Culture : L’UE accompagne le Mali dans la préservation et la promotion des manuscrits anciens

Bamako, 2 décembre (AMAP) Un cocktail dinatoire organisé, mercredi dans la soirée, par l’Union européenne (EU), a eu lieu au domicile de son représentant, Bart Ouvry, sis à Badalabougou, sur les enjeux des manuscrits anciens du Mali, a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture et de l’Industrie Hôtelière, Andogoly Guindo, du représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali,  El-Ghassim Wane, du chef de bureau de l’UNESCO au Mali, Edmond Mounkala, des ambassadeurs de France, de la Suisse, de la Norvège, de l’Espagne, du président de l’ONG Savama (Sauvegarde et valorisation des manuscrits anciens du Mali), Abdel Kader Haïdara, et de plusieurs invités de marque parmi lesquels des musiciens, des artistes et de écrivains. Dans son mot de bienvenue, l’Ambassadeur de l’UE, Bart Ouvry a souhaité la plus chaleureuse des bienvenues à ses hôtes avant de déclarer que le Mali est un pays de culture et qu’il a quelque chose à partager avec l’Humanité. Bart Ouvry a salué les liens entre l’Europe et le Mali qui, selon lui sont très forts avant d’affirmer que le vieux continent s’engage pour accompagner notre pays dans plusieurs domaines dont la préservation et la promotion des manuscrits anciens, après leur destruction par des forces obscurantistes suite aux évènements de 2012 avec l’occupation des régions du Nord. Il expliquera par la suite que le but de la rencontre est de faire vivre les manuscrits et que les artistes sont très utiles dans ce processus. L’ambassadeur a affirmé que nous allons travailler ensemble pour le Mali et pour l’héritage de l’Humanité. Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, responsable de la MINUSMA, El-Ghassim Wane a saisi l’occasion pour remercier tous les partenaires qui accompagnent le Mali. Il a affirmé que les manuscrits de Tombouctou constituent plusieurs thèmes qui valorisent les savoirs endogènes. M. El-Ghassim WANE a déclaré par ailleurs que le Mali qui regorge de plusieurs talents dans de nombreux domaines et qui a connu les plus grands empires du Monde, parviendra, à surpasser la crise et retourner à ses valeurs d’antan. « Croyons à la puissance de la Culture. Le Mali n’a pas qu’un passé oral ; les manuscrits sont là pour prouver notre passé patrimoine culturel dense dans la diversité tant matérielle qu’immatérielle. » a déclaré le ministre de l’Artisanat, de la Culture et de l’Industrie Hôtelière, Andogoly Guindo. Le ministre Guindo a saisi l’occasion pour déclarer qu’en 2012, le patrimoine culturel a été durement éprouvé avec la destruction de cette richesse précieuse appartement non pas au Mali seulement mais à l’Humanité. Il a affirmé que pendant l’occupation, 4000 manuscrits ont été détruits ou subtilisés et qu’avec l’amour des communautés et des bonnes volontés près de 800.000 manuscrits ont été exfiltrés et sauvegardé. Il a salué les partenaires notamment l’UE, les ambassades du Royaume d’Espagne, de la Norvège, de la Suisse et l’ONG Savana pour leur accompagnement dans la protection, la préservation et la promotion des manuscrits anciens. Le Chef de bureau de l’UNESCO au Mali, Edmond Mounkala a salué le partenariat entre son institution et le Mali et a assuré de son accompagnement dans la préservation et la promotion des manuscrits. IL a affirmé qu’il manque au Mali un cadre de protection des manuscrits et pour les rendre accessibles. Au cours du diner, un film sur les manuscrits a été projeté pour permettre aux invités de comprendre les actions menées par les partenaires pour la préservation des manuscrits ainsi que les difficultés rencontrées. Dr Bazoumana Traoré, consultant et expert en gestion et valorisation des manuscrits a fait une présentation sur « les enjeux, défis et perspectives des manuscrits anciens du Mali ». Le conférencier a tout d’abord défini le manuscrit qui selon lui, est un document écrit à la main ayant une valeur culturelle, scientifique et historique pour une nation. Il précisera que dans le contexte malien, il s’agit des écrits en caractères arabes, qu’ils soient d’expression arabe ou d’expression issue de langues nationales maliennes. Il a souligné les caractéristiques ,l’importance, la situation générale des manuscrits au Mali, les menaces, la cartographie, la quantité estimative des manuscrits dans les centres, bibliothèques et familles (511.032), avant de plancher sur les enjeux, les défis et les perspectives. Dans sa conclusion, il a affirmé que l’adoption et la mise en œuvre d’une politique nationale de sauvegarde et de gestion des manuscrits anciens du Mali se justifient aujourd’hui. Il a proposé, entre autres, le renforcement des mesures juridiques et règlementaires pour la protection, la conservation et la diffusion des manuscrits anciens, le renforcement des mesures institutionnelles dans le domaine et la création de meilleures conditions d’exploitation de potentiels apports culturels, scientifiques et économiques de manuscrits anciens. Enfin, au cours de la rencontre des participants ont recommandé la numérisation des manuscrits anciens, leur traduction dans les langues nationales et leur introduction dans les programme d’enseignement. L’Ambassadeur de l’UU a, dans son mot de clôture, affirmé que cette rencontre est un enjeu au niveau de la préservation des manuscrits anciens, un défi dans le domaine de l’éducation et celui de la mobilisation des ressources. La rencontre a pris fin sur des notes d’espoir, notamment l’engagement des autorités et des partenaires pour la préservation, la protection et la promotion des manuscrits anciens du Mali. KM (AMAP)

L’Imam Mahmoud Dicko appelle au dialogue sur la prorogation de la transition au Mali

Bamako, 29 nov (AMAP) L’Imam Mahmoud Dicko a invité, dimanche, à un dialogue « franc » sur la question de la prorogation du délai de la transition au Mali, au cours d’un point de presse sur la situation nationale, en marge de la journée de prières pour le Mali qu’il a organisée à Baco-Djicoroni. Devant de nombreux fidèles et hommes politiques, l’ancien président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) s’est dit préoccupé par la question du respect de la durée de la Transition qui divise, aujourd’hui, les Maliens. Face à cette situation, il a affirmé avoir tenté, « avec d’autres leaders religieux, de rencontrer le président de la Transition, sans succès ». Parlant du « bras de fer » qui se joue, actuellement, entre le Mali et la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Mahmoud Dicko a demandé de sortir de cette impasse « pour le bien de notre pays ». Le leader religieux a exprimé son amertume et a démenti ce qu’il a qualifié de « rumeurs » faisant croire qu’il est dans un « complot avec la France contre notre pays ». L’Imam Dicko a, par ailleurs, exhorté les Maliens à se faire confiance et à se donner la main pour mettre fin à cette crise qui n’a que trop duré. « Je demande aux autorités de la Transition et à toutes les forces vives du pays de se mettre ensemble pour un sursaut national afin de sauver l’essentiel qui est notre pays », a-t-il invité, avant de demander l’indulgence, la compréhension et l’accompagnement de la CEDEAO en faveur de notre pays qui traverse une situation difficile. Pour lui, la désintégration du Mali ou son effondrement aura des conséquences « fâcheuses » pour toute la sous-région. BD/MD (AMAP)  

ATPC : Une solution durable aux problèmes de santé publique

Bamako, 29 novembre (AMAP) L’assainissement total par les communautés (ATPC) est sans nul doute une solution aux problèmes de santé publique dans notre pays, si l’on sait que l’insalubrité est source de plusieurs maladies. Ayant fait ce constat, l’UNICEF et des partenaires notamment la direction nationale de contre les pollutions et nuisances (DNACPN) et l’Association malienne pour le développement rural (AMPDR)sont intervenu dans de nombreuses localités de la région de Koulikoro pour expérimenter l’ATP notamment à Sountiani, dans la commune de Tenindougou, cercle de Doïla. Cette localité, déclenchée a réussi l’ATP, une action que bien d’autres villages souhaiteraient expérimenter. Dans cette localité qui a réussi la visite des d’une délégation composée des membres de l’UNICEF, de la DNACPN, de l’AMPDR, de l’ORTM et de l’AMAP, du 17 au 24 octobre 202, dans le cadre de la journée mondiale des Toilettes. Cette visite a permis de constater que dans ce village les latrines, les puisards les fosses d’ordures sont bien construits et le suivi ne fait l’ombre d’aucun doute. Le Chef de village de cette localité, Nèguèson Konaté, le Directeur Technique communautaire, Ibrahima Daou et le président du Comité de suivi eau, Hygiène et assainissement, Kef Konaté sont unanimes que l’ATPC a permis de réduire considérablement le nombre de maladies liées au paludisme et aux infections respiratoires, entre autres. Ils ont par ailleurs montré toute leur satisfaction suite au 1er prix décerné au village sur une soixantaine par rapport à l’ATP. Le village de Sountiani est certifié et dans cette localité c’est désormais la fin de la défection à l’air libre (FDAL) et le lavage des mains est devenu une réalité tant bien chez les enfants que chez les adultes et les personnes âgées. Au niveau du village, la présidente des femmes, Oumou Coulibaly et Mohamed Coulibaly, élève de la 5ème année pour leur part, se réjouissent également de l’impact positif de l’utilisation des toilettes et du lavage des mains qui ont eu des impacts positifs sur la vie des communautés. MM. Chaka Goïta de la DNACPN, Fassoun Doumbia, le maire, Ibrahim Doumbia de l’ONG AMPDR et Kalifa Keïta, responsable Wash à l’UNICEF ont salué cette expérience ainsi que l’engagement des communautés pour leur propre bien être avant de renouveler leur engagement dans l’accompagnement des populations, une de leurs missions essentielles. Pour rappel, l’AMPDR intervient sur l’ATPC dans 65 localités de Sikasso et 110 localités de la région de Koulikoro dont 50 à Kolokani et 60 à Doïla. KM (AMAP)  

Mali : Deux membres d’un réseau de vente de fausses attestations aux arrêts

Bamako, 29 nov (AMAP) Deux personnes ont été appréhendées par les forces de sécurité et déférées à la maison centrale d’arrêt de Bamako dans le cadre du démantèlement d’un réseau de vente de fausses attestations, a appris l’AMAP, vendredi, de source officielle. La Cellule de Communication et de la Presse universitaire indique dans un communiqué publié, le même jour, qu’un réseau de vente de fausses attestations de licence de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) a été découvert. « Deux membres de ce réseau ont été appréhendés par les forces de sécurité et déférés à la maison centrale d’arrêt de Bamako », précise le document. Selon la même source, les enquêtes se poursuivent sous le contrôle du tribunal de la Commune V, dans la capitale malienne. SS/MD (AMAP)

Éliminatoires Coupe du monde de basket-ball : Le Mali s’incline devant le Nigeria

Bamako, 28 nov (AMAP) Le Mali s’est incliné sur le fil devant le Nigeria, à Benguela (Angola) sur le score de 72-70, au compte de la première journée du groupe A des éliminatoires de la Coupe du monde FIBA 2023. Vainqueur de l’Ouganda (76-66) lors de la première journée, les Aigles menaient 70-68 au tableau d’affichage, à une minute de la fin. Si le Nigeria a remporté le premier quart temps d’une courte tête (16-15), le Mali a inscrit 24 points au deuxième quart temps, soit 10 de plus que le Nigeria. Les Aigles, bien emmenés par Ibrahima Lamine Sidibé, troisième meilleur marqueur de la rencontre avec 17 points, ont logiquement remporté ce quart temps 39-30. Les hommes de Boubacar Kanouté ont baissé de régime au troisième quart temps, mais ont gardé l’avantage au tableau d’affichage (55-53). Le quatrième quart temps a été un mano à mano entre les deux équipes. La bataille a tourné à l’avantage du Nigeria (72-70). Le Mali disputera son troisième et dernier match de cette fenêtre, aujourd’hui, dimanche contre le Cap-Vert à 13h. LMD (AMAP)

Des partis politiques rejettent le projet de loi électorale au Mali

Bamako, 27 nov (AMAP) Le Cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali a rejeté, vendredi, le projet de nouvelle loi électorale adopté par le Conseil des ministres du mercredi 24 novembre 2021 Dans un communiqué, la coalition de partis politiques affirme ne pas se reconnaître dans le projet de loi électorale ainsi adopté. Le regroupement politique « invite les autorités de la Transition à «œuvrer dans le sens du consensus, de l’inclusivité et de la neutralité du gouvernement, à se conformer à l’avant-projet de loi validé par l’ensemble de la classe politique et de la société civile ». Ce, en concertation avec le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD) à l’issue de l’atelier de réflexion sur la mise en place de l’organe unique de gestion des élections pour les échéances électorales de la Transition, tenu les 29 et 30 juin 2021. Le Cadre d’échange invite le gouvernement à respecter le Protocole de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) « sur la Démocratie et la bonne gouvernance, additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité qui stipule, qu’« aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques ». Le Cadre d’échange des partis politiques rappelle avoir appris, « le mercredi 24 novembre 2021, à travers le communiqué du Conseil des ministres, l’adoption d’un projet de loi portant loi électorale sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre , chargé des réformes politiques et institutionnelles ». Selon le communiqué du Conseil des ministres, le projet de loi en cause serait « le résultat d’une démarche consensuelle, inclusive à travers une série de concertations avec les acteurs des partis et regroupements de partis politiques et de la société civile », poursuivent ces partis. Ils ajoutent que le communiqué annonce que la nouvelle loi apporte des « innovations relatives entre autres aux circonscriptions électorales de référence pour les élections législatives, au mode de scrutin et autres ». Le Cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali estime que « le processus unilatéral d’adoption par le gouvernement de cette nouvelle loi n’a été ni consensuel, ni inclusif, ni participatif tel que prôné à maintes reprises par le Président de la Transition ». Le regroupement politique dénonce la « non prise en compte des préoccupations justes de la classe politique et la mise à l’écart du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, chargé des questions électorales suivant le décret n° 2021-0474/PT-RM du 26 juillet 2021 fixant les attributions spécifiques des membres du gouvernement en son article 5 ». En revanche, le Cadre d’échange « reconnaît que l’organe unique de gestion des élections est certes un souhait de la classe politique et de la société civile mais dans des conditions bien différentes de celles envisagées par le gouvernement de la Transition ». Toutefois, il rappelle que le temps imparti pour le reste de la Transition est « largement insuffisant » pour la mise en place d’un tel organe et son opérationnalisation aux fins d’assurer son indépendance et sa transparence, affirmant que la fixation des circonscriptions électorales région et District de Bamako pour les élections législatives « n’a pas fait l’objet d’accord au sein de la classe politique ». Et, qu’il en est de même pour le mode de scrutin. AT/MD (AMAP)    

Le président de la Transition remet quatre hélicoptères aux Forces armées maliennes

Bamako, 27 nov (AMAP) Le président de la Transition, chef suprême des Armées, le colonel Assimi Goïta a procédé, vendredi après-midi, à la Base aérienne 101 de Sénou, à la remise officielle de quatre hélicoptères de manœuvre M1-171 aux Forces armées maliennes (FAMa). Ces quatre hélicoptères neufs ont été achetés auprès de la société d’État russe en charge de l’exportation de matériels de guerre. Le contrat avait été signé entre le gouvernement et cette société, en décembre 2020, pour un montant total de 36,077 milliards de Fcfa. L’acquisition de ces hélicoptères, des pièces de rechange ainsi que la formation du personnel navigant et technique ont été entièrement financés par le budget national. Le M1-171 est un hélicoptère de manœuvre tactique de conception russe qui est destinée à l’augmentation de la mobilité des troupes au sol et leur appui feu sur le terrain. Ces appareils ont déjà fait leur baptême du feu le 1er novembre dernier, en participant à la libération des ex-otages chinois de l’entreprise de construction Covec. Le chef de l’État est arrivé sur les lieux de la cérémonie à bord d’un de ces nouveaux appareils acquis. Avant lui, un détachement des Forces spéciales est également arrivé à bord d’un autre de ces hélicoptères. La participation du chef de l’État à un vol tactique est presentée comme une illustration des capacités supplémentaires des FAMa qui sont ainsi mieux outillées. “C’est aussi le témoignage de son entière confiance à nos équipages. À travers ce vol tactique, le colonel Assimi Goïta s’est rendu compte de leur qualité et a pu apprécier la performance de ces appareils’. Indique-t-on du côté de l’Armée. Le chef de l’État, après la remise des clés, a visité les nouveaux appareils avant de s’installer à bord d’un avec certains membres du gouvernement. La cérémonie a lieu en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, de plusieurs membres du gouvernement, de la hiérarchie militaire et de l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko DD/MD (AMAP)

Éliminatoires Coupe du monde de basket-ball : Le Mali domine l’Ouganda

Bamako, 27 nov (AMAP) Les Aigles ont battu les Cranes d’Ouganda (76-66) vendredi, en Angola, pour leur premier match dans les éliminatoires de la Coupe du monde de basket-ball 2023. Dans cette entrée en matière réussie pour le Mali, Ibrahim Djambo et ses partenaires ont alterné le bon et le moins bon. Les Aigles ont remporté le premier quart temps (17-9). Au deuxième quart temps, ils ont inscrit 19 points contre 21 pour les Ougandais avant de reprendre la direction des opérations au troisième quart temps, remporté (61-49). Mené au tableau d’affichage, l’Ouganda n’a pas abdiqué. Les Cranes ont dominé le quatrième et dernier quart temps en inscrivant 17 points contre 15 pour les Aigles. Insuffisant pour renverser la vapeur. Le Mali s’est imposé, au finish, 76-66 soit 10 points d’écart. Un peu plus tôt, le Cap-Vert a créé la sensation en dominant le Nigéria (79-71) dans l’autre match du groupe A. Le Mali effectuera sa deuxième sortie, ce samedi, contre le Nigeria (13h) avant d’affronter le Cap-Vert, dimanche, à 13h. LMD (AMAP)

Le gouvernement examine les avant-projets de textes de création de trois universités

Bamako, 26 nov (AMAP) Un Conseil de cabinet autour du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a examiné, jeudi, à la Primature, les textes de création des universités de Sikasso (Sud), Tombouctou et Gao (Nord), a appris l’AMAP. Cette réunion du Conseil de cabinet, qui a étudié d’autres dossiers, n’a arrêté aucun calendrier pour la création effective de ces établissements universitaires. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Keïta, a seulement indiqué que les trois universités «vont se créer sur le long terme». Les projets examinés entrent dans une stratégie globale de création d’institutions nationales supérieures sur l’ensemble du territoire malien. Cette dynamique d’extension de la couverture universitaire vise à « permettre à tous les enfants du Mali de pouvoir accéder à un enseignement universitaire de qualité», a confié le ministre Amadou Keïta. Lors des échanges, les ministres ont fait des observations qui permettront d’améliorer ces projets pour les soumettre de nouveau au gouvernement, en vue de leur adoption par le Conseil des ministres. Les observations faites ont trait au coût qui sera alors réexaminé de plus près et à la question de la spécialisation en fonction des potentiels que recèlent les différentes régions. À cet égard, le ministre Keïta a indiqué que la préoccupation est de faire en sorte que le Mali ait des pôles universitaires spécialisés qui répondent aux préoccupations en matière de développement du pays. ID/MD (AMAP)  

Zones minières de Kayes (Ouest) : L’or ne brille pas pour tous

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 25 nov (AMAP) Depuis plus de quatre décennies, l’or est considéré comme la principale ressource économique du Mali. Les populations des zones minières de la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, ne pas sont satisfaites des retombées de l’exploitation des mines d’or dans leurs villages et villes. Dans cette partie du pays, qui peine à voir le bout du tunnel, le métal jaune ne profite pas à tout le monde. En dépit de la présence de cinq grandes compagnies minières sur son territoire, le cercle de Kéniéba est la parfaite illustration de cette situation. Car, cette localité, dont les populations souhaitent l’érection en région afin de sortir du gouffre, est toujours à la traîne en matière de développement. Pourtant, en septembre 2019, l’Etat a adopté un nouveau Code minier qui accorde une place de choix aux préoccupations des populations riveraines des mines, en termes de réalisation d’infrastructures et de création d’emplois. Ce code prévoit, en son article 83, un Fonds minier de développement local qui s’impose à tous les détenteurs de titres miniers (grandes et petites mines). Quelques 75% de ce Fonds doivent être investis dans les secteurs prioritaires : développement des infrastructures de désenclavement (aménagement et construction de routes ou de pistes rurales, ponts et types), développement d’infrastructures et d’équipements de base, construction ou renforcement d’adductions d’eau, amélioration des services sociaux de base, construction ou renforcement de Centres de santé et d’établissements scolaires, promotion de l’emploi. Par ailleurs, il est également prévu la création d’un cadre de concertation entre miniers, collectivités et populations riveraines pour explorer les pistes de collaboration. « Le Mali a orienté sa politique vers une nouvelle vision à travers le nouveau code minier selon lequel, l’activité minière doit s’inscrire dans un projet de développement durable sur le plan social, économique et environnemental, notamment dans les communautés et régions abritant les sites d’exploitation », fait remarquer le gouverneur de la Région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré. Cependant, déplore le colonel Soumaré, « dans la Région de Kayes, les populations locales semblent ne pas être satisfaites des retombées de cette présence massive de mines d’or dans leur milieu ». Les incompréhensions auxquelles des solutions doivent être trouvées sont essentiellement liées au processus de recrutement dans les sociétés minières, notamment à Sadiola (cercle de Kayes), à leur participation au développement local et à la promotion des opérateurs économiques locaux. « Les citoyens des communes lésées du Cercle de Kéniéba doivent réclamer leur dû, en interpellant les décideurs (élus) sur la gestion des ressources allouées aux collectivités locales. Les communes doivent bénéficier des retombées des conventions qui lient l’Etat aux compagnies minières. Et les communes riveraines des mines ont droit à 75% sur les dividendes », précise Abdoulaye Coulibaly, président du Conseil régional des organisations de la société civile de Kayes. GESTION LOCALE EN QUESTION – Il soutient que les entreprises minières honorent leurs engagements parce que les patentes reviennent aux collectivités et sont distribuées à trois niveaux (commune, cercle, région), la commune se taillant la part du lion. « Le complexe Loulo-Goungoto tient une conférence chaque année. Ce complexe dit qu’il a un fonds de développement au niveau de la collectivité commune et au niveau de la collectivité cercle. De ce fait, le Conseil de Cercle bénéficie des retombées de ces patentes et cette collectivité œuvre pour le développement du cercle qui compte 12 communes au total. S’il y a des communes qui sont défavorisées, je pense que le Conseil de Cercle doit faire face à ces cas et la solidarité territoriale doit prévaloir dans ces communes qui sont liées par l’histoire et la géographie », souligne M. Coulibaly. Certaines communes (Kéniéba et Sitakily) récupèrent plus d’un milliard, alors que les budgets d’autres n’atteignent même pas 6 millions de Fcfa. Ces dernières se contentent de petites patentes des commerçants et ont de la peine à payer leurs employés, notamment les enseignants. « En tant que société civile, nous devons agir comme des sentinelles. Nous allons contrôler le moindre centime de nos collectivités. Nous avons quatre mines dans notre commune. Mais, l’or ne brille pas pour nous et pour tout le Mali. C’est l’extérieur qui en profite beaucoup. Je vais me battre jusqu’au bout pour que ma commune, Kéniéba, et tout le Mali puissent s’en sortir », déclare Seydou Sow, 3è vice-président du Conseil local de la Société civile de Kéniéba. ASPECTS ENVIRONNEMENTAUX – « Tous les projets ont fait l’objet d’études d’impact environnemental. En matière d’environnement, on ne peut pas cerner tous les aspects d’où la mise en place d’un système de gestion environnemental », soutient le consultant de la SEMOS-SA, Samballa Diakité à Kayes. Le directeur de l’environnement de la SEMOS, Amadou Macalou, et son collègue de la communication, Modibo Kéïta, annoncent que la mine réserve 50% de ses emplois à la commune rurale de Sadiola et appui les communautés locales dans la réalisation de leurs projets d’hydraulique villageoise, santé, éducation, électrification, protection de l’environnement (lutte contre l’usage abusif des produits toxiques dont le cyanure), préservation des héritages culturels et touristiques. « Grâce à la SEMOS, l’hôpital Fousseyni Daou de Kayes a pu se doter d’un scanner de 900 millions de Fcfa », ont-ils dit. « Toutes les compagnies minières disposent d’un département de développement communautaire qui sert d’interface entre la mine et les villages environnants. Dans certains cas, le travail de ce département est appréciable. Parfois, leurs programmes et domaines qui sont généralement ciblés, ne correspondent pas à la réalité du village », souligne Bambo Kéïta, expert en environnement à Kéniéba. « Les compagnies minières construisent des écoles dans certains hameaux de culture où l’effectif atteint à peine 10 à 15 élèves. Alors que le village voisin, qui compte plus de 50 élèves, ne possède même pas d’école. Parfois, les sociétés laissent les villageois s’exprimer sans les accompagner dans leurs initiatives », dit-il pour illustrer ses propos. Selon lui, la mine n’intervient que dans un rayon de 10 à 15 km. De ce fait, les localités dans ce rayon sont prioritaires, en termes d’assistance. « C’est pourquoi, il y a toujours des tensions dans leurs zones