Organisation de la coopération islamique (OCI) : Le Tchadien Hissein Brahim Taha, nouveau secrétaire général

Bamako, 28 Nov (AMAP) Le nouveau secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) est le Tchadien Hissein Brahim Taha qui remplace le Saoudien Youssef Ahmad Al-Othaimeen, rapporte, samedi, l’Union des agences de presse de l’OCI (UNA-OCI) . Cette élection est intervenue lors de la 47ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères (CMAE) des Etats membres de l’OCI dont les travaux ont été ouverts, vendredi, à Niamey, par le président nigérien, Issoufou Mahamadou. Le  nouveau secrétaire général de l’OCI, qui prendra fonction le 17 novembre 2021, à la fin du mandat de son prédécesseur, a prêté serment samedi dans la capitale nigérienne, devant la 47ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI. M. Taha, 69 ans, qui était en lice avec le candidat du Bénin, après le retrait de celui du Nigeria, dirigera l’OCI pendant cinq ans. Les travaux de cette session dont le thème est « Défis sécuritaires et humanitaires auxquels sont confrontés les pays du Sahel, membres de l’OCI » se sont poursuivis, samedi, sous la présidence du ministre nigérien des Affaires étrangères de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens de l’étranger, Kalla Ankourao. Les participants, après avoir élu, a huis clos, le nouveau secrétaire général de l’OCI, ont procédé à l’adoption des projets de résolutions et à la proclamation d’une « Déclaration de Niamey ». A l’ouverture des travaux, le chef de l’Etat nigérien avait rappelé une préoccupation du Niger pour la transformation du bureau de l’OCI, à Niamey, en bureau régional. Plusieurs discours ont été prononcés dont celui de la présidence de la 46ème session du CMAE, les Emirats Arabes Unis (EAU), qui a ensuite passé le flambeau au Niger, par la voie du ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’intégration africaine et des Nigériens de l’étranger, Kalla Ankourao. La Présidence du 14ème sommet islamique, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal Bin Farhan, a prononcé un discours suivi de ceeux du groupe africain par le Sénégal, des groupes arabe par la Tunisie et asiatique, par la Turquie. Depuis la création de l’OCI en 1969, le Niger a abrité deux conférences des ministres des Affaires étrangères, en 1982 et cette année 2020. Un nigérien, Dr Hamid Algabid, a servi pendant deux mandats comme secrétaire général de l’OCI, rappelle-t-on. La séance de clôture a été suivie d’une conférence de presse conjointe du secrétaire général sortant de l’OCI et du ministre nigérien M. Ankourao. HA/MD (UNA, AMAP)

Moussa John Kalapo : Le photographe qui traque les imperfections de la société

Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 28 Nov (AMAP) Pantalon jeans et jacket noir en cuir, bonnet Cabral sur la tête, barbe et moustache fournies, Moussa John Kalapo porte en bandoulière un appareil photo. « Ah ! Ce bonnet permet aux étrangers, qui ne me connaissent pas, de savoir d’où je viens », lâche-t-il, sourire en coin. L’homme ne se sépare jamais de son bonnet, en hommage au héros de l’indépendance bissau-guinéenne, Amilcar Cabral. Ce bonnet Cabral est devenu, en quelque sorte, le béret du Che Guevara de l’Afrique de l’Ouest, reflétant l’image du héros indépendantiste. Né il y a 37 ans, à Bamako, Moussa John Kalapo fréquente l’école Alexis Makosso de Pointe Noire, au Congo Brazzaville, où avaient émigré ses parents. La famille revient, plus tard, à Bamako, pour permettre au garçon de passer son Diplôme d’études fondamentales (DEF), en 2000, à l’école Marie Diarra II, à Hamdallaye (Bamako). Moussa John Kalapo entre au lycée Prosper Kamara, puis rejoint l’Institut de formation professionnelle (IFP) de Sikasso pour une formation en comptabilité. A sa sortie de l’école de formation, il travaille, pendant quelques mois. Très vite, il comprend que la comptabilité ne lui convient pas. Il s’inscrit au Centre de formation en photographie (CFP) de Bamako où il suit une formation en photographie conceptuelle-créative et d’art. Après plusieurs années d’activité, il obtient une bourse de la Tierney Family Foundation Awards-Tierney Fellowship en 2015, pour poursuivre une formation en photographie documentaire et résidence de création dans l’une des prestigieuses écoles d’art photographique, Market Photo Workshop (MPW), à Johannesburg, en Afrique du Sud. Moussa John Kalapo, expose, actuellement, au Musée des Tapisseries dans le cadre du Festival photo d’Ex 2020 intitulé « Regards croisés ». Un événement annuel, qui se tient à Aix-en-Provence, dans le Sud de la France. Il a été sélectionné, avec quatre autres photographes africains, qui doivent croiser leurs œuvres avec celles de cinq photographes français sur la situation de l’humanité. Il y montre sa série documentaire sur les chambres dénommées : « Empreintes de mes rêves ». Il explique qu’il se démarque de la culture de l’esthétique en dévoilant sans artifices des conditions de vie assez communes et franchement indigentes de sa société, à travers la prise de vues de chambres à coucher. A l’indigence matérielle, s’ajoute la prolifération des traces de sentiments et d’états d’âme laissés sur les couches, au petit matin. Au-delà des réalités crues de vétusté, de désordre ou de saleté, John Kalapo nous exhorte à considérer les chambres et les lits comme les décharges des poids du conscient. L’objectif de son appareil capte notre vie quotidienne, dépourvue des artifices. Il révèle ainsi une réalité moins reluisante. A Nîmes, une autre ville de France, le photographe fait la restitution d’une résidence de création effectuée en février dernier. Pour NegPos Galerie, le photographe malien avait travaillé sur le thème : Ceux qui n’ont pas de toit, et qui vivent dans un « Autre monde », les sans domicile fixe (SDF). La résidence ayant coïncidé avec le confinement, il a donc intitulé son travail : « les oubliés du confinement ». Pour lui, la mesure, qui consistait à demander aux gens de rester chez eux, n’était pas juste. « Car, s’interroge-t-il, comment faire lorsque le chez-soi n’existe pas, que l’on vit dans la rue ? » Les rues se sont vidées, il n’y a plus de passants, faire la manche relève de l’impossible. « Ils ont été oubliés dans cette crise sanitaire. Ils sont livrés à eux-mêmes dans les rues urbaines désertées et subsistent encore des personnes, comme les sans-abris, qui n’ont d’autres choix que d’y rester », dit le photographe. Pour faire ce travail, John a dû se faire passer, souvent, pour un SDF, car c’était compliqué avec les règles très strictes. « Après mon travail, je rentrais dormir dans mon appartement », témoigne-t-il. Pour lui, la photo consiste à transmettre une vision. Un photographe doit avoir le réflexe de s’arrêter et d’observer. « Et se demander pourquoi les choses sont toujours vues d’une certaine manière alors qu’elles peuvent être racontées d’une autre façon. » Il divise son œuvre photographique en trois catégories : le travail commercial conceptuel, l’éditorial (pour des magazines et des reportages) et les projets d’inspiration personnelle. Elles partent tous d’histoires de personnes, de groupes, d’événements, et se consacrent aux sujets humains et sociaux. Il a effectué des reportages photo pour plusieurs ONG et entreprises privées au Mali, en Afrique et en Europe. De grandes agences de presse le sollicitent également. Il a, aussi, participé à des ateliers photos et des expositions collectives au Mali, Afrique et en France. Le projet « Archives photographiques du Mali », qui a officiellement démarré en octobre 2015, consiste à numériser les négatifs de grands photographes maliens disposant d’importants fonds photographiques comme Malick Sidibé, Abdrahamane Sakaly, Adama Kouyaté, Tijane Sitou, Félix Diallo et Mamadou Cissé. Une activité suspendue pour le moment. Moussa Kalapo, recruté sur test, était l’un des deux assistants techniques chargés de la numérisation aux côtés des représentants des familles des photographes sélectionnés. Pour lui, « ce travail est d’autant plus important qu’il permet de préserver le patrimoine photographique que les familles ne peuvent pas toujours bien gérer et qui peut, soit disparaître, soit se retrouver à l’étranger, comme ce fut le cas du fonds photographique de Seydou Keita. Or, ces images font partie de l’histoire du Mali et doivent être conservées pour la postérité ». En 2016, à la suite d’un appel à candidatures, Moussa a été retenu à la « Quinzaine de la photographie du Bénin », sur le thème « L’esclavage moderne». à Cotonou, il a remporté le deuxième prix appelé « Prix de l’Innovation ». Sa série intitulée « Le travail domestique des enfants » a séduit le jury par la beauté des images et sa force narrative. En mars 2017, Moussa Kalapo a participé à une résidence de quinze jours à Rabat au Maroc, avec trois autres photographes du Sénégal, de la Tunisie et du pays organisateur, sur le thème « Rabat, l’Afrique en capitale ». Il a présenté à cette occasion une série dénommée « Présences ». Les images ont été exposées dans la Galerie Bab Rouah, du 28 mars au 23 avril 2017.

Cité des enfants: Les petits génies des instruments traditionnels

Par Mohamed D, DIAWARA Bamako, 28 Nov (AMAP) Le show n’a pas de secret pour l’adolescente Mariam Diabaté et ses coéquipiers. A 14 ans seulement, elle évolue au sein du Mini ensemble instrumental, une formation musical de 10 jeunes garçons et 10 jeunes filles. Bien « genré » ! Ces mômes font parler leur talent. L’initiative est du virtuose de la kora, Toumani Diabaté, soutenue par la structure dédiée à l’épanouissement des tout-petits la Cité des enfants. Le Mini ensemble instrumental, appelé auparavant « Mandingue Kids a été créé en 2006. « Mandingue kids » joue, uniquement, des instruments de musique traditionnelle. Le groupe a séduit Mme Koumaré Amina Cissé, la directrice de la Cité des enfants. Il a rejoint cette structure dirigée par l’ancienne animatrice de la célèbre émission télévisée « Nous, les enfants ». Mme Koumaré propose au groupe le nom « Mini ensemble instrumental». Il se veut une école pour les adolescents qui aiment faire de la musique et a déjà guidé les premiers pas de plusieurs jeunes qui font, aujourd’hui, la fierté de la musique malienne parmi lesquels Sidiki Diabaté, fils de Toumani. Ces jeunes artistes interprètent, avec brio, de nombreuses chansons des différents terroirs du Mali. Ils s’inspirent, également, de l’actualité en abordant des thèmes tels que les maladies, l’excision, les violences basées sur le genre y compris la scolarisation des filles. Ils viennent d’ailleurs de dédier une chanson à la sensibilisation contre la Covid-19. Cette pandémie a affecté le Mini ensemble instrumental tous les autres artistes. Une période de crise que le groupe musical a mis à profit pour revisiter son répertoire musical à travers une série de répétitions. Flematou Diabaté, directrice du Mini ensemble instrumental, est nostalgique des moments glorieux de son orchestre. « On a eu la chance de participer au Hollande Festival (HF), un festival international des arts de la scène ». Le groupe est beaucoup sollicité lors de la célébration des journées internationales de la femme célébrée le 8 mars et celle consacrée à l’enfant africain le 16 juin. Le Mini ensemble instrumental ne dispose ni de matériel de sonorisation, ni de moyen transport, explique Mme Amina Cissé : « nous sommes obligés de louer des haut-parleurs, une table de mixage, des microphones et un mini bus de transport en commun appelé Sotrama, chaque fois que le besoin se fait sentir. Des frais de locations qui réduisent les gains car ils ne sont pas pris en charge par le commanditaire. Mariam Diabaté en est à sa deuxième année de carrière dans ce groupe. Elle est l’une des interprètes du groupe du fait de sa très belle voix et de son talent prometteur de chanteuse. L’adolescente apprécie particulièrement l’initiative. À travers cette formation musicale, elle a pu se familiariser avec les notes de la musique. « C’est le plus important », se réjouit-elle. Pour elle, le gouvernement doit les aider pour avoir les matériels de sonorisation notamment les amplificateurs et les micros. La jeune cantatrice n’est pas près d’oublier le 8 mars qu’elle a fêté au Palais présidentiel, avaec le Mini ensemble instrumental, à l’invitation de l’ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. « J’ai même réussi à parler avec le président », indique Mariam, toute émerveillée. Amina Cissé se rappelle comment la Cité des enfants, et le Mini ensemble instrumental se sont rencontrés. « Quand je suis arrivée à la Cité des enfants, j’avais besoin des mômes qui jouaient uniquement avec les instruments traditionnels pour réaliser l’une des missions de la Cité qui consiste à participer à l’initiation artistique des enfants et à leur éducation civique et morale. Comme le Mini ensemble instrumental était déjà en place sous l’appellation de « Mandingue kids », mon projet avec le groupe a été de compléter le volet orchestre par le volet enfants qui maîtrisaient les instruments de musique traditionnelle. C’est ainsi que notre collaboration a commencé et j’ai proposé le nom Mini ensemble instrumental », raconte la directrice de la Cité des enfants. Ils animent toutes les activités de la Cité des enfants, notamment la Semaine nationale de l’enfant, le Salon de l’enfance et plusieurs autres journées internationales de l’enfant. « Tout le monde aime ces enfants », dit notre interlocutrice. À travers la Cité des enfants, beaucoup d’autres organisations et structures les sollicitent. « Depuis qu’on a commencé à collaborer, chaque fois qu’on les sollicite, ils disent de venir voir la directrice de la Cité des enfants pour leur mise à disposition », se réjouit la directrice générale. Chaque année, la Cité propose des formations musicales à 10 enfants du groupe à travers le festival « Équation nomade », une rencontre artistique annuelle en faveur des enfants du Mali. Dans ce domaine de renforcement de capacité, la Cité des enfants travaille d’arrache-pied pour que ces jeunes musiciens puissent bénéficier d’autres formations notamment à l’étranger. Ces jeunes artistes profitent, aussi, de leur temps libre pour encadrer d’autres enfants qui ont aiment faire de la musique. MDD/MD (AMAP)

Éliminatoires Afrobasket 2021 : Belle opération des Aigles basketteurs du Mali

Bamako, 28 Nov (AMAP) Le Mali a battu, vendredi, le Rwanda (70-64), pour son premier match des éliminatoires de l’AfroBasket masculin 2021 qui se déroulent à Kigali. Les Aigles basketteurs, emmenés par l’expérimenté Nianta Diarra, auteur d’un double-double (19 points et 11 rebonds), ont d’abord remporté le premier quart-temps (21-14), avant de voir le Rwanda revenir dans la partie. Les Rwandais ont réduit l’écart à seulement deux petits points à la pause (38-36). Au retour des vestiaires, le Rwanda s’est appuyé sur son trio Kenny Gasana (17 points), Dieudonné Ndizeye (17 points) et Adonis Filter (13 points, 7 rebonds et 6 passes) pour remporter le troisième quart-temps (53-51). Dos au mur, le Mali s’est remis à Nianta Diarra dans les derniers instants pour faire la différence, grâce à un tir à trois-points décisif à 48 secondes du buzzer, sur une passe décisive du jeune meneur Siriman Kanouté (6pts, 4pds, 2ints) qui dispute son premier match chez les seniors, après avoir tout gagné avec les équipes de catégorie jeune. Le Mali l’a emporte de six points, renversant ainsi le Rwanda (70-64). Dans l’autre match du groupe D, le Nigeria a battu le Soudan du Sud (76-56). Le Mali et le Nigéria comptent chacun un succès dans ce groupe D, tandis que le Rwanda déjà qualifié automatiquement, comme pays organisateur de l’AfroBasket 2021, et le Sud-Soudan n’ont encore remporté le moindre match. Pour son prochain match, le Mali croisera le Sud-Soudan ce samedi 28 novembre tandis que le Rwanda fera face au Nigeria, favori du groupe. LMD/MD (AMAP)

Mali : Le Gouvernement lance une croisade contre la violence en milieu universitaire

Bamako, 28 Nov (AMAP) Le Premier ministre, Moctar Ouane, a présidé, vendredi, une réunion de concertation sur la feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations du Forum national sur la violence en milieu universitaire et son plan d’actions, rapporte l’Essor. Le Chef du gouvernement a rappelé la place prépondérante de l’école comme « lieu de transmission des valeurs et des savoirs », dans l’éducation des enfants. Cette école malienne, jadis enviée dans toute la sous-région, offre, malheureusement, aujourd’hui, un triste spectacle qui « questionne sur l’avenir même de la nation ». L’école est gangrenée par une « violence endémique, entretenue et utilisée comme mode d’action par des groupes d’étudiants, qui est en passe de compromettre toutes les politiques éducatives de notre pays », a ajouté M. Ouane. Au fil des ans, l’espace scolaire, a regretté le Chef du Gouvernement, « est devenu hautement criminogène », a-t-il poursuivi. Selon lui, des armes y circulent et le trafic et la consommation de stupéfiants y prospèrent, alimentant vandalismes, agressions, humiliations et viols, perpétrés au quotidien sur d’autres étudiants, sur des professeurs ou sur le personnel administratif et technique. Ce triste constat, ainsi que l’échec de nombreuses initiatives visant à juguler le phénomène, ont conduit les autorités de la Transition « à faire de la refonte du système scolaire un axe prioritaire de la Feuille de route dont la mise en œuvre nécessite l’union sacrée de l’ensemble des Maliens autour de l’école », a indiqué le Premier ministre Ouane. Selon le Premier ministre, des mesures vigoureuses sont recommandées pour ramener l’école à son objectif premier qui est d’assurer l’éducation des enfants dans la sérénité et la sécurité. Outre le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, celui de l’Education nationale, on notait la présence de plusieurs autres membres du gouvernement, d’anciens ministres en charge de l’Enseignement supérieur, de responsables de l’université, de la sécurité nationale et d’acteurs de la société civile. AC/MD (AMAP)

Violences basées sur le genre : Une campagne d’information et de sensibilisation lancée  

Bamako, 27 Nov (AMAP) La campagne d’information et de sensibilisation contre les violences basées sur le genre sous le thème : «Investissons dans la lutte contre les violences basés sur le genre pour une participation inclusive au développement» a été, officiellement, lancée, jeudi, à Bamako. Lors de la cérémonie qu’elle a présidée au Centre des jeunes de Sogoniko, en présence de nombreux invites, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Bouaré Bintou Founé Samaké, a souligné que « la collaboration entre les États, le monde scientifique, la société civile et les industries a véritablement changé la donne face à la Covid-19 ». Elle a signalé l’urgence d’assurer le plaidoyer pour une sincère collaboration afin d’éliminer la violence à l’égard des femmes, dans tous les pays. Le phénomène de la violence à l’égard des femmes touche de nombreuses femmes et de tous les âges. Rien que l’année dernière, 243 millions de femmes et filles ont subi des violences sexuelles ou physiques de la part de leurs partenaires. Et cette année, le nombre de cas dénoncés a explosé, témoignant de l’augmentation préoccupante de la violence domestique, de la cyber intimidation du mariage d’enfants, du harcèlement sexuel et de violence sexuelle. Mme Phumzile Mlambo Ngcuka, directrice exécutive d’ONU Femmes, s’est demandé «si seulement, pour mettre fin aux violences commises par les hommes à l’encontre des femmes, il suffisait de trouver un vaccin. Si seulement la réponse apportée à ce mal bénéficiait d’autant de financements que ceux apportés à la Covid-19 et à son impact sur nos sociétés et nos économies ». Les violences basées sur le genre représentent un fléau qui requiert une mobilisation générale de la communauté, des partenaires et des décideurs en faveur de la promotion des droits de la femme. La violence des hommes à l’égard des femmes doit cesser avec une intervention coordonnée à l’échelle planétaire et l’application de protocoles. « Imaginer que nous investissions la même qualité de ressources, d’énergie et d’expertise dans la recherche d’une solution durable et globale. Si tous les dirigeants du monde, chefs d’États et de gouvernement, consacraient tous leurs efforts à cette lutte, avant le personnel de première ligne procureur, juge et policiers travaillant à sauver la vie de tant de femmes et filles», a dit la responsable de l’organisation onusienne. Elle estime que c’est une collaboration de cette ampleur et de cette nature qui serait nécessaire pour éliminer la violence à l’égard des femmes dans tous les pays et à tous les niveaux : communautaire, familial et individuel. Selon Mme Phumzile Mlambo, les changements culturels qui doivent intervenir sont tout aussi importants, car ils sont la clé pour conjurer la violence à l’égard des femmes. «Nous devons faire évoluer les stéréotypes et les attitudes qui conduisent d’une part à perpétuer le sentiment de honte chez les survivantes, et d’autre part à banaliser le comportement des auteurs de ces crimes ou à les excuser», indique-t-elle. « Nous devons rallier tout le monde à cette cause, y compris le sexe opposé. Après tout, un virus est aveugle, alors qu’un homme ou un garçon peut choisir de ne pas être violent, et la société peut le guider dans cette voie et demande de répondre de ses actes s’il le devient », précise la directrice exécutive de ONU-Femmes. AD/MD (AMAP)

Armée : Remise d’un important lot de matériels

Bamako, 27 Nov (AMAP) Le vice-président de la Transition, Assimi Goïta, a présidé, jeudi, la remise de 200 véhicules tout-terrain et d’un lot important d’armes individuelles et collectives aux Forces armées maliennes (FAMa). La cérémonie de réception de ces équipements militaires s’est déroulée sur la Place d’arme de Kati, en présence du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara et de plusieurs responsables militaires. Ces matériels militaires sont destinés précisément à l’Armée de l’air, au Génie militaire, à la Gendarmerie et à la Garde nationale. À ces bénéficiaires s’ajoutent les Écoles militaires interarmes de Koulikoro et l’École des sous-officiers de Banankoro. Dans son allocution, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, a indiqué que cette remise s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités de l’Armée. «Nous avons conscience que l’immensité du territoire et les défis auxquels nous sommes confrontés exigent une plus grande mobilité. Nous sommes farouchement résolus à tout mettre en œuvre pour faciliter l’exécution efficiente des tâches que la Nation tout entière attend de nous», a assuré le colonel Camara, avant d’inviter les bénéficiaires à faire bon usage des matériels reçus. «Votre capacité à défendre le pays est en partie tributaire des moyens mis à votre disposition. Je ne doute point de votre détermination et aucun sacrifice ne sera de trop pour vous soutenir», a-t-il lancé à l’endroit des bénéficiaires. Le chef du département de la Défense et des Anciens combattants s’est dit convaincu que les bénéficiaires seront galvanisés pour la défense de la Nation. Selon lui, cette action de renforcement des capacités de notre armée n’est qu’un début.« D’autres formes de soutien viendront s’ajouter à celui-ci », a-t-il promis. Le vice-président de la Transition a procédé à la remise symbolique des clefs des véhicules. MDD/MD (AMAP)

Rokia Traoré parle : « Ma carrière est prise en otage »

La star malienne revient, dans cet entretien, sur ses ennuis avec la justice belge et dénonce l’injustice qu’elle subit dans cette affaire. Elle évoque aussi ses projets et livre son analyse sur les besoins d’organisation du secteur de la culture dans notre pays L’Essor : Comment évolue le dossier judiciaire qui vous a valu des ennuis en France en mai dernier ? Rokia Traoré : La procédure au niveau de la justice malienne suit son cours comme il se doit et la vie continue. Il est important de noter qu’il m’a été ordonné par la justice belge de retirer ma fille de son école qu’elle fréquentait au Mali depuis deux années scolaires auparavant, la séparer de tout son environnement habituel, acheter les billets d’avion pour voyager de Bamako à Bruxelles et aller la livrer sur le territoire belge. Je suis et mes enfants sont de nationalité malienne et nous vivons au Mali, les enfants fréquentent des écoles au Mali. Il m’a été injustement ordonné de livrer ma fille à un père qui dit clairement ne pas avoir les moyens de l’élever. Mais la justice belge a trouvé solution à cela aussi. Dans leur décision, je dois payer une pension alimentaire au père ainsi que des frais pour l’école et tous les autres besoins de l’enfant. De la même façon que j’aurais respecté n’importe quel système de justice, j’ai respecté la justice belge. J’ai constitué un avocat en Belgique en trois jours après avoir reçu par email une citation à comparaître un 1er mai (jour férié) pour une audience au tribunal de Bruxelles le 6 mai. Bien évidemment, puisque je n’habite pas en Belgique ni ailleurs en Europe, il était impossible de me délivrer la citation à comparaître de la justice belge sur le territoire malien dans les règles juridiques connues. À un moment, j’ai compris que mon crime fut d’avoir décidé de vivre au Mali, en Afrique avec mes enfants. Je suis coupable d’être une Africaine qui a cru en l’égalité des droits entre Noirs et Blancs, hommes et femmes. Par ailleurs, j’entends souvent dire que j’aurais causé des ennuis diplomatiques à mon pays, le Mali, en rentrant à Bamako en mai 2020 pendant que j’étais en attente d’être extradée en Belgique pour cinq ans de prison en laissant ma fille qui aurait simplement été récupérée par son père et perturbée à vie si moi, la mère qui a sa garde, je me retrouvais en prison pour purger une peine de 5 ans. Selon quelle règle diplomatique le Mali serait donc en faute d’avoir autorisé l’atterrissage d’un avion transportant une Malienne rapatriée pendant la crise de la Covid-19 au Mali où elle réside ? Pourtant, mon avion a, tout à fait, décollé de France avec une autorisation de décollage de ce pays. Je n’ai pas utilisé de faux documents, je n’ai tué ni agressé personne pour prendre l’avion et décoller de France où j’avais été arrêtée et emprisonnée malgré mon immunité diplomatique qui n’a jamais été officiellement levée, donc, a priori, a bien été méprisée. Le Mali devait refuser l’atterrissage de mon avion alors que la France avait donné l’autorisation de décollage de son territoire à cet avion ? Pour quelles raisons ? Parce que j’ai tué quelqu’un ? Aurais-je été impliquée dans un trafic de drogue ? J’aurais détourné des fonds ? Pourquoi aurait-il fallu continuer à me maltraiter pour un dossier de plainte mensonger d’un citoyen belge en Belgique alors que je vis au Mali et suis citoyenne malienne ? Jamais aucune des décisions de la justice belge ayant mené à l’émission du mandat d’arrêt européen ne m’a été signifiée, car je n’habite pas en Belgique et il n’y a jamais eu de procédure d’exequatur de ces décisions auprès de la justice malienne. Il est une chance, une bénédiction pour le père de ma fille d’être européen et que l’Europe entière le soutienne pour persécuter une femme, une mère. Il n’a besoin ni de me battre, ni de me tuer dans sa violente et malveillante attitude, le système de justice de son pays s’en charge pour lui. Le moins que le Mali pouvait faire pour moi, sans prendre aucun risque diplomatique était certainement d’accepter qu’atterrisse mon avion en territoire malien, du moment qu’il avait légalement obtenu une autorisation de décollage en France et que j’étais bien sortie du territoire français avec mes documents d’identité sans aucune malversation. L’Essor : Ce dossier judiciaire n’a-t-il pas un impact négatif sur votre carrière et sur vos projets ? Rokia Traoré : Mes enfants ont été profondément perturbés, j’ai été dénigrée, maltraitée, emprisonnée, ma carrière prise en otage en me faisant perdre des contrats de travail, sur la base d’une fausse accusation d’enlèvement d’enfant dont l’inexactitude a été démontrée en fournissant des attestations et certificats. Ce dossier a un impact sur ma vie parce qu’il m’a révélé beaucoup de choses négatives que je n’imaginais plus possibles de nos jours dans les relations entre l’Europe et l’Afrique… Mais, comme nous disons chez nous les bamanan « en nommant toutes les parties de son corps, on en arrive à s’insulter soi-même ».… De plus, je n’aime pas m’attarder sur les énergies négatives et destructrices. Je ne veux pas que mes enfants subissent mes souffrances si je ne parvenais pas à les contenir. J’avance, c’est ainsi que j’ai été éduquée. Toujours avancer tant que nous sommes encore en ce monde et en bonne santé, en étant certain de son honnêteté, de sa droiture. L’Essor : à propos de vos projets, vous aviez entrepris la création et la mise en scène d’une série de spectacles depuis 2018. Où en êtes-vous ? Rokia Traoré : La crise de la Covid-19 bouleverse le secteur culturel. L’une des conséquences en Europe est la fermeture des sites où le public s’assemblait pour visiter des œuvres, voir des spectacles, regarder des films… En principe, j’achève la création des spectacles prévus. Ils seront joués à la reprise, après la crise, ou certains online (sur Internet et chaînes de télévision), ou en live en Europe

Soins des indigents : Le casse-tête du remboursement des prestations

Par Fatoumata NAPHO Bamako, 27 Nov (AMAP) Le régime d’assistance médicale est un soulagement pour les indigents. Mais dans la pratique, le recouvrement des coûts des soins administrés à ces personnes reste une épine dans le pied des établissements de soins. L’accès à des soins de santé de qualité demeure une problématique générale et particulièrement pour les indigents. À cet effet, la loi N° 09-030 de juillet 2009 a institué le Régime d’assistance médicale (RAMED) pour couvrir les indigents reconnus comme tels. Les articles 5 et 6 de cette disposition juridique indiquent que les personnes qui ne sont couvertes par aucun autre système d’assurance maladie et reconnues indigentes bénéficient avec leurs ayants droit des prestations de ce régime de protection sociale dans les conditions fixées par le décret N°09-555/P-RM du 12 octobre 2009. Le RAMED qui participe du renforcement de la protection sociale et de la lutte contre l’inégalité dans l’accès aux soins de santé de base dans notre pays est géré par l’Agence nationale d’assistance maladie (ANAM). Charge à elle de rembourser les prestations faites par les établissements hospitaliers, les Centres de santé de référence (CSréf) et autres centres de santé communautaire (CSCOM) dans la prise en charge des indigents. Pour être éligible au RAMED, il faut avoir un certificat d’indigent délivré soit par la mairie, soit par le préfet ou le sous-préfet, après une demande formulée dans ce sens. La demande est ensuite transmise au service local du développement social qui s’emploiera à mener une enquête avant d’élaborer son rapport. Ce compte-rendu oriente la décision de délivrer ou pas un certificat d’indigent. Une fois que la personne est éligible, le certificat sera envoyé à l’Anam pour l’immatriculation. Pour les personnes sans domicile fixe, le service social, après constat, attestera de la situation. L’agent de service établit un document dans ce sens pour le soumettre à la signature de l’autorité municipale compétente, avant de l’acheminer à l’Agence. Alassane Dembélé, chef du service social au Centre hospitalo-universitaire (CHU) du Point G, confirme que lui et ses collaborateurs s’occupent bien des indigents qui leur sollicitent dans le cadre des soins. CERTIFICAT D’INDIGENCE – «Un indigent malade, c’est quelqu’un qui vient à l’hôpital dépourvu de tous moyens pour faire face aux frais médicaux. Il n’a également personne pour lui venir en aide. C’est un démuni, muni d’un certificat d’indigence délivré par une autorité administrative et immatriculé à l’ANAM», explique le responsable du service social. Pour lui, les choses sont très claires. L’indigence est attestée par un certificat. Mais il peut arriver qu’une personne malade se présente sans ce certificat d’indigence mais n’ayant pas non plus de ressources financières pour se prendre en charge. Dans ce cas, on parlera de cas social. Celui-ci peut aussi être considéré comme un indigent mais à la différence qu’aucune preuve matérielle rien n’atteste de son indigence. Alassane Dembélé indique également qu’une personne accidentée ou un malade ramassé dans la rue peuvent être pris en charge comme des indulgents parce qu’ils se trouvent dans une situation d’urgence. Après les enquêtes détermineront leur statut. Un autre cas de figure peut se rapporter à un malade qui, sur la durée, notamment dans le cas des traitements longs, peut avoir des difficultés financières à faire face à ses frais médicaux. Dans ce cas, elle sera reversée dans la catégorie des indigents. À l’hôpital situé sur les hauteurs de Bamako, le service social est très actif et peut recevoir quotidiennement plus d’une trentaine d’indigents enrôlés au Ramed pour des besoins de consultations médicales, d’analyses et autres soins. Pour les autres indigents qui ne relèvent pas de ce cas de figure, son service fait, selon lui, de la «débrouillardise» pour répondre aux sollicitations, parfois avec le soutien des partenaires (nationaux et internationaux). Dans le bureau du responsable du service social, on se croirait dans un magasin avec de vieux cartons de médicaments et des sachets. «Nous disposons d’un peu de médicaments voire du linceul. Ce qui vous donne l’impression d’être chez un magasinier, explique-t-il en les pointant du doigt. Il apprécie également l’accompagnement de l’administration hospitalière qui assure l’alimentation pour les indigents et apporte des appuis ponctuels, en termes de médicaments et de réalisations de certains examens complémentaires. Le chef du service social de l’hôpital du Point G relève aussi que lorsque les équipements tombent en panne technique, la prise en charge devient compliquée, notamment pour les personnes qui n’ont pas un certificat d’indigence parce qu’il est quasi impossible de les référer à d’autres hôpitaux en capacité de faire les mêmes examens, indique-t-il. Pour son collègue de service, Mamadou Keita, le service social est la porte d’entrée des indigents parce qu’il facilite leur prise en charge médico-sociale, psychologique voire leur insertion. Et l’administrateur social de préciser que ces personnes viennent à eux, avec ou sans certificat d’indigence, pour avoir de l’aide. «À notre tour, nous évaluons l’état d’indigence de la personne avant de procéder à sa prise en charge. Celles qui n’ont pas de certificat sont prises en charge comme des cas sociaux». Devant une extrême urgence, le service peut également approcher la direction pour faciliter l’immatriculation au niveau de l’ANAM. Même dans ce cas de figure, la procédure peut prendre deux jours. Pour assurer leur prise en charge, le service social reste confronté à des difficultés d’ordre financier. Pour pallier la situation, les administrateurs sociaux préconisent le retour à un système, celui de la prise en charge par la Direction nationale du développement social (DNDS) qui a fait sa preuve par les résultats. Dans ce système, la DNDS allouait une certaine somme à l’hôpital pour prendre en charge ces malades. Par contre, le RAMED couvre le risque maladie pour les seuls indigents enrôlés reconnus comme tels. L’Agence recommande aux indigents de consulter aux premiers niveaux de la pyramide, notamment au niveau des Csref avant d’être référés par ceux-ci aux hôpitaux pour les consultations spécialisées qui dépassent les compétences du niveau CSréf. Au niveau des services sociaux, on n’apprécie guère cette façon de faire qui peut entraîner la lenteur dans la prise en

Désenclavement rural : Quelques 572 KM de pistes rurales en cours de réalisation à Koulikoro et Sikasso (Sud)

Synthèse de Cheick M. TRAORÉ Bamako, 27 Nov (AMAP) Le milieu rural est par essence la principale zone de production agricole de notre pays. Il est malheureusement très enclavé avec des pistes rurales qui sont souvent impraticables surtout en période d’hivernage. Cette situation rend difficile l’écoulement des productions agricoles de ces contrées et l’accès des populations aux denrées de première nécessité et aux services sociaux de base. Dans le but de rendre nos pistes pastorales cyclables en toutes saisons afin de conjurer ces difficultés, le gouvernement a initié le Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale dénommé (PAAR). Cela à travers le ministère des Transports et des Infrastructures avec l’appui de la Banque mondiale. Le PAAR est à sa seconde phase d’intervention pour une durée de cinq ans (2017-2022). Période durant laquelle, il prévoit l’aménagement d’un total de 1.700 km de pistes rurales dans les Régions de Koulikoro et Sikasso. Cela en traitant par exemple des points critiques en vue de faciliter l’accès des populations aux marchés, aux services de santé, aux écoles et aux communes voisines. Ainsi, après l’aménagement des 445 km de pistes rurales de la phase I du projet, les travaux d’aménagement des 571,49 km de pistes de la phase II du Paar sont en cours dans les deux régions bénéficiaires du Projet. Dans la Région de Koulikoro, un linéaire total de 202 km de pistes rurales est en cours de réalisation dans les cercles de Banamba et Dioïla. Dans la circonscription de Banamba, trois pistes sont en construction. Il s’agit des pistes Kiban-Toukoroba-Tamani-Ségala-Nyamina sur une distance de 77 km, Sirakorola-Tougouni-Nyamina longue de 72 km et Sirakorola-Toubacoura pour un total de 28 km. Le Cercle de Dioïla compte une piste en aménagement : Fana-Nangola-Sorokoro-Bèlèko-Mèna, longue de 115 km Les cercles concernés par les travaux dans la Région de Sikasso sont Bougouni, Kadiolo, Kolondièba, et Yorosso. Ils concernent un total de 238 km repartis entre quatre circonscriptions. La seule piste en aménagement dans le Cercle de Bougouni est celle reliant Siobougou-Wola-Falani-Sanso/Bretelles : Wola-Dionkala sur une distance de 58 km. Le tronçon Loulouni-Nirouani-Ouattarasso-Kambo-Kadiolo, longue de 37 km, est en cours dans le Cercle de Kadiolo. Le Cercle de Kolondiéba  bénéficie d’une piste en aménagement notamment l’axe Tiendaga-Fakola-Kotla-Sama-Dani-frontière RCI et bretelle Fakola-Soukourani-Togodaba-frontière RCI, longue de 116 km. Quant au Cercle de Yorosso, il compte également une piste en aménagement : Koury-Ngorola, longue de 27 km. Les travaux ont débuté en novembre 2019. La réception provisoire de la piste Fana-Nangola-Sorokoro-Bèlèko-Mèna dans la Région de Koulikoro a eu lieu au mois de juillet 2020. Cela en tenant compte des réserves formulées pour améliorer la qualité des travaux. Dans cette région, l’insécurité a impacté négativement le bon déroulement des travaux de certaines pistes de la phase II du Paar au niveau des cercles de Koulikoro et Banamba. Des dispositions sont en cours d’être prises pour la reprise et la finalisation des travaux d’aménagement des pistes concernées. Les travaux, dans la Région de Sikasso ont également débuté en novembre 2019. La réception provisoire des différentes pistes a lieu en juillet 2020 sous réserves. Les tâches du pont de Ziguéna sont presque terminées. La finalisation de la piste Koutiala-Konséguéla-Konina, activité de la phase I du PAAR, est en cours. Le lancement du Dossier d’appel d’offres (DAO) des travaux des trois ponts de N’Tiobougou, Faniéna et Djoungoula (phase 1 du projet) est imminent. L’aménagement de 50 km de pistes rurales de Konna avait été sollicité par les autorités dans le cadre du G5 Sahel. Les travaux avaient démarré avant de connaître des difficultés liées à l’inondation de la zone. Des dispositions sont prises pour le redémarrage des travaux après l’hivernage vu que la zone est inondée. Dans le cadre des travaux d’urgence initiés par le gouvernement dans les Régions de Mopti et du Nord du Mali, le Paar a été chargé de la réalisation de certaines infrastructures en dehors de sa zone habituelle d’intervention (Koulikoro et Sikasso). Il s’agit de la réalisation des travaux d’urgence de 16 km de digues à Ténenkou et Macina où la remise de site est effective. Les travaux préliminaires sont en cours. Les études pour la réalisation de la gare routière à Bankass sont presque finalisées. Le projet réalise également des infrastructures connexes ou socioéconomiques au bénéfice de chaque village riverain des pistes aménagées. Chaque bourgade bénéficie ainsi d’une infrastructure communautaire prioritaire en matière de développement local. à cet effet, un linéaire de 202 km de pistes rurales est en aménagement dans la Région de Koulikoro. Les installations connexes en cours d’études au niveau de la région sont au nombre de 39, dont six blocs de trois salles, soit 18 salles de classe équipées, 17 points d’eau, sept réhabilitations d’infrastructures de santé, huit périmètres maraîchers et un magasin de stockage. à Sikasso, 265 km de pistes rurales sont en cours d’aménagement. Les aménagements connexes de la phase II qui sont au stade des études techniques, sont au nombre de 43 et se composent de 15 blocs de trois salles de classes soit 45 salles de classes équipées, dix points d’eau, dix réhabilitations d’infrastructures de santé, cinq clôtures d’école, deux clôtures de Centres de santé communautaire (CSCOM) et un magasin de stockage. Pendant que les travaux de la phase II sont en cours de réalisation, les activités liées aux phases III et IV qui ont été combinées, sont également en cours. Les pistes à aménager ont été déjà choisies par les collectivités territoriales des deux régions avec un linéaire de 683 km. Les aménagements connexes prioritaires des 107 villages riverains des pistes à aménager, ont été également choisis par les populations bénéficiaires.