Koro : Les Forces loyalistes neutralisent des hommes armés non identifiés à Dinangourou

Koro, 4 mars (AMAP) Les Forces loyalistes du Mali ont tué jeudi huit (8) hommes armés non identifiés qui ont attaqué leur poste à Dinangourou, dans le Cercle de Koro, région de Mopti, au centre du pays, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes non identifiés lourdement armés à bord de véhicules et sur des motos ont attaqué vers 3H 30 le poste de Dinangourou, selon notre source qui précise que la riposte des forces loyalistes a permis de tuer 8 assaillants, de récupérer des armes, des munitions et un véhicule. Selon notre source, un élément des forces loyalistes a été tué et un autre blessé au cours des échanges de tirs avec les assaillants qui ont disparu dans la nature. Le poste de Dinangourou est situé à 120 km à l’est de la ville de Koro, zone frontalière avec le Burkina Faso où des groupes armés terroristes restent très actifs. NM/KM (AMAP)  

Mali: Des résidus de pesticides découverts dans un lot du thé « Achoura » (Services techniques)

Bamako, 4 mars (AMAP) Un échantillon de thé vert de Chine de la marque Achoura, « correspondant au lot n°JX403120046 contient des résidus de pesticides », alerte une note du Directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), en date du 19 février 2021, invitant « instamment » les Directeurs généraux régionaux à « prendre des dispositions pour le retirer du circuit de la distribution le lot incriminé». Dans son document, le Directeur général de la DGCC précise avoir été informé par une correspondance du Directeur général de l’Institut national de santé (INSP). Sur la même situation, une note du Directeur général de l’Agriculture, datée du 3 mars 2021, citant également la correspondance de l’INSP, instruit ses services régionaux de procéder, dans leurs zones d’intervention, à “un contrôle et saisie” du même lot du thé incriminé. « Les investigations et analyses de laboratoire ont montré des traces de deux pesticides à des quantités dépassant le seuil tolérable dans le seul lot sus indiqué du thé Achoura », indique le document du Directeur général de l’Agriculture. MT/MD (AMAP)

Commerce de chou pomme : Au bonheur de braves vendeuses

Par Yacouba TRAORÉ Bamako, 4 mars (AMAP) Samedi 20 février au marché «Sougounicoura» de Médina Coura (Commune II). Le ciel brumeux réduit la visibilité. Des commerçantes sont installées de part et d’autre de la voie principale qui traverse le marché. Le marchandage et les discussions sont nourris entre commerçantes et clientes. Trois minibus de transport en commun, ‘Sotrama’, tous chargés de sacs de choux, d’aubergines et de paniers de tomates, stationnent là. Les cris et brouhaha des femmes font l’ambiance du marché. Les marchandises sont étalées à même le sol, en pleine chaussée et devant des boutiques qui n’ont pas encore ouvert leurs portes. Des sacs de 50 kg contenant des légumes sont superposés sur des planchers posés sur des caniveaux et servant de passage. Entre les paniers remplis d’aubergines, de tomates, de salades et de sacs de chou, déambulent des dizaines de vendeuses de choux au détail. Celles-ci séparent les bons légumes des mauvais. Parmi tous les légumes proposés à ces braves commerçantes, le chou a la cote. Les marchandes s’arrachent les sacs de ce légume qui entre dans les préparations culinaires des ménages. «La campagne du chou pomme bat son plein au Mali. Elle s’étend de septembre à fin mars», lance la quinquagénaire Djénéba Traoré, vendeuse de laitues et de légumes au marché de Médina Coura. La vente de cette plante potagère de la famille des crucifères génère des revenus importants pour de nombreuses femmes comme elle. Le marché de Médina Coura est considéré comme le lieu principal d’approvisionnement pour de nombreuses vendeuses. Il est approvisionné par les producteurs des villages environnants de Bamako. Et en cette période, le prix du chou pomme est abordable. Le sac de 50 kg est cédé entre 3.500 Fcfa et 4.000 Fcfa, confirme Mme Coulibaly Aminata Kamaté, commerçante au marché de Médina Coura. AVANT L’AUBE – Pour satisfaire la clientèle, les vendeuses de gros se lèvent très tôt, le matin. Elles sont déjà présentes au marché avant l’aube (4 h 30). L’activité exige cette contrainte afin que les clientes (les détaillantes) qui viennent des différents marchés de proximité puissent être approvisionnées avant le lever du soleil. Rencontrée sur place, Fatoumata Sidibé est l’une de ces commerçantes détaillantes. Celle qui vend des légumes au marché de Lafiabougou-Kôda (Commune IV) achète sept sacs de choux à raison de 4.000 Fcfa le sac. Pendant ce temps, sa collègue Mme Diakité Oumou Cissé, engage un marchandage serré avec les grossistes. Ayant échoué à convaincre son fournisseur de baisser de quelques francs le prix du sac, elle achète finalement cinq sacs. La transaction conclue, Fatoumata Sidibé et Mme Diakité Oumou Cissé regardent tout autour d’elles en quête de moyens de transport pour acheminer la marchandise au marché de Lafiabougou-Kôda. L’une d’elle aperçoit des tricycles trainer dans le coin. D’un pas alerte, elle se précipite pour apostropher le propriétaire de l’engin. D’autres commerçantes, qui ont déjà fini leurs achats, ont pu négocier des porteurs de bagages et des chauffeurs de taxis pour transporter leurs colis. Le marchandage fini, le conducteur du tricycle charge les marchandises des deux braves dames à l’arrière de son engin. Elles prennent place à côté du conducteur. Direction : le marché de Lafiabougou. Où elles revendent le tas de trois choux pommes à 500 Fcfa, soit 150 Fcfa ou 200 Fcfa l’unité (selon la taille). Comme ces détaillantes, « les grossistes se frottent, également, les mains », corrobore Nabitou Konaté, commerçante au marché de Médina Coura. Mère de trois enfants, elle exerce cette activité depuis plus de 20 ans. «Notre activité a beaucoup prospéré ces derniers mois grâce à la vente de choux pommes. Je vends entre cinq et sept sacs par jour. Je fournis des détaillantes. Grâce à cette activité, j’assure toutes les dépenses de la famille à avec les bénéfices que je réalise après chaque vente», se réjouit la grossiste. VERTUS – Mariam Kassé, elle, fait également de bonnes affaires. A la différence de Nabintou Konaté, elle est obligée de héler les usagers qui passent devant elle pour attirer leur attention sur sa marchandise. «Venez ! Venez ! Venez voir ! Il y a de très bons et beaux choux verts à moindre prix», s’écrie-t-elle, le visage couvert de grosses gouttes de sueur. Interrogée, Mariam Kassé pense que c’est le seul moyen d’attirer la clientèle pour espérer gagner sa vie. «Dès fois, je peux gagner 6.000 Fcfa par jour», révèle la vendeuse. Si les commerçantes de ce produit trouvent leur compte, les consommateurs, eux, renforcent les capacités protectionnistes de leurs cellules. « Le chou assure une protection de notre organisme par l’action des fibres alimentaires qui sont des antioxydants, protègent nos organes digestifs contre les cancers et accélèrent le transit intestinal (donc il nous épargne la constipation) et des troubles du transit comme les colopathies fonctionnelles », selon le nutritionniste Dr Mamadou Zié Traoré. Il ajoute que la présence de la vitamine K dans le chou renforce les facteurs de coagulation du sang donc il est très bénéfique pour les personnes souffrant de problèmes de saignement intermittent. « Aussi le chou contribue-t-il beaucoup à la formation et au renforcement des os », explique le praticien. Ce légume participe, également, selon lui, à l’entretien du système nerveux périphérique (entretien des nerfs), à la santé des cartilages, des dents et des gencives. A titre d’exemple, 100 grammes de chou pomme contiennent, principalement, des glucides (4,6 g), fibres alimentaires (3,5 g), calcium (59 mg), iode (moins de 20 micros grammes), les vitamines B1, B2, B5, B6, B9, C, K1 en proportion variable selon la nature et l’espèce de choux. «Il existe les choux blancs, verts et rouges», précise-t-il. Toutefois, le chou est un légume modérément calorique, c’est-à-dire peu énergétique (36,5 Cal/100 g) de par la présence des glucides. Pour le nutritionniste, 100 grammes de chou pomme apportent à l’organisme 36,5 calories à l’homme. « Il faut pourtant 2.000 à 2.500 kilos de calories par jour à un adulte pour assurer son fonctionnement normal », fait remarquer Dr Mamadou Zié Traoré. YT (AMAP)  

Un premier lot de 396.000 doses de vaccin sous la Facilité COVAX arrive vendredi à Bamako

Bamako, 4 mars (AMAP) Le Premier ministre malien, Moctar Ouane, va procéder, vendredi, à l’aéroport international de Bamako, Président Modibo Keita-Senou, à la réception du premier lot de 396.000 doses du vaccin AstraZeneca, pour la prévention de la transmission de la maladie à coronavirus, annonce le bureau de l’UNICEF au Mali. Dans un communiqué qui nous est parvenu mercredi, l’agence onusienne signale que «le Mali est le premier pays du Sahel central à recevoir ces vaccins contre la Covid-19 en Afrique de l’Ouest ». Dans le cadre de l’attribution au Mali du vaccin AstraZeneca AZD1222 produit par le Serum Institute of India (SII) sous la Facilité COVAX, l’Unicef a confirmé les commandes pour le Mali sur la période courant jusqu’à la fin mai 2021 avec près de 1.4 million de doses. « Son acheminement par fret aérien ainsi que sa livraison à Bamako ont été organisés par l’Unicef. Le pays est à féliciter. C’est un moment de fierté au regard de la mobilisation logistique massive déployée qui permettra au gouvernement de transporter, stocker et conserver les vaccins dans les conditions optimales de sécurité», a indiqué la représentante résidente de l’UNICEF, Sylvie Fouet, La délégation officielle, qui réceptionnera le précieux lot, comprendra, notamment, la ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby, le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Jean Pierre Baptiste et la représentante de l’UNICEF au Mali, Sylvie Fouet. Le 25 février dernier, la division approvisionnement de l’UNICEF à Copenhague (Danemark) et la firme pharmaceutique AstraZeneca ont signé un accord à long terme pour la fourniture de vaccin contre la Covid-19 dans le cadre de la Facilité COVAX. L’objectif de la Facilité COVAX est de veiller à ce que des vaccins contre la Covid-19 sûrs et efficaces soient rapidement disponibles et abordables pour tous les pays du monde, quel que soit leur niveau de revenu. On rappelle que le Mali a connu une deuxième vague de la pandémie de Covid-19 plus forte que la première depuis le début de l’année 2021. Environ 85 pays à travers le monde, bénéficient des vaccins contre la Covid-19, grâce à la Facilité COVAX qui est initiée par l’Alliance du Vaccin (GAVI), la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) et l’OMS, avec l’UNICEF. MD (AMAP)

Barouéli : Des jeunes formés en entrepreneuriat et en gestion simplifiée

Barouéli, 4 mars (AMAP) La cérémonie de réception des 27 jeunes dont 6 femmes bénéficiaires des appuis du Programme Jeunesse et Stabilisation (PROJES), a été présidée lundi dans la salle de réunion de la Mairie de Barouéli par le Sous-Préfet Central, Ibrahim Ongoïba, a constaté l’AMAP. Les jeunes bénéficiaires ont été formés en entrepreneuriat et en gestion simplifiée dans les domaines de la coupe couture, de la coiffure homme et femme, de la vulcanisation avant de bénéficier des appuis ou matériels du PROJES pour leur installation à leur propre compte. Les responsables du PROJES ont saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux bénéficiaires en les invitant à faire un usage optimal des appuis en vue de la pérennisation des actions et pour la participation responsable des jeunes au développement local. Les bénéficiaires et leurs parents très émus, ont exprimé leur gratitude et leur fierté au donateur pour le choix et l’accompagnement dont ils viennent de bénéficier. Financé par l’Union Européenne à travers le fonds fiduciaire d’urgence Afrique en collaboration avec la GIZ et SWISSCONTACT en qualité d’opérateur de mise en œuvre, le PROJES évolue depuis 2018 dans les régions de Mopti et de Ségou, dans la dynamique de création des activités génératrices de revenus et d’insertion des jeunes vulnérables. Le PROJES, une initiative salutaire des plus hautes autorités du Mali dans la recherche du bien-être social, s’intègre dans une stratégie globale des principaux partenaires techniques et financiers, visant à favoriser la stabilisation et le relèvement de l’offre et de l’accès des populations aux services de base prioritaires. Cette initiative est également un soutien à la cohésion sociale et communautaire, ainsi qu’un appui pour la création de revenus et d’emploi au bénéfice des couches sociales fragilisées. JC/KM (AMAP)

Attaques terroristes : La stratégie de la psychose

Par Madiba KEITA Bamako, 4 mars (AMAP) Les attaques terroristes contre les Forces armées maliennes (FAMa) se sont intensifiées ces derniers jours. Plusieurs localités du pays sont visées par ces attaques qui se soldent par des morts et des dégâts matériels souvent importants. La dernière attaque est survenue, mardi soir, à San (Centre). Selon nos informations, les assaillants ont attaqué la brigade territoriale de la gendarmerie de la localité, aux environs de 20 heures. Ils ont blessé un gendarme, saccagé les locaux et brûlé quatre véhicules et deux motos. Selon le commandant de la brigade, le lieutenant Bakari Kéfa Traoré, les agresseurs sont venus du côté sud-est de la ville sur des motos tricycles. Après avoir commis leur forfait, ils se sont retirés, tranquillement, en prenant la route de Ténéni. Le constat qui s’impose est que les groupes armés terroristes sont de plus en plus audacieux dans leur entreprise criminelle. En effet, ils n’hésitent pas à frapper là où on les attend le moins. Pour preuve, ils ont ciblé, lundi dernier, Hèrèmakono, localité frontalière avec le Burkina Faso, à une trentaine de kilomètres de Sikasso. Des hommes lourdement armés ont attaqué nos forces de défense et de sécurité, aux environs de 3 heures du matin. Ils ont saccagé le poste de la douane et celui de la gendarmerie, brûlé plusieurs véhicules appartenant aux douaniers et des véhicules de transport. Un chauffeur en transit a succombé à ses blessures. Un autre, grièvement blessé à la jambe, a été admis à l’hôpital pour des soins. Le mardi 2 mars, les forces du mal ont tendu une embuscade à une mission d’escorte des FAMa, aux environs de 16 h10 dans le secteur de Gathi-Loumou, à 33 km au Nord-Ouest de Youwarou. Les échanges de tirs qui ont duré plusieurs minutes, ont finalement tourné à l’avantage de nos militaires qui ont neutralisé quatre terroristes, récupéré un pistolet mitrailleur et un talkie walkie. Trois jours auparavant, les ennemis de la paix avaient attaqué le poste de sécurité de Saye, dans le Cercle de Macina. Après d’intenses combats, les assaillants ont pris la fuite, laissant derrière eux un engin explosif improvisé (EEI), constitué de deux bidons de cinq litres bourrés d’explosifs. D’autres groupes armés terroristes s’étaient déjà signalés dans la localité de Bandiagara. En effet, dans la nuit du 25 février dernier aux environs 21h20, ils ont ciblé la base du détachement de Dialoubé à Bandiagara et l’escadron de la gendarmerie avec des armements lourds. Le bilan de cette attaque est de huit militaires morts et cinq autres blessés. La répétition des attaques contre les forces de défense et de sécurité est une réelle menace contre la paix à laquelle les Maliens aspirent profondément aujourd’hui. Sur la question, nous avons approché Dr Ali Tounkara, directeur du Centre des études sécuritaires stratégiques au Sahel. Selon lui, plusieurs facteurs expliquent cette recrudescence de la violence dans le Nord et dans le Centre du pays. Le premier est que les auteurs, qui pourraient être des terroristes, des bandits armés ou des narcotrafiquants, s’attaquent aux symboles de l’État (notamment les forces de défense et sécurité, l’administration, les infrastructures), dans le but de donner libre court à leurs activités criminelles. D’où leur réticence au retour de l’État dans les localités concernées. CAPACITÉS DE NUISANCE- Le deuxième facteur, explique Dr Ali Tounkara, est que les auteurs de ces attaques sont dans la logique de saboter toute initiative de paix dans leurs zones d’intervention. « Il y a plusieurs accords locaux qui ont été signés dans le Centre du pays, notamment entre les communautés dogon et peule. Mais ces accords sont sabotés par d’autres acteurs locaux que l’État a du mal à contenir », indique celui qui s’intéresse aux questions sécuritaires au Sahel depuis 12 ans. Pour le directeur du Centre des études sécuritaires stratégiques au Sahel, la mobilité des groupes armés terroristes, leurs capacités de nuisance rendent les actions militaires difficiles quand on sait que ces groupes opèrent très souvent avec des complicités locales. N’ayant pas les mêmes intérêts et revendications – application de la Charia pour les uns, trafic en tout genre et grand banditisme pour les autres -, ils parviennent, parfois, à faire des connexions circonstancielles ou opportunistes pour avoir le dessus sur l’État et ses partenaires opérant sur le terrain. Malgré les actions militaires (FAMa, Barkhane, G5 Sahel) qui leur infligent de lourdes pertes, les groupes armés terroristes n’ont pas l’intention de capituler. Au contraire, ils entendent faire croire que leurs capacités de nuisance s’intensifient sur l’ensemble du territoire. Attaquer à maints endroits du pays et de façon régulière, dans une logique de coups sporadiques et disséminés sur le territoire, est une stratégie pour installer la psychose de l’insécurité dans les esprits et donner l’impression qu’ils gagnent du terrain. Alors qu’il n’en est rien. Les ennemis de la paix ne baissent pas les bras. Ils opèrent pour tenter de torpiller les accords locaux et créer des zones de non droit. Ils ne réalisent que des attaques rapides sur des positions isolées et se retirent lâchement. Jamais, on ne les a vus occuper longuement une position et tenir tête à un détachement des forces armées et de sécurité. Pour conquérir un territoire, il faut être capable de tenir une position. Ils n’en sont pas capables. Leur stratégie reposant sur des attaques sporadiques est médiatiquement payante. Le traitement médiatique crée l’impression que le pays est attaqué de toutes parts et que les groupes armés conquièrent des territoires. Ces attaques interviennent après une série d’annonces de victoires faites par les FAMa et leurs alliés. Les terroristes veulent certainement faire la preuve contraire qu’ils sont en train de porter la réplique aux actions menées contre leurs repaires par les soldats maliens et français. Compte tenu de cette situation, nombre de nos compatriotes estiment qu’il faut dialoguer avec les leaders terroristes locaux comme Iyad Ag Ghali du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et Amadou Koufa de la katiba du Macina. « L’offre de dialogue décidée par les Maliens lors du

Mali : L’Armée neutralise quatre terroristes à Youwarou (Centre)

Bamako, 3 mars (AMAP) les Forces armées maliennes (FAMa) du secteur-5 ont été, mardi, pendant la mission d’escorte des relèves de Nampala et Youwarou (Centre), accrochées par des terroristes aux environs de 16 heures, dans le secteur de Gathi-Loumou, Cercle de Youwarou, à 33 km au Nord-Ouest de la ville. « À l’issue des échanges de feu, quatre terroristes ont été neutralisés, un Pistolet mitrailleur (PM) avec trois chargeurs et un talkie-walkie ont été récupérés », précise l’Armée sur son site web.   Les FAMa ne déplorent aucune perte, indique la même source. SS/MD (AMAP)

Rebondissement dans l’affaire dite « complot contre le gouvernement » au Mali : Le Parquet général envisage de se pourvoir en cassation

Bamako, 3 mars (AMAP) Le Parquet général envisage de se pourvoir en cassation contre l‘arrêt de la chambre d’accusation de la Cour d’Appel, qui a ordonné, mardi, l’annulation de la procédure et la mise en liberté immédiate de tous les inculpés dans l’affaire dite « Complot contre le gouvernement ». Le procureur général de la République, Idrissa Arizo Maiga, opposé à cette décision, a indiqué, dans une communication diffusée sur les antennes de la télévision nationale, mardi soir, que le Parquet « se réserve le droit de se pourvoir en cassation ». Contacté par nos soins, mercredi, Me Addourhamane Ben Mamata Touré, membre du pool d’avocats de la défense, confirme la décision du pourvoi en cassation du procureur général de la République. « Il nous a réaffirmé ce qu’il a dit à la télévision. Ce qui va maintenir encore nos clients dans les liens de la détention », a-t-il dit. L’avocat qui se veut rassurant pour ses clients a déclaré : « Il est, désormais, clair, que le combat va se faire au niveau de la Cour suprême ». Par ailleurs, Me Abdourhamane Ben Mamata a rappelé que le pourvoi en cassation, en matière criminelle, est prévu par le Code de procédure pénale. « Il s’exerce légalement dans un délai de 72 heures pour toutes les parties », a-t-il dit. À ce propos, Me Touré a précisé que le pourvoi suspend les effets de la décision de la Chambre d’accusation, ajoutant que les avocats de la défense évalueront d’abord la situation avant de réagir. Cinq des inculpés, en l’occurrence ceux qui sont en prison depuis deux mois, Youssouf Mohamed Bathily ‘RasBath’, activiste et chroniqueur radio, Vital Robert Diop, directeur général du Pari mutuel urbain (PMU-Mali), Aguibou Tall, directeur général adjoint de l’Agence de gestion du Fonds d’accès universel (AGEFAU) et Mamadou Koné, payeur général du Trésor public, devraient encore prendre leur mal en patience. La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako a annulé, mardi, la procédure dans l’affaire du «complot contre le gouvernement, association de malfaiteurs et outrage à la personne du chef de l’État» dans laquelle, fin décembre 2020, plusieurs personnalités civiles maliennes ont été interpellées puis placées sous mandat de dépôt. Dr Boubou Cissé, ancien Premier ministre et Sékou Traoré, ancien secrétaire général de la Présidence de la République sont cités dans la même affaire. AT/MD (AMAP)  

Attaque contre la Gendarmerie de San (Centre) : Pas de perte en vie humaine mais des dégâts matériels

San, 3 mars (AMAP) Un gendarme a été blessé dans l’attaque, mardi, de la Brigade territoriale de la gendarmerie nationale de San (Centre) par des individus armés non identifiés, aux environs de 20 heures 40 minutes Le blessé a été évacué sur l’hôpital de Ségou (Centre). Le bilan de cette attaque terroriste fait état, également, de quatre véhicules et deux motos incendiés, un ordinateur portable endommagé ainsi que des documents détruits. Le gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, accompagné des autorités administratives et politiques,  s’est rendu, mercredi, sur les lieux de l’attaque. Des impacts de balles étaient encore visibles sur les murs. Après avoir condamné cette « attaque terroriste et barbare », le colonel Sangaré a invité les éléments de sécurité à se donner la mains pour empêcher, désormais, ce genre de situation. « Nous ne sommes pas protégés parce que nous ne connaissons pas l’identité de l’ennemi qui est en face. C’est un combat asymétrique où seules la vigilance et la collaboration entre tous les segments de la sécurité peuvent nous permettre de vaincre l’ennemi », a dit le gouverneur. Il s’est réjoui de la riposte de la police et de la gendarmerie face à l’ennemi et  a permis de minimiser les dégâts. Il a, aussi, salué le personnel du Centre de santé de référence (CSRéf) de San pour l’effort déployé en vue d’évacuer le gendarme blessé sur l’hôpital de Ségou. Le gouverneur a invité « la population à participer à sa propre sécurité en donnant des informations utiles aux forces de défense et de sécurité ». Pour le Commandant de la brigade de la gendarmerie nationale de San, le lieutenant  Bakari Kéfa Traoré, les assaillants seraient venus du côté sud-est de la brigade sur des motos tricycles. Après avoir commis leur forfait, ils se seraient retirés en empruntant la route de Ténéni, à l’est de son unité. Le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, après avoir exprimé sa tristesse, a saisi invité les populations « à mieux collaborer avec les éléments de sécurité pour stopper la progression de ces bandits armés ». NC/MD (AMAP)  

Coup de filet du 3ème arrondissement de Bamako chez les faussaires

Bamako, 3 mars (AMAP) Le commissariat du 3ᵉ arrondissement de Bamako a interpelé trois (3) individus, les nommés L. Cissé, A.B Keita et, le cerveau, F.S Camara, génie en informatique, qui a mis en place une entreprise personnelle spécialisée dans la confection de toutes sortes de faux documents. Selon la police, suite à une plainte du chef du Centre II des impôts de l’Hippodrome, pour faux et usage de faux, le 3ᵉ arrondissement, sous la houlette du Commissaire principal Sadio dit Konon Tomoda, a conduit l’opération permis de saisir des certificats de non-imposition, des cartes nationales d’identité, de faux visas, des fiches individuelles d’identification Nina, des jugements supplétifs, des extraits d’acte de naissance, des carnets d’état civil, des passeports. Dans le lot, également, des certificats de décès, des diplômes de toutes les facultés, des diplômes du Diplome d’études fondamentales (DEF) et du Baccalauréat, des actes notariés, des cachets de tous les services y compris les morgues, des copies de permis d’occuper, des actes de naissance, des relevés de banques, des certificats de visite médicale, des certificats de travail. Avec des faux visas que le mis en cause a, lui-même, établis, il a pu sillonner le monde entier de Pekin, à Hong kong, de la Thaïlande à la France, du Maroc à Macao, l’homme aurait vécu “jusqu’ici en bon vivant”. Suite à son interpellation, son arsenal informatique installé dans sa chambre a été saisi et placé sous scellé. Auciurs de l’interrogatoire d’enquête, il n’a pas tardé à livrer des informations sur un autre réseau dont la spécialité est l’établissement de cartes nationales d’identité, d’actes de naissance, de mariage, de casiers judiciaires. Le commissaire principal Tomoda, qui s’est associé avec la Brigade anti criminalité (BAC), a organisé une descente au cœur du Grand marché, samedi dernier, à 11 heures précises. À leur arrivée, ils ont pris le cerveau du second réseau, le nommé M. Kamissoko, en flagrant délit d’établissement d’actes de naissance et de cartes nationale d’identité. Il a été interpellé avec son complice M. Sabata. La perquisition a permis de saisir plus de 200 cachets, des tampons de tous les ministères, tribunaux, commissariats, mairies, brigades de Gendarmerie ainsi que les outils informatiques leur permettant d’établir les faux documents. Selon le chef de centre des impôts, ces pratiques causent des milliards de manque à gagner pour l’Etat. MD (AMAP)