Nouveau gouvernement : Soutien presque unanime des forces politiques

Bamako, 7 Oct (AMAP) Le gouvernement de la Transition dirigé par Moctar Ouane a été mis en place lundi dernier, et depuis les déclarations de soutien continuent de pleuvoir. À commencer par celle du Rassemblement pour le Mali (RPM) de l’ancien président, Ibrahim Boubacar Keita. Dans un communiqué, le parti du Tisserand estime que la formation du gouvernement de la Transition constitue une grande «avancée dans la normalisation constitutionnelle». Il apporte à tous les membres du nouveau gouvernement son soutien, tout en leur exprimant ses sincères vœux de réussite. Le RPM adresse singulièrement ses félicitations aux mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger pour leur entrée dans le gouvernement et les encourage à œuvrer davantage pour le retour d’une paix durable au Mali. De son côté, le parti YELEMA «le Changement» félicite et encourage le gouvernement de Moctar Ouane, avant de l’inviter à travailler exclusivement pour le bonheur du peuple malien. Le parti de l’ancien Premier Moussa Mara assure qu’il accompagnera toutes les bonnes initiatives de l’équipe gouvernementale et a exhorté les forces vives du pays à en faire de même pour la réussite de la Transition. Pour sa part, la Convergence pour le développement du Mali (CODEM) félicite, lui aussi, les membres du gouvernement de la Transition pour le choix et la confiance placés en eux. Elle exhorte le gouvernement à s’atteler à réaliser, dans les délais fixés à la Transition, « les réformes essentielles attendues dont la sécurité et une loi électorale révisée en vue de l’organisation d’une élection équitable, transparente, fiable et crédible ». Dans une déclaration datée du 7 octobre, le Comité exécutif de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) salue la nomination de Moctar Ouane au poste de Premier ministre et la composition du gouvernement de Transition. L’ADEAMA-PASJ se dit pleinement conscient de la complexité des missions et de la lourdeur des tâches de la Transition dont « la réussite requiert l’accompagnement et l’engagement de toutes les forces vives de la nation, dans un sursaut national ». « A cet égard, l’ADEMA-PASJ ne ménagera aucun effort pour soutenir les nouvelles autorités dans la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition, en vue de relever les innombrables défis pour l’avènement d’un Mali uni, paisible et prospère », peut-on lire dans la même déclaration. La conférence des présidents de la Coalition des forces patriotiques (COFOP) note avec satisfaction la formation du gouvernement chargé de conduire la Transition au Mali. La COFOP apporte toute sa confiance aux hommes et aux femmes qui composent ce gouvernement. Elle fait part au gouvernement de sa disponibilité à apporter sa contribution à l’accomplissement heureux de la Transition. La COFOP salue, par ailleurs, la levée de l’embargo par la CEDEAO. Dans une déclaration rendue publique mardi, le Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) annonce avoir pris note de la mise en place du gouvernement par les autorités de la Transition. Cependant, le M5 tient à préciser que contrairement à certaines informations relayées par des médias et les réseaux sociaux, «il n’a pas de représentant dans ce gouvernement». «Aucun membre de ce gouvernement ne peut se réclamer de lui ou prétendre agir en son nom». En outre, le M5-RFP dit regretter « profondément que son souci constant d’une Transition réussie n’ait pas été compris et pris en compte ni au moment des journées de concertation sur la Transition, ni pour la désignation du Président et celle du Premier ministre et encore moins pour la mise en place du gouvernement ». Selon le Mouvement du 5 juin, « ce nouveau gouvernement n’est porteur ni de la rupture avec le système qu’il a combattu ni du changement auquel le Peuple malien aspire et pour lequel il a consenti le sacrifice ultime : le sang de ses martyrs, pour lesquels justice doit être rendue sans délai ». Le M5-RFP « malgré des tentatives répétées de marginalisation, conscient de ses responsabilités », réaffirme sa détermination à faire aboutir son combat pour un Mali nouveau. Pour ce faire, conclut la déclaration, le Mouvement appelle ses militants et sympathisants à rester mobilisés dans l’attente de ses mots d’ordre «pour une rupture véritable avec l’ancien système, pour un changement réel par la Refondation du Mali». MDD/MD (AMAP)

Gouvernement de la Transition : Le compte à rebours a commencé

Par Issa DEMBÉLÉ   Bamako, 7 Oct (AMAP) Le chef du gouvernement, Moctar Ouane, a décliné succinctement, face à son équipe, mardi, à la Primature, les grands axes de l’action gouvernementale durant les dix-huit mois de la Transition et les principes directeurs sur lesquels elle sera fondée. Rétablissement de la sécurité, redressement de l’Etat, lutte contre la corruption, organisation d’élections générales transparentes, l’équipe de Moctar Ouane devra se surpasser pour combler les attentes de nos compatriotes pendant les 18 prochains mois. Ainsi donc, le compte à rebours est lancé. Les défis sont nombreux. Et le chef d’orchestre veut une cadence à la hauteur des ententes des populations qui ont clairement défini les missions de cette Transition dans une Charte. Moctar Ouane les a rappelées, avec en tête, le rétablissement de la sécurité sur tout le territoire dont une bonne partie échappe, encore, au contrôle du pouvoir central. Depuis 2012, l’insécurité est, sans doute, le plus grand souci des Maliens. D’où l’espoir de nombre d’entre nous en cette Transition pour mettre fin à la spirale de violences qui endeuillent régulièrement les populations. Juguler cette insécurité passe, également, par le redressement de l’Etat, dont les défaillances sont unanimement reconnues et décriées. Ainsi, ce gouvernement a pour seconde tâche le redressement de l’Etat et la création des conditions de base pour sa refondation. Sur ce terrain, l’équipe doit marquer des points en jetant les bases d’un Etat digne de ce nom. Et le troisième axe a trait à la promotion de la bonne gouvernance. En la matière, les faits et gestes du gouvernement seront scrutés, mais il devra surtout imprimer sa marque dans la lutte contre la corruption. On se rappelle que le président de la Transition, lui-même, avait déjà donné le ton, en annonçant qu’il transmettra, au besoin, tous les dossiers des services de contrôle à la justice. Également d’une nécessité absolue, la refonte du système éducatif constitue le quatrième axe de l’action gouvernementale. Cette équipe devra s’y atteler afin que notre système, qui a largement montré ses limites, retrouve sa noblesse d’antan. L’adoption d’un pacte de stabilité sociale est la cinquième priorité. Question tout aussi importante au moment où la demande sociale va crescendo, accentuant davantage la crise de confiance entre Administration et administrés. Stabiliser notamment le front social est un impératif pour espérer tenir les démons loin de notre pays. AGIR EFFICACEMENT – Moctar Ouane est tenu de lancer le chantier des réformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives. Et ainsi ouvrir la voie à l’émergence du Mali nouveau tant réclamé par le peuple. Les acquis qu’aura engrangé son équipe seront consolidés par le président élu au terme de cette Transition. À cet effet, l’organisation d’élections générales est justement le septième chantier du gouvernement qui doit tirer les enseignements des dernières élections législatives. Celles-ci avaient précipité la chute du régime de Ibrahim Boubacar Keïta. Enfin, il est attendu de ce gouvernement qu’il insuffle une nouvelle dynamique à l’application de l’Accord pour la paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger. Pour atteindre pleinement ces objectifs, selon le Premier ministre, « nous devons agir, agir vite, agir efficacement » en se fondant sur trois principes directeurs : l’engagement, la détermination et la solidarité. Engagement, parce que pour lui le premier devoir de ce gouvernement face aux nombreux défis du moment « réside dans l’engagement sans faille de chacune et de chacun d’entre nous, et ce à tout moment ». Il a donc exhorté les ministres à un volontarisme devant conduire à un sens de l’initiative plus accru et plus pertinent dans la formulation des politiques publiques. Ensuite, la deuxième exigence doit «résider dans notre détermination à conduire les réformes voulues par notre peuple, et ce avec rigueur et humilité ». « A cet égard, a-t-il estimé, il est nécessaire de prendre, à chaque fois que de besoin, des mesures fortes et courageuses pour apporter des réponses durables aux attentes légitimes des populations en vue d’un mieux-être partagé et continu ». «Nous devons, pour cela, privilégier le dialogue et la concertation tout en veillant à la transparence dans la gestion des affaires publiques», a-t-il conseillé. Et en troisième lieu, il a mis en exergue l’impératif de solidarité gouvernementale qui doit se traduire par l’esprit d’équipe. Une valeur à cultiver en permanence. « Pour ce faire, dira-t-il, l’action du gouvernement doit reposer sur le principe d’unité et s’inscrire dans la cohérence pour demeurer efficace et crédible ». Adressant ses félicitations aux ministres, Moctar Ouane a estimé que c’est un «privilège singulier que de servir l’Etat au niveau qui est le nôtre aujourd’hui en vue d’apporter des réponses adéquates aux attentes légitimes de nos concitoyens et d’œuvrer au redressement de notre pays si durement ébranlé». Déjà, tous les ministres sont d’attaque. Le nouveau ministre de la Communication et de l’Économie numérique, Dr Hamadoun Touré, compte sur la presse pour mener à bien sa mission. Mais aussi pour mettre en place un climat de dialogue dans notre pays. Son collègue en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mohamed Salia Touré, s’est dit conscient des défis qui l’attendent et qu’il travaillera de sorte à combler les attentes. ID/MD (AMAP)  

Koulouba : Ballet diplomatique chez le président de la Transition

Bamako, 7 Oct (AMAP) Le président de la Transition a reçu, mardi, successivement, le chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilité au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, les ambassadeurs d’Allemagne au Mali, Dr Dietrich Fritz Reinhold Pohl et du Tchad, Kalzeube Neldikingar Madjimta, venus exprimer leur soutien au président Bah N’Daw, pour la réussite de la Transition au Mali. A sa sortie d’audience, le chef de la MINUSMA et représentant special du secrétaire général (RSSG) des Nations unies, a déclaré qu’il était porteu d’un message d’Antonio Guterres au président de la Transition. «Je suis venu le féliciter pour sa nomination mais, surtout, lui dire la disponibilité de la Mission à accompagner le Mali et ses autorités dans cette tâche de la Transition», a-t-il indiqué. Pour Mahamat Saleh Annadif, le discours d’investiture du chef de l’Etat a permis aux uns et aux autres de savoir son engagement pour que cette Transition puisse se dérouler dans de bonnes conditions. «Je lui ai dit que notre lecture est que cette transition offre une opportunité historique pour que le Mali sorte de ce cycle infernal élections – coup d’Etat», a souligné le chef de la MINUSMA. Il a ajouté, ensuite, que les Nations unies sont prêtes à accompagner les réformes politiques et institutionnelles et les élections à venir. M. Annadif s’est réjoui d’entendre le président de la Transition dire que l’Accord pour la paix et la réconciliation est un document de référence dans la Charte et un engagement de l’Etat malien. Selon lui, ce sont autant de choses qui permettent à la Mission onusienne de s’impliquer plus, pour que le Mali, dans les 18 mois prochains, puisse réussir une transition exemplaire au niveau du continent. «La MINUSMA est très impliquée dans la stabilisation du Mali. L’Accord pour la paix est une priorité stratégique. La situation au Centre est une préoccupation, l’appui aux forces de défense et de securité maliennes est une priorité », a rappelé Mahamat Saleh Annadif . Le ballet diplomatique s’est poursuivi avec l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Mali. Dr Dietrich Fritz Reinhold Pohl était venu rencontrer le chef de l’Etat pour en savoir davantage sur les perspectives pour la Transition, les élections à venir et les grands travaux à effectuer. Le diplomate allemand a rappelé que son pays est un partenaire de longue durée du Mali. A cet égard, il a promis que l’Allemagne va accompagner Bamako pour la réussite de cette Transition. « Nous avons des contributions et des soutiens à offrir. Nous allons le faire dans l’esprit de confiance et de coopération », a indiqué l’ambassadeur allemand, tout en promettant la poursuite des programmes humanitaires et de développement au profit de la population. Dr Dietrich Fritz Reinhold Pohl a, aussi, assuré que l’Allemagne va soutenir les grands axes de la Transition, surtout sur le plan juridique, dans la lutte contre la corruption et le renforcement de la sécurité. «Ce sont des grands défis, mais je pense qu’ensemble on va y arriver. Nous sommes déjà présents dans le cadre de la MINUSMA, de la Mission de formation de l’Union européenne (EUTM) et aussi sur le plan bilatéral. Nous allons examiner des possibilités pour mieux soutenir le secteur de la sécurité», a-t-il annoncé, ajoutant que d’autres perspectives sont, en ce moment, en discussions. Le diplomate allemand a qualifié son premier contact avec le président de la transition de « très pertinent et impressionnant ». La dernière personnalité reçu par le président Bah N’Daw a été l’ambassadeur du Tchad au Mali, Mme Kalzeube Neldikingar Madjimta, porteuse d’un message du président Idriss Deby Itno. Selon elle, au-delà des relations diplomatiques, « ce sont des liens de fraternité et de solidarité qui lient le Mali et le Tchad depuis la nuit des temps ». La diplomate tchadienne a rappelé que nos deux pays sont liés, aussi bien, par l’histoire que par la géographie. «C’est avec beaucoup d’attention que le maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno, et le peuple tchadien tout entier ont suivi tout ce qui s’est passé au Mali. Nous rendons grâce à Dieu, tout s’est bien passé pour qu’aujourd’hui, nous puissions être dans la Transition», a souligné Kalzeube Neldikingar Madjimta, indiquant que l’embargo de la CEDEAO qui a un peu ralenti les choses est levée grâce «à la maturité politique, à la sagesse, au tact et au dynamisme du président de la Transition, de son vice-président et de toute leur équipe qui se sont mis immédiatement au travail». Elle est convaincue qu’aujourd’hui, tout est balisé pour que le travail de la Transition commence. «Je suis venue apporter le soutien de mon pays au président de la Transition et à son équipe et leur dire que le Tchad a été là et sera toujours là dans tous les domaines pour aider le peuple malien», a-t-elle laissé entendre. DD/MD (AMAP)

Diéma : Risques de noyade élevés avec le niveau très haut des rivières

Par Ouka BA, AMAP Diéma Diéma, 7 Oct (AMAP) Chaque année, des enfants meurent, par noyade, dans le Cercle de Diéma, dans l’Ouest du Mali, où les mares et des cours d’eau ont atteint, cette année, des niveaux inquiétants à cause de l’abondance de pluviométrie. Ces mares et cours d’eau sont, certes, d’une grande utilité, puisqu’ils fournissent des poissons, permettent les activités maraîchères, assurent l’abreuvement des troupeaux et facilitent le ravitaillement en eau des chantiers. Mais ces cours d’eau constituent, également, un danger pour les enfants qui les fréquentent quotidiennement. S’ils partent pêcher, en rentrant des champs ou en accompagnant leurs mères à la lessive, les occasions ne manquent pas pour les gamins de se débarbouiller. Il y a, aussi, ceux qui apprennent à nager. Malgré la sensibilisation par les radios de proximité, le phénomène persiste. Seyba Diabaté, chef du centre de la protection civile de Diéma, explique que le nombre de cas de noyade, cette année, dans le cercle de Diéma s’élève à  6 dont 4 à Lambidou, 1 à Béma, et 1 à Diéma. « Lorsqu’on a l’information, on intervient rapidement pour tenter de sauver la personne ou pour extirper le corps de l’eau. Après opération, on remet la victime aux  services de santé », dit-il en substance. Le Chef du centre de la protection civile, souhaite, avec le soutien des autorités compétentes,  initier, le moment venu, une formation en natation, à l’intention des jeunes, afin de réduire les nombreux cas de noyade que le cercle de Diéma enregistre annuellement. Le grand cours d’eau du barrage situé non loin du quartier Bamaking, a, dit-on, besoin de sacrifice humain,  « c’est pourquoi chaque année il prend la vie d’un être humain », soutient un pêcheur, s’apprêtant à placer sa ligne. Cette année, il n’y a pas eu de cas de noyade à Diangounté Camara. Le 2ème adjoint au maire, Oudé Magassa, explique que la mairie n’a pas entrepris de sensibilisation dans ce sens mais « tous les parents sont conscients, aujourd’hui, des dangers de cette pratique vieille de plusieurs siècles ». C’est pourquoi, tous interdisent à leur progéniture de plonger les cours d’eau, durant ces périodes. Assitan, aide son mouton terrassé par une forte pluie, à se tenir sur ses pattes flageolantes. Elle déclare que dans cette situation,  les femmes ont une grande part de responsabilité. Lorsque certaines femmes partent faire la vaisselle ou a lessive à la mare, elles se font accompagner, parfois, par tous les enfants de la maison. Elles les laissent se s’amuser dans l’eau, Ce qui entraîne, souvent, des noyades. Le fils de Hétan, essaie de la tromper. Chaque fois qu’elle lui demande s’il estallé se laver dans la mare Lambakoré, il jure, la main sur le coeur qu’il a arrêté. Mais, il suffit qu’elle voit l’état des yeux et du corps du petit,  pour qu’elle se mette à le rudoyer, en dépit de la menace de répudiation proférée à son encontre par son époux. Selon Mariko Traoré, conseiller communal, résident à Dioumara-Koussata, avec la sensibilisation, rares sont les parents qui laissent leurs enfants aller dans les cours d’eau. « Ici, ce sont les  hommes qui veillent, généralement, sur les enfants », indique-t-il. Karamoko, vendeur de boissons, d’ajouter que par incivisme, certaines personnes jettent  dans les cours d’eau des cadavres d’animaux et toutes sortes de détritus. « Ces eaux souillées, on ne doit même pas les faire boire par un animal, a fortiori… », prévient-il Makan, qui seconde l’imam à Lakamané, soiutiengt que cela fait partie des coutumes de la contrée : « si les enfants partent aux champs, ils se lavent dans les cours d’eau, au retour ». « On délivre des messages lors de nos prêches afin que les parents empêchent leurs enfants de se ruer vers les mares », ajoute Makan. Bassi Coulibaly, notable à Guédébiné, certifie que chez eux « du début à la fin de l’hivernage, vous ne verrez aucun enfant se baigner dans une eau stagnante » « Le Directeur technique de notre Centre de santé communuautaire (CSCOM) et son équipe, dont je loue les efforts,  sensibilisent les femmes qui viennent en consultation pour l’abandon de la pratique », ajoute-t-il. Salim Diawara, Conseil communal  de la jeunesse de Béma, expliqueque grâce à la sensibilisation,  la pratique a considérablement diminué dans la commune, même si elle n’est pas totalement finie. « Avec l’existence de quelques bornes fontaines, poursuit-il, de nombreuses femmes ne se rendent plus dans les mares avec leurs enfants pour la lessive ». Ganda Modibo Tounkara, chef du service de l’Hydraulique de Diéma, affirme que les eaux stagnantes sont souvent sources de contamination. « Si les enfants s’y baignent, ils pourraient attraper des maladies hydriques, comme la bilharziose, la diarrhée, les dermatoses, etc », a averti-t-il.  « Il faut, conseille l’hydraulicien, renforcer la sensibilisation ». « Toute eau qui ne coule pas, sa consommation peut rendre malade », renchérit un producteur, qui se désaltère, insouciemment, avec l’eau du bras de rivière qui passe à côté de son champ. OB/MD (AMAP)    

Mali : Les travaux d’Hercule du gouvernement de la transition

Bamako, 6 Oct (AMAP) Le Premier ministre, Moctar Ouane, a insisté, mardi, lors du premier Conseil de cabinet du nouveau gouvernement, sur les missions de la Transition définies par la concertation nationale qui a réuni toutes les sensibilités maliennes, les 10, 11 et 12 septembre 2020, indique la Cellule de communication et des Relations publiques de la Primature (CCRP). Ces missions, indique un texte de la CCRP parvenu à l’AMAP, portent sur “le rétablissement et le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, le redressement de l’Etat et la création des conditions de base pour sa refondation, la promotion de la bonne gouvernance, la refonte du système éducatif, l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, la réforme de l’Education, le lancement du chantier des réformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives, l’organisation des élections générales la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger”. Moctar Ouane, qui a présidé, dans la salle de conférence de la Primature, ce premier Conseil de Cabinet de l’équipe gouvernementale de la Transition nommée lundi, a relevé que pour gagner ce pari, « il nous faut agir, agir vite et efficacement », guidés en cela par trois principes directeurs qui sont l’engagement, la solidarité et la détermination. Ainsi, la solution au défi d’ordre sécuritaire, économique, politique et social auquel le Mali est confronté, « réside dans l’engagement sans faille de chacun et chacune des membres qui compose le gouvernement ». Cela devra se traduire dans la pratique « par un volontarisme devant conduire au sens de l’initiative, toujours plus accru, et pertinent dans la formulation de nos politiques publiques », a dit le chef du gouvernment. Mais aussi, « par notre détermination à conduire les réformes voulues par notre peuple, avec en ligne de mire le recours préalable au dialogue et à la concertation, dans l’humilité, mais toujours dans la rigueur, «en veillant à la transparence dans la gestion des politiques publiques ». Cependant, tout cela ne sera pas effectif sans « l’impératif de solidarité gouvernementale » qui doit conduire à la culture d’un esprit d’équipe. C’est pourquoi, Moctar Ouane a insisté en reitérant que l’action gouvernementale doit, pour demeurer efficace et crédible, « reposer sur le principe d’unité et s’inscrire dans la cohérence ». « C’est un grand honneur et un privilège singulier, que de servir l’Etat au niveau qui est le nôtre aujourd’hui, en vue de répondre de façon adéquate aux attentes légitimes de nos concitoyens », a dit M. Ouane. “Chacun devra, en consequence, œuvrer au redressement de notre pays si durement ébranlé », a poursuivi le Premier ministre. En invitant les uns et les autres à prendre la juste mesure de la situation actuelle dans laquelle se trouve le Mali, Il a rappelé les grands axes qui doivent orienter l’action gouvernementale durant les 18 mois de la Transition ainsi que les principes directeurs sur lesquels cette action sera fondée. Le nouveau gouvernment compte 25 membres nommés par le Président de la Transition, Bah N’Daw, sur proposition du Premier ministre, sur la base des recommandations du Dialogue national inclusif (DNI) et à celles, plus récentes, de la concertation nationale tenue les 10, 11 et 12 septembre 2020. Ce premier Conseil de Cabinet s’est tenu le même jour où les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont levé les sanctions contre le Mali, depuis la chute du président Ibrahim Boubacar Keita, le 18 octobre 2020. AC/MD (AMAP)

Inde-Mali : Seydou Dembélé honoré par le Premier ministre indien Narendra Modi

Par Anjani Kumar Ambassadeur de l’Inde au Mali Seydou Dembélé, enseignant et animateur de radio locale à Kita, dans l’Ouest du Mali, s’emploie à faire connaître des pans de la culture indienne à ses auditeurs. Son travail ne passe pas inaperçu en Inde. Le 27 septembre 2020 a été un jour remarquable en faveur de l’amitié entre l’Inde et le Mali, en particulier les relations interpersonnelles entre nos deux pays amis. Cette journée a été rendue très spéciale par le Premier ministre indien S.E. M. Narendra Modi qui, dans son émission de radio mensuelle «Mann Ki Baat» (Pensées intérieures), a évoqué la relation singulière que Seydou Dembélé du Mali entretient avec l’Inde. L’anniversaire de Seydou Dembélé coïncide avec la date d’indépendance de l’Inde (15 août) et les Maliens l’appellent affectueusement «Hindustan ka Babu» du Mali (l’homme de l’Inde) en raison de son amour pour divers aspects de la culture indienne tels que la musique indienne, les films et les langues ainsi que ses efforts visant à renforcer l’amitié entre l’Inde et le Mali. Dembélé chante des chansons de Bollywood et parle également le hindi, une des principales langues de l’Inde. Depuis l’année 1997, Dembélé présente une émission radiophonique intitulée «Fréquence indienne» d’une durée d’une heure sur les chansons de Bollywood qu’il interprète en langues française et bambara tous les dimanches après-midi dans une station de radio à Kita. Il présente également une émission radiophonique de deux heures de 21h à 23h tous les dimanches dans laquelle il interprète tout un film de Bollywood en français et en bambara. D’après lui, les films indiens se distinguent des autres par leurs contenus qui véhiculent des messages sur la victoire du bien sur le mal. Parfois, ses auditeurs pleurent avec lui lorsqu’il interprète une scène pleine d’émotions. Les films qu’il a présentés récemment sont, entre autres, «Mother India», «Junoon», «Noorie», «Koyla» et «Aa Gale lag Jaa». En saluant l’œuvre de Seydou Dembélé, le Premier ministre Modi lui a non seulement exprimé une reconnaissance pour son amour pour l’Inde, la promotion de l’amitié entre l’Inde et le Mali, mais aussi, il a souligné que l’encouragement des bonnes volontés et l’entretien de l’amitié entre les pays favorisent considérablement les relations entre les peuples et les échanges culturels qui y jouent un rôle important. Les mots aimables du Premier ministre Modi à son endroit constituent un énorme encouragement non seulement pour lui, mais aussi pour tous les amis et animateurs radio maliens qui n’ont cessé de montrer leur préférence pour les films et les chansons bollywoodiens et qui continuent à y présenter des émissions radiophonique/télévisé au Mali. Le monde des animateurs maliens a exprimé sa joie pour la reconnaissance du Premier ministre indien exprimée à l’un de leurs compatriotes et amis. Dembélé a été initié à la culture indienne par son père qui travaillait dans les cinémas de Bamako et projetait également des films indiens. Il a fait découvrir la musique indienne à ses enfants Mohammed et Fatoumata Dembélé, troisième génération d’indophiles de sa famille. En fait, le Premier ministre indien a également parlé de ses enfants. Les mots aimables du Premier ministre Modi prononcés le 27 septembre sur lui et le Mali ont suscité une grande curiosité en Inde et les Indiens désirent davantage le connaître ainsi que la riche histoire et culture du Mali. Je peux ajouter que Tombouctou est très connue en Inde comme étant un grand lieu d’apprentissage. Il y a quelque temps, un dessinateur indien, fasciné par l’amour de Seydou Dembélé pour l’Inde et la culture indienne, l’avait honoré d’un beau dessin animé. Une vidéo de Dembélé présentant son émission radiophonique sur la musique de Bollywood était devenue virale en Inde il y a quelques mois. Seydou Dembélé est enseignant dans une école publique de Kita dans la Région de Kayes. Il enseigne l’anglais, la musique et la peinture/dessin. Il s’est rendu en Inde à deux reprises (en 2019 pour Kumbh Mela et en 2017 pour une formation sur les technologies de l’information et de la communication pour le développement rural à Chennai, dans le cadre de la coopération technique et économique indienne (ITEC). Il souhaite de nouveau se rendre en Inde pour étudier davantage la langue indienne, le hindi. C’est une question de grande satisfaction qu’un ami malien ait été reconnu et honoré en Inde par les plus hautes autorités indiennes. Dembélé est maintenant connu d’un grand nombre de personnes à travers l’Inde. Par son amour pour la musique indienne, il aide à établir des relations entre les citoyens ordinaires de l’Inde et du Mali et à promouvoir les échanges culturels. L’Inde et le Mali entretiennent d’excellentes relations bilatérales et on espère que d’autres personnes de la trame de Seydou Dembélé contribueront davantage à l’approfondissement et au renforcement de l’amitié entre nos deux pays amis. (NB : Le titre et le chapeau sont de la Rédaction)  

La mise en place d’un gouvernement de Transition au Mali est un premier pas positif vers l’ordre constitutionnel, pour Michael Pompeo, chef de la diplomatie américaine 

Bamako, 6 Oct (AMAP) « Les Etats unis d’Amérique voit la mise en place d’un gouvernement de Transition au Mali comme un premier pas positif vers un retour à l’ordre constitutionnel », a déclaré le secrétaire d’État américain, Michael Pompeo, dans un communiqué parvenu à l’AMAP lundi. «Nous exhortons le gouvernement de Transition à tenir des élections démocratiques dans un délai de 18 mois, comme convenu avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il sera, également, important que le gouvernement de Transition tienne ses promesses de renforcer la gouvernance, de lutter contre la corruption, de réformer les processus électoraux et de mettre en œuvre l’Accord de 2015 pour la paix et la réconciliation au Mali», poursuit le chef de la diplomatie américaine. « Nous appelons, également, le gouvernement à respecter les droits de l’Homme et à prendre des mesures concrètes pour prévenir » leurs violations par les forces de sécurité de l’État, « et pour qu’elles fassent l’objet d’enquêtes et de poursuites », dit-il. Pour Michael Pompeo, les Etats-Unis sont fermement convaincus qu’un Mali démocratique, prospère et en sécurité est essentiel pour l’avenir de la région du Sahel. «En tant que partenaire, depuis plus de 60 ans, les États-Unis travailleront avec tous les Maliens attachés à la réalisation de ces objectifs», indique M. Pompeo, avant d’ajouter que le moment est venu pour les Maliens de se rassembler pour construire un avenir meilleur, plus radieux et plus sûr pour le pays. MK/MD (AMAP)    

Ramasseurs d’ordures : Les petites mains de la salubrité

Par Baya TRAORE Bamako, 5 Oct (AMAP) C’est quotidien. Un soir de septembre, sous l’échangeur de l’immeuble Babemba, une équipe de ramasseurs d’ordures de l’entreprise de nettoyage Ozone Mali s’attèle à débarrasser un tas d’immondices et de gravats. La position de leur camion de transport d’ordures provoque un petit embouteillage mais, surtout, la colère des usagers qui n’apprécient guère de perdre un temps fou sur quelques mètres de bitume. Pourtant, le travail de ces petites mains utiles sert la propreté et l’assainissement des grandes artères de la capitale malienne mais, aussi, des grands espaces publics et autres servitudes. En outre, elles exercent, généralement, ce métier par nécessité, mais n’en sont pas moins contentes de se rendre utiles. Ces éboueurs qu’on aperçoit à longueur de journée sur les artères principales, aux carrefours et sur les ponts sont reconnaissables à leur tenue. Ils bravent le soleil aux rayons lumineux, qui brûle la peau après une longue exposition, les intempéries et, parfois, le sarcasme de certains, pour répondre à l’exigence de leur devoir, celui d’assainir Bamako, la coquette. Ils mettent tellement de fierté à balayer le bitume, sans tricherie, courant le risque de se faire renverser par des automobilistes et motocyclistes qui adorent les courses déjantées. Pelle et balai à la main, vêtu d’une blouse de couleur verte et rouge de l’entreprise, Mariétou Konate, la quarantaine, fait partie de ces balayeuses utiles qui sautent de leur lit, au premier chant du coq, pour donner fière allure à notre environnement, à nos bitumes et autres espaces publics. Cette mère de famille, réglée comme une horloge suisse, exécute admirablement sa besogne quotidienne (le ramassage des ordures) au rond-point du boulevard de l’Indépendance. Elle se laisse entrainer petit à petit vers l’Institut français du Mali (ex-Centre culturel français) sous le regard inquisiteur de certains usagers et accepte de se confier à nous. Elle explique n’avoir aucune honte à exercer ce métier parce qu’elle est bien convaincue qu’il n’y a pas de sot métier, comme le dit si bien l’adage. Mais, elle s’indigne du comportement de certains compatriotes qui ne semblent pas comprendre que le pays est un puzzle dans lequel, chaque pièce a sa place. Le cardiologue ne fera pas le boulanger parce que chacun a sa spécificité et chacun doit jouer sa partition dans le développement du pays. « Mais hélas, beaucoup de nos compatriotes ne semblent pas intégrer cette réalité. Ils ne nous respectent même pas parce qu’il suffit de terminer le nettoyage d’un espace pour qu’ils le salissent. Ils le font, souvent, à notre présence sans aucun scrupule», explique la ramasseuse d’ordures. Elle ne réclame, ni plus ni moins, que de la considération pour son travail. Les ramasseurs d’ordures sont, aussi, confrontés à des difficultés existentielles avec des salaires modiques. Modibo Coulibaly, ramasseur d’ordure à Ozone Mali, déplore le traitement, en termes de salaires, mais aussi de retard dans le paiement. Il pointe également du doigt l’insuffisance de matériel adéquat voire des équipements pour réaliser la noble ambition d’assainir le pays. De gros efforts ont été accomplis dans ce sens mais c’est un travail de Sisyphe dont-il est difficile d’apprécier la valeur. Comme lui, ses collègues ramasseurs réclament aussi de meilleures conditions de travail et de vie. Abdramane Diarra, lui, officie depuis plus de 6 ans à Ozone comme ramasseur d’ordure. Il s’autorise une comparaison qui peut paraitre ubuesque surtout très osée. Ce ramasseur d’ordures explique n’avoir aucune honte à balayer. Il se dit aussi à l’aise dans son travail que pourrait l’être un ministre de la République dans ses fonctions. Lui s’accommode, pour l’instant, de son salaire même s’il ne cracherait pas sur une augmentation substantielle. Cet éboueur indique que lui et ses collègues sont, aussi domiciliés, dans des banques de la place où ils reçoivent, par virement, leurs salaires. Ils sont aussi inscrits à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et enrôlés à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Au-delà des travailleurs de Ozone, certains particuliers ont monté des groupements d’intérêt économique (GIE) pour ramasser des ordures ménagères. D’autres évoluent seuls. Ils disposent de charrettes, à traction humaine ou animale, pour débarrasser les familles de leurs déchets ménagers. C’est le cas de Alfousseni Traoré qui s’occupe de la collecte des ordures ménagères d’une trentaine de familles à Missira. Il confirme que ce travail lui permet de joindre les deux bouts avec les cotisations que les familles payent à la fin de chaque mois. Certaines n’honorent pas leur engagement, sous prétexte que les ramasseurs d’ordures ne passent tous les jours pour enlever les immondices. « Il est quasi impossible de pouvoir faire le porte-à-porte, quotidiennement », relève Alfousseni Traoré qui en appelle à la compréhension des clients face à la problématique des dépôts de transit d’ordures ménagères. Mahamadou Diarra, responsable du GIE « Dieya Kankan » de Médina Coura, évolue dans ce secteur d’activités depuis plus de 15 ans. « J’ai commencé moi-même à ramasser les ordures ménagère depuis des lustres. Aujourd’hui, par la grâce du Tout-Puissant, j’ai mis en place un GIE. Mais, il y a une insuffisance criarde de dépôts d’ordures qui reste un vrai caillou dans notre chaussure », souligne-t-il. Pour lui, Il urge de moderniser le secteur, pour rendre la ville plus propre. Les ramasseurs d’ordures ménagères courent naturellement des risques. Oumar Diallo, entrepreneur, affirme que le ramassage des ordures est un métier à risque de contamination par des maladies infectieuses. Chaka Traoré, médecin généraliste au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Medina Coura partage ce point de vue mais relativise, en expliquant que tous les métiers en comportent. Il énumère quelques risques comme les infections des voies respiratoires et celles de la peau et la puanteur qui incommode. En outre, il y a le risque d’attraper le VIH et l’hépatite B, entre autres. BT/MD (AMAP)                                                                                                      

Violences basées sur le genre : Une série télévisée en cours de tournage

Bamako, 5 Oct (AMAP) Le premier coup de clap, pour l’étape de Bamako, au Mali, d’un vaste programme de sensibilisation, à travers le tournage d’une série télévisée sur les Violences basées sur le genre (VBG), a été donné, jeudi dernier, à Sénou, dans la capitale malienne. C’est sous une fine pluie que la 37è séquence de cette série télévisée a été lancée devant les acteurs et partenaires du programme d’élimination des VBG. La séquence a permis aux bailleurs de fonds de comprendre le contenu du film et son influence sur la population, notamment à travers le rôle d’une jeune fille, victime de violences au sein de son établissement, un petit moment plein de sens et d’émotion. Le tournage de la série télévisée concerne Koulikoro, Kayes Sikasso, Ségou et Bamako. Il a commencé le 18 juillet dernier, à Kolokani (Koulikoro), avant de se poursuivre dans les trois autres régions. Ce programme, intitulé «Initiative Spotlight, a été lancé en décembre, dans le cadre d’un partenariat mondial visant à éradiquer toutes les formes de violences envers les femmes et les filles, se déroule au Mali, en partenariat avec l’Union européenne (UE) et l’Organisation des Nations unies (ONU). Dans son intervention, le secrétaire général du ministère en charge de la Promotion de la Femme, Chiaka Magassa, qui a présidé la cérémonie, a réitéré l’engagement des autorités à lutter contre les VBG. Il a, surtout, apprécié les actions des partenaires techniques et financiers dans la mise en œuvre de ce programme. Il a invité tous à œuvrer pour gagner le pari de l’élimination des VBG. Pour sa part, le chef de coopération de la délégation de l’UE, Géza Ghammer, a salué l’initiative et l’engagement de tous pour la lutte contre ce fléau, avant d’inviter les femmes et les jeunes filles à s’impliquer dans cette démarche. Selon lui, malgré l’engagement de l’Etat et des partenaires, les violences contre les femmes et les jeunes filles restent un souci majeur. Le coordinateur par intérim du Système des Nations unies, Dr Jean Pierre Baptiste, a rendu un vibrant hommage à tous ceux qui sont impliqués dans la lutte contre les VBG. Citant les résultats de l’Enquête nationale démocratique et de santé du Mali (EDSM 2018), il a indiqué que la violence physique ou sexuelle touche une femme sur deux, soit 49% dans la tranche d’âge de 30-39 ans. Près de quatre femmes sur dix, soit 38%, ont subi des violences physiques depuis à l’âge de 15 ans. Parmi ces femmes victimes, 44% ont subi des violences physiques, sexuelles ou émotionnelles de la part de leur mari actuel ou le plus récent. Ces statistiques, qui font froid dans le dos, interpellent, surtout, la conscience collective à agir pour circonscrire le phénomène. Le directeur de l’Agence nationale de communication pour le développement (ANCD), Amadou Ombotimbé, a expliqué les différentes phases de la réalisation de la série télévisée et souligné les difficultés du tournage dans les capitales régionales, en cette période d’hivernage. « Parfois, il nous est arrivé de faire 5 jours sans tournage dans les régions », a-t-il relevé. Quant au maire de Sénou, il a exprimé sa satisfaction pour la réalisation de cette série qui sera un support de communication et de sensibilisation pour les populations.   La réalisation de cette série télévisée sur le VBG a été confiée à l’ANCD et Torche communication. AS/MD (AMAP)