Niono : Cinq militaires maliens tués, 5 autres blessés et des véhicules détruits dans une attaque à Gomacoura

Niono, 2 août  (AMAP) Cinq militaires maliens ont été tués, 5 autres blessés et d’importants dégâts matériels dans une attaque perpétrée samedi,  par des hommes armés non identifiés à l’arme lourde contre le camp de Gomacoura,  dans le Cercle de Niono, région de Ségou, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Des hommes armés non identifiés ont attaqué le camp de Gomacoura après un accrochage avec une mission des Fama dans la mi- journée entre Gomacoura et Diabaly (dans le Cercle de Niono) selon notre source. Notre source qui ne déclare pas un bilan du côté des assaillants, précise que des renforts ont été dépêchés pour traquer les terroristes auteurs de ces attaques. KM (AMAP)

Accident sur la RN6, près de Bamako : Six morts

Bamako, 02 août (AMAP) Un accident de la circulation entre deux voitures a fait six morts et trois blessés graves, dimanche, sur la Route nationale (RN6), à Kasséla, non loin de Bamako, a appris l’AMAP. Les blessés, des élèves officiers de services de sécurité, ont été évacués à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako, pour leur prise en charge. L’excès de vitesse serait à la base de cet accident. AC/MD (AMAP)

Koutiala : Un mort et 5 blessés dans une attaque perpétrée contre le poste de contrôle

Koutiala, 2 août (AMAP) Une personne a trouvé la mort et 5 autres blessées dans une attaque perpétrée contre le poste de contrôle PC 11 de Koutiala vendredi par des hommes armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. La même source précise que des hommes armés non identifiés sont arrivés sur des motos dans les environs de 1 H du matin et ont ouvert le feu sur les agents en service, tuant le chauffeur d’un douanier et blessant 5 autres personnes avant de fuir sous les coups de ripostes des forces loyalistes. Des enquêtes ont été ouvertes par la Police et la Gendarmerie de Koutiala afin de déterminer avec exactitude les circonstances de l’attaque, l’identité des assaillants, la direction qu’ils ont prise après leur forfait et leur motivation selon notre source qui ne précise pas d’éventuels morts ou de blessés du côté des terroristes. ID/KM (AMAP)

Message du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita à l’occasion de l’Aid EL Kebir 2020

Chers coreligionnaires de la Umma islamique Mes chers compatriotes, Une fois de plus, je rends grâce à Allah SWT qui m’accorde le privilège, en ce jour chargé de symboles, de pouvoir adresser à chacune de vous, à chacun de vous, à toute la nation comme à la Umma islamique, mes vœux de santé, de prospérité et de succès. L’Eid El Kébir que nous célèbrerons demain est aussi jour de recueillement et de pardon. Puissent nos morts être parmi les bienheureux, nos malades recouvrer la santé. Puissent les offenses subies ou causées, être mutuellement pardonnées ! Puisse le Mali rassemblé et apaisé poursuivre l’œuvre de stabilisation et de développement dans laquelle il est engagé ! Puissent tous les enfants de ce grand pays de foi et de labeur regarder dans la même direction ! Mes chers compatriotes, L’année 2020 aura été des plus éprouvantes en raison notamment de la pandémie du coronavirus qui continue d’imposer au monde entier des restrictions drastiques. Permettez que j’aie une pensée particulière pour les fidèles qui n’ont pu, à cause de ladite pandémie, accomplir cette année le hadj, lequel s’est déroulé dans l’austérité que nous savons ! Permettez également que je redise ici que la COVID-19 n’est pas finie, que la fin du couvre-feu hélas ne signifie pas la fin de la pandémie. Nous devons nous protéger, protéger les plus vulnérables d’entre nous, en respectant les mesures-barrières, en se faisant obligation de porter le masque facial en tout lieu et à tout moment. Eviter d’être un agent de propagation du virus est, à mon sens, un acte de foi dont chaque musulman, chaque citoyen doit se montrer capable. Je ne saurai terminer ce message sans avoir une pensée pour mon bien-aimé cadet Soumaila Cisse ainsi que pour tous les otages injustement détenus au Sahel. Bonne fête et qu’Allah bénisse le Mali ! Bamako le 30 Juillet 2020 Ibrahim Boubacar Keita  

Attaque au poste de contrôle de Koutiala : Un mort et cinq blessés graves

Koutiala, 2 août (AMAP) Le poste de contrôle de Koutiala, communément appelé PC 11, a fait l’objet d’une attaque, vendredi, par des individus armés non identifiés qui ont tué, par balles, le chauffeur d’un douanier en service et blessé cinq civils. Une riposte des forces de sécurité à permis de mettre en déroute les assaillants. Des tirs nourris ont duré des dizaines de minutes avant que les assaillants ne prennent la fuite. La gendarmerie et la police de Koutiala ont ouvert une enquête. ID/MD (AMAP)

Fête de Tabaski : La frénésie malgré la conjoncture difficile

Par Maïmouna SOW et Anne-Marie KEITA Bamako, 30 juillet (AMAP) Circulation presque bloquée, marchandises exposées à même le sol le long des chaussées, salons de coiffures et parkings improvisés dans les rues… il faut forcer le passage pour se frayer un passage. à première vue, on a l’impression que tout va bien. Les gérants de parkings débordés peinent à trouver un endroit libre pour ranger motos et voitures. Du coup, ils font de la surenchère. Ceux qui refusent leurs services peinent à circuler, les piétons se bousculent, tandis que les vendeurs se disputent les clients. En cette veille de l’Aid El Kébir, les rues de la capitale grouillent de monde, le Grand marché de Bamako bouillonne. La crise sanitaire n’a pas eu raison de la frénésie des préparatifs. C’est cette atmosphère surchauffée que présente, depuis quelques jours, le Grand marché, communément appelé «Sougouba». En effet, ce marché ne ferme pas depuis une semaine et fourmille de monde, à n’importe quelle heure de la journée comme de la nuit. Aux sons des tambours et tam-tams, qui résonnent dans une cacophonie, des exposants dansent et annoncent, en chantant, des remises promotionnelles sur les prix de leurs articles. Ces marchandises diverses, bon marché, sont exposées partout pour alpaguer la clientèle. Pantalons, chemises, tee-shirts, robes, sous-vêtements, chaussures, lunettes et montres pour enfants et pour adultes, tout est là et pour toutes les bourses. Des attroupements se forment autour des étals. Hommes, femmes, jeunes se bousculent pour pouvoir acheter de quoi rendre la fête belle. Dans cette ambiance marquée par la crise sanitaire, certains se frottent les mains. C’est le cas de Hamadi Sylla, propriétaire et gérant d’une boutique de prêt-à-porter pour enfants. Certes, le commerçant reconnaît que la crise sanitaire a impacté les affaires avec la fermeture des frontières, mais il arrive quand même à tirer son épingle du jeu. Vendeur ambulant, Badoulaye Koné, pointe également les effets de la pandémie du coronavirus. «Les dépenses des ménages se multiplient à l’approche de chaque fête. Au même moment, on assiste à une hausse subite des prix des produits et denrées de première nécessité, à cause de la Covid-19», confie-t-il. FEMMES ET ENFANTS – Pour pouvoir se tirer d’affaires et combler les caprices de la famille, certains se voient obligés d’emprunter auprès des banques. «La fête rime avec endettement, car pour faire face aux dépenses de la famille (prix de condiments, habits pour les enfants, etc.) je m’endette, chaque année, auprès de ma banque. Mon revenu ne me permet pas de satisfaire tous les besoins de la famille», explique Adama Traoré. Pour certains, a période de la fête semble, pourtant, propice pour faire le plein. Arkayé Traoré est un habitué du marché. Pour lui, la période de la fête de la Tabaski permet de faire des achats à vil prix. A l’en croire, les prix des articles tels que les habits, les chaussures et autres accessoires sont considérablement revus à la baisse en cette occasion. Et généralement, les articles pour femmes et enfants sont les plus recherchés sur le marché. «J’ai presque tout vendu, je m’en réjouis, Dieu merci», témoigne Awa, sourire aux lèvres. Plus loin, une vendeuse de «brodé», un tissu prisé par les femmes, confirme. Elle trouve, également, son compte. Dans certaines boutiques, on choisit la «promo» pour attirer la clientèle. Dans la boutique de Bouba, les basins qui coûtent 10.000 Fcfa le mètre sont cédés à 7.500 Fcfa et ceux de 5000 à 3000 Fcfa. Le commerçant garde néanmoins un œil sur les aller et venue de la clientèle. « Car, indique-t-il, au moment où ses employés sont occupés à marchander, des voleurs peuvent se mêler à la foule ». Il y a quelques jours, une cliente de Bouba a échappé de justesse à un vol. «Une femme voilée a profité de l’inattention d’une autre qui essayait des chaussures pour dérober sa pochette. On l’a attrapée. Avec ses supplications, on a eu pitié d’elle, on l’a libérée. Et dans la même journée, elle s’est fait prendre encore la main dans le sac pour les mêmes faits», raconte le commerçant. Des propos confirmés par une cliente qui dira que la Maison des artisans (Artisanat) est l’endroit préféré des pickpockets. «Là-bas (artisanat, ndlr), les voleurs peuvent déchirer ton sac à ton insu. J’en sais quelque chose parce que j’y ai été victime de vol », confie une dame. Quid des mesures barrières ? C’est le cadet des soucis de la majorité des personnes rencontrées au Grand marché. Pas de masques, pas de kits sanitaires. Distanciation sociale ? N’en parlons pas. La seule chose qui préoccupe ce beau monde, c’est la préparation de la fête. Bonne fête à toutes et à tous ! MS/AMK/MD (AMAP)  

Crise socio-politique : Les 31 députés refusent de démissionner

Bamako, 30 juillet (AMAP) Les députés dont l’élection est contestée et dont la démission figure parmi les résolutions du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont exprimé, mercredi, leur refus de démissionner. Au cours d’une conférence de presse au Mémorial Modibo Keita, le député Gouagnon Coulibaly a martelé : «On ne démissionnera pas, car la décision de la CEDEAO viole notre Constitution». Pour ce député élu à Kati, sous les couleurs de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), qui avait à ses côtés Boncana Ibrahim Maïga, consultant en gestion de crise et Me Cheick Oumar Konaré, avocat, les conclusions du sommet extraordinaire de la CEDEAO ne sont pas applicables en l’état, en ce sens qu’elles ne sont pas conformes aux dispositions de la Constitution malienne. Selon Me Cheick Oumar Konaré, du point de vue juridique, « personne ne peut obliger les 31 députés à démissionner ». « Dès lors que la Cour constitutionnelle a rendu un arrêt qui les proclame élus, ils sont définitivement députés », a expliqué le juriste. Et d’ajouter que même si les 31 députés acceptent de démissionner, cela ne résoudrait pas forcément le problème du Parlement ». Ce, dans la mesure où le Collectif des députés dits «spoliés», qui est en train de chercher à prendre leurs places, rejette, de son côté, l’idée de la tenue d’élections législatives partielles. Comme solution politique, Boncana Ibrahim Maïga estime que seul le président de la République dispose des moyens pour trouver un accord avec les députés concernés. AT/MD (AMAP)

Crise sociopolitique : L’opposition appelle à reprendre la désobéissance civile

Bamako, 30 juillet (AMAP) Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP, opposition), a invité, mercredi, ses militants et sympathisants à reprendre la désobéissance civile dans les deux jours qui suivent la fête de la Tabaski. Au cours d’une conférence de presse au siège de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants (CMAS), des responsables du M5-RFP, ont annoncé que la désobéissance civile durera jusqu’à la «démission du président de la République et de son régime». Choguel Kokala Maïga, Cheick Oumar Sissoko, Me Mountaga Tall et Me Mohamed Ali Bathily, les principaux orateurs, ont indiqué que cette décision faisait suite aux recommandations qui ont sanctionné, lundi dernier, le sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ce sommet était consacré à la crise sociopolitique qui secoue le Mali depuis plusieurs semaines. Parmi les recommandations des chefs d’Etat de la CEDEAO figurent, entre autres, la démission immédiate des 31 députés, parmi lesquels le président de l’Assemblée nationale dont l’élection est contestée, la recomposition rapide de la Cour constitutionnelle conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale avec la participation de l’opposition et de la société civile. A ces mesures, il faut ajouter la mise en place d’une commission d’enquête pour situer les responsabilités dans les violences qui ont entraîné des décès, des blessés et des dégâts matériels. Selon les responsables du M5-RFP, les recommandations de la CEDEAO ont un caractère «anticonstitutionnel et sont inapplicables». D’après Choguel Kokala Maïga, les dirigeants de la CEDEAO ont juste voulu «couvrir le président de la République et son régime», ajoutant que ces décisions « n’ont pas pris en compte la profondeur et la gravité de cette crise qui hypothèque l’avenir de notre pays ». Le porte-parole du M5-RFP a, ensuite, indiqué que le mouvement portera plainte auprès des instances compétentes contre les mesures édictées par les dirigeants ouest-africains. «Les recommandations de la CEDEAO ne font que nous conforter dans notre lutte», a appuyé Cheikh Oumar Sissoko. Pour sa part, l’imam Mahmoud Dicko (l’autorité morale de la contestation) a appelé à l’apaisement et invité nos concitoyens au rassemblement pour sortir le pays de cette situation. «Nous devons prouver que nous sommes une grande nation capable de résoudre ses propres problèmes», a conseillé l’autorité morale du M5-RFP. BD/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 1927 guérisons, 114 décès sur 2521 cas positifs enregistrés

Bamako,  30 juillet (AMAP) Quelque 1927 patients sont guéris de la Covid-19 au Mali, 114 décès sur un total de 2521 cas positifs enregistrés avec le seul cas découvert mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur le seul  cas enregistré mercredi,  a  été découvert en CV du district de Bamako. Les services sanitaires déclarent que 208 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)          

Veille de fête à Bamako : Bonjour les bouchons !

Par Ahmadou CISSE Bamako, 28 juillet (AMAP) La circulation routière à Bamako connaît un embouteillage hors du commun. Pour se frayer un chemin dans ce magma de tacots, il faut avoir les nerfs solides. Et un peu plus de carburant que d’ordinaire. Un jeune chauffeur de taxi a l’a appris à ses dépens. A la descente d’un des trois ponts de la capitale, vendredi après-midi, son vieux taxi s’éteint. Des passants le prirent en pitié et lui sont venus en aide. Ils ont beau poussé le véhicule, le moteur ne redémarre pas. Plutôt normal, c’était une panne sèche. Pas une goutte de gasoil dans le réservoir de cette bagnole de 1988. Les 2.000 Fcfa de carburant que le chauffeur avait pris à la station sont déjà sirotés par le moteur agonisant. Les usagers s’impatientent. Les coups klaxons ininterrompus ont vite attiré l’attention des policiers. Un gros souci supplémentaire pour notre taximan. Lui qui transpirait déjà à grosses gouttes. Les agents de la circulation routière ont réclamé et obtenu les papiers du véhicule de transport. Seul Dieu sait comment les policiers et le chauffeur régleront le contentieux ! Les deux compères n’ont pas de secret l’un pour l’autre. Un chauffeur de taxi et un policier sont des « presque-cousins », dit-on. Ils arrivent toujours, en effet, par la magie de leur flexibilité, à trouver un terrain d’entente, même au travers d’un échange de bons procédés. BOUCHON MONSTRE – Pourquoi ce bouchon monstre partout ? Les dépenses de la fête de Tabaski qui arrive expulsent les chefs de famille de leur maison. Ceux qui travaillent dans les bureaux ont aussi investi la ville. Pour certains, il faut chercher de l’argent. Pour d’autres, le défi est de trouver un bélier digne de ce nom avec un modeste budget. Qui ne tente rien n’a rien. Les plus prévoyants ont déjà acquis la bête. A prix d’or bien des fois. L’animal est probablement attaché devant la porte, dans la cour ou même dans l’arrière-cour, sous bonne garde. Pour tous ces cas de figure, le chef de famille se voit contraint de sortir pour arrondir les angles. La pression est plus forte lorsque, fièrement, le voisin expose son bélier devant sa porte. Les enfants ne se font pas de cadeau, si toutefois le père d’un d’entre eux ne parvient pas à acheter un mouton à immoler le jour de la fête. Il y a aussi ceux qui sortent pour le voyage. Jeunes en général, ils sont très nombreux à se jeter dans la circulation pour rejoindre une compagnie de transport. Fêter en famille, manger avec les parents un morceau de viande de mouton, est un rendez-vous annuel pour ceux dont les villes ou villages sont désenclavés. A cette forte affluence dans la circulation routière, il faut ajouter la dégradation des routes par les pluies diluviennes. «Nous avons l’impression que tous les usagers de la route sont sortis au même moment. Avec les pluies incessantes et le mauvais comportement des chauffeurs, on ne sait plus où donner de la tete», siffle un conducteur d’une berline japonaise. «Pour arriver au centre-ville, il m’a fallu plus de deux heures», ajoute l’usager qui travaille sur la rive droite de la capitale. «On a pas le choix», lance-t-il, fataliste. Heureusement, certains policiers assurent correctement le service. Des images réjouissantes ont circulé sur la toile montrant des agents réguler la circulation en dépit des averses. «La plupart des feux tricolores ont été cassés lors des manifestations. Nous sommes obligés de nous démener pour faciliter la circulation et limiter les accidents au niveau des carrefours», indique un policier posté à un carrefour sur l’Avenue de l’OUA.