Covid-19 au Mali : 124 nouveaux cas enregistrés samedi
Bamako, 7 décembre (AMAP) Cent vingt quatre (124) nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés samedi, portant le nombre total de la contamination à 5062 cas positifs au Mali dont 3334 guérisons et 163 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 124 nouvelles contaminations, 15 cas à Kalaban Coro, 1 cas à Kati (2ème région), 2 cas à Sikasso (3ème région), 8 cas en CI, 9 cas en CII, 3 cas en CIII, 26 cas en CIV, 22 cas en CV et 30 cas en CVI du district de Bamako. L’Institut de santé publique qui déclare par ailleurs que 1686 cas-contacts font l’objet d’un suivi quotidien, invite la population à la quiétude et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Gao : La force Barkhane ratisse le Gourma et le Liptako, dans le Nord du Mali (Communiqué)
Gao, 06 Déc (AMAP) La force Barkhane a mené de nombreuses patrouilles et actions de harcèlement aux abords de Gao, Ménaka, Gossi et Tombouctou, au cours de la semaine écoulée, annonce un communiqué de presse de l’opération française parvenu, dimanche, a l’AMAP. Dans les localités de Gossi et Tombouctou, la force Barkhane a mené les patrouilles conjointement avec les Forces armées maliennes (FAMa). Pour signifier sa présence permanente sur le terrain, une unité de la force Barkhane « s’est engagée, jusqu’au 23 novembre, dans la zone sud d’Ansongo afin d’y mener des opérations de recherche et de harcèlement sur les parcours logistiques des Groupes armés terroristes (GAT) », ajoute le communiqué. En parallèle, à Gao, la préparation opérationnelle de l’Unité légère de reconnaissance et d’intervention (URLI) n°4 a officiellement été clôturée avec la Task Force Takuba. « Après un entraînement approfondi de plusieurs semaines pour parfaire des modes opératoires communs, l’ULRI N°4 et le task Group franco-estonien, déjà engagés ensemble lors de l’opération Bourrasque préparent activement leurs prochains déploiements dans le Liptako », annonce Barkhane. AT/MD (AMAP)
Mali : La Commission vérité justice et réconciliation tient sa 2è audience publique sous le signe de la thérapie par l’écoute
Bamako, 05 Déc (AMAP) La Commission vérité justice et réconciliation (CVJR) du Mali, a organisé, samedi, sa deuxième audience publique au Centre international des conférences de Bamako (CICB), sous le thème : «Atteintes au droit à la vie, tortures et autres traitements inhumains, cruels ou dégradants au Mali». Au total, 12 victimes de violations graves des droits de l’Homme, au cours des 60 dernières années au Mali, devront prendre la parole pour livrer leur récit. « L’audience publique permet, surtout, de rendre aux victimes leur dignité, d’intégrer leurs récits à la mémoire nationale et de faciliter un début de guérison », a dit le président de la CVJR, Ousmane Oumarou Sidibé. “Cette audience se tient à un moment où le Mali vit une situation sécuritaire des plus difficiles, affectant lourdement la vie de nos concitoyens et de nos soldats”, a-t-il expliqué. “Les douze témoignages que nous entendrons aujourd’hui ne sont qu’un petit échantillon des 19.000 dépositions reçues dans les antennes régionales de la CVJR”, a révélé M. Sidibé. Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre, Moctar Ouane, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a rappelé que la paix et la réconciliation sont au cœur des priorités de la Transition. M. Ouane a, ensuite, souligné que “les audiences publiques concourent parfaitement à cet objectif dont la réalisation est attendue par tous nos concitoyens”. Plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de la Réconciliation nationale, colonel-major Ismael Wagué, et le Médiateur de la République, Mme Sanogo Fatoumata Mallé, ont assisté à l’ouverture de la séance. AT/MD (AMAP)
Mali : Hausse inquiétante des cas positifs à la Covid avec 124 nouveaux malades samedi
Bamako, 05 Déc (AMAP) Les services maliens de santé ont enregistré, samedi, 124 nouveaux cas de Covid-19 sur 1999 échantillons testés, annonce annonce un communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Par ailleurs, 27 patients ont été déclarés guéris et aucun décès au cours des dernières 24 heures. Les infections du jour ont été enregistrées dans les Régions de Koulikoro, Sikasso ainsi que dans les six communes du District de Bamako, selon la même source. La situation du coronavirus cumulée au Mali est de 5.062 cas positifs pour 104 décès dans les centres de prise en charge, 59 dans la communauté, 3.334 personnes guéries et 1.696 personnes contact qui font l’objet d’un suivi permanent. AKC/MD (AMAP)
La Coordination des Mouvements de l’Azawad, ex rébellion, ne siégera pas au Conseil national de la Transition (Communiqué)
Bamako, 05 Déc (AMAP) La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ne siégera pas au Conseil national de la Transition (CNT), a annoncé, vendredi, l’ex rébellion, groupe signataire de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger, dans un communiqué. La CMA dit avoir appris « avec une grande surprise la décision des Autorités de Transition par laquelle elles arrêtent la répartition des sièges au sein du CNT suivant l’absurde concept du fait accompli et, ceci, en dépit des engagements consensuels pris entre parties ». Dans son communiqué, la CMA indique qu’elle « est déçue de constater que ces louables efforts pour construire la confiance et la paix se heurtent déjà aux jeux habituels de manœuvres dilatoires et de volte-face de la part des autorités en charge de la Transition ». La coordination déclare ne pouvoir « évoluer dans un environnement animé par des acteurs très peu respectueux de leurs engagements ». Aussi, le mouvement annonce-t-il « sursoir purement et simplement sa participation au processus de mise en place du CNT et ce jusqu’au rétablissement de la confiance et du compromis ». « Cela, poursuit le communiqué, en conséquence et au vu du quota insignifiant qui lui a été alloué au sein du conseil ». La CMA rappelle qu’elle « reste profondément attachée à une mise en œuvre diligente et intégrale de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger dans un délai limité ». TC/MD (AMAP)
Le colonel Malick Diaw, élu président du Conseil national de la Transition (CNT)
Bamako, 05 Déc (AMAP) Le colonel Malick Diaw, premier vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), qui a renversé l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita (IBK), a été élu, samedi, président du Conseil national de la Transition (CNT). Selon une source sûre, 108 sur 110 membres présents ont parrainé la candidature du colonel Diaw qui est élu par ses pairs nommés par décret présidentiel, jeudi 03 décembre. Son élection, quoique sans aucune surprise, est intervenue après d’âpres discussions et un quasi bras de fer entre les militaires et la classe politique. Cette élection s’est déroulée samedi au CICB au cours de la session inaugurale qui a réuni 110 des 121 membres. Au cours des travaux, « les parlementaires de la Transition » ont créé une commission chargée de la rédaction du règlement intérieur de l’organe législatif de la période transitoire. Il y a eu des absents à cette session inaugurale qui consacre le lancement des activités du CNT. Parmi eux, le président de la Maison de la presse, Alou Dramane Koné, Oumarou Diarra du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) et les représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ex rébellion, groupe signataire de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. AC/MD (AMAP)
L’ONU retire le cannabis des drogues et stupéfiants les plus dangereux
Bamako, 05 Déc (AMAP) Une commission de l’ONU, a voté, jeudi, 03 décembre 2020, le déclassement du cannabis à usage médical de la liste des drogues les plus dangereuses du monde dont l’héroïne, annonce le média américain The New York Times. Cette décision pourrait, selon la commission, permettre de faire considérablement avancer la recherche sur l’usage médical de la marijuana. Initié par la Commission des stupéfiants des Nations Unies, ce vote a été proposé à 53 États-membres, qui ont dû considérer une série de recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de reclasser le cannabis et ses dérivés. L’attention s’est particulièrement portée sur l’une des propositions qui suggérait de retirer le cannabis du quatrième tableau de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, dans lequel figurent les drogues les plus dangereuses et les plus addictives au monde. Selon les experts, « l’approbation de cette recommandation n’aura pas d’implications immédiates qui mèneraient à un relâchement des contrôles internationaux ». Chaque gouvernement aura, toujours, « sa propre législation qui lui permettra de classifier le cannabis comme il l’entend ». Toutefois, beaucoup de pays s’inspirent des conventions internationales pour établir leurs lois. Le fait que l’ONU reconnaisse le cannabis comme une drogue moins dangereuse que d’autres est donc une victoire symbolique pour les personnes militant en faveur d’une évolution des politiques anti-drogues. De leur côté, les personnes qui travaillent pour l’industrie du cannabis thérapeutique espèrent que ce vote permettra aux équipes de recherche d’analyser les bienfaits médicaux de cette drogue et d’avancer dans l’usage du cannabis thérapeutique. TC/MD (AMAP)
Mali : La séance inaugurale du Conseil national de transition s’ouvre ce samedi matin à Bamako
Bamako, 05 Déc (AMAP) La séance inaugurale du Conseil national de transition (CNT) s’ouvre ce samedi matin dans la salle des banquets du Centre international de conférences de Bamako (CICB), indique un communiqué du secrétaire général de l’Assemblée nationale, publié vendredi. L’ordre du jour de la session porte sur l’élection du président du CNT et la mise en place de la commission ad hoc en vue de l’élaboration du Règlement intérieur de l’organe législatif de la transition, ajoute le communiqué. Le document informe, également, les nouveaux parlementaires qu’une liste d’enregistrement sera ouverte, le même jour, à partir de 07h 30mn au CICB, en prélude à la séance inaugurale. Dernière institution dans l’architecture de la Transition, le CNT est attendu sur plusieurs questions de la vie de la nation notamment, la relecture de la loi électorale, la révision constitutionnelle et la relecture de l’Accord pour paix et la réconciliation nationale La liste des membres a été publiée, par décret, le jeudi 3 décembre 2020. AT/MD (AMAP)
La Mission des Nations unies augmente ses capacités au Mali avec 300 soldats britanniques (Communiqué)
Bamako, 05 Déc (AMAP) Quelques 300 soldats britanniques sont arrivés au Mali pour renforcer la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), annonce un communiqué de la mission onusienne reçu vendredi par l’AMAP. Le ministre de la Défense britannique, Ben Wallace, a déclaré, en cette occasion, que son pays, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, « démontre, par ce déploiement, son ferme engagement envers le maintien de la paix et, en protégeant les communautés locales, l’importance qu’il attache à améliorer la sécurité au Sahel ». Cette force tactique britannique, principalement issue du régiment de cavalerie des Light Dragoons ainsi que du régiment d’infanterie du Royal Anglian Régiment et épaulée par des spécialistes issus de l’ensemble des Forces armées britanniques., selon la MINUSMA, « fournira des moyens de reconnaissance hautement spécialisés ». Elle « effectuera des patrouilles afin de recueillir du renseignement et coopérera avec les populations locales pour aider l’ONU à répondre aux menaces émanant de l’extrémisme violent et à une gouvernance faible », indique la même source. Le communiqué de la mission onusienne, qui annonce leur déploiement au Sahel, précise que la MINUSMA est composée de plus de 14.000 casques bleus originaires de 56 pays différent. « La mission des Nations Unies au Mali s’emploie à soutenir les efforts de maintien de la paix, à encourager la réforme du secteur de la sécurité, à protéger les civils et à promouvoir les droits de l’homme », rappelle la MINUSMA. AC/MD (AMAP)
Produis grossissants : Attention au retour de flamme
Par Baya TRAORE Bamako, 04 Déc (AMAP) Ambiance d’un marché de Bamako. Soleil ardent, marchands et clientes qui se faufilent entre les étals garnis de toutes sortes de produits pour l’éclat de la beauté féminine. «Bobaraba», «vitago», «dynewell», «magamaba» sont des médicaments « esthétiques » qui raffermiraient certaines parties du corps de la femme. Des femmes utilisent ces médicaments pour avoir des rondeurs à des fins de séduction. Chaque jour, l’étal d’Abdou est assailli par une meute d’élégantes jeunes filles et femmes mariées. Le vendeur est heureux et ses propos le prouvent. « Les femmes utilisent ces produits pour séduire leurs époux ou leurs copains. Dès qu’elles les utilisent, elles se sentent plus femme », dit le commerçant. Vendus sous forme de crème, de sirop ou de comprimé, ces produits transforment la morphologie de la femme (poitrine et fesse) en les rendant généreuses. C’est pourquoi, sans coup férir, les femmes les raflent. » Ces médicaments produiraient des effets « magiques » qui subjuguent les partenaires. Les produits s’écoulent rapidement. L’unité coûte entre 1.000 et 4.000 Fcfa. Sur chaque boîte, s’affiche l’image d’une femme ronde. Certaines femmes se cachent pour les acheter et les glissent dans leurs sacs. D’autres les emballent dans un sachet noir pour être sûres de ne pas se faire remarquer par les voisines. Pour arborer leurs courbes, les Maliennes n’ont pas toutes recours à la chirurgie esthétique et aux injections de graisse. Fatou Diallo est convaincue que « Bobaraba » ou grosse fesse fait le bonheur des épouses. Moins cher et plus accessible, ce produit ne coûte que 1.000 Fcfa et il se présente sous forme de crème de différentes couleurs qu’elle applique sur les seins, les fesses, les hanches. « Et ça fonctionne bien», dit-elle. Cette épouse, aujourd’hui bien dans sa peau, précise qu’elle se méfie d’utiliser des sirops et des comprimés. La plupart de ces produits proviennent de la Côte d’Ivoire et du Ghana, selon la commerçante Maïmouna Diarra. « Les produits les plus vendus sont «bobaraba émergent» et «bobaraba sirop», car leurs effets sont immédiats », ajoute-t-elle. Malheureusement, ces produits sont néfastes pour la santé Ancienne utilisatrice de ces produits, Kadiatou Doumbia, est âgée aujourd’hui de 40 ans. Elle est venue faire des courses au grand marché. Elle nous a fait cet aveu : « J’ai une fois utilisé ces produits, quand j’étais plus jeune. Mais, à ma grande surprise mes fesses n’ont pas augmenté de volume. Ce qui était mon désir. Je me suis retrouvée avec le visage gonflé. Depuis, je déconseille à toutes les femmes l’utilisation de ces produits. Toute personne doit rester naturelle ». A quelques mètres d’elle, Oumou Sow, accompagnée de son amie. Elle réagit après le récit de la quadragénaire. « Les femmes qui utilisent ces produits ne sont pas mûres et jouent avec leur santé. Avant d’utiliser un produit, elles doivent, au moins, prendre l’avis d’un médecin. Et si elles veulent faire grossir certaines parties de leurs corps, il y’a la chirurgie esthétique », explique Oumou Sow. La restauratrice Fatoumata Traoré de Bamako Coura Bolibana avoue avoir fait un usage démesuré des produits qui font grossir. Elle avait opté pour cette solution pour arracher son époux des griffes d’une maîtresse audacieuse et sauver son couple. « J’étais en train de perdre mon conjoint. Il fallait faire quelque chose pour le garder. C’est ainsi qu’on m’a conseillée de chercher des produits qui peuvent me rendre plus belle », raconte-t-elle. « Cela a marché même si je ressens des brûlures sur le corps », indique notre interlocutrice. Elle commence à souffrir des conséquences de ces produits. Depuis cinq ans, elle attend d’avoir un bébé. Sa dernière maternité remonte à plus de 7 ans. Fatoumata continue de souffrir et ne veut plus revivre cette expérience. La frustration de la restauratrice est énorme, car elle se soigne, en ce moment, des brûlures à l’hôpital. BT/MD

