Macina organise la 2ème édition de la bourse d’échanges entre transformatrices, maraichers, agro dealers et Institutions de micro-finances
Macina, 8 septembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 2ème édition de la bourse d’échanges entre transformatrices, maraichers, agro- dealers et Institutions de micro-finances a été pésidée lundi à Macina par l’adjoint du préfet de Cercle, Tiemoko Diaguiri Magassa, a constaté l’AMAP. C’était en présence des maires de Macina, Boky-Weré- et Kokry- Centre, des représentants des organisations paysannes, de l’Office du Niger, des jeunes, de la Société civile, des chefs de services Techniques, des représentants des Institutions financières et de la Chambre d’Agriculture. Organisée par l’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS), en partenariat avec CARE International au Mali à travers son projet RIDAP (Résilience Inclusive et Durables des Agriculteurs et des Pasteurs) et financée par le Gouvernement du Danemark, cette rencontre a été un rendez- vous du « donner et du recevoir ». L’objectif général est d’organiser une bourse d’échange entre transformatrices maraichers, agro dealers et institution de micro- finances pour offrir plus d’opportunités économiques aux producteurs agricoles. La Bourse permet des échanges d’expérience, des ventes promotionnelles, une promotion des exposants, une émulation entre différents producteurs, des liens de partenariat entre partenaires Techniques financiers et producteurs, aux producteurs de mieux se valoriser et tisser des relations d’affaires et faciliter l’accès aux crédits des Institutions de micro-finances et intrants. Le représentant du chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour remercier et féliciter les organisateurs pour la qualité de l’activité, tout en demandant l’extension du projet dans les autres Communes. Il a enfin encouragé les participants à initier de telles rencontres afin de booster l’économie de leur localité respective pour le bien être des communautés. Au cours de cette importante rencontre qui prend fin jeudi, les mesures barrières de lutte contre le Coronavirus ou Covid-19 ont été respectées. AOK/KM (AMAP)
Mali : LA CEDEAO insiste sur le respect du délai du processus électoral (Médiateur)
Bamako, 8 sept (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Mali, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, en visite au Mali, dans le cadre du suivi-évaluation de la Transition au Mali, a souhaité que les autorités respectent le délai du processus électoral. «L’heure n’est plus aux déclarations, mais aux actions», a déclaré, mardi, à Bamako, Goodluck Jonathan, à la sortie d’une audience avec le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Le médiateur de la CEDEAO, au terme de cette énième mission sur la conduite du processus au Mali, l’a inscrite « dans la continuité des efforts de l’organisation sous-régionale pour aider le Mali à sortir de la crise multidimensionnelle » que le pays traverse. M. Goodluck et sa délégation ont été reçus par le président de la Transition, après avoir écouté le Premier ministre, les regroupements politiques et les acteurs de la société civile. À cet égard, il a insisté sur la tenue des élections pour que «nous puissions, à la fin de la Transition, au mois de février 2022, avoir un nouveau président démocratiquement élu et un gouvernement en place pour diriger les affaires au Mali». Telle est, selon l’ancien président du Nigeria, la «principale préoccupation de la CEDEAO». Il a indiqué que la CEDEAO est en phase avec les regroupements politiques et organisations de la société civile du Mali qui ont, tous, souhaité que les élections soient organisées dans le délai. «Tous sont d’accord avec nous que l’essentiel, aujourd’hui, c’est de pouvoir créer les conditions pour aller aux élections. Cela est la principale préoccupation de tous les acteurs que nous avons pu rencontrer », a déclaré Goodluck Jonathan. Du 5 au 7 septembre, une mission de médiation de haut niveau de la CEDEAO conduite par l’ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a effectué une visite de travail au Mali. Durant son séjour, la mission a rencontré les autorités de la Transition, le corps diplomatique accrédité au Mali, le Comité local de suivi de la Transition ainsi que l’ensemble des parties prenantes du processus transitoire (partis politiques et société civile). La mission s’inscrit dans le cadre de la mise en application des recommandations issues de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue le 19 juin 2021 à Accra, sur la situation au Mali. Elle avait pour but d’évaluer le processus de Transition et, particulièrement, les progrès dans la préparation des élections prévues en février 2022. Cela, conformément au délai accordé par la conférence des chefs d’État et de gouvernements de l’organisation sous régionale lors de sa session extraordinaire de septembre 2020. La mission vise, également, à apporter le soutien de la CEDEAO dans la mise en œuvre effective des actions prioritaires inscrites dans le Plan d’action du gouvernement (PAG). À l’issue de sa visite, la mission de médiation « a félicité le gouvernement pour le calme relatif observé dans le pays depuis la mise en place de la deuxième équipe gouvernementale ». Elle a pris note de la levée des mesures de restriction concernant l’ancien président de la Transition, Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane. Elle a, aussi, apprécié l’expression renouvelée des autorités transitoires à respecter la période convenue de la Transition devant la communauté internationale. Toutefois, la mission reste préoccupée par l’insuffisance d’actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral. Telles sont les principales recommandations formulées par les émissaires de la CEDEAO au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée mardi dans un hôtel de Bamako. Dans un communiqué lu par le commissaire aux Affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO, le général Francis Béhanzin, la mission a rappelé l’importance du respect de la date des élections annoncée « afin de montrer la crédibilité du processus de Transition ». Les émissaires de l’organisation communautaire ont, aussi, encouragé le gouvernement de Transition « à présenter rapidement » un chronogramme détaillant le calendrier, les réformes et actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour la tenue des élections présidentielle et législatives. « Il s’agit, notamment, poursuit le communiqué, du consensus sur le cadre légal devant servir aux élections, la préparation de la liste électorale, le choix de l’organe ou des structures devant conduire les échéances électorales à venir ». Dans leurs recommandations, les émissaires de l’organisation communautaire invitent « les acteurs sociopolitiques à travailler ensemble dans cette période transitoire afin de garantir la réussite du processus ». En réitérant l’engagement de la CEDEAO à accompagner le Mali pour une Transition réussie, la médiation appelle les partenaires multi et bilatéraux à continuer de soutenir le processus de Transition, notamment dans le cadre de la préparation des élections. Interrogés sur la suspension du Mali des instances de la CEDEAO, les conférenciers ont indiqué que la levée de cette décision relève des compétences de la conférence des chefs d’État sur la base des rapports d’évaluation sur le processus de Transition qui doit aboutir à des élections pouvant rétablir l’ordre constitutionnel dans le pays. D’où l’importance de cette mission de haut niveau. ID/AT/MD (AMAP)
Communiqué de la mission de la médiation de la CEDEAO au Mali
1- Dans le cadre de la mise en application des recommandations issues de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest tenue le 19 juin 2021 à Accra au Ghana, une mission de haut niveau conduite par son Excellence Monsieur Goodluck Ebelé Jonathan ancien président de la République fédérale du Nigeria, envoyé spécial et médiateur de la CEDEAO au mali a séjournée du 5 au 7 septembre 2021 à Bamako. 2- cette mission avait pour but d’évaluer le processus de transition et particulièrement les progrès dans la préparation des élections prévues se tenir en février 2022 conformément pour délai accordé par la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO en sa session extraordinaire du 15 septembre 2020. La mission vise également à apporter le soutien de la CEDEAO dans la mise en œuvre effective des actions prioritaires inscrites dans le plan d’action du gouvernement. 3- La délégation du Médiateur de la CEDEAO, Son Excellence Monsieur Goodluck Ebelé et Jonathan est composée de son excellence Shirley Ayorkor Botchwey, ministre des Affaires étrangères et de l’intégration régionale de la République du Ghana, président en exercice du Conseil des ministres de la CEDEAO de son Excellence Monsieur Jean Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO, du Général Francis Béhanzin, commissaire aux Affaires politiques paix etsécurité de la CEDEAO et du professeur Hamidou Bolly, représentant résident de du président de la Commission de la CEDEAO au Mali. Ont également assisté à cette rencontre des parties prenantes son excellence El-Ghassim WANE, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, chef de la mission multidimensionnelle pour la stabilisation du Mali Minusma, de Monsieur Maman Sambo Sidikou, chef de la mission de l’Union africaine au Sahel Misahel, de SEM Chikezie NWACHUKWU, ambassadeur de la République fédérale du Nigeria au Mali et de son Excellence SEM Napoléon ABDULAI, ambassadeur de la République du Ghana au Mali. 4- La mission de la CEDEAO a rendu une visite de courtoisie au président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, et à tenu une session de travail avec Monsieur Choguel Maïga, premier ministre de la transition entouré de plusieurs membres du gouvernement. La mission a également eu des contacts avec les membres du comité local de suivi et les membres du corps diplomatique accrédité au Mali. La délégation a eu des entretiens avec les forces vives de la nation, à savoir les acteurs politiques, les signataires de l’accord d’Alger les organisations de la société civile et de les chefs religieux. 5- La mission à félicité le gouvernement pour le calme relatif observé dans les pays depuis la mise en place du deuxième gouvernement de la Transition et a pris note de l’arrivée des mesures de restriction concernant l’ancien président de la transition son Excellence Bah Ndaw et l’ancien premier ministre son Excellence Monsieur Moctar Ouane. 6-La mission a apprécié l’expression renouvelée des autorités de la transition à respecter la période convenue de la Transition devant la communauté internationale. 7- La mission a rappelé l’importance du respect du délai de la Transition afin de montrer la crédibilité du processus de transition. Elle a encouragé le gouvernement de transition à présenter rapidement un chronogramme détaillant le programme du calendrier des reformes et actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour la tenue des élections présidentielles et législatives. Il s’agit notamment du processus sur le cadre légal devant servir aux élections. La préparation de la liste électorale ou des organes devant conduire les élections 8- La mission à invité r les acteurs sociaux politiques à travailler ensemble dans cette période de transition afin de garantir la réussite du processus 9- La mission a réitéré l’engagement de la CEDEAO à accompagner la République du Mali pour une transition réussie. 10- La mission a appelé les partenaires multilatéraux et bilatéraux à continuer de soutenir de processus de transition notamment le cadre de la préparation des élections. 11- Enfin, la mission remercie le gouvernement du Mali pour l’accueil et toutes les commodités mises en place pour la réussite de la mission. Fait à Bamako le 7 Septembre 2021
Ouverture de la 15ème édition d’oxyjeunes à Koulikoro
Koulikoro, 07 sept (AMAP) La 15ème édition des activités oxyjeunes s’est ouverte lundi, au centre d’accueil Marie Delhez, à Koulikoro, sous le thème de « la protection sociale dans un contexte de covid-19 : quelle réponse à la vulnérabilité des enfants au Mali ». Devant des enfants parlementaires venus de différentes localités du Mali, des autorités politiques, administratives et coutumières de la ville, des responsables des services régionaux et sub-régionaux impliqués, des partenaires techniques et financiers, des medias et invités de marque, le représentant du maire de la commune urbaine de Koulikoro, Ali Tamboura, a souligné que le thème choisi a toute son importance « en matière de renforcement des enfants sur la protection sociale en général, et sur la protection sociale préventive, en particulier ». Pour le président du parlement des enfants, Nouhoum Chérif Haïdara, cette édition du forum d’enfants et de jeunes devra leur permettre d’échanger et de faire une rétrospective, de proposer à travers leurs productions écrites, radiophoniques, artistiques des solutions qui leur permettront de se lancer vers l’avenir. Cette rencontre leur permettra de définir le citoyen type, de bénéficier de l’expérience des parents sur les pratiques qui contribuaient à l’éveil de patriotisme, des bienfaits de soi afin de façonner un type nouveau de malien imbibé des valeurs civiques et patriotiques lui permettant de participer pleinement à la vie de la nation. Quant au président de l’Union des radios et télévisions du Mali (URTEL), Bandiougou Danté, il a invité les enfants, leurs encadreurs à tout mettre en œuvre pour respecter les mesures barrières, à savoir le lavage régulier des mains au savon, le port du masque partout où besoin est. Il a recommandé aux enfants les règles de discipline, de courtoisie élémentaire, de politesse entre eux. Aux enfants appelés à dormir « loin de leurs familles », leur a, surtout, conseillé « de dormir sous les moustiquaires et de participer aux différentes activités qui seront organisées ». M. Danté a, également, dit aux apprenants de tout faire pour apprendre de l’autre, de faire apprendre l’autre, de faire profiter aux autres enfants qui n’ont pas eu la chance d’être là avec eux. Selon Bandiougou Danté, vu les effets positifs d’oxyjeunes sur la jeunesse malienne, l’Unicef doit faire en sorte que cette activité soit pérenne pour servir les enfants du Mali. Prenant la parole, la représentante de l’Unicef, Dr Macoura Woulalé, dira que depuis 2012, le Mali est confronté à plusieurs situations qui compliquent la vie des enfants. Il y a des enfants qui avaient moins de 10 ans en 2012 et certains sont nés après 2012. « Mais toute cette population a été affectée et continue d’être affectée par cette crise. Même le système qui supporte tous les services devant être offert aux enfants et aux femmes a été affecté », a dit Dr Woulalé. Face à cette problématique, l’Unicef, en collaboration avec le gouvernement, a placé la présente édition dans le cadre de la protection sociale pour promouvoir les systèmes des secteurs sociaux et amener les enfants à dompter des capacités et se prendre en charge, eux mêmes. La représentante de l’Unicef a adressé ses « vifs remerciements au gouvernement du Mali pour son engagement et sa contribution pour accompagner, en tous lieux et en toutes circonstances les enfants et les jeunes du Mali ». Elle a souhaité la bienvenue à tous les enfants venus des quatre coins du Mali. Et a assuré de l’engagement de l’Unicef, dans une synergie d’actions, pour atteindre les résultats escomptés. Le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kaporé Sanogo, a remercié les initiateurs de ce programme « qui permet aux enfants de s’exprimer en public et de s’exprimer entre eux-mêmes, de se connaitre, de tenir un comportement et, aussi, de valoriser les valeurs physiques qu’ils ont ». Dans son discours d’ouverture, le chef de cabinet Sambanel Diallo du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, représentant son département et celui de la jeunesse, a signalé que l’édition oxyjeunes « est une opportunité pour la jeunesse du Mali d’exprimer son ingéniosité dans la sensibilisation de ses pairs sur le respect des mesures barrières, développer l’esprit de camaraderie, favoriser le mieux-vivre ensemble, cultiver l’esprit citoyen à travers diverses animations sur le plan théorique et pratique ». Selon M. Sambanel Diallo, qui a présidé la cérémonie, le rétablissement de l’instruction civique, de la construction citoyenne dans la nomenclature gouvernementale montre à suffisance tout l’intérêt qu’accordent les plus hautes autorités du Mali à cette question. A ce titre, il a invité les enfants à la culture de l’excellence dans tout ce qu’ils font. « C’est le seul gage pour être convié au banquet de l’honneur dans le concert des nations », a-t-il souligné. Le représentant du département en charge de la communication a déclaré lancées les activités de oxyjeunes, édition 2021. Après avoir remercié les équipes de l’Unicef et de l’Urtel ainsi que « toutes celles et tous ceux qui ont contribué à l’organisation de ce regroupement national d’adolescents et de jeunes. C’est sur ces quelques notes que M. Sambanel Diallo. En marge de cette cérémonie, un atelier de formation a été initié à l’intention des hommes de media à la Maison de la femme sur un thème intitulé « Des communautés et institutions résilientes face à la pandémie de COVID-19 : ensemble, faisons reculer les privations d’eau, d’hygiène et d’abri dont souffrent les enfants, ainsi que le statut de pauvreté multidimensionnel». AT/MD (AMAP)
Lutte contre le paludisme : Efficacité d’une nouvelle stratégie avec la vaccination saisonnière et chimio-prévention du paludisme saisonnier
Bamako, 7 septembre (AMAP) Les recherches sur la vaccination saisonnière avec le vaccin contre le paludisme RTSS/AS01 en combinaison ou pas avec la chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS) à Bougouni montrent que l’addition du vaccin RTSS à la CPS réduit l’incidence des hospitalisation pour le paludisme grave de 70% et celle des décès liés au paludisme de 73%, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée, ce lundi 6 septembre, à travers une conférence de presse, organisée par le Programme national de lutte contre le paludisme. Ces résultats viennent d’être publiés dans la très prestigieuse revue scientifique ‘’New England Journal of medicine’’ la nuit du 25 au 26 août 2021. Ce projet était conduit par l’équipe de l’Unité de recherche clinique de Bougouni (URCB) du MRTC-Parasito que dirige le Professeur Alassane Dicko en collaboration avec les équipes du Professeur Sir Brian Greenwood de London school of hygiène and tropical medicine du Royaume Uni et du Professeur Jean Bosco Ouedraogo de l’IRSS au Burkina Faso. En effet, les résultats des chercheurs ont montré que les enfants ayant reçu le vaccin RTSS seulement ont un niveau de protection contre le paludisme similaire à celui de la CPS. Cela veut dire que la vaccination saisonnière avec RTSS pourrait être considérée comme une alternative à la CPS. Comparée à la CPS seule, selon le Professeur Alassane Dicko, l’addition du vaccin RTSS à la CPS réduit d’avantage l’incidence des hospitalisations pour paludisme grave de 70% et celle des décès liés au paludisme de 73%. Ce revient à dire qu’une réduction substantielle du fardeau du paludisme pourrait être obtenue avec l’ajout du vaccin RTSS à la CPS chez les enfants de moins de 15. O D/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 14 nouveaux cas enregistrés jeudi
Bamako, 3 septembre (AMAP) Quatorze (14) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés jeudi, portant le nombre total de la contamination à 14.909 au Mali dont 14.114 guérisons et 539 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 14 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Koulikoro, Sikasso Mopti et dans les Communes II, IV, V et VI du district de Bamako avant de déclarer que 263 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des Ministres du 1er septembre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 01 septembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°2018-027 du 12 juin 2018 relative aux droits des personnes vivant avec un handicap. La Loi n°2018-027 du 12 juin 2018 a été adoptée pour promouvoir et protéger les droits des personnes vivant avec un handicap. Le présent projet de décret est adopté pour fixer les modalités d’application de cette loi. Il permettra entre autres : – de faciliter l’insertion sociale des personnes vivant avec un handicap ; – de concrétiser l’égalité des chances, de promouvoir, de protéger et d’assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits humains et des libertés fondamentales par les personnes vivant avec un handicap ; – d’adapter les services publics et privés aux besoins des personnes vivant avec un handicap. 2. Sur le rapport du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déterminant le statut de malien établi à l’extérieur et de migrant de retour. Le projet de décret adopté précise les conditions à remplir pour bénéficier du statut de malien établi à l’extérieur et du statut de migrant de retour. Il détermine les circonstances dans lesquelles le malien établi à l’extérieur perd ce statut et précise les conditions dans lesquelles le migrant de retour peut solliciter le soutien de l’Etat et de ses partenaires pour sa réinsertion socio-économique. Au sens du présent de projet de décret, le malien établi à l’extérieur est un citoyen malien qui s’est installé de façon durable à l’extérieur du Mali et le migrant de retour est un citoyen malien qui, après avoir émigré, est retourné au Mali de façon volontaire, involontaire ou en situation de détresse sans avoir rempli les critères pour bénéficier de la qualité de malien établi à l’extérieur. Il précise en outre que le statut de malien établi à l’extérieur n’est pas compatible avec celui de malien de l’intérieur. Son adoption permettra de recentrer l’assistance du Gouvernement et de ses partenaires pour la protection et la sécurisation des migrants dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de Migration. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a présenté au Conseil des Ministres l’évolution de la situation épidémiologique et de la maladie à Coronavirus marquée, notamment, par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a réitéré son appel au respect strict des mesures barrières par le personnel de l’administration et les populations et au renforcement de la vigilance des autorités sanitaires. Bamako, le 1er septembre 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Chevalier de l’Ordre national
Cheick Oumar Maïga, alias «Gilbert» : Un génie du journalisme et de la communication s’en est allé
«Il était entier, il était inconditionnel en amitié, au point de défendre parfois l’indéfendable quand il s’agissait de voler au secours d’un ami. Comme beaucoup de ses compatriotes, et surtout les ressortissants songhaïs de son Gao natal, Gilbert se nourrissait d’archétypes glorifiant les ancêtres d’un Mali aux empires prestigieux dont il revendiquait fièrement la descendance». Ainsi s’exprime Madame Sow Saphie Ly, une amie journaliste sénégalaise à Dakar en apprenant le décès de Cheick Oumar Maïga, alias Gilbert. Arraché à notre affection ce 1er septembre 2021 à l’âge de 64 ans, Gilbert nourrissait pour le journalisme un amour obsessionnel. Sortant du Cesti (1980, 7è promotion), il fut mon étudiant dans ce prestigieux centre de formation en journalisme à Dakar. Sa passion pour la profession était telle qu’il ne pouvait pas faire dans la demi-mesure. Il avait des convictions et savait les défendre avec âpreté. Esprit pétillant, révélant une vaste culture et une ardeur intellectuelle peu commune, rien ne lui était étranger. Son aménité n’était pas du tout feinte. Il savait être sympathique, ouvert aux autres avec beaucoup de générosité. Courageux moralement à en être téméraire, il pouvait être un redoutable débatteur et ne craignait ni rien ni personne. Il savait se montrer «agréable», «avenant», «sympathique», reconnaît M. Moussa Dolo, ancien directeur de l’Agence des technologies de l’Information et de la Communication (Agetic) ayant côtoyé le défunt au ministère de l’Économie numérique et de la Prospective, qui ajoute : «il savait reconnaître les mérites des gens méritants». M. Modibo Camara, ancien directeur ayant mis en place le Comité de régulation des télécommunications (CERT), renchérit en s’émerveillant devant sa «vivacité d’esprit» avant d’affirmer «qu’il était brillant et avait, en même temps, un sens élevé du respect». Plus d’une dizaine d’années comme secrétaire général au ministère en charge de la Communication, il était la mémoire vive du département et le principal inspirateur des différentes journées de réflexion sur la profession ayant contribué au renforcement des acquis amorcés depuis les années 90 pour l’amélioration des textes encadrant les professions de la communication et du journalisme. Des yeux plissés qui n’ont rien à envier à ceux d’un Asiatique, les cheveux en brosse à la manière des GI (soldats américains), Cheick Oumar Maïga, un esprit intransigeant et malicieux en perpétuelle effervescence, savait faire preuve d’une délicatesse infinie avec ses aînés tandis qu’il affectionnait rudoyer «ses petits», les plus jeunes que lui. Gilbert pouvait ne pas s’encombrer de fioritures en allant droit au but pour exprimer ce qu’il pensait, souvent d’une voix éraillée, ponctuée de petits gloussements moqueurs voire coquins et taquins. Les trois enfants qu’il a eus avec sa cousine Lalla, benjamine de feu Mahamane Alassane Haïdara, premier président de l’Assemblée nationale du Mali, ont hérité de leur papa un esprit exceptionnellement brillant. L’aînée, Néné Satouri, 35 ans, diplômée de l’emblématique HEC (prononcer chaque lettre), École des Hautes Études Commerciales de Paris, dirige Orange, célèbre opérateur de téléphonie, au Botswana. Les deux autres, Abedine Lionel, 28 ans, informaticien, et Fadima Diahira, 25 ans, géographe, ont tous brillamment décroché le bac à 16 ans. Tirant son prénom Oumar d’une origine sémitique signifiant «palmier», il pourrait lui être appliqué cette appréciation d’un écrivain ivoirien, Assoumou Urbain Kadjo : «Les racines du palmier lui donnent de l’assurance, et il se rit des vents impétueux». Dors en paix, immortel jeune frère. Diomansi Bomboté, journaliste
Bamako : Le gaz butane se raréfie
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 01 sept (AMAP) Le gaz butane est devenu rare sur le marché à Bamako en raison de la suspension temporaire du trafic sur l’axe Bamako-Dakar et le non paiement de la subvention de l’État aux distributeurs. «Depuis quelques jours, je n’ai plus de gaz à revendre», confie un commerçant installé au marché «Dibidani», dans la capitale malienne. Las, il montre des bonbonnes de gaz vides entassées devant sa boutique. Selon le président des distributeurs de gaz butane, Cheick Hamalla Bocoum, la situation est due à deux facteurs : l’arrêt temporaire du trafic sur l’axe Bamako-Dakar occasionné par l’accident d’un gros camion malien à Kaolack et le non paiement de la subvention de l’État. M. Bocoum s’empresse d’ajouter que malgré la réouverture de la frontière avec le Sénégal, il n’y aura pas suffisamment de gaz sur le marché à cause des impayés. Motif ? « Les importateurs n’ont pas assez d’argent pour s’approvisionner », argumente leur président, ajoutant que c’est ce qui fait qu’on commence à sentir le manque de gaz sur le marché. «Le gouvernement n’a pas payé les subventions depuis 2020. Les arriérés de 2021 aussi n’ont pas été payés. Le cumul de la dette se chiffre à environ 8 milliards de Fcfa», explique Cheick Hamalla Bocoum. Il invite le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires pour payer les subventions allouées au gaz. «Il (Ndrl, le gouvernement) doit mettre en place un fonds pour le gaz qui va permettre aux importateurs d’apporter suffisamment de gaz sur le marché», suggère-t-il. Le président du Groupement des professionnels de gaz domestique abonde dans le même sens. Oudiary Diawara confirme que les professionnels du secteur sont confrontés à un problème de non paiement de la contribution que l’État accorde au secteur pour amoindrir le coût pour les ménages. «Ça fait un an et demi que l’État ne nous paye pas les factures. Depuis janvier 2020 jusqu’en 2021, nos factures de subvention ne sont pas payées. Aujourd’hui, le fournisseur exige de payer en espèces sonnantes et trébuchantes. Les opérateurs sont fatigués», s’indigne Oudiary Diawara. Estimant que les 5 milliards de Fcfa de subvention que le gouvernement accorde, par an, au secteur du gaz est insuffisant, il interpelle les autorités de la Transition quant aux conséquences de cette situation sur l’environnement. En la matière, l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et l’électrification rurale (AMADER) est chargée de promouvoir l’utilisation du gaz butane auprès des consommateurs. Outre la fourniture d’électricité en milieu rural, sa mission consiste à sensibiliser les Maliens à aller vers la consommation du gaz butane. Le but étant de préserver l’environnement, en réduisant l’usage abusif du charbon de bois. Interface entre le ministère de l’Économie et des Finances et les acteurs du secteur gazier, l’AMADER est également chargée du traitement des dossiers des factures de remboursement des subventions dues aux opérateurs gaziers dans le cadre de la convention qui les lie à l’État. Joint au téléphone un responsable de l’AMADER, qui a requis l’anonymat, assure que l’État est à pied d’œuvre pour payer les factures des opérateurs de gaz. «L’État est en train de faire de son mieux. Des avancées ont été faites dans ce sens», a-t-il dit. AG/MD (AMAP)
Tombouctou : Remise de forages aux populations de certaines communes de la région
Tombouctou, 1er août (AMAP) Une forte délégation de la présidence conduite par le Colonel Touré Assamba Diallo a inauguré mardi à Tombouctou, six forages équipés en compagnie du directeur de cabinet du gouverneur de région, Issaka Bathily, a constaté l’AMAP. Ces dons de portée inestimable financés sur le fonds de souveraineté du chef de l’État viennent soulager la souffrance des habitants du secteur de Barizh, du camp militaire, de ceux d’Ifazouane (village de Tin-Tellout, commune Alafia), d’Ata et de Niafunké. Le manque crucial d’eau dans ces zones a engendré beaucoup de difficultés et de problèmes dans ces lieux. Ces installations sont la concrétisation des idées chères au président de la Transition, le Colonel Assimi Goita qui a promis de dépenser les 2/3 du fonds de souveraineté dans les infrastructures de base au bénéfice des populations ou qu’elles trouvent (fractions, villages, ville etc..). La cheffe de la délégation présidence a transmis les salutations fraternelles et chaleureuses du président de la Transition. Le Colonel Assamba a invité chacun dans son domaine à une utilisation judicieuse de cet équipement collectif qui n’est que le début d’un vaste programme présidentiel d’exécution de travaux dans les domaines socio-sanitaires engagé par le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition. Le maire de la Commune urbaine de Tombouctou, Aboubacrine Cissé a salué ces gestes qui seront d’un apport inestimable pour les populations, confrontées au problème d’eau. Le représentant des bénéficiaires, Hammadoun Abbassadji a encore en mémoire les difficultés que les populations ont endurées par le passé avant de remercier, au nom des bénéficiaires le président Assimi Goita pour ces gestes généreux de solidarité et d’humanisme. Il promet que ses installations seront bien entretenues et seront utilisées à bon escient. C’est après ces propos que la délégation a ouvert la vanne pour faire jaillir l’eau. D’une cérémonie à une autre, de Barizh, la délégation a mis cap sur Ifazouane puis le camp pour l’inauguration et la remise de leur forage. Partout, les bénéficiaires sont sortis massivement tambours battants pour accueillir la délégation, manifester leur joie pour la fin du calvaire et témoigner de toute la gratitude au président Goita. Ce mercredi, la délégation mettra se rendra à Niafunké pour un exercice du même genre. Pour rappel, le 16 juin dernier, le gouverneur de région et le président des autorités intérimaires ont financé aussi 4 forages équipés pour les populations de la banlieue de la ville de Tombouctou. MS/KM (AMAP)

