Procès de Issa Kaou N’Djim : Délibéré le 3 décembre
Bamako, 30 oct (AMAP) Le délibéré de l’affaire de Issa Kaou N’Djim, 4e vice-président du Conseil national de Transition (CNT), a été renvoyé au 3 décembre, par le tribunal de la Commune IV devant lequel M. N’Djim comparaissait en audience publique, vendredi après-midi. Au cours d’une audience de près de trois heures, M. N’Djim a plaidé non coupable tandis que le ministère public a requis trois mois de prison ferme contre le prévenu jugé en « flagrant délit d’atteinte au crédit de l’État et trouble grave à l’ordre public ». Me Kassoum Tapo, l’un des avocats de la défense, a confié à la presse que le tribunal a décidé de mettre en délibéré son jugement jusqu’au 03 décembre prochain. « Nous avons démontré que les infractions reprochées à notre client ne sont véritablement pas constituées. Ce sont des notions très complexes. C’est pourquoi, le tribunal a jugé nécessaire de prendre le temps pour analyser les arguments développés par les deux parties », a expliqué Me Tapo. Le tribunal a rejeté la demande de liberté provisoire formulée par la défense du prévenu placé sous mandat de dépôt depuis jeudi. L’avocat a confié son intention de revenir à la charge auprès du procureur avec une nouvelle demande de mise en liberté provisoire pour son client, en attendant le 3 décembre. L’audience était présidée par Mme la vice-présidente du tribunal de grande instance de la Commune IV, Diarra Fatoumata Sidibé. Le banc du ministère public était occupé par les deux substituts, Amadou Seydou Bocoum et Mamadi Tounkara, qui ont rejoint le procureur Idrissa Hamidou Touré. Par ailleurs, le président du Conseil national de Transition (CNT) a annoncé, dans un avis publié vendredi, la mise en place d’une commission d’ad-hoc relative à l’affaire de Issa Kaou N’Djim. Ce serait lors d’une séance plénière à huis clos du CNT prévue lundi 1er novembre 2021. AT/MD (AMAP)
Des milliers de personnes manifestent à Bamako pour soutenir la Transition
Bamako, 30 oct (AMAP) Des milliers de personnes se sont rassemblées, , pendant plus deux heures, vendredi, à Bamako, sur le Boulevard de l’Indépendance, pour manifester leur soutien aux autorités de la Transition, a constaté sur place l’AMAP. À l’appel de plusieurs organisations de la société civile, des jeunes, hommes, femmes et personnes âgées sont sortis massivement, sous un soleil ardent, pour exprimer leur opposition à toute tentative de pression sur les autorités de la Transition. Certains manifestants arboraient des drapeaux maliens et russes et lançaient des slogans fustigeant la position de la France vis-à-vis de la Transition au Mali. On pouvait lire sur les bandeaux, entre autres, « Front du refus aux élections imposées. Le sursaut national, c’est ce 29 octobre où à jamais » ; « M5 RFP : le peuple malien et son armée, pour un Mali démocratique et laïc » ; « La refondation du Mali, gage d’élections crédibles et transparentes ». Certaines banderoles indiquaient clairement que les manifestants sont venus d’un peu partout du Mali. Comme : « Kolokani dit oui à l’appel » ; « Le cercle de Djenné Région de Mopti apporte son soutien intégral à la Transition. Ensemble pour une Transition prolongée et pour une paix durable ! ». Sous le son des vuvuzelas, les participants ne cachaient pas leur soutien à la coopération militaire avec la Russie. Ainsi, des manifestants brandissaient les drapeaux du Mali et de la Russie. Sur des pancartes, on pouvait retenir « Poutine, la voie de l’avenir » ; « Coopération Mali Turquie dans le cadre de la paix et la cohésion sociale » ; « C’est nous qui décidons, pas la France » ; « Chères Fama, le peuple est avec vous. Puisque la France a échoué. S’il le faut aller vers l’Algérie, l’Egypte, la Chine, la Turquie, la Russie pour nous sécuriser ! » Ils lançaient en chœur des slogans en faveur de la prolongation de la Transition: « Trois ans ! Cinq ans ». « Pour rien au monde, nous n’allons laisser échapper cette unique opportunité de mettre notre pays sur les rails », a confié Aichata Sangaré, une manifestante de 45 ans. OD/MD (AMAP)
Le thé : un véritable phénomène de société
Par Fadi CISSE Bamako, 29 oct (AMAP) Un samedi soir à Lafiabougou, en Commune IV du District de Bamako. Le ciel est totalement dégagé. Tempéré, le vent souffle par moment. Les douze jeunes (filles et garçons) qui composent le « grin » «Ankata (En avant), en bambara sont, comme, à leur habitude, réunis autour du chef de groupe Adama Sacko dit Lil Kedji. Au loin, une saveur agréable de thé bien cuit inonde les lieux. La théière chauffe. Le premier des trois verres du thé semble prêt. Ce rendez-vous est devenu un rituel pour ces jeunes-là. Chaque jour, ils dépensent environ 1 000 Fcfa pour acheter un paquet de thé de dix sachets de 125g. «On prépare cinq le matin et on garde les cinq autres pour le soir», explique Adama Sacko, en pianotant sur le clavier de son Smartphone. Chacun contribue. Il arrive que l’un d’entre eux achète la dotation du jour pour tout le groupe. «On ne voit pas l’intérêt de former un grin sans faire du thé à côté», confirme-il, précisant qu’ils consomment toutes sortes de marque de thé. Au Mali, voir un regroupement de personnes sans l’inévitable théière relève de l’impossible. Les causeries entre groupes d’âge ou de collègues appelés «grins» se font généralement autour du thé et dans la rue. Les familles se réunissent autour du thé. Il est également très prisé lors des cérémonies sociales : mariages, baptêmes et même les funérailles. Les bureaux des services publics comme privés, ne sont pas épargnés. Sur ces lieux de travail, des amateurs paient ou chargent des jeunes de préparer du thé pour le leur servir dans les bureaux. Sa consommation est ancrée dans les traditions et habitudes alimentaires. PLUS D’UNE CENTAINE DE MARQUES DE THÉ – Toute chose qui expliquerait la prolifération sur le marché malien de plusieurs dizaines de marques de thé. On estime le nombre à près de 126. On en trouve dans toutes les boutiques de quartier. Salam Dicko est boutiquier à Hamdalaye ACI. Plusieurs variétés de thé emballées dans des sachets de couleur jaune, bleue, noire, rouge, etc. sont exposées dans les rayons de son magasin. «Par semaine, je peux écouler plusieurs cartons de thé de marques différentes», se réjouit le marchand. Précisant que les clients les achètent selon leur préférence, il ajoute que toutes les marques de thé marchent bien au Mali. Importés d’Algérie, de Mauritanie, du Maroc et de Chine, ils se vendent comme de petits pains. Sur la période allant de janvier à juillet 2021, le Mali a importé 2.383 tonnes de thé. Ces marchandises ont transité par les ports de Lomé, au Togo, d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, de Dakar, au Sénégal et de Conakry, en Guinée, explique un chef de division à la direction régionale de l’agriculture. Adama Keita ajoute : «Les marques les plus vendues sur le territoire national sont : Achoura, Firdhaous, Alkaoussara… ». « Ces thés sont tous de qualité et bien inspectés avant d’être mis en circulation dans le pays », assure-t-il. Ces précautions écartent certes les risques d’intoxication, mais la consommation de thé crée une réelle dépendance qui pourrait expliquer la montée sans cesse croissante de sa côte de popularité, selon un médecin nutritionniste. « Le thé reste un excitant à travers la caféine, la théine et d’autres substances qu’il contient », explique Dr Mamadou Traoré. « La consommation du thé apparaît aux yeux d’un nombre important de Maliens comme un phénomène social permettant de consolider les liens d’amitié et de retrouvailles », note le sociologue Dr Aly Tounkara. Le fait qu’il y ait un «grin» sans thé est mal perçu dans notre entourage. Cela a été exploité par les commerçants. Ceux-ci ont saisi les «grin» comme une sorte d’aubaine afin de diversifier les variétés de thé pour pouvoir faire davantage de profit. RICHE EN ÉLÉMENTS NUTRITIFS – Au même moment, la consommation de cette boisson sucrée va au-delà des retrouvailles au «grin», « elle questionne à la fois le travail dans les administrations publiques et privées », analyse le professeur d’enseignement supérieur. Pour qui ces lieux sont rythmés, aujourd’hui, par une consommation accrue du thé. «Cette boisson à tendance à sortir d’un cadre phénoménologique pour devenir un fait de société», conclut Dr Tounkara. Quid des avantages ? Le thé contient des éléments nutritifs, reconnaît l’expert en nutrition. Pour pouvoir profiter de ces vitamines, il doit être consommé à distance entre les repas et sous une forme infusée, recommande Dr Traoré. « Ce qui permet, insiste-t-il, de conserver ces éléments nutritifs (vitamines et acides aminés) et de réduire la teneur en théine. «Le the infusé contient des acides organiques, moins de caféine, des vitamines (A, B, C, E, P), des minéraux (potassium, phosphore, magnésium) et des centaines de substances aromatiques. C’est également un excellent antioxydant», explique le spécialiste. S’il est consommé avant le repas, le thé vert contient une autre vertu. «Il optimise l’absorption des différents nutriments comme le magnésium et autres vitamines», révèle Dr Mamadou Traoré. Le nutritionniste conseille aux personnes anémiées de modérer leur consommation de thé, car il inhibe l’absorption et l’assimilation du fer. Aussi, n’est-il pas indiqué de le consommer juste avant d’aller au lit, car la théine qu’il contient, comparable à la caféine, peut rallonger le temps d’endormissement. C’est pourquoi, il est demandé d’arrêter d’en consommer au moins quatre heures avant le coucher. Les femmes enceintes, qui en absorbent, risquent de transmettre les toxines au fœtus. À travers le placenta, la caféine peut entrer dans son circuit sanguin. Les conséquences peuvent être les problèmes de croissance, de naissance prématurée et de fausse couche, prévient-il. FC (AMAP)
Covid-19 au Mali : 28 nouveaux cas enregistrés jeudi
Bamako, 29 octobre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré jeudi 28 nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.947 dont 14.616 guérisons et 562 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 28 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Kidal et dans les communes I, IV, V et VI du district de Bamako avant de déclarer que 747 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)
Politique : Le 4ème vice-président du CNT mis sous mandat de dépôt pour « Trouble à l’ordre public »
Bamako, 29 octobre (AMAP) Le 4ème Vice-président du Conseil National de Transition (CNT), Président de l’Appel citoyen pour la réussite de la transition (ACRT Parti faso ka wele), Issa Kaou N’Djim, a été interpellé mardi à son domicile sis à Lafiabougou Taliko, aux environs de 19h par la Gendarmerie du Camp I de Bamako, a appris l’AMAP de sources concordantes. Nos sources précisent qu’après une garde à vue de 48 heures au Camp I de la Gendarmerie, Issa Kaou Djim, sera présenté devant le juge ce vendredi à 14 heures. « Issa Kaou Djim est poursuivi pour « Flagrant Délit-Trouble à l’ordre public et Atteinte au bien public’’. Son jugement est prévu pour ce vendredi à 14H », a déclaré jeudi, Me Kassoum Tapo, l’avocat d’Issa Kaou Djim. Plusieurs formations politiques parmi lesquelles l’ACRT de Kaou Djim, le PARENA, la CODEM condamnent cette interpellation du 4ème vice-président du CNT, mardi dernier, qui constitue, selon elles une atteinte à la liberté d’expression et des libertés publiques acquises de haute lutte. KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 45 nouveaux cas enregistrés mercredi
Bamako, 26 octobre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré mercredi 45 nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.924 dont 14.606 guérisons et 561 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 45 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Tombouctou, Kidal et dans les 6 communes du district de Bamako avant de déclarer que 687 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi, 27 Octobre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi27octobre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a entendu des communications. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a informé le Conseil des Ministres : a. de l’agression des cours d’eau par les activités d’exploration et d’exploitation aurifères par drague. Malgré l’interdiction de l’exploitation de substances minérales dans les lits des cours d’eau par drague, force est de constater : ’exercice illégal de l’exploitation de l’or par drague sur les fleuves Niger et Sénégal et sur certains de leurs affluents ; – l’occupation des galeries forestières classées ; – la délivrance illégale par certaines organisations professionnelles de cartes d’exploitants de dragues ; – la perception de taxes à plusieurs niveaux et parfois par des acteurs n’ayant aucune qualité ; – la pollution par des produits tels que le mercure et le cyanure des cours d’eau partagés, en violation des accords internationaux signés et ratifiés par notre pays ; – les eaux turbides et boueuses préjudiciables aux systèmes de pompage et d’exploitation de certains offices et sociétés ; – les conflits entre pêcheurs et chercheurs d’or par dragues. Face à ces menaces, le Conseil des Ministres a recommandé la poursuite : – des campagnes d’informations et de sensibilisations des acteurs concernés ; – des opérations de déguerpissement des dragues ; – des missions de surveillance des cours d’eau après les opérations de déguerpissement ; – de la mise en œuvre effective des actions préconisées par le Plan d’actions de lutte contre l’exploration et l’exploitation aurifère par drague sur les cours d’eau. Face à ces menaces, le Conseil des Ministres a recommandé la poursuite : – des campagnes d’informations et de sensibilisations des acteurs concernés ; – des opérations de déguerpissement des dragues ; – des missions de surveillance des cours d’eau après les opérations de déguerpissement ; – de la mise en œuvre effective des actions préconisées par le Plan d’actions de lutte contre l’exploration et l’exploitation aurifère par drague sur les cours d’eau. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOICAL Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 27 octobre2021 Pour le Secrétaire général du Gouvernement/PO La Secrétaire générale adjointe Madame KONATE Salimata DIAKITE
Assemblée du GEPPAO à Ouaga : La consolidation de l’organisation dans la continuité
Le Groupement des éditeurs de la presse publique d’Afrique de l’Ouest (GEPPAO) a tenu vendredi dernier à Loumbila Beach, localité située à une trentaine de kilomètres de Ougadougou (Burkina Faso), son assemblée générale extraordinaire, sous la présidence de son président, l’Ivoirien Venance Konan. C’était en présence des représentants de Fraternité Matin de la Côte d’Ivoire, de la Nation du Bénin, du Sahel du Niger, de l’Essor du Mali, de Soleil du Sénégal et de Sidwana du Burkina Faso. L’Assemblée générale extraordinaire a examiné, entre autres, la désignation d’un nouveau président en remplacement du directeur de Fraternité Matin qui a quitté son poste et promu président du conseil d’administration de la Société ivoirienne de télédiffusion et dont le mandat n’était pas arrivé à terme. L’Assemblée devrait examiner également la question de la cotisation des membres, le bilan financier et des activités du bureau sortant et d’autres questions notamment la limitation du mandat du président et des membres du bureau et l’ouverture géographique de l’organisation. Dans son discours de bienvenue le président sortant, l’Ivoirien Venance Konan a remercié les autorités du Burkina Faso notamment le président Roch Marc Christian Kaboré, parrain du GEPPAO, pour leur accompagnement pour l’organisation en 2020 du Forum contre le terrorisme dans le Sahel à Ouagadougou. Venance Konan a également remercié le directeur du journal Sidwaya, Mahamadi Tiegna et tous ses collègues pour l’accueil, l’hospitalité et la prise en charge du séjour des participants. Enfin, il a salué la cohésion au sein de l’organisation pour un plaidoyer en faveur de l’amélioration des conditions des journalistes et leur participation au développement de la sous-région. Dans son bilan, le président sortant a évoqué l’impression et la diffusion du «Journal de l’Intégration» qui est à son 4è numéro, l’organisation d’un forum international sur le terrorisme et la coopération et l’échange sur le plan de l’information entre Sidwaya, Fraternité matin, le Sahel et la Nation. Sur le plan de la mobilisation des ressources, il a souligné que les contacts sont très avancés avec l’Uemoa, la Cedeao, le journal «Le Monde» qui s’est engagé à financer le GEPPAO pour la formation des journalistes de la sous-région. Venance Konan a abordé également les foras au Niger sur l’immigration, au Mali sur les conflits communautaires sur les terres, et au Bénin sur les réformes politiques et sociales qui n’ont pas pu être tenus suite à des contingences mais qui seront réalisés, a promis le président du GEPPAO. Il a encouragé les membres à s’acquitter de leur cotisation dont le montant est fixé à 1.200.000 Fcfa afin que l’organisation puisse réaliser des activités sur fonds propres. A l’issue de leurs travaux, les membres de l’organisation sous régionale ont autorisé le président sortant et les membres de son bureau à continuer la gestion de l’organisation jusqu’à la fin de leur mandat au mois de décembre 2022, période à laquelle un nouveau bureau sera élu. Ils ont également recommandé aux membres du bureau de faire des propositions sur la création de postes du président honoraire qui sera attribué au président Venance Konan à la fin de son mandat pour services rendus à l’organisation et des anciens directeurs comme président d’honneur. Par ailleurs, les membres ont décidé d’ouvrir le GEPPAO aux éditeurs de la presse audiovisuelle, aux diffuseurs, aux producteurs, entre autres, de la presse publique. Ils ont instruit au bureau d’analyser et de faire des propositions sur les cas de la Guinée qui souhaite intégrer l’organisation et de voir d’autres types de collaboration car le Maroc également a émis le vœu d’intégrer le GEPPAO Les membres ont mis en place une commission qui réfléchira et proposera des termes de référence pour le Journal de l’Intégration notamment son format, sa périodicité, son animation, son mode de distribution et les types d’abonnement. Une autre commission a été mise en place pour réfléchir sur la formation des journalistes de la sous-région que «Le Monde» a promis de financer. A la clôture, le président Venance Konan a salué l’esprit d’équipe du Groupement qui privilégie toujours le consensus avant de s’engager à s’atteler aux missions que les membres lui ont confiées. Pour rappel, le GEPPAO dont les missions sont, entre autres, la création de liens amicaux et de solidarité, la promotion et le développement des services, la création d’espaces de réflexion, les échanges d’expériences et d’articles de presse, a été créé le 11 décembre 2014 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Envoyé spécial Kader MAIGA
Covid-19 au Mali : 18 nouveaux cas enregistrés lundi
Bamako, 26 octobre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré lundi dix-huit (18) nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.866 dont 14.585 guérisons et 559 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 18 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et dans les communes I, II, IV et VI du district de Bamako avant de déclarer que 761 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)
L’ONU à Bamako : Maintenir le cap
Par Issa Dembélé Bamako, 26 oct (AMAP) La visite des émissaires de l’Organisation des nations (ONU), le week-end dernier, s’inscrit dans le sillage de celle du président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) , le chef de l’État ghanéen, Nana Akufo Ado. Ce ballet diplomatique multilatéral intervient dans un contexte particulier de la Transition en cours au Mali. Les autorités maliennes sont bien décidées, conformément aux aspirations de nos concitoyens, à mener des réformes profondes, avant de procéder aux consultations électorales devant aboutir à l’élection des nouveaux dirigeants. La tenue des Assises nationales de la refondation et la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections, participent de cette volonté d’instaurer des institutions solides et éviter au pays des crises post-électorales à répétition. Cette décision des dirigeants de la Transition ne manque pas de susciter des suspicions de vouloir prolonger la période intérimaire, pour se maintenir au pouvoir. La suspicion est portée par une frange de la classe politique. La communauté internationale, emmenée par la CEDEAO et l’ONU, se mobilise aussi pour, subtilement, faire pression sur le pouvoir intérimaire, afin de l’amener à organiser des élections dans le délai préétabli de février 2022. Afin d’éviter tout risque de marginalisation de notre pays, il appartient aux autorités de la Transition d’expliquer leur démarche pour qu’elle soit comprise aussi bien par nos concitoyens que par la communauté internationale. C’est à cet exercice que le chef du gouvernement s’est attelé lors de sa rencontre avec la délégation du Conseil de sécurité dimanche dernier. Dr Choguel Kokalla Maïga a indiqué à cet effet que les dirigeants actuels du Mali ne font que mettre en œuvre les aspirations du peuple malien à un changement profond dans la gouvernance. Un changement pour éviter au pays les travers qui l’ont conduit dans la crise multidimensionnelle qu’il traverse actuellement. Le Premier ministre a fait comprendre à ses interlocuteurs que la démarche du gouvernement n’est nullement dictée par une quelconque volonté de tenir tête à la communauté internationale dont la mobilisation est appréciable depuis l’éclatement de la crise. Simplement, l’évolution de la situation sur le terrain commande un changement de paradigme dans l’appui de la communauté internationale. Et le Mali tient à ce changement car il y va de la survie du pays en tant que République laïque et démocratique. Les Maliens sont simplement dans une logique de prise en main de leur destin, car les recettes longtemps servies se sont avérées inopérantes C’est cette détermination qui a sans doute amené le Premier ministre à faire, à la tribune de l’ONU en septembre dernier, une déclaration qui s’écartait de la langue de bois diplomatique. La sortie du chef du gouvernement a déclenché une passe d’armes entre les dirigeants français et les autorités de la Transition. Il faudra du temps pour que cette posture soit comprise, notamment aux Nations unies à New York où les puissants dictent leur loi et ont du mal à prêter une oreille attentive aux cris de détresse des faibles. Difficile dans ces conditions de s’attendre à un soutien de Paris qui compte parmi les poids lourds des Nations unies disposant d’un droit de veto. Jusqu’ici, la France était fortement présente dans le dossier de la crise malienne, aussi bien sur le plan diplomatique que dans le domaine militaire. Le récent froid entre Bamako et Paris n’augure pas d’une bonne coopération diplomatique dans un avenir proche. Aussi, sur le plan militaire, l’allègement du dispositif de la force française Barkhane que Paris s’efforce de présenter comme un simple réaménagement est considéré par Bamako comme un « abandon en plein vol ». Le changement de paradigme dans le traitement du dossier Mali par la communauté internationale, quoique comportant des risques immédiats, constitue un impératif, au vu de l’évolution de la situation sur le terrain. La présence des dizaines de milliers de soldats étrangers sur notre sol, en plus des nôtres, n’a pas permis de faire reculer l’insécurité. Bien au contraire, les groupes armés terroristes continuent d’étendre leur emprise à maints endroits du territoire. Après les Régions de Kidal, Tombouctou, Gao, Ménaka, Mopti, les groupes terroristes menacent dangereusement le bassin rizicole du pays dans la Région de Ségou. Les Régions de Sikasso et de Kayes, épargnées il y a peu, sont aujourd’hui en proie à l’insécurité. Les populations civiles sont soumises aux exactions des terroristes ; les militaires sont régulièrement victimes d’attaques meurtrières. Pendant ce temps, que fait la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ? Elle s’occuperait dans la protection des civils et de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Difficile de convaincre les populations des régions affectées par la crise que des millions de dollars sont dépensés par la communauté internationale pour aider le Mali à les sécuriser. Voilà pourquoi, notre pays, dans une démarche nouvelle, s’est opposé au déploiement souhaité par Paris, de 2.000 casques bleus supplémentaires dans les Régions de Ségou et Mopti. Si les casques bleus demeurent fantomatiques, la Force conjointe du G5 Sahel n’est pas non plus dans une logique d’efficacité maximum. L’union des forces des pays sahéliens est en butte au refus de certaines grandes puissances de lui accorder l’appui des Nations unies pour lui rendre la robustesse nécessaire à l’accomplissement de sa mission. Résultat : malgré sa mise en place depuis quelques années, elle n’arrive pas à contribuer efficacement à l’endiguement du péril terroriste dans l’espace sahélo-saharien. Le changement de paradigme devrait, selon l’analyse des autorités maliennes, contribuer à améliorer la situation sécuritaire, condition sine qua non pour l’organisation d’élections libres et crédibles sur l’ensemble du territoire national. D’où l’idée de prendre le temps de s’occuper efficacement de la lutte contre le terrorisme et de procéder à une refondation pour laquelle des milliers de Maliens ont manifesté pendant de longs mois en 2020. L’argumentaire des autorités intérimaires trouve un écho favorable dans l’analyse de certains observateurs. « La communauté internationale devrait moins se préoccuper de mettre un terme à la transition

