Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 14 juillet 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 14 juillet 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – Procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Chef de Cabinet au Secrétariat Général du Gouvernement : Madame Fatoumata BALDE, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS – Chef de Cabinet : Monsieur Aliou Abdoul Karim DIALLO, Médecin. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Secrétaire permanent du Conseil de Sécurité nationale : Général de Division Yamoussa CAMARA. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Secrétaire Général : Monsieur Abdoulaye TOUNKARA, Conseiller des Affaires Etrangères. – Chargé de mission : Monsieur Alassane DIOP, Traducteur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Chef de Cabinet : Monsieur Bourama TOURE, Economiste. – Conseillers techniques : Monsieur Diakaridia DEMBELE, Inspecteur des services économiques ; Monsieur Mamadou Cheick THIAM, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Joël TOGO, Inspecteur des Finances ; Monsieur Mohamed Bouba TRAORE, Inspecteur des Impôts ; Monsieur Boniface SANOU, Magistrat. – Chargés de mission : Monsieur Mahamet TRAORE, Economiste ; Monsieur Souahibou DIABY, Gestionnaire ; Monsieur Sékou Amadou N’DOURE, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES, DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur Général à l’Office National de la Recherche Pétrolière : Monsieur Badara Aliou KONE, Spécialiste en Environnement et Eau. – Administrateur au Conseil d’Administration de la Société Malienne de Patrimoine de l’Eau Potable : Monsieur Abdoulaye DIANE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Chef de Cabinet : Monsieur Ahmed BABA, Médecin. – Conseiller technique : Monsieur Hamadoun Ali DICKO, Ingénieur Sanitaire. – Chargés de mission : Monsieur Daouda Zoumana TRAORE, Journaliste réalisateur ; Monsieur Adou TRAORE, Informaticien ; Monsieur Sékou N’DIAYE, Cadre de Sécurité sociale. – Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène publique : Monsieur Cheick Amadou Tidiane TRAORE, Médecin. – Directeur Général de l’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux : Monsieur Sékouli Fadjadji TOURE, Administrateur civil. – Directeur Général de l’Institut National de Santé publique : Monsieur Samba Ousmane SOW, Professeur. – Directeur Général de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale : Monsieur Ichaka KONE, Gestionnaire des Organismes sociaux. – Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur de la Santé, du Développement Social et de la Promotion de la Famille : Monsieur Moussa KAMISSOKO, Médecin. AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU DIALOGUE SOCIAL – Chargés de mission : Monsieur Namakan KEITA, Professeur ; Madame Mariam Ina KOITA, Professeur de l’Enseignement secondaire ; Madame Oumou TOUNKARA, Docteur en Pharmacie ; Monsieur Boubou DOUCOURE, Spécialiste en Communication et Relations publiques ; Monsieur Mama CAMARA, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENARIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Directeur national de la Formation professionnelle : Monsieur Yacouba Garba MAIGA, Professeur de l’Enseignement secondaire général. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Chef de Cabinet : Monsieur Oumar DIALLO, Enseignant Chercheur. – Chargés de mission : Monsieur Diakaridja YOSSI, Professeur de l’Enseignement secondaire général ; Madame Fatou N’DAW, Ingénieur en Génie Civil ; Madame Aïssata Cheick SYLLA DOUCOURE, Journaliste ; Monsieur Tahirou DICKO, Juriste ; Monsieur Hamidou B. TOURE, Enseignant. AU TITRE DU MINISTERE DELEGUE CHARGE DES REFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES – Conseiller technique : Monsieur Sidiki COULIBALY, Professeur de l’Enseignement secondaire général. – Chargé de mission : Monsieur Lougaye ALMOULOUD, Juriste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a réitéré son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 14 juillet 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Chevalier de l’Ordre national
Mali-Maroc : Consultations pour redynamiser la coopération bilatérale
Bamako, 14 juil (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a reçu, mardi, en audience l’ambassadeur du royaume du Maroc au Mali, Hassan Naciri, dans le cadre des consultations régulières entre autorités maliennes et marocaines afin de poser les jalons de la redynamisation des relations entre les deux pays. «Il faut qu’on continue à se concerter et à prendre des mesures qui s’imposent pour aller de l’avant», a dit le Premier ministre malien qui a ajouté que le Maroc est un allié stratégique sur de nombreuses questions. Les échanges entre les deux personnalités ont porté, aussi, sur la situation au Mali. À ce sujet, le diplomate marocain a été briefé par le chef du gouvernement sur tous les aspects de la crise que traverse le Mali. «Il m’a aussi rassuré quant à l’avenir, à travers un certain nombre de mesures qui ont été prises ou qui le seront, surtout en ce qui concerne la cohésion sociale au Mali», a apprécié Hassan Naciri. Il a ajouté qu’il a été aussi rassuré sur le déroulement du programme de la Transition. Et également sur la prochaine présentation de la Déclaration de politique générale du Premier ministre devant le Conseil national de Transition (CNT). Pour l’ambassadeur du Maroc, les autorités maliennes « ont bien pris en charge les contraintes, les défis à relever pour que l’avenir soit radieux ». «En tant que royaume du Maroc, nous continuons à croire en le Mali. Nous l’avons fait dans le passé et nous continuons à le faire…», a assuré le diplomate chérifien. Le Premier ministre a, ensuite, reçu une délégation du Mouvement démocratique populaire (MDP) comprenant, notamment Dr Allaye Bocoum et Adama Diarra. Devant ses interlocuteurs, Dr Choguel Kokalla Maïga est revenu sur les chantiers prioritaires de la Transition : sécurité, réformes politiques et institutionnelles et apaisement du climat social. Le chef du gouvernement a sollicité l’accompagnement du MDP, qu’il considère comme une force du changement, pour la réussite de la Transition. OD/MD (AMAP)
Covid- 19 au Mali : 13 nouveaux cas positifs enregistrés lundi
Bamako, 9 juillet (AMAP) Treize (13) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés lundi par les services sanitaires, portant le nombre total de la contamination à 14.446 au Mali dont 10.405 guérisons et 528 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise par que 98 personnes – contact font l’objet d’un suivi régulier, avant d’inviter les populations au calme et au respect des mesures barrières. Les services sanitaires ont enfin précisé que 147.869 personnes ont reçu la première dose dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19 et 53. 428 personnes la seconde dose. KM (AMAP)
Sikasso : le développement économique régional au cœur des échanges
Sikasso, 13 juillet (AMAP) Le conseil régional de Sikasso a tenu, lundi dernier dans ses locaux, la session du comité de pilotage du développement économique régional (DER) de Sikasso au titre de l’année 2021, sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Lt- Colonel, Abdoulaye Maïga, a constaté l’AMAP. C’était en présence du gouverneur de région, Sinè Dembélé, du président du conseil régional, Yaya Bamba, du maire de la commune urbaine, Kalifa Sanogo, des autorités politiques, administratives des différents cercles ainsi que les notabilités de la ville de Sikasso. Les participants ont échangé sur, entre autres, la présentation du rapport de rendement de l’année 2020, la présentation des grands axes du plan de travail de l’année 2021 et la présentation des grandes problématiques de développement de la région. Il s’agissait également d’exposer les interventions des partenaires techniques et financiers dans la région et de présenter l’état de mise en œuvre des orientations du Plan stratégique de développement régional (PSDR). « J’apprécie à sa juste valeur, cette démarche entreprise par le conseil régional de Sikasso car elle contribuera à créer une dynamique de communication et de dialogue autour des enjeux du développement économique régional mais aussi et surtout au relèvements des défis du développement durable, à l’élimination de la pauvreté et à l’émergence d’une véritable culture des droits de l’Homme », a déclaré le Lt-Colonel Abdoulaye Maïga. Le président du conseil régional, Yaya Bamba a, pour sa part, énuméré la réalisation d’investissements structurants et productifs comme les pistes rurales, les aménagements hydro agricoles, la construction et les équipements des unités de transformation des produits agricoles. La construction et l’équipement des centres de formation professionnelle pour la formation qualifiante et l’insertion des jeunes ainsi que le renforcement des capacités des acteurs sur le partenariat privé en font aussi partis. S’agissant des perspectives, le président du conseil régional a évoqué le renforcement des effectifs des services propres au conseil régional, l’organisation du forum régional, la poursuite de la gestion de la crise sanitaire COVID-19 et la crise au niveau des déplacés internes. M. Bamba a saisi l’opportunité pour attirer l’attention du ministre sur l’importance de la ferme de thé de Farako pour l’économie de la région et du Mali. MD/KM (AMAP)
Douentza (Centre) : Des hommes armés interceptent des camions de moutons
Gao, 12 juil (AMAP) Des camions transportant des moutons, de Gao (Nord) à destination de Bamako, la capitale malienne, ont été interceptés en cours de route par des individus armés, a appris dimanche l’AMAP, de sources officielles. Selon des autorités administratives de Douentza (Centre), qui ont requis l’anonymat, les animaux destinés à la vente à Bamako pour la fête de Tabaski, ont été déchargés des véhicules dans la localité de Noubori, entre Boré et Douentza. AT/MD (AMAP)
Gao : La course au mouton de Tabaski a commencé
Abdourhamane TOURE Gao, 12 juil (AMAP) A l’approche de la fête de Tabaski, le premier souci d’un musulman, riche ou pauvre, est le mouton qu’il doit sacrifier. A Gao, il faut débourser, cette année, entre 75.000 et 150.000 Fcfa, selon le constat de la Direction régionale des productions et des industries animales. L’équipe régionale de l’AMAP de Gao (Nord) a fait le tour de différents points de vente d’animaux pour constater le prix d’achat de la bête pour constater a son tour que beaucoup de business se font autour de la vente du bétail. Moussa Diadié est un «coxeur» (intermédiaire) pour les camions transport du bétail à Gao. Depuis quatre ans, il exerce ce métier. « Avant la crise de 2012, nous négocions les camions de transport du bétail à destination de Bamako pour 650.000 à 800.000 Fcfa », a dit le «coxeur» Diadié. «Mais, aujourd’hui, ce prix a grimpé à 1.200.000 Fcfa pour la même quantité de marchandise et la même distance. Ce coût ne comporte pas les frais de poste de contrôle, du surveillant du bétail (le berger), du foin, du chargeur, de la taxe du parc de chargement, de vaccination qui sont à la charge du propriétaire du bétail. Le chargement de tous les bétails (bovins, ovins et caprins et les chevaux) se fait dans un parc, au rondpoint de Diédara, au 8ème quartier de Gao. « Et, le plus souvent, le chargement d’un seul camion gros porteur en bétail peut appartenir à trois ou quatre commerçants », nous a fait savoir le «coxeur» Diadié. Alhabas Ag Mohamed est un vendeur du bétail originaire de Ménaka (Nord-Est). Nous l’avons trouvé à Diédara, assis, tranquillement, sur une natte. En face du camion dans lequel on embarque les bêtes, en direction de Bamako, pour la fête de Tabaski. « Depuis ma petite enfance, je fais ce commerce dont j’ai hérité de mon père. Cette année, j’ai acheté des moutons à Ménaka très chers. J’ai déboursé 80.000 Fcfa pour chaque bélier. Pour ma part, sur le total de 170 bêtes, j’ai 93 têtes que je veux revendre sur le marché de Bamako. En somme, j’ai dépensé 33.000 Fcfa pour la vaccination, 25.000 Fcfa pour l’achat de la paille installée dans les camions, 75.000 Fcfa pour l’accompagnateur des moutons dans le camion. Auquel s’ajoutent 5.000 Fcfa pour le parc d’embarcation et 5.000 Fcfa pour le chargeur ». « Le transport de mes 93 béliers sur Bamako me revient à 1.200.000 Fcfa et les taxes des postes de contrôle, du départ à l’arrivée, coûteront 135.000 Fcfa. Au total, 1.335.000 Fcfa sont à la charge des propriétaires des 170 têtes qui appartiennent à trois revendeurs. Chacun de nous paiera une somme au prorata du nombre de ses bêtes », a expliqué Alhabas. « A Bamako, je compte céder mes béliers entre 95.000 et 120.000 Fcfa par tête », a dit Alhabas Ag Mohamed. Chaïbou Touré est, aussi, revendeur de bétail et a 40 béliers sur les 170 bêtes chargées dans le gros porteur, en direction de la capitale malienne. « Depuis 16 ans, j’exerce ce commerce du bétail. Cette année, il y a beaucoup de bétail mais ça coûte très cher et je ne sais pas la raison », dit-il. Selon lui, le prix d’achat de ses béliers varie entre 75.000 Fcfa et 120.000 Fcfa sur le marché de bétail de Wabaari, Commune rurale de Gounzourèye, dans le cercle de Gao (Nord). Il compte les revendre à 150 000 Fcfa sur le marché de bétails, à Bamako. L’année dernière, à la même période le prix du mouton sur le marché de Gao variait entre 50.000 Fcfa à 100.000 Fcfa. Mais cette année, ce prix a grimpé de 75.000 à 150.000 Fcfa, a fait constater Aboubacar Habba Maiga, directeur régional des productions et des industries animales de Gao. Amadou Diallo est un berger qui se prépare à accompagner le bétail sur Bamako. Selon lui, avant la crise de 2012, il convoyait 200 à 250 têtes du bétail de Gao à Konna, à pied, pendant 18 jours, à raison de 50.000 Fcfa. Mais, aujourd’hui, à cause de la crise qui prévaut au Mali, certains commerçants de bétail ne viennent plus. «Il y a trois semaines, nous avons chargé du bétail dans cinq camions, dans ce même parc, à destination de Bamako. Mais ce bétail a été déchargé par des bandits armés dans la zone de Douentza. Et leurs propriétaires sont partis en faillite et cette situation décourage certains commerçants de bétail», nous confie l’accompagnateur du bétail. Mohamed Alassane est le gérant du parc. Depuis quarante ans que le parc de Diédara existe, les vaches, les chevaux, les moutons sont chargés dans des véhicules ici, à raison de 5.000 Fcfa pour les moutons, 6.000 Fcfa pour les chevaux et 7.500 Fcfa pour les bœufs. Abdouramane Touré, est un boutiquier dans la Commune de Bamba que notre équipe a approché. A l’approche de chaque fête de Tabaski, il achète des moutons au marché de Gombo, un village de l’arrondissement de Bamba, qu’il revend à Gao, derrière la gendarmerie au centre-ville. «Généralement, mes clients sont les revendeurs de moutons de Bamako. Cette année, j’ai fait venir soixante un béliers de Bamba dont certains m’ont coûté 60.000 Fcfa par tête et d’autres 90.000 Fcfa. Les frais de transport de chaque mouton reviennent à 2.500 Fcfa », dit-il. Il a perdu onze moutons en cours de route « à cause de la chaleur et la distance ». « Le marché est lent, mais j’ai pu écouler certains à 100.000 Fcfa et d’autres à 110.000 Fcfa. Actuellement, il me reste une dizaine. Mais le business des moutons demande beaucoup de dépenses. Cette année, le marché est bien fourni en bétail. Mais à cause de l’insécurité sur l’axe Gao-Sévaré-Bamako, les clients potentiels ne viennent plus sur le marché de Gao», a expliqué ce vendeur occasionnel de béliers. Amadou Daou, agent du gouvernorat de Gao, soutient que cette année, le prix du mouton de Tabaski a grimpé. Parce que, selon lui, la qualité du mouton qu’il a l’habitude d’acheter à 75.000 Fcfa, cette année, pour la même bête, il
Koulikoro renforce les capacités des acteurs de la chaine pénale de la région
Koulikoro, 12 juillet (AMAP)La 8ème session de formation en droit international humanitaire, en droit international pénal et en droit international des droits de l’homme, destinée aux acteurs de la chaine pénale (magistrats, officiers de police judiciaire et agents de l’administration pénitentiaire) s’est achevée vendredi à Koulikoro, sous la présidence de M. Abdoul Karim Diarra, conseiller au département de la Justice, en présence du procureur de Koulikoro, Brehima Tamboura a constaté l’AMAP. Organisée par le ministère de la Justice, cette session de formation a été financée par le budget national avec le concours de la Fondation Friedrich NAUMANN, la division des droits de l’homme de la MINUSMA, le service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France et l’Ecole de Maintien de la Paix, Alioune Blondin BEYE. Les participants ont échangé sur entre autres, la distinction entre le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme, la qualification juridique des situations de violence, la mise en œuvre des droits de l’homme, la répression des crimes internationaux, la coopération judiciaire du droit international. « On a remarqué qu’il y avait une espèce de vide car les concepts paraissaient nouveaux pour la plupart des magistrats. Ils sont confrontés à des problématiques dont ils n’ont pas la spécialité comme les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes de génocides » a constaté M. Diarra. Selon lui cet atelier a permis à certains de la chaine pénale de renforcer leurs capacités et à d’autres d’être initiés. Cette session a permis aux participants de connaitre les instruments juridiques de protection des droits de l’homme, les principes essentiels de droit international humanitaire et de susciter en eux la réflexion et les discutions sur l’interaction entre les juridictions nationales et internationales AM/KM (AMAP)
Le Sommet du G5 Sahel appelle à soutenir les Transitions au Tchad et au Mali
Bamako, 08 juil (AMAP) Les chefs d’Etat du G5 Sahel ont appelé, vendredi, la communauté internationale à soutenir et à accompagner les régimes de Transition au Mali et au Tchad “pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel et l’instauration de la paix et de la stabilité, gage d’un développement durable”. Dans un communiqué sanctionnant une conférence extraordinaire en visioconférence, et sur la situation du Mali, le sommet a également pris acte de la volonté des autorités maliennes “à respecter les engagements pris pour l’organisation des élections générales libres, crédibles, transparentes et inclusives aux échéances prévues”. Pour le Tchad, le G5 Sahel a pris acte de la volonté du Conseil militaire de Transition de “respecter ses engagements internationaux en matière de lutte contre le terrorisme et de son engagement à tenir dans la période de Transition de 18 mois, de nouvelles élections démocratiques, libres et transparentes”. Les chefs d’État des pays membres du G5 Sahel se sont réunis pour évaluer la situation sécuritaire au Sahel, de faire un suivi des recommandations du Sommet de N’Djaména de février 2021 et, enfin, de désigner le nouveau Secrétaire exécutif du G5 Sahel. Ils ont entériné la nomination du nouveau Secrétaire éxécutif du G5 Sahel, Tiaré Yemdaogo Eric qui a remplacé Maman Sambo Sidikou nommé président de la Commission de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel. Sur le plan sécuritaire, le sommet a pris note de la décision du président Emmanuel Macron “de transformer le dispositif militaire français déployé au Sahel” qui s’inscrit dans le cadre des discussions conduites depuis le Sommet de Pau en janvier 2020 et poursuivies lors du Sommet de N’Djamena, en février 2021. Ils ont remercié la France pour son soutien indéfectible dans la lutte contre le terrorisme depuis l’apparition, dans la Région du Sahel, de groupes armés affiliés à Al Qaïda et à l’Etat islamique, note le communiqué. Les chefs d’Etat du G5 Sahel ont remercié la France pour son soutien indéfectible dans la lutte contre le terrorisme depuis l’apparition dans la région de groupes armés affiliés à Al Qaïda et à l’Etat islamique. Cette 5è session extraordinaire des chefs d’Etat du G5 Sahel a notamment vu la participation du président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta et des présidents Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de Mauritanie, Mohamed Bazoum du Niger. Le président français Emmanuel Macron a été invité à prendre part au sommet. Après avoir rendu hommage aux soldats africains, français et internationaux, “tombés au champ d’honneur pour la stabilité du Sahel”, les chefs d’Etat du G5 Sahel se sont félicités de “la volonté exprimée par la France de poursuivre ses efforts en la matière selon des modalités rénovées définies en concertation avec les Etats concernés”. Les chefs d’Etat ont pris note de la concertation engagée avec la France et tous les autres partenaires engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Ils ont exprimé leur “gratitude à l’égard des efforts de ces partenaires qui interviennent en appui aux armées nationales”, à la force conjointe du G5 Sahel, à Barkhane, dans le cadre de la Missiion intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilité au Mali (MINUSMA), des missions européennes de sécurité EUTM Mali, EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger et de la task-force Takuba. MT/MD (AMAP)
G5 : Sommet de la clarification
Par Issa DEMBELE Bamako, 09 juil (AMAP) Les chefs d’État de la coalition sahélienne et le président français échangent, ce vendredi, sur la nouvelle stratégie à mettre en œuvre, dans la perspective de la fin de l’opération Barkhane. Emmanuel Macron va-t-il saisir cette occasion pour apporter davantage d’éclairage sur les nouveaux contours de l’intervention française au Sahel ? Tout porte à le croire. Le futur format de l’engagement militaire de la France au Sahel focalisera les discussions qu’auront, aujourd’hui par visioconférence, les chefs d’État du G5 Sahel et leur homologue français. Il s’agira pour Emmanuel Macron d’expliciter davantage le fond de sa décision de procéder à un désengagement progressif de Barkhane, tout en réarticulant la lutte antiterroriste autour d’une “alliance internationale”. L’idée fait son chemin depuis février. Mais, la situation politique dans notre pays a offert une fenêtre de tir à Macron pour la mettre en train, avec une justification principale : l’absence de progrès sur le plan politique. La transformation de Barkhane reflète donc les demandes non satisfaites de la France pour que les États de la région assument eux-mêmes de plus grandes responsabilités en matière de sécurité et de gouvernance. Cependant, ces demandes déplacent le blâme de l’échec de l’Hexagone à aider à arrêter la propagation de l’instabilité dans le Sahel. En dépit des succès tactiques revendiqués, force est de constater que les groupes terroristes ont étendu leur emprise. Le tableau demeure très sombre au Mali, au Niger et au Burkina Faso où les terroristes ont su engrener des rouages locaux. Au Mali, les attaques asymétriques frappent d’un égal désarroi les militaires et les civils. Dans ces conditions, analyse le chef de projet Sahel à l’International Crisis Group (ICG), la conséquence du retrait de la France, c’est une «militarisation des sociétés dans l’espace sahélien» qui sera «très dure» à freiner. On pourrait donc penser que le colonel Assimi Goïta a plus de raisons que ses pairs de craindre les implications de la «transformation profonde» annoncée. Même si le contexte sécuritaire est pour le moins tendu pour l’ensemble du Sahel, le Mali, plus que tous les autres, est sur la corde raide. D’ores et déjà, des observateurs sont unanimes sur le fait que la fin de Barkhane, en tant qu’opération, extérieure aura un impact important sur toute opération ultérieure, en particulier au Mali. Barkhane sert de nœud d’opérations pour une série de partenaires dans notre pays. Il fournit d’importantes capacités de renseignement et de logistique qui sont essentielles aux opérations de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de la Force conjointe du G5 Sahel. Un retrait, sans aucune clarté sur la façon de combiner la sécurité avec la gouvernance et le travail de stabilisation, rendra plus difficile de maintenir une pression efficace là où c’est nécessaire, pour justement permettre à l’administration de reprendre pied et œuvrer à la fourniture des services sociaux de base. FARDEAU – La préoccupation première pour Paris est de se soulager du fardeau de la lutte antiterroriste au Sahel, en déléguant une partie de ses charges à ses alliés européens. La France voudra donc, à l’occasion de ce sommet, convaincre ses partenaires africains de la viabilité de son projet européen : La Task Force Takuba, censée combler le vide. Sauf qu’à la pratique, cette force peine à entrer véritablement en scène et bien des observateurs doutent de sa capacité à compenser la fin de Barkhane. À en croire un chercheur au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), «l’implication militaire de beaucoup de gouvernements européens dépasse déjà les limites de leur politique intérieure et ils vont maintenant reconsidérer leur propre présence dans la région». Alors que feront les armées nationales pour sauvegarder ce qui n’est pas encore sous la coupe des terroristes, et comment récupérer les sanctuaires sans Barkhane ? Comment va fonctionner la jonction entre la Task force Takuba et les forces des pays du Sahel ? Voilà des sujets connexes qui doivent être débattus. À l’Élysée, l’objectif affiché est de diviser par deux le nombre de soldats français au Sahel d’ici janvier 2023. Selon certaines sources, un scénario en trois étapes est envisagé. La première échéance, prévue début 2022, pourrait aboutir à la fermeture de certaines des bases françaises. Ensuite, une baisse de 30 % des effectifs est envisagée à l’été 2022. Enfin, la dernière étape, prévue début 2023, verra une réduction de moitié des effectifs de l’opération française. Pour certains observateurs, Emmanuel Macron concède intelligemment son échec. En « sahélisant » la réponse, il fait effectivement pression sur les pays du G5 Sahel pour qu’ils se prennent davantage en main. Sauf que les armées qui composent la Force conjointe du G5 Sahel ont encore des capacités opérationnelles limitées. Sans être aussi faibles que celles de leurs voisins du Sahel central (Mali, Burkina Faso et Niger), les capacités des armées mauritaniennes et tchadiennes sont loin d’être exceptionnelles. Également, le refus américain et britannique de financer la Force conjointe du G5 Sahel au travers d’un mécanisme onusien régulier et durable (chapitre 7) met la coalition sahélienne à la merci d’une insécurité budgétaire permanente. Pauvres, les pays du G5 Sahel vont pourtant devoir devenir responsables de leur propre sécurité tout en étant dépendants de financements extérieurs. Elle prendra du temps à se construire et, comme l’espère une France fatiguée et à court de solutions, à remplacer ses soldats. Mais, en réalité, l’ex-puissance coloniale restera dans les encablures des dunes de sable du Sahel. Pour sa sécurité. ID (AMAP)
Covid- 19 au Mali : Un seul cas positif enregistré jeudi par les services sanitaires
Bamako, 9 juillet (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré un seul cas positif jeudi, portant le nombre total de la contamination à 14.455 dont 10.092 guérisons et 528 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise par ailleurs, que 137 personnes – contact font l’objet d’un suivi régulier, avant d’inviter les populations au calme et au respect des mesures barrières. Les services sanitaires ont enfin précisé que 145.016 personnes ont reçu la première dose dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19 et 51. 846 personnes la seconde dose. KM (AMAP)

