CV du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2210 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 39 nouveaux cas enregistrés mardi portant le total à 1586 avec 94 décès, 931 guéris
Bamako, 10 juin (AMAP) Trente neuf (39) nouveaux cas ont été enregistrés mardi, portant le total à 1586 cas avec 94 décès et 931 patients guéris de la Covid-19 au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public par l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 39 nouveaux cas enregistrés mardi, 2 cas a été découverts à Kati, 3 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro),11 cas à Mopti, 16 cas à Tombouctou, 1 cas à Kidal, 1 cas en CII, 1cas en CIII, 1 cas en CIV, et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2248 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
L’Armée de l’Air a mené une dizaine d’opérations du 01 au 07 juin 2020
Bamako, 10 jun (AMAP) L’armée de l’Air a effectué, du 01 au 07 juin 2020, des missions de transport et de reconnaissance, afin de maintenir une liaison avec les zones d’opération Maliko et d’assurer la couverture aérienne des combattants au sol, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Selon le récapitulatif des activités aériennes de l’armée de l’Air pour la période, le MI-24 a exécuté deux missions de transport avec 18 personnes à bord et 1 100 kg de frets en 04h 43mn. Tandis que le Casa et le Y-12, les aéronefs de transport, ont fait huit (missions en 28h 51mn, transportant 394 passagers et 19 970 kg de fret. Pour ce qui concerne les aéronefs de reconnaissance, le Cessna 208 a opéré quatre fois dont une de reconnaissance, une de ralliement et deux de transport avec 08 personnes à bord et 270 kg de frets en 09h 02mn. OD/MD (AMAP)
Coopération Mali-USA : L’USAID apporte au Gouvernement un appui de plus de 54 milliards
Bamako, 09 juin (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé et l’ambassadeur des États Unis d’Amérique au Mali, Dennis Hankins ont signé, mardi, le 19ème amendement à l’Accord d’objectif de développement entre les deux pays, d’un montant de plus de 1 300 000 de Fcfa, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le Bureau de l’information et de la Presse du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), cet amendement d’un montant exactement de 1.378.230.650 Fcfa “complète ainsi la série des mises à disposition objet des amendements 17 et 18 portant sur un montant total de 54.954.317.920 Fcfa”. Sur cette enveloppe, plus de 16 milliards de Fcfa sont destinés au secteur de la santé pour faire face à la Covid-19. “Les autres domaines bénéficiaires sont l’éducation, l’agriculture, les droits humains, la bonne gouvernance, la lutte contre le terrorisme etc.”, ajoute la même source. Dans leurs interventions, le ministre Dramé et le diplomate américain se sont réjouis de l’exemplarité de la coopération entre les deux pays. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et des Affaires sociales Michel Hamala Sidibé. MD (AMAP)
Communiqué du gouvernement sur les allégations d’exactions commises à Niagassadiou et Binedama, dans la région de Mopti
Le gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que des allégations font état d’exécutions extrajudiciaires les 3 et 5 juin 2020 dans les villages de Niangassadiou (Commune de Mondoro, Cercle de Douentza) et de Binedama, (Commune de Madougou, Cercle de Koro). Le premier bilan établi est respectivement de 14 et de 29 morts dont des femmes et des enfants. Des habitations de Binedama dans la Commune de Madougou ont été incendiées. Les auteurs n’ont, à ce stade, pas été clairement identifiés, même si des sources prétendent qu’ils étaient habillés en tenue de l’Armée malienne. Le Gouvernement, très préoccupé par ces graves allégations, a instruit à la hiérarchie militaire d’établir immédiatement les faits. La justice est également saisie. Le Gouvernement condamne avec la dernière énergie ces tueries quels qu’en soient les auteurs. Il présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes. S’il s’avérait que ces exécutions sont l’œuvre d’éléments de l’Armée nationale, des sanctions proportionnelles à la gravité des actes seront prises par le Chef Suprême des Armées. Toutes les responsabilités seront situées et les coupables seront traduits devant la justice. Le Gouvernement invite, malgré ces événements tragiques et regrettables, les populations des localités concernées à poursuivre les efforts de médiation initiés par les notabilités pour parvenir à la réconciliation et la cohésion sociale entre toutes les communautés du pays. Tout en apportant son soutien indéfectible aux Forces de défense et de sécurité nationales déployées sur le terrain, le gouvernement réitère sa détermination à sanctionner toute forme de violation des droits de l’homme, particulièrement les exécutions extrajudiciaires. Bamako, le 07 juin 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya SANGARE Officier de l’Ordre national

