Covid-19 au Mali : 17 nouveaux cas enregistrés mercredi, 1856 guérisons et 123 décès

Bamako, 23 juillet (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré 17 nouveaux cas positifs à la Covid-19 mercredi, portant le total à 2494 cas dont 1869 guérisons et 123 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 17 cas enregistrés mercredi, 1 cas a été découvert à Kéniéba (région de Kayes), 1 cas à Kalabancoro (2ème région), 2 cas à Tombouctou (6ème région), 2 cas en CII, 1 cas en CIII, 6 ca  en CIV, 2 cas en CV et 2 cas au niveau des maliens rapatriés. Les services sanitaires déclarent que 594 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)          

San : Deux militaires blessés et d’importants dégâts matériels dans une attaque perpétrée contre le poste de Sienso

San, 23 juillet (AMAP) Deux militaires maliens ont été blessés et d’importants dégâts matériels dans une attaque perpétrée mardi par des hommes armés non identifiés contre le poste mixte de contrôle de Sienso, à seulement 3 km de la ville de San, dans la région de Ségou, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que des hommes armés non identifiés sont arrivés vers minuit en motos tricycles et sur de grosses motos du côté sud-est du poste , ouvrant le feu sur le poste, blessant deux hommes de garde, incendiant une voiture Mercedès, et 5 motos,  criblant de balles une autre voiture avant d’emporter un véhicule 4×4 et des armes. Un des assaillants a également été blessé mais évacué par les siens à bord du véhicule enlevé au cours des échanges de tirs des forces loyalistes  appuyées par un renfort venu de la portion centrale de la police, de la gendarmerie et de la garde nationale. Informé,  le Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Ségou,  Sinè Dembélé accompagné du Directeur Régional de la Police,  le Contrôleur Général Hamada Salia Younoussa Touré et son homologue des Douanes,  Cheick Hamala Diallo,  s’est rendu  mercredi , sur les lieux aux fins de constatation des faits survenus. Le représentant du chef de l’exécutif  a exhorté les éléments de sécurité à travailler correctement et avec professionnalisme dans les différents postes où ils sont de garde. En fin de mission,  la délégation régionale et le préfet de cercle,  Amadou Dicko,  se sont  rendus au chevet des blessés au centre de santé de référence de San pour leur souhaiter prompt rétablissement et les encourager à redoubler de vigilance dans l’exercice de leurs missions. Le Commissaire de Police de la ville de San,  le Commissaire Principal Mamby Traoré,  a profité de l’occasion pour inviter les populations à collaborer avec les forces de défense et de sécurité  afin d’anticiper sur des situations de ce genre et d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. En rappel, le poste de contrôle de Sienso a subi plusieurs attaques dont la dernière avant celle de mardi remonte au 1er mai 2020 avec d’énormes dégâts matériels dont la destruction du bâtiment, du  mobilier et  du système informatique du poste de péage. NC/KM (AMAP)

Yélimané : Une inondation sans perte en vie humaine avec d’énormes dégâts matériels

Yélimané, 22 juillet (AMAP) Une forte pluie qui s’est abattue vendredi sur la ville de Yélimané a provoqué une inondation sans perte en vie humaine mais avec d’énormes dégâts notamment l’effondrement de plusieurs habitations, l’endommagement du tronçon menant à Kayes et emportant du bétail, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué rendu public mardi, le Gouvernement précise qu’une forte pluie  s’est abattue sur la ville Yélimané dans la région de Kayes, le vendredi 17 juillet 2020. « Cette inondation n’a causé aucune perte en vie humaine. Cependant plusieurs maisons se sont effondrées et du bétail emporté par les eaux. La route reliant Yélimané à Kayes a été fortement endommagée, ce qui a causé l’arrêt du trafic sur le tronçon », précise le communiqué. Le Gouvernement du Mali, en cette malheureuse circonstance,  présente toute sa compassion aux habitants de Yélimané avant de rassurer que des dispositions urgentes seront prises pour assister les sinistrés et réparer la partie impraticable de la route. KM (AMAP)

Campagne agricole normale à Yélimané, dans l’Ouest du Mali

Yélimané, 22 juillet (AMAP) La campagne agricole 2020 à Yélimané, dans l’Ouest du Mali, évolue normalement et les activités en cours sont les labours et les semis tandis que certaines superficies sont en début de germination, indiquent les services techniques de l’Agriculture. A la date du 19 juillet, les quantités de pluies reçues sont suffisantes, avec une bonne répartition dans le temps et dans l’espace. En comparaison avec l’année précédente l’hivernage est en avance, selon Chacka dit Gana Traoré, technicien au service local de l’agriculture de Yélimané. Le seul bémol est le problème des inondations en cours qui peuvent endommager les cultures hivernales quoique favorables aux cultures de contre saison. La spéculation la plus adoptée est le maïs plus résistant à l’agression des oiseaux granivores. « Cela est également conforme aux recommandations de la politique agricole de l’État malien qui encourage la culture de maïs par rapport à la durée de plus en plus courte de l’hivernage », ajoute la même source. D’ailleurs, les réalisations de la campagne précédente ont dépassé les prévisions des services techniques, ce qui est favorable à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, selon M. Traoré, Technicien. Pour le moment, la réalisation de superficie sur l’ensemble du cercle est de 8368,5 ha, toutes spéculations comprises (sorgho, maïs, niébé, riz, arachide). AS/MD (AMAP)  

Bandiagara : Les activités socio-économiques tournent au ralenti

Bandiagara, 22 juillet (AMAP) La crise sécuritaire, dans le Centre du Mali a ralenti voire freiné les activités socio-économiques qui tournent autour de l’agriculture, l’élevage, le tourisme, l’artisanat et le commerce. En dépit de cette crise, les populations s’adaptent au contexte et continuent leur petit bonhomme de chemin. C’est ainsi que les lundi et vendredi sont les jours de foire de la ville de Bandiagara, dont le baromètre est la fréquentation et le niveau d’affluence sur le marché de la ville. Les populations, tant bien que mal, essaient d’écouler leur produit pour subvenir à leurs besoins. Et cela malgré l’insécurité ambiante. Antandou Nantoumé est venu à la foire du lundi 20 juillet 2020, pour vendeur des petits ruminants. Pour lui, on ne doit pas s’asseoir et croiser les bras, sous le prétexte de l’insécurité. « Il faut garder son sang-froid pour mener ses activités », dit-il. « A l’approche de la fête de Tabaski, je viens à la foire pour proposer à la vente mes animaux, Dieu merci, tout va bien. Les clients sont satisfaits et je m’en sort », affirme-t-il. Pour Mme Ouologuem Aissa, vendeuse légumes, « contrairement aux mois précédents, à l’approche de la fête, nos produits s’écoulent plus vite. La difficulté que nous avons, c’est l’insécurité grandissante qui ne nous permet pas de circuler librement ». Au cours de notre promenade dans le marché de Bandiagara, nous avons fait un tour à la boucherie. Sur place, un jeune boucher pense qu’ « aujourd’hui, il est temps que l’Etat considère le cas du pays dogon dont les populations souffrent énormément à cause du conflit ». « Il est même difficile de trouver des animaux », en dépit des efforts des forces de sécurité et des groupes d’autodéfense. OG/MD (AMAP)

Gao : 2 gendarmes tués dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés dans la ville

Gao, 22 juillet (AMAP) Deux gendarmes à bord du Pick-up de corvée soupe ont été tués mardi dans la ville de Gao, par des hommes armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que le véhicule Pick –up de corvée soupe de la Gendarmerie a été attaqué vers 13H30 par des hommes armés non identifiés au 4ème quartier Aljanabandia, tuant les deux adjudants à bord avant d’emporter leurs armes. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie pour retrouver les assaillants et déterminer les circonstances exactes de l’attaque selon notre source qui ne précise pas la direction prise par les assaillants après leur forfait encore moins le nombre des assaillants, les moyens de transport qu’ils empruntent ou leur motivation. AT/KM (AMAP)

Diéma : Le « Larou »  ou « Kourouba » le plat pour malades en voie de disparition

Par Ouka BA Diéma, 22 juillet (AMAP) Dans la zone de Diéma, (Ouest), il existe, depuis la nuit des temps, un aliment devenu si rare qu’il est sur le point de disparaitre. « Larou »  ou « Kourouba », le nom varie selon les milieux. Avant, ce met était consommé dans différentes contrées. Le « Larou » est fait à base de brisures de mil alors que le  « Kourouba », se prépare avec du riz. Chez les peulhs, après le couscous sec mélangé au lait, un compagnon fidèle, c’est le « Larou » qui prévaut en matière d’alimentation. On donne le « Larou » ou « Kourouba » au malade atteint de fièvre engendrée par le rhume, pour  lui redonner de l’appétit, car la bouche du patient devient, en ce moment, fade et amer et repousse tous les plats même ceux préparés avec les meilleurs ingrédients du monde. C’est pourquoi le « Larou » ou « Kourouba » est considéré comme un aliment pour les malades. On n’a pas besoin de la mastiquer, tellement la substance est ramollie. De plus, sa préparation ne nécessite pas assez de condiments. Si de nombreuses femmes choisissent ce met, c’est parce que sa cuisson est rapide et fait gagner du temps à la ménagère. Le jour où la femme est trop occupée, soit par la lessive ou autres travaux domestiques ou même en cas de pluie, elle prépare vite son « Kourouba », vaque à ses occupations ou se repose avant l’heure du repas. Malheureusement de nos jours, beaucoup d’enfants détestent le « Larou » ou  « Kourouba » que certains qualifient même de nourriture des pauvres. GOUTS ET EDUCATION – – En réalité, personne ne connaît, véritablement, le goût de ces garnements, même leurs parents qui les ont mis au monde. Ils détestent tous les plats dont les anciens raffolent, comme le couscous, de la brisure de mil (Gnégnékini), le tô, le laga (qui consiste à trouiller le milieu du tô ou du « Gnégnékini » pour y verser du lait caillé avec du sucre), qui, comme laissent entendre certains, donnent  la « Baraka » à qui le consomme et lui garantit une bonne santé. « Mon garçon refuse le ‘Kourouba’ », s’indigne Ba Oumou. « Chaque fois qu’on en prépare à la maison, poursuit la dame,  je suis obligée de quémander du riz chez les voisins. Lorsque j’en reviens bredouille, mon fils se met à pleurnicher comme un hibou ». Mohamed, lui, est friand du « Kourouba ». Il disait un jour devant ses camarades, qu’il est capable de manger la ration de trois personnes, surtout si le « Kourouba » est malaxé avec du gombo. « Seuls des coups de fouet, dit-il, peuvent me faire lever du plat ». Si Boubacar amène ses amis à la maison, et trouve qu’on a préparé du « Kourouba »,  il use de tous les moyens pour les faire partir, avant l’heure du repas. Il développe un complexe devant cette « nourriture de pauvres ». Counady, la griotte, conseille sagement aux enfants de s’habituer à manger tout ce qu’ils trouvent, ainsi le jour où ils quitteront leurs parents, ils n’auront pas de problèmes. « Mais, renchérit-t-elle, tout est une question d’éducation. Si l’enfant est bien éduqué, c’est rare qu’il refuse une nourriture, même si c’est du son de mil ». Dembély, lui, soutient que le ventre ne refuse jamais un aliment et que seule la langue est difficile. Mody, aime le « Larou ». Ce vieil homme édenté, en mange quotidiennement. « Mes intestins sont devenus comme des chiffons, ils ne supportent plus des aliments lourds. C’est le « Larou » qui me fait du bien », dit-il. Mme Tounkara Ramata Kanté, loue les qualités du « Larou ». Selon notre interlocutrice, la consommation du « Larou » permet de redonner de l’appétit au malade atteint de fièvre liée au rhume. « Mais, déplore-t-elle, beaucoup d’enfants n’aiment par cet aliment, ce qui n’est pas le cas avec mes enfants. Tout ce qu’on prépare à la maison, ils le mangent. Pour la préparation du « Larou », Mme Tounkara conseille, surtout, l’utilisation du poisson fumé, « pour, dit-elle, donner au plat, un goût plus délicieux ». Même son de cloche chez Adama Diallo. Il déclare, fièrement, que le « Kourouba », est son met préféré. Chaque jour, en dehors du repas commun, on lui garde sa tasse de « Kourouba » à côté. RECETTE CULINAIRE – Pour préparer le « Larou », explique une femme sous couvert d’anonymat, on pose la marmite sur le feu. On y verse de l’eau. On met directement les condiments (soumbala, cube alimentaire, sel, feuilles d’oseille blanche broyées, avec une infime quantité d’huile ». Après ébullition, on y ajoute de l’oignon ou ses feuilles découpés, du poisson fumé réduit en morceaux, quelque fois de la viande. On met ensuite la poudre d’arachide et on referme la marmite. On lave proprement le riz, s’il s’agit de faire du « Kourouba » et on le verse dans le contenu. On utilise la brisure de mil pour le « Larou ». Au bout de quelques minutes, le repas est déjà prêt. « Pour la préparation de la brisure de mil, il n’y a pas trop de problèmes. Par contre, avec le riz, il faut le débarrasser de ses téguments, des petits grains de sable. Sinon, au moment du repas, on sent des grincements sous les dents », intervient Mariam. Ce contact grinçant faisait tressaillir cet homme, chaque fois qu’il retrouvait sous sa dent des grains de sable. Alors, il maudissait, plusieurs fois, la ménagère. OB/MD (AMAP)    

Covid-19 au Mali : 2 nouveaux cas enregistrés mardi, 1856 guérisons et 122 décès

Bamako, 22 juillet (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré 2 nouveaux cas positifs à la Covid-19 mardi, portant le total à 2477 cas au Mali dont 1856 guérisons et 122 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 2 cas ont été décelés en CIV (1) et en CV (1) du district de Bamako. Les services sanitaires déclarent que 709 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)          

Crise au Mali : Des chefs d’Etats des pays de la CEDEAO arrivent à Bamako, jeudi

Bamako, 21 juillet (AMAP) Quatre Chefs d’Etat des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) notamment les présidents ivoirien, Alassane Ouattara, sénégalais, Macky  Sall, nigérien, Mahamadou Issoufou et ghanéen, Nana Akufo-Addo sont  attendus ce jeudi à Bamako, dans le cadre de la gestion de la crise socio-politique au Mali, a appris l’AMAP de sources concordantes. Cette mission de médiation de très haut niveau de la CEDEAO dont le but est de trouver une issue favorable à la crise socio –politique qui secoue le pays, est annoncée après celles de l’organisation sous régionale des mois de juin et de début juillet qui ne sont pas parvenues à rapprocher les positions des protagonistes. En rappel, la dernière mission de la CEDEAO conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan était dans la capitale malienne du 15 au 19 juillet dernier  dans le but de trouver un accord entre les différentes parties prenantes de la crise. KM (AMAP)

Crise politique au Mali: Quatre présidents ouest africains attendus jeudi à Bamako

Bamako, 21 juillet (AMAP) Les présidents Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’ivoire, Macky Sall du Sénégal, Mahamadou Issoufou du Niger et Nana Akufo-Addo du Ghana sont attendus à Bamako, jeudi, dans le cadre d’une mission sous régionale de médiation de très haut niveau afin de trouver une issue à la crise socio-politique qui secoue le Mali. Cette médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) intervient après celles du mois de juin et de mi-juillet derniers. La dernière mission de la CEDEAO conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a séjourné à Bamako, du 15 au 19 juillet, pour tenter de trouver un accord entre les différentes parties prenantes de la crise. Mais les recommandations de cette mission n’ont pas fait l’unanimité auprès de tous les protagonistes de la crise. MT/MD (AMAP)