Médias : La crise sanitaire aggrave la précarité

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 5 fév (AMAP) La plupart des entreprises de presse maliennes vivent, d’ordinaire, dans une situation financière difficile. Le Coronavirus a accentué les difficultés même si le Mali ne fait pas partie des plus touchés. Mais, ici, la seconde vague de l’épidémie s’est montrée plus meurtrière que la première. Au 3 janvier dernier, les personnes contaminées par la maladie étaient au nombre de 8.119 personnes dont 6.011 guérisons et 333 décès. Heureusement, la courbe des contaminations marque un fléchissement ces derniers jours. Cependant, les effets néfastes de la pandémie ne faiblissent pas. Tous les secteurs d’activité sont affectés à des degrés divers. Le secteur des médias fait partie des domaines d’activité les plus frappés par le marasme ambiant entretenu par le ralentissement de l’Economie. Déjà, en temps normal, la précarité est le lot quotidien de beaucoup d’entreprises de presse. La crise sanitaire est venue aggraver davantage une situation déjà pas très reluisante. Les patrons de presse le reconnaissent volontiers. La crise sanitaire est un facteur hautement aggravant de la précarité dans le milieu des médias. Selon directeur de publication du bihebdomadaire d’information Mali-Tribune, Alexis Kalambry, « la Covid-19 a fortement impacté la presse écrite à plusieurs niveaux ». « Pour que les lecteurs achètent, il faut qu’ils sortent de leurs maisons. Les ventes ont fortement diminué. Beaucoup d’entreprises dans tous les secteurs ont été fermées. Celles qui n’ont pas fermé, ont drastiquement baissé leur budget de communication. Alors que la publicité représente plus de 70% des recettes des journaux », explique l’ancien vice-président de la Maison de la presse. En effet, les mesures de restriction prises par les autorités pour faire face au coronavirus ont affecté beaucoup d’entreprises à réduire leurs activités et même, souvent, à fermer carrément leurs portes. Réduisant la possibilité de vente des journaux. Et aussi, le ralentissement de l’activité économique, diminue d’autant les opportunités d’annonces publicitaires dans les médias. Le marasme qui s’est emparé du secteur des médias, a eu des conséquences lourdes. « Les projets d’investissement, de développement ont été abandonnés ou gelés. Les salaires ont été retardés et chacun essaie, à son niveau, des solutions pour garder la tête hors de l’eau », confirme Alexis Kalambry. Une autre conséquence de cette maladie est l’accès difficile à l’information, notamment les sources. « La Covid-19 a ralenti les déplacements et les contacts. Il faut des mesures sanitaires et souvent des moyens de communication qui coûtent de l’argent. Le télétravail a rendu beaucoup de gens indisponibles », insiste le patron du bihebdomadaire paraissant les mardis et les vendredis. Pour lui, la crise n’a pas non plus aidé en termes de diversification des contenus. Devant la rareté de l’information et les difficultés d’accès aux sources, les journalistes sont obligés de faire preuve d’imagination et de créativité pour proposer des produits intéressants. Les dommages auraient pu être supportables si la presse écrite nationale avait bénéficié d’un appui financier de la part du gouvernement. « La presse n’a rien eu pratiquement dans le colossal budget adopté pour faire face à la Covid-19. La Maison de la presse a approché les autorités, proposé des solutions, mais nous n’avons eu, à aucun niveau, une oreille attentive », déplore le patron de Mali-Tribune. Le président de l’Association des professionnels de la presse en ligne (Appel-Mali) abonde dans le même sens. Pour Modibo Fofana, comme les autres médias, la presse en ligne n’a pas bénéficié d’appui financier de la part du gouvernement. « Elle a, par contre été soutenue par des partenaires internationaux et la société civile », soutient-il. Pour notre interlocuteur, la pandémie a renforcé la précarité des médias qui ont su trouver des solutions pratiques, souvent drastiques, pour résister. « Au Mali, les médias ont été sérieusement touchés par la maladie à Coronavirus. Par conséquent, certaines entreprises de presse ont réduit leur personnel afin de pouvoir supporter les charges fiscales », explique le patron du site web « Mali24 ». D’autres entreprises de presse ont réduit de moitié le salaire de leur personnel pour éviter les licenciements. Les médias ont également misé sur le télétravail afin de réduire les charges. « A ce niveau, déplore le président de Appel-Mali, le coût élevé de la connexion a freiné les ambitions ». BBC (AMAP)

CHAN 2021 : Aigles locaux, l’ultime bataille

Par Seïbou S. KAMISSOKO Bamako fév (AMAP) Invaincue depuis le début de la compétition, la sélection nationale malienne est déterminée à aller au bout et ne jure que par la victoire face au Maroc, dimanche, au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Le choc met aux prises la meilleure défense et la meilleure attaque du Championnat d’Afrique des nations (CHAN). Place à la grande finale du CHAN, Cameroun 2021 qui aura tenu en haleine les supporters pendant trois semaines. Le dernier acte du tournoi sera la grande finale qui opposera le Mali et le Maroc, dimanche, au stade Ahmadou Ahidjo. Pour cette confrontation, beaucoup d’observateurs parient sur le Maroc, déjà sacré à domicile, en 2018, mais les Lions de l’Atlas retrouveront en face une tenace équipe malienne qui jouera sans complexe, comme elle le fait depuis le début du CHAN. Les Lions indomptables du Cameroun, le Syli de Guinée et les Diables rouges peuvent en témoigner, après leurs duels contre les protégés du sélectionneur Nouhoum Diané. Dimanche, le Mali disputera la deuxième finale de son histoire, après celle de 2016 au Rwanda et la lourde défaite 0-3 devant les Léopards de la RD Congo. Comme en 2016, c’est encore un champion d’Afrique, le Maroc qui se dresse sur le chemin des Aigles et que le capitaine Djigui Diarra et ses coéquipiers doivent battre pour devenir les premiers footballeurs maliens à soulever un trophée continental à ce niveau. Question : la sélection nationale a-t-elle les moyens de damer le pion aux Lions de l’Atlas, la meilleure équipe de ce CHAN, si l’on en juge à travers leur parcours (13 buts en 5 matches et aucune défaite) ? « Cette finale s’annonce difficile pour les deux équipes, les Marocains sont très forts tactiquement, mais le Mali a ses chances et y croyons. Nous avons quelques blessés, mais nous allons tout faire pour aller au bout », répond Moussa Kyabou. Et d’ajouter : « le Maroc a la meilleure attaque du CHAN mais cela ne nous fait pas peur parce que nous sommes également la meilleure défense du tournoi. De toute façon, une finale ne se joue pas, elle se gagne ». Concernant la blessure du défenseur central, Mamadou Doumbia, le milieu de terrain Kyabou a révélé qu’après ce mauvais coup du sort (double fracture du pied droit), les joueurs se sont parlés à la mi-temps et ont promis de tout faire pour gagner pour lui. « Il (Mamadou Doumbia, Ndlr) ne sera pas avec nous pour la finale, mais s’il plaît à Dieu, nous allons lui offrir cette coupe. Nous demandons au peuple malien de faire une grande prière pour nous, ce vendredi, pour qu’on puisse avoir cette coupe », conclue Moussa Kyabou. Son coéquipier Bassékou Diabaté abonde dans le même sens, tout en avouant que les 120 minutes de jeu contre le Congo et la Guinée ont été dures pour le groupe. « Nous nous attendons à un match difficile, surtout après avoir joué deux fois 120 minutes. Sur le plan physique, nous sommes fatigués et en plus, nous avons deux joueurs à l’infirmerie. Nous avons une grande pensée pour nos deux coéquipiers, Mamadou Doumbia et Ibourahima Sidibé, qui ne seront pas avec nous pour cette finale. Dieu sera encore avec nous et je suis optimiste pour la suite des événements », a confié l’attaquant des Aigles locaux. Seul attaquant à avoir scoré, Demba Diallo assure, pour sa par,t que l’équipe est consciente de l’enjeu du choc avec les Lions de l’Atlas et est prête à en découdre avec eux. « Nous sommes conscients de l’enjeu du match et nous allons tout faire pour gagner. Il faut surtout que l’on concrétise les occasions que l’équipe obtiendra et qu’on reste concentrés », conseille l’international malien, en appelant les supporters et l’ensemble des Maliens à faire des bénédictions pour le groupe. Du côté du Maroc, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Houcine Ammouta, a déclaré qu’il s’attend également à une partie difficile, expliquant que toutes les équipes qui arrivent en finale peuvent être sacrées et «ne doivent jamais être sous-estimées ». « Nous savons quelles stratégies utiliser face au Mali et nous nous attendons à un match difficile. Jusque-là, aucune équipe n’a réussi à conserver le titre du CHAN. Nous voulons devenir les premiers à le faire. Nous sommes très motivés pour atteindre cet objectif que nous nous sommes fixés avant de venir au Cameroun », a déclaré Houcine Ammouta. Vingt-quatre heures avant la grande finale, samedi, le pays hôte du CHAN, le Cameroun et la Guinée seront face à face au stade de la Réunification de Bépanda (Douala) pour la médaille de bronze. Dimanche 7 février au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé 19h : Mali-Maroc

Transition au Mali: Les propositions du M5-RFP

Bamako, 5 fév (AMAP Le Mouvement du 05 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) exige de mettre à la disposition de la justice les présumés auteurs, commanditaires et complices des tueries et exactions contre les populations à Sikasso, Kayes et Bamako, intervenues pendant la contestation du régime de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita. Analysant la situation sociopolitique du pays au cours d’un point de presse qui s’est tenu, jeudi le mouvement politique demande, aussi, de diligenter les dossiers de la lutte contre la corruption, notamment par la « levée du secret défense dans les marchés relatifs aux équipements militaires des forces de défense et de sécurité ». Le M5-RFP, par la voix de son porte-parole, Dr Choguel Kokala Maïga, estime être porteur des légitimes revendications du peuple malien qu’il entend faire aboutir par tous les moyens légaux et démocratiques. Il exige, également, la dissolution du Conseil national de Transition (CNT) pour « illégalité et défaut de légitimité », la création des conditions d’une relecture immédiate et consensuelle de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Le mouvement de contestation demande de convenir des modalités de création d’un organe unique et indépendant de gestion du processus électoral, d’instituer un cadre de concertation politique pour convenir des objectifs et modalités de relecture consensuelle des textes électoraux. Dr Choguel Kokala Maïga et ses camarades ont formulé une autre exigence : la tenue des assises nationales de la refondation pour opérer des réformes consensuelles pertinentes. AT/MD (AMAP)  

Élections générales de 2022 au Mali : Un budget de plus de 68 milliards de Fcfa

Bamako, 5 fév (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, a présenté, jeudi, un budget de 88 milliards de Fcfa dont plus de 68 milliards sont prévus pour les scrutins (Référendum, élections présidentielle, législatives, régionales, cercles et communales). Au cours d’une rencontre, par visioconférence, avec les Partenaires techniques et financiers sur l’état des préparatifs des élections générales, le lieutenant-colonel Maïga a indiqué que « ce budget estimatif a été élaboré sur la base des dernières élections et en tenant compte de la situation sanitaire ». Il a ajouté que son plan d’actions a pour « objectif général de contribuer à l’organisation de scrutins libres, transparents et apaisés de sortie de crise et l’opérationnalisation des nouvelles régions ». Le ministre en charge de l’Administration territoriale, a donné ces précisions aux Partenaires techniques et financiers du Mali qui demandaient de prioriser les actions et de prendre en compte le contexte actuel du pays. Si les partenaires n’ont pas donné leur quitus définitif à ce budget au cours de la réunion, ils ont, néanmoins, réaffirmé leur appui constant et multiforme au processus de la Transition. « Il est clair qu’il y a des défis à relever d’autant qu’il ne reste que 13 mois de la période de la Transition et avec 7 ou 8 scrutins à organiser », a indiqué le représentant de l’ambassade de Danemark au Mali, Niels Bossen. Il a estimé que tous les efforts doivent être mis ensemble pour réussir. « Du côté du Royaume de Danemark, nous sommes là pour accompagner le gouvernement de Transition dans sa réussite », a-t-il déclaré, notant cette dynamique chez les autres partenaires. Cependant, les « amis » du Mali ont émis des inquiétudes qui tournent essentiellement autour de l’implication des jeunes et des femmes dans le processus, de l’organe unique de gestion des élections et d’un chronogramme « précis » des scrutins. S’agissant du chronogramme « précis » des échéances électorales, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a signalé que « le gouvernement est totalement en phase avec les grandes dates, sur la base desquelles il serait constitué un chronogramme détaillé ». « La production d’un chronogramme, conformément à la feuille de route de la Transition, constitue l’un des objectifs assignés au ministère de l’Administration territoriale », a indiqué le ministre Maïga. « Cependant, a-t-il ajouté, (son) ministère attend d’abord la validation du programme d’actions gouvernementales et du programme de travail gouvernemental par le Conseil national de Transition ». « C’est seulement à l’issue de cette validation que nous pourrons exprimer, avec beaucoup plus de précision, nos besoins », a fait savoir le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. Au cours de cette réunion, le département a présenté un chronogramme qui prévoit 7 ou 8 scrutins : le référendum est prévu pendant le 2è trimestre de 2021, l’élection des conseillers des collectivités territoriales au cours du 4è trimestre 2021, l’élection des conseillers nationaux ou sénateurs (1er trimestre 2022). Quant aux élections présidentielle et législatives, elles auront lieu le 1er trimestre 2022. BD/MD (AMAP)

Tombouctou : Organisation d’un Festival sur le vivre Ensemble, la paix et la réconciliation

Tombouctou, 5 février (AMAP) Le Festival du « Vivre Ensemble » organisé par la Direction du Festival du Vivre Ensemble, en partenariat avec le Bureau de la Communication de la MINUSMA s’est déroulée du 29 au 31 janvier 2021 à Tombouctou, a constaté l’AMAP. Il a été marqué par plusieurs activités notamment les débats citoyens, les ateliers thématiques, les formations, les visites guidées, les prestations musicales d’artistes connus au plan local et national, voire international singulièrement Kader, virtuose de la guitare et star montante de la musique malienne, Lodia ou Kouwa Traore et le groupe les Songhoy Blues. Cependant, le contexte général marqué par la COVID-19 a dicté certaines mesures : « Nous avons renoncé à la foire-exposition qui draine habituellement du monde pour éviter la propagation de la maladie. Outre cela, nous avons exigé le lavage des mains au savon et le port du masque à tous les participants que nous avons repartis en groupes de 50 personnes », a déclaré le Directeur du festival, Salaha Maïga. Les artistes ont véhiculé des messages de paix et de réconciliation auprès des festivaliers et lancé des appels à la cohésion et à la promotion du séculaire vivre ensemble au pied du monument historique de la « Flamme de la paix ». « Il n’y a que le festival qui nous donne cette opportunité de rassembler autant de monde. Toute la ville de Tombouctou se retrouve à la Flamme de la Paix. C’est une communion indescriptible » a déclaré le chef du bureau de la MINUSMA à Tombouctou, Riccardo MAIA, qui a félicité au passage les organisateurs de l’évènement qui en est à sa 5ème édition. En visite à Tombouctou, la Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme Kadiatou Konaré, s’est rendue sur le site du festival où elle a pu échanger avec les organisateurs. « Nous sommes très solidaires de ce festival dont nous avons rencontré les organisateurs. Nous serons là si financièrement ou techniquement, nous devons apporter un appui. Surtout qu’il se tient sur une place emblématique » a-t-elle soutenu. En rappel, le monument de la « Flamme de la paix » qui a été érigé avec les matériaux tirés de la destruction de milliers d’armes de guerre et inauguré en avril 1996, symbolise la volonté des communautés de Tombouctou de ne plus jamais recourir aux armes pour régler leurs différends. Au-delà de la joie, des chants et des danses, c’est aussi la diversité ethnique et linguistique de Tombouctou qui a été célébrée lors des trois nuits de spectacle. KM (AMAP)

Covid-19 au Mali: Onze nouveaux cas jeudi

Bamako, 5 fév (AMAP) Les services de santé ont enregistré, jeudi, onze nouvelles contaminations à la Covid-19, sur 714 échantillons prélevés, a annoncé le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Toutefois, on note 14 patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures, Selon le ministère de la Santé, les malades du jour ont été diagnostiqués dans les Régions de Kayes (Ouest) et Ségou (Centre), ainsi qu’à travers plusieurs Communes du District de Bamako, la capitale. Ces derniers chiffres portent le nombre de cas positifs, au Mali, à 8.130 sur lesquels 6.025 patients sont guéris du coronavirus. On déplore 333 décès, dont le dernier remonte au mardi. AT/MD (AMAP)

UNTM/Gouvernement : La centrale syndicale exprime son impatience

Bamako, 4 fév (AMAP) l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a publié, mardi, une lettre circulaire signée de son secrétaire général, Yacouba Katilé, dans laquelle la plus grande centrale syndicale du pays, n’exclut pas un nouveau débrayage Dans sa lettre circulaire, après une analyse de la situation, la centrale syndicale annonce qu’ «un nouveau préavis de grève dure n’est pas à exclure». L’UNTM revient sur les péripéties ayant précédé la sortie médiatique du Porte-parole du gouvernement. « Du 21 décembre 2020 au 21 janvier 2021, des rencontres ont eu lieu, tantôt avec le ministre du Travail et de la Fonction publique seul, tantôt en présence de certains de ses collègues, le ministre de l’Économie et des Finances, en particulier », explique le secrétaire général. Les syndicalistes révèlent que les négociateurs sont parvenus à des accords qui ont été validés, sous réserve que les observations de la «plénière de validation soient intégrées au texte final». Selon eux, la partie gouvernementale, qui devrait assister à une rencontre avec le Premier ministre, semble-t-il, a procédé à la signature d’un procès-verbal dit de conciliation remis par le rapporteur gouvernemental. «Ceux de l’UNTM et du Patronat ont-ils participé à son ultime changement ?», questionne Yacouba Katilé dans sa lettre circulaire. Avant d’avancer : «Rien ne permet de l’attester, car des changements de formulation, de délais et des absences de dates précises ont rendu le texte méconnaissable à des négociateurs ». En outre, le secrétaire général de l’UNTM, en personne, se serait rendu compte de certaines insuffisances et aurait demandé de les corriger. Le leader syndicaliste dit n’avoir pas obtenu gain de cause malgré une rencontre avec le Premier ministre. «Ce sont ces changements inappropriés, ne garantissant pas aux travailleurs la mise en œuvre correcte des accords, qui ont finalement motivé le refus de signature de notre centrale», clarifient Yacouba Katilé et ses camarades. Le ministère du Travail et de la Fonction publique rencontre jeudi la presse pour donner sa version des faits. Il y a deux semaines, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Porte-parole du gouvernement, Me Harouna Mamadou Toureh, a annonçait à la presse que les négociations avec l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) étaient sur le point d’aboutir à un accord sur l’essentiel des revendications de la centrale syndicale. Trois jours plus tard, les deux parties devaient se retrouver pour signer le procès-verbal de réconciliation. Malgré les tractations, ce n’est pas encore chose faite. L’UNTM avait déjà observé une première grève de 72 heures du 18 au 20 novembre 2020, puis une deuxième de cinq jours allant du 14 au 18 décembre dernier. Ses revendications portent, entres autres, sur l’alignement des grilles indiciaires, des primes et indemnités, sur le recrutement des jeunes diplômés et sur la renationalisation des unités industrielles des années 60. MS/MD (AMAP)

Communiqué du gouvernement sur les opérations de démolition en cours dans la zone aéroportuaire

Le Ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat et le Ministre des Transports et des Infrastructures, au nom du Gouvernement de la République du Mali, réaffirment leur engagement à préserver le domaine aéroportuaire et apportent un cinglant démenti aux rumeurs persistantes et aux déclarations mensongères et calomnieuses qui circulent, depuis quelques jours, sur les opérations de démolition en cours dans la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou. Les ministres rappellent que le Mali avait procédé à la délocalisation de l’aéroport de Hamdallaye à Senou, situé à l’époque à 15km de la ville de Bamako. Pour éviter la proximité des habitations avec l’aéroport et respecter les normes internationales de l’aviation civile, le Gouvernement du Mali a défini en 1995 une zone de sécurité de 7194 hectares. La superficie a été déterminée pour prendre en compte d’une part, la sécurité des mouvements des avions pendant les phases critiques de décollage, d’approche et d’atterrissage, et d’autre part, les risques liés aux interférences sur les équipements de navigation aérienne et autres risques environnementaux engendrés par les déchets domestiques. Cette opération fait des émules dans la sous-région, où les aéroports qui côtoient les habitations sont présentement délocalisés pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi que la sécurité et la sureté dans l’aviation. Le domaine aéroportuaire, classé comme tel par décret, relève du domaine public artificiel de l’État. Il est sous ce statut insusceptible d’aliénation. Sa gestion appartient au ministre chargé des Domaines, conjointement avec le ministre chargé du transport aérien. Aucune autre autorité de l’État et des collectivités territoriales ne peut attribuer une portion du domaine aéroportuaire. Toute cession de terrain à des particuliers dans le domaine est nulle de plein droit. Les allégations de surdimensionnement de la zone aéroportuaire sont absolument tendancieuses et ne reposent sur aucune expertise. La superficie de la zone aéroportuaire a été définie conformément aux normes de réception d’un aéronef de type Boeing 747. Toute diminution de cette superficie amènerait le Mali à délocaliser l’aéroport Bamako-Sénou et à mobiliser au moins 1000 milliards de FCFA pour la construction d’un nouvel aéroport sans compter le coût des expropriations inhérentes à une telle opération. Aucune opération de déclassement partiel n’a été effectuée ni au profit de la Mairie du District de Bamako, ni pour les besoins d’une quelconque collectivité. L’aéroport de Bamako-Sénou diffère des aéroports situés au bord de la mer, dont les zones de trouée s’étendent sur un espace maritime qui n’a aucune commune mesure avec les 7194 hectares de Bamako-Sénou. Les opérations de démolition des occupations illicites n’ont pas cessé et le Gouvernement est déterminé à les poursuivre pour conserver la certification de l’aéroport international Président Modibo Keita-Bamako-Sénou. Les ministres indiquent que le ralentissement des opérations procède du seul souci de réitérer aux occupants illégaux la sommation de quitter les lieux. Le Ministre des Affaires Foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat et le Ministre des Transports et des Infrastructures savent pouvoir compter sur l’esprit civique des citoyens. Ils espèrent leur concours patriotique à la consolidation des investissements importants réalisés par le Gouvernement et à la préservation du domaine aéroportuaire.

Message de félicitations du Président Bah N’DAW suite à la qualification des Aigles pour la finale du CHAN 2021

« Chers Aigles, Au terme d’un match serré, vous voilà qualifiés pour la finale du Championnat d’Afrique des Nations, édition 2021. En mon nom, au nom du gouvernement et du Peuple maliens, je voudrais à cette occasion vous féliciter chaleureusement. Tout au long de cette compétition, vous avez fait preuve d’un don de soi et d’un sens patriotique qui doivent constituer une source d’inspiration pour tous les Maliens, particulièrement en ce temps de lourds défis. Je suis fier de vous et je n’ai aucun doute que cette fierté est partagée par tous nos compatriotes. Je vous souhaite bonne chance pour la finale et vous assure du soutien et des bénédictions de la Nation que vous n’avez de cesse d’honorer depuis le début de cette compétition. Vive les Aigles, Vive le Mali »

Le correspondant de l’AMAP de Nara est décédé mardi dès suite d’un accident de la circulation

Nara, 4 février (AMAP) Le correspondant de l’AMAP de Nara, Mahamadou Sidibé dit Wash est décédé mardi à Nara suite à un accident de la circulation qui a également coûté la vie à un de ses enfants, âgé de 5 ans, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Mahamadou Sidibé a été accompagné au cimetière du quartier Sahel Vert de Nara, le mercredi 3 février, par une foule nombreuse composée de parents, d’amis, de collaborateurs et d’anonymes en présence du nouveau gouverneur de la région de Nara,  du préfet, de plusieurs sous-préfets et maires du cercle Nara. Agé de 49 ans, Mahamadou Sidibé qui était titulaire d’un baccalauréat série Sciences humaines, obtenu en 1996 au lycée Franco Arabe de Banamba (LFAB), fit ses études à l’école fondamentale de Dilly où il obtient son Diplôme d’Etudes Fondamentales en 1991 avant d’être orienté au Lycée Franco Arabe de Banamba, série Lettres. Professeur d’histoire et de géographie de son état au lycée publique de Nara, Mahamadou Sidibé était titulaire d’une maitrise en histoire et géographie obtenue en 2002, à la Faculté des Lettres, langues, Arts et Sciences humaines de l’Université de Bamako (FLASH). Passionné de l’information dès son jeune âge lui en a valu le surnom de « Washington » en référence à la radio de cette ville, Mahamadou Sidibé, était un homme sociable et plein d’humours, faisant de lui animateur hors pairs. Il était reconnu également comme étant un travailleur acharné et rigoureux, toute chose qui lui a valu, en 2008, d’être retenu par l’AMAP et l’ORTM, qu’il avait volontairement rapproché, pour proposer ses services en qualité de correspondant dans le cercle de Nara. Le défunt Sidibé qui a bien rempli sa  fonction avec le désir constant d’apprendre et son dévouement pour la cause de sa localité,  laisse derrière lui une veuve et une petite fille inconsolable. BC/KM (AMAP)