Crise scolaire : Les cours reprennent lundi, selon une source officielle
Bamako, 11 sept (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a signé à Kati un accord avec la Synergie des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 sur l’application, en novembre, de l’article 39 de la loi n°007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale, a appris l’AMAP de source officielle. Après plusieurs pourparlers, les deux parties se sont, enfin, entendues sur 10 mois de rappel en novembre, 6 mois de 2019 en décembre prochain et 6 mois en mars 2021, ajoute la même source Les syndicats, qui avaient proposé l’alignement au mois de septembre 2020, avaient accepté de le décaler en octobre 2020. Mais le CNSP voulait toujours que l’alignement soit effectué en novembre 2020. Selon cette source, en contrepartie, la reprise effective des cours dans les écoles de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale est prévue à partir du lundi 14 septembre 2020 sur toute l’étendue du territoire national. Le 2ème vice-président du CNSP, le colonel Sadio Camara, a présidé la rencontre d’aujourd’hui. Le CNSP et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 s’etaient retrouvés, jeudi, pour la 4è fois consécutive, afin de trouver un accord sur l’application de l’article 39 de la loi n°007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Le colonel Sadio Camara, appuyé par les techniciens du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et du ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, a discuté pendant quatre heures avec les syndicats, en présence des conciliateurs. A l’issue de la rencontre, le porte-parole des syndicats de l’éducation, Adama Fomba, a confié à la presse que lors des précédentes rencontres avec le CNSP, la date de l’alignement constituait «le point de blocage des négociations Les syndicats de l’Education conditionnaient la reprise des cours et la tenue des examens de fin d’année « à l’application immédiate, complète et pleine de l’article 39 » OD/MD (AMAP)
Gestion de la transition : Débats houleux au second jour de la concertation nationale
Bamako, 11 sept (AMAP) Au second jour de la concertation nationale sur la transition, les débats ont été houleux dans les cinq groupes de travail mis en place pour cette occasion. La journée a été consacrée aux propositions sur la charte de la transition. Ces réflexions portent sur un document de huit pages, élaboré par les experts commis à cette tâche par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP). De nombreuses propositions ont été faites au niveau du groupe 1 pour améliorer le document. L’ancien ministre Zahaby Ould Sidi Mohamed a proposé de citer les organes de la transition et d’uniformiser le mode de désignation pour le président et le vice-président. L’article 10 dit que le Conseil national de la transition est l’organe législatif. Et qu’il est composé de 51 membres répartis entre les représentants du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), des forces de défense et de sécurité, des partis et regroupements politiques, des organisations de la société civile de l’intérieur et de la diaspora, des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Alors qu’au niveau de l’article 13, il est dit que cet organe sera composé de 25 membres répartis entre les entités cités plus haut. Le président du Parti pour l’action civique et patriotique (PACP) a proposé que le président de la transition soit un civil. Pour Niankoro Yeah Samaké, il faut respecter les engagements pris par notre pays qui est membre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Selon lui, cette organisation dit que le président et le Premier ministre doivent être des civils et il faut s’y plier. Concernant la durée de la transition, il propose 12 mois. Le gouverneur de Taoudeni, Abderrhamane Ould Meydou n’est pas de cet avis. Pour lui, les Maliens ont leurs propres problèmes et ce n’est pas la CEDEAO qui viendra les gérer à leur place. Il pense qu’il faut donner le temps aux Maliens de les gérer. Il a rappelé que depuis les années 90-91, notre pays tourne en rond. Et ce sont les mêmes personnes qui dirigent ce pays. C’est pourquoi, il propose que même si c’est un sergent de l’armée qui a les capacités, il faut lui confier les destinées du pays. L’ancien Premier ministre Moussa Mara a fait plusieurs observations. La première porte sur le rapport entre la charte de la transition et la Constitution. Selon lui, le document viole la Constitution. A cet effet, il dira qu’il faut « suspendre la Constitution soit s’y conformer ». En plus, le président du parti Yèlèma pense qu’il y a trop d’institutions dont une transition n’a pas besoin. Il a proposé deux institutions: le Conseil national de la transition dirigé par un chef d’Etat civil qui n’aura pas le titre de président de la République et un gouvernement dirigé par un Premier ministre civil également. Cheick Tidiane Sangho du Conseil national de la jeunesse (CNJ) abondera dans le même sens. Il a dénoncé plusieurs parties de la charte qui violent la Constitution. Il sera interrompu dans ses propositions par les jeunes du M5-RFP. N’eut été l’intervention des militaires, la tension allait aboutir à un affrontement entre jeunes du M5-RFP et du CNJ. Dans le groupe 2, Seydou Diakité a demandé qu’il y ait une enquête sérieuse de moralité pour tous ceux qui vont gérer la transition depuis le président. Modibo Doumbia propose de ne pas limiter l’âge pour le poste de président de la République afin d’éviter des problèmes dans l’avenir. DD/OD/MD (AMAP)
Charte de la transition : Une pluie de propositions
Bamako, 11 sept (AMAP) Les travaux de groupe, à la deuxième journée de la concertation nationale pour la transition, vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), ont porté sur la charte de la transition. Les participants repartis en cinq groupes de travail ont fait des propositions sur les déférents points du projet de Charte soumis à leur appréciation. Le premier titre du document, qui compte 33 articles, porte sur les valeurs, principes et missions de la transition. Et les organes de transition en deuxième et dernier titres. Devant le groupe III, le Comité d’experts a précisé que la Charte ne supplante pas la Constitution, du moment que la Loi fondamentale n’est pas suspendue. D’après ces experts, elle accompagne la Constitution en vigueur au Mali. Point par point, les participants ont fait part de leurs préoccupations tout au long de la journée. Mahamadou Diamoutani, membre du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), a voulu la mention des religieux dans le préambule de la Charte. Dans le même préambule, il est mentionné « considérant le lourd tribut payé par des filles et les fils du Mali pour aboutir au changement survenu le 18 août 2020 ». Plusieurs intervenants ont remis cela en cause en proposant d’écrire : « les jeunes du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ». Parlant des missions, il n’est indiqué nulle part de restaurer la justice. Cet état de fait n’est pas passé inaperçu. Selon un intervenant, Cheick Oumar Ballo, « en plus de sauvegarder l’unité nationale, la démocratie, la paix et la cohésion sociale, la justice doit être au centre du Mali du renouveau ». Mme Haidara Aichata Cissé, ancienne députée, a estimé qu’il est nécessaire d’ajouter l’organisation générale des élections aux missions de la Transition. Le chapitre du président de la Transition a fait l’objet de discussions. Dans le document présenté à la concertation, il est dit que le président de la Transition est choisi par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Un point d’achoppement. Pour Issiaka Kobori de la confédération syndicale des travailleurs (CST), le CNSP doit désigner le président, en concertation avec le M5-RFP. Les membres du groupe n’ont pu se mettre d’accord sur le choix du président de la transition. Quand certains ont proposé un civil, d’autres optaient pour un militaire. Fousseyni Sanogo, coordinateur général de la jeunesse M5-RFP a plaidé pour un président et Premier ministre civils. Nouhoum Togo, Conseiller et porte parole du Chef de file de l’opposition politique malienne , Soumaila Cissé, a abondé dans le même sens. Selon lui, il faut un civil ou un militaire à la retraite ayant la capacité « de galvaniser » les Forces armées maliennes (FAMa) dans la lutte contre le terrorisme et la confiance des partenaires. Tel n’est pas l’avis de Mme Bagayoko Mariam Coulibaly, présidente de la Coordination des associations et organisation féminines (CAFO) de Kati. Pour elle, seul un militaire à la tête de la transition pourra mettre fin à la mort, tous les jours, de militaires dont un grand nombre vient de Kati. Plusieurs intervenants ont souhaité un militaire à la vice-présidence de la Transition. A propos du Conseil national de transition, organe législatif, au lieu de 51 membres prévus par le projet de charte, les participants ont proposé 100 membres. OD/MD (AMAP)
Concertation nationale au Mali : Une deuxième journée calme
Bamako, 11 sept (AMAP) Pour cette deuxième journée de la concertation nationale, les travaux se déroulent dans une ambiance calme, avec un dispositif sécuritaire renforcé, a constaté l’AMAP vendredi. Les discussions de cette deuxième journée portent sur le projet de Charte de la transition. Ce document de 33 articles élaboré par le Comité d’experts propose un draft sur les organes de la transition, sa durée, mais également le profil de son président. Contrairement à la première journée émaillée de remous occasionnés par certains jeunes du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP0 qui ont forcé le dispositif de sécurité, comme depuis le début des concertations sur les Termes de référence (TDR). Aux alentours du Centre international de conférences de Bamako (CICB) le dispositif sécuritaire était bien visible. Pour éviter tout éventuel dérapage, le premier point de contrôle a été avancé à une centaine de mètres de l’entrée. Le démarrage des travaux, au deuxième jour, s’est déroulé dans le calme et la sérénité. Par ailleurs, au niveau de la circulation, la mobilité est moins perturbée que jeudi. « Avec le nouveau dispositif mis en place, il n’y a ni embouteillage ni bousculade », se réjouit Binèfou Touré. un observateur . De sources concordantes, auprès des commissions de travail, les participants restent divisés sur le choix d’un civil ou un militaire à la tête du pouvoir transitoire. Une question qui devrait être tranchée samedi au moment de la clôture, après les débats en plénière. TC/AT/MD (AMAP)
Cheick Oumar Ndiaye dit Paracétamol : Humoriste dans l’âme
Par Moussa BOLLY Bamako, 11 sept (AMAP) Qu’il soit devenu, aujourd’hui, un humoriste talentueux n’a, sans doute, pas surpris ses camarades d’enfance de Kadiolo. L’humour est un don inné chez ce peul bon teint capable de détendre l’atmosphère n’importe où par des imitations dans une dizaine de langues. « Je suis le goûteur international de l’Association mangeons et buvons ensemble gratuitement chez les gens ; la fraternité n’a pas de limite… » ! Telle est la philosophie de Cheick Oumar Ndiaye dit «Paracétamol». Son humour a autant d’effet sur l’humeur des gens et les maux de la société qu’un comprimé de paracétamol sur un mal de tête. Et un talent très précoce. De l’enfance, dans les rues de Kadiolo, au second cycle de la ville, en passant par le premier cycle «Dialakoro Danioko», il ne manquait pas d’attirer l’attention partout où il se trouvait. «Dans la cour de récréation, il y avait toujours un attroupement autour de moi. Mes camarades de classe et les autres élèves cherchaient toujours ma compagnie… Et de nombreux fans disaient que l’effet de mes blagues sur eux était comme celui d’un comprimé de paracétamol contre des maux de tête», nous raconte-t-il. Et petit-à-petit ce surnom a fait oublier «Ladji», comme on l’appelle en famille. Soucieux de se faire un avenir pour mieux s’occuper de sa regrettée maman (il a perdu très tôt le papa), Ladji se concentre sur ses études. Ainsi, après le Bac obtenu au Lycée public de Sikasso, il décroche un DEUG en anglais (unilingue) obtenu à la Faculté des lettres, des arts et des sciences humaines (FLASH) de l’Université de Bamako. Il aligne, ensuite, de petits boulots pour soutenir sa famille. Le jeune homme sera, tour à tour, agent de sécurité et réceptionniste téléphonique à la mine d’or de Syama, télé-conseiller pour diverses sociétés, employé de commerce. AU HASARD DU DESTIN – Il finira par retomber dans l’humour, de façon fortuite. «Il y a avait un balani show dans mon quartier, Sokorodji, et Dousey (Ndlr, Seydou Dembélé, le fils du Guimba National) était l’invité. Ce jour, il a imité les bwas (Ndlr, bobos). Mais, sa prestation ne m’a pas convaincu, car je savais que je pouvais faire mieux. J’ai demandé à des amis si les organisateurs pouvaient me donner le micro pour une petite prestation. J’ai imité les bwas et l’assistance était si émerveillée que les gens ne voulaient plus que j’arrête », se souvient-il. « A la fin du spectacle, Dousey est venu discuter avec moi et m’a proposé de collaborer sur certaines prestations », ajoute Cheick Oumar. C’est ainsi qu’il se retrouve à l’Acropole de Badalabougou pour l’animation d’une fête estudiantine avec Dousey, ATT Junior (Djely Moussa Kouyaté)… Il y a rencontré le même succès qui va lui ouvrir, en 2009, les portes de l’émission humoristique sur la chaîne nationale (ORTM), «Yélébougou», de Koman Diabaté avec Fanaday Entertainement. «L’expérience a tourné court à cause des promesses non tenues par Fanaday et Koman. Au début, nous ne recevions que 1000 Fcfa par prestation. Mais, avec le succès de l’émission et le soutien de nouveaux partenaires et mécènes, notre cachet a progressivement augmenté à 2000, 3000, 4000, 5000 et 10 000 Fcfa. Finalement, nous avons signé avec eux un contrat de 40 000 Fcfa par mois avec la promesse d’offrir une moto à tous les comédiens », se souvient le jeune humoriste. Et de poursuivre, «nous n’avons été payés que les trois premiers mois. Et je n’ai jamais vu la couleur de la moto. J’ai donc été le premier comédien à claquer la porte de Yèlèbougou. Je leur ai dit que j’ai une famille à nourrir». Le jeune talent sera ensuite très actif à «Bamako Comédie Club» de l’Espace Bouna puis à «Lafia Show» au Manège de Lafiabougou-Koda. Des collaborations généralement rompues à cause d’arnaques sur les cachets. OUVERTURE SUR LE MONDE – «Meilleur comédien de Maxi Vacances» (ORTM) en 2012, Paracétamol se produit, pour la première fois, en 2015 hors de nos frontières, précisément au Burkina Faso, à l’occasion de la 8è édition du Festival international du rire et de l’humour de Ouagadougou (FIRHO, du 29 au 31 mai 2015) avec Augusta Palanfo. Une première sortie réussie au point qu’il a été invité à se produire dans d’autres villes du Burkina. «A Ouagadougou, j’ai croisé la cantatrice-artiste Naïny Diabaté parce que nous étions logés au même hôtel. Elle n’a pas caché sa fierté parce qu’elle a eu les échos positifs de mes prestations. Et quand elle a su que j’étais venu par la route, elle s’est débrouillée avec le regretté Mahamadou Lah dit Madou Dakolo pour me trouver un billet d’avion. Elle m’a dit : ‘tu as rehaussé l’image du Mali ici et tu mérites tous les honneurs’», se rappelle Cheick Oumar. Ce succès lui ouvre d’autres portes en dehors du pays. L’humoriste va enchaîner des prestations à Abidjan (Côte d’Ivoire), à Conakry (en Guinée) , à Niamey (Niger) dans divers rendez-vous humoristiques. Sur la scène nationale, il est sollicité pour des événements d’envergure comme Africa Comedy sur Africable, Festival international de slam et humour (FISH Mali), Festival international Urban and Mode de Sélingué, Festival international la voix des femmes Bamako… Sans compter les nombreuses sollicitations d’ONG pour des campagnes de sensibilisation. COMEDIEN – En dehors de l’humour, Ladji a aussi joué dans des feuilletons et films comme «Les Rois de Ségou» (Fakrou), «Dougoubasigui» (Adama) et «Yèrèdonbougou» (Sambourou le Talibé) du réalisateur Boubacar Sidibé. Il joue aussi le rôle d’un vendeur de brodé dans «Tourbillon à Bamako» du réalisateur français Dominique Philipe… Ladji se veut un artiste engagé pour ses convictions, pour le cercle et la ville de Kadiolo, pour le Mali et la jeunesse… A noter que Ladji est également «Ambassadeur de la paix» de la Fédération universelle de la paix. N’empêche qu’il regrette que le rire éclipse souvent les vrais messages véhiculés dans les sketches et autres créations. «Dans au moins 80 % de nos œuvres, le public malien ne retient que le caractère comique. Le message n’est pas perçu. Et cela quels que
Da Kali : Le trio magique
Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 11 sept (AMAP) La voix puissante de Hawa Kassé Mady Diabaté est associée au balafon de Lassana Diabaté et au « ngoni » basse de Mamadou Kouyaté. Le groupe apporte une touche contemporaine aux répertoires anciens de la musique mandingue. Au milieu de la scène, se tient la chanteuse Hawa Kassé Mady, vêtue d’une rode bleu-ciel avec des broderies dorées et à la main, une castagnette ou « yabaran » en bamanan, à sa gauche un jeune homme, Mamadou Bassékou Kouyaté, longiligne avec des dreadlocks qui tombent sur le front. Il secoue sa tête, régulièrement, pour dégager une mèche rebelle au rythme de son grand « ngoni » avec trois cordes au son grave. Enfin, sur la droite de la cantatrice, le chef du groupe Lassana Diabaté, en basin rouge sang, debout devant deux balafons aux onze lamelles chacun. Ce groupe de musique c’est le Trio Da Kali. Lassana Diabaté, son initiateur, est un artiste combl, ou presque. Ce griot, ayant aussi hérité son instrument, a réussi un premier pari : mettre en place un groupe de musique à partir d’un instrument qu’il a hérité. Le Trio Da Kali lui a permis de se produire dans le monde entier, de l’Angleterre à la Nouvelle Zélande, en passant par l’Autriche, l’Australie, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la France, la Hongrie, l’Italie, le Mexique, la Norvège, la Suède, la Suisse etc. Une performance réalisée en un temps record, entre 2013 et 2018. Pour cette année 2020, Trio Da Kali avait 38 dates de prestation calées à travers l’Europe et l’Amérique, qui ont été reportées à 2021, pour cause de coronavirus. Il s’agit, sans doute, de l’un des représentants de notre culture le plus reconnu et le plus vue à l’étranger, de nos jours. Quel est le secret de ce « succes story » ? Comment en est-il arrivé là ? Qu’est-ce qui fait courir autant de festivals, salles, tourneurs, programmateurs et autres professionnels de la musique du monde entier, derrière Da Kali ? Da Kali signifie la promesse en bamanan. En effet, les griots chantent les louanges des rois, des guerriers ou de tout autre noble pour les inciter à promettre quelque chose. L’instrumentation de ce trio de griots maliens emprunte à la grande tradition musicale mandingue. A la voix puissante de Hawa « Kassé Mady » Diabaté, sont associés le balafon de Lassana Diabaté et le ngoni basse de Mamadou Kouyaté. Ils visent à apporter une touche contemporaine aux répertoires anciens. VOIX RICHE ET EXPRESSIVE – Hawa Kassé Mady Diabaté, fille du légendaire chanteur de griot Kassé Mady Diabaté, est le chanteur du Trio. Sa voix riche et expressive et son vibrato naturel ont fait faire un clin d’œil à Mahalia Jackson, la grande chanteuse évangélique américaine. Le directeur musical du Trio est le maître balafoniste Lassana Diabaté. Lassana, l’un des musiciens les plus étonnants du Mali, a enregistré et tourné avec de nombreux artistes d’Afrique de l’Ouest, notamment dans l’album « Afrocubisme » de Toumani Diabaté nominé au Grammy Awards et le projet d’Orchestre symétrique. Le plus jeune membre du Trio est le bassiste Mamadou Kouyaté. Tout just au milieu de la vingtaine, le fils aîné du joueur de ngoni de renommée mondiale, Bassékou Kouyaté, apporte une touche contemporaine aux traditions qu’il a apprises de son père. En réalité, l’initiateur et chef du groupe Trio Da Kali qu’est Lassana Diabaté est le premier étonné par son succès. Comment une musique faite seulement avec deux instruments de percussion que sont le balafon des griots, le « ngoniba », le « Ya bara » ou castagnette et la voix, peut-elle créer un tel engouement ? s’interroge notre interlocuteur. En fait, Lassana Diabaté a réussi à transformer son balafon pour qu’il produise sept notes au lieu de cinq à l’origine. Il y a ajouté le Fa normal et le Do normal. Mieux, il joue en même temps deux balafons, comme le faisait le célèbre et regretté Kèlètigui Diabaté, en son temps. Et contrairement aux habitudes, Lassana Diabaté a très vite compris qu’en caressant les lamelles de l’instrument, au lieu de les percuter, il produit un son très doux à l’oreille. « Le son ainsi produit est même comparable à celui de la kora », raconte-t-il avec émerveillement. Quant au « ngoniba », il est tout aussi joué de manière à produire un son plus fluide et plus filtré. Depuis sa formation, Trio Da Kali s’est produit dans certains des lieux les plus prestigieux du monde. Il a fait ses débuts, en 2012, au Royal Albert Hall de Londres pour un bal de la BBC, suivi de spectacles plus tard, cette année-là, avec Toumani Diabaté au Théâtre de la Ville de Paris et au Royal Festival Hall, dans le cadre du London Jazz Festival. L’orchestration proposée par Da Kali est donc apparentée au blues et au jazz, expliquent de nombreux fans, spectateurs et professionnels de la musique qu’ils ont pu rencontrer à travers le monde. Toute chose qui a séduit la Fondation Aga Khan pour la musique et le Quartet Kronos, célèbre groupe de jazz américain. La fondation a, ainsi, aidé à la promotion du Trio à travers de grands évènements comme le Festival de jazz de Montreux en Suisse. En 2015, le groupe malien y a fait un tabac. La participation à ce festival suisse, reconnu comme un des plus célèbres en Europe, ouvre inévitablement de nombreuses portes. COUP DE FOUDRE – Le premier album « Ladilikan », est plutôt un featuring avec le groupe américain Kronos Quartet. La magnifique voix de Hawa Kassé Mady Diabaté se détache tout doucement. On est transporté dans une fragile petite bulle soutenue par les légères notes des violons du Kronos quartet. Des notes qui se mêlent au son du ngoni de Mamadou Kouyaté et flirtent avec les délicates sonorités du balafon de Lassana Diabaté. L’album « Ladilikan », c’est l’histoire d’un coup de foudre entre deux groupes. Une rencontre entre la musique traditionnelle mandingue et la musique classique occidentale du Kronos Quartet. Les deux formations musicales ont puisé leur inspiration dans le terroir mandingue. Avec pour défi de revisiter ces classiques sans en
Kadiolo : Le directeur régional de la CMDT en visite de terrain
Kadiolo, 9 sept (AMAP) Le directeur régional de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) de Sikasso, Abdoulaye Diarra, a effectué, mercedi, une visite de terrain dans le secteur cotonnier de Kadiolo pour observer l’état des cultures, recenser les diffrents problèmes rencontrés par les producteurs, a constaté l’AMAP. Accompagné du chef service production agricole et conseil, Kabaou Dolo, le directeur régional a visité des champs dans les villages de Lofiné, Gouéné et Watialy. Partout où il a passé, il s’est dit satisfait de l’état général des cultures. Le secteur de Kadiolo, à l’instar des autres localités, suite au boycott de la culture du cotton, a vu ses superficies de cette speculation, diminuer cette année. En 2019, le Cercle de Kadiolo a cultivé 23.600 hectares contre seulement 17.710 hectares, cette année. Cette baisse de la production du coton va affecter la production de céréales car c’est grâce au coton que le paysan obtient l’engrais subventionné pour les céréales. Depuis près d’une semaine, des pluies diluviennes tombent, quotidiennent, dans le secteur de Kadiolo. Elles risquent d’impacter la production du cotton, dans la mesure où des champs sont déjà à la fruitaison. La chenille légionnaire a fait son apparition dans certains champs. La mise en place de l’engrais subventionné a connu du retard. Le service de l’agriculture a commencé la distribution, il y a moins d’une semaine. Avant de quitter Kadiolo, le directeur régional a demandé aux producteurs de suivre, avec grand intérê,t les conseils de l’encadrement . NIO/MD (AMAP)
CNSP-Syndicats de l’Education: les négociations se poursuivent ce vendredi
Bamako, 11 sept (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 se sont retrouvés, jeudi, pour la 4è fois consécutive, afin de trouver un accord sur l’application de l’article 39 de la loi n°007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Le 2è vice-président du CNSP, le colonel Sadio Camara, appuyé par les techniciens du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et du ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, a discuté pendant quatre heures avec les syndicats, en présence des conciliateurs. A l’issue de la rencontre, le porte-parole des syndicats de l’éducation, Adama Fomba, a confié à la presse que lors des précédentes rencontres avec le CNSP, les syndicats avaient proposé l’alignement au mois de septembre 2020. Cette fois-ci, ils ont accepté de le décaler en octobre 2020. Mais le CNSP voudrait toujours que l’alignement soit effectué en novembre 2020. «Le point de blocage des négociations se situe à ce niveau », a expliqué M. Fomba, avant d’ajouter que les deux patries ont décidé de poursuivre les négociations ce vendredi. Les syndicats de l’Education conditionnent la reprise des cours et la tenue des examens de fin d’année « à l’application immédiate, complète et pleine de l’article 39 ». SYW/MD (AMAP)
Bankass : 8 morts et 3 blessés dans une attaque à Ogoboro, dans la Commune de Tori
Bankass, 11 septembre (AMAP) Huit (8) villageois ont trouvé la mort et trois (3) autres blessés mercredi, dans une attaque perpétrée par des hommes non identifiés lourdement armés à Ogoboro, dans la Commune de Tori, Cercle de Bankass, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source, des hommes armés non identifiés sur une vingtaine de motos sont arrivés entre 15H 30 et 16H dans la localité d’Ogoboro, ouvrant le feu, tuant 8 villageois, blessant 3 autres avant d’incendier le village et emporter du bétail. Notre source qui ne précise pas la direction prise par les assaillants après leur forfait, encore moins leur identité ou leur motivation, déclare cependant que les morts ont été enterrés par les siens et les blessés acheminés au centre de santé de référence de Bankass pour des soins appropriés. AKG/KM (AMAP)
Mopti : les élèves battent le pavé pour réclamer la normalisation de l’année scolaire
Mopti, 11 septembre (AMAP) Les élèves sous la bannière d’un groupement dénommé « Union des Elèves et Etudiants Contre une Année Blanche » (UEECAB) ont battu le pavé jeudi à Mopti pour réclamer la normalisation de l’année scolaire à travers la tenue des examens de fin d’année, a constaté l’AMAP. Les manifestants ont débuté leur marche au groupe scolaire Robert Cissé pour le gouvernorat derrière un tricycle équipé d’une sonorisation pour porter plus haut les mentions sur les affiches, entre autres « A bas l’année blanche, nous réclamons nos examens » et » nous voulons étudier ». Après environ deux heures de marche, les manifestants ont été accueillis au gouvernorat par le directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diuawara entouré de ses collaborateurs. Le porte-parole de l’Union des Elèves et Etudiants Contre une Année Blanche (UEECAB), Nouhoum Konipo a indiqué dans sa déclaration qu’à travers cette marche, les élèves viennent réclamer leur droit à l’éducation et sauver l’école malienne. Les manifestants ont remis une copie de leur déclaration au directeur de cabinet du gouverneur qui leur a indiqué que des efforts louables étaient entreprise et d’autres sont en cours pour résorber la crise paralyse depuis l’école. Le représentant du Chef de l’exécutif a félicité le courage les élèves de sortir massivement dans le calme et la sérénité pour réclamer leur droit constitutionnel avant de les rassurer que les assises qui se tiennent au même moment à Bamako sur la transition ouvrira la voie à un Mali nouveau dont les dirigeants sauront placer au cœur des préoccupations, la situation de l’école malienne et trouver les astuces pour éviter au maximum une année blanche. DC/KM (AMAP)

