Ségou : Les inter-professions informées sur leur rôle et responsabilité
Ségou, 04 mai (AMAP) Le ministère du Développement rural, avec l’appui financier de la Banque mondiale, a organisé du 28 au 29 avril dernier, dans la salle de conférence de l’Office riz de Ségou (Centre), un atelier national de concertation et d’échanges avec les inter-professions agricoles. Le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, a présidé l’ouverture de cet atelier qui répond aux multiples sollicitations des acteurs de la profession agricole, La rencontre de deux jours a regroupé les membres du cabinet du ministère en charge du Développement rural, les représentants des directions centrales de la profession agricole, des inter-professions agréées et les partenaires stratégiques. Elle s’est attachée à informer les inter-professions sur leur rôle, leur responsabilité et sur le cadre législatif les régissant pour assurer une promotion durable des filières agricoles. De façon spécifique, la rencontre avait comme objectifs d’échanger sur la nature et le fonctionnement des inter-professions, d’informer sur le rôle et la responsabilité des acteurs (leaders) des inter-professions, mais aussi de partager les grandes orientations et champs d’intervention des interprofessionnels. Il s’agissait, également, d’expliquer les obligations de l’Etat et des inter-professions dans la mise en œuvre d’un accord cadre soutenant la valorisation durable des chaînes de valeur. Les participants ont analysé le rôle et la responsabilité des inter-professions, proposé un modèle cadre pour toutes les inter-professions et élaboré une feuille de route pour le suivi de leurs activités, en collaboration avec les services techniques compétents de la tutelle. Le ministre Keïta a rappelé que la Loi d’orientation agricole (LOA) du Mali, promulguée le 5 septembre 2006, « est l’expression de l’engagement politique du gouvernement à faire de notre pays une puissance agricole dans la sous-région ouest-africaine ». Il a aussi expliqué que l’atteinte de cet objectif passe par une meilleure organisation des filières agricoles par les acteurs intervenants dans la production, la conservation, l’approvisionnement, la fourniture des services à la production, la transformation, le conditionnement et la commercialisation. Le chef du département du Développement rural a souligné que les acteurs des différentes filières regroupées en inter-professions ont besoin d’être renforcés dans leurs obligations à travers un accord cadre avec l’Etat. Ceci pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans l’amélioration durable des chaînes de valeur. Il a remercié la Banque mondiale à travers le Projet de développement et de diversification de la production en zones arides et semi arides au Mali dont l’appui a permis la tenue de cet atelier. Quant au président des cadres de concertation des inter-professions, Bakary Doumbia, il a souligné l’importance de leur organisation qui réunit une dizaine d’inter-professions. Il a salué l’initiative. «La filière la mieux soutenue est la filière coton, si on arrive à organiser, on peut mieux développer le Mali, la sous-région», a-t-il dit. Il a également précisé la nécessité d’échanger avec l’état, de faire des propositions pour que les inter-professions ne dépendent pas de l’état et puissent se prendre charge, avant d’expliquer succinctement que cela va régler le problème d’engrais. Mais aussi aider à trouver une solution aux difficultés. La cérémonie d’ouverture a enregistre la présence du gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré et du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra. Ainsi que du 1er vice-président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), El hadj Kola Diallo, et des leaders des interprofessions. ADS/MD (AMAP
Cité des Enfants : Inauguration du « grand Hangar » pour les tout -petits
Bamako, 4 mai (AMAP) La cérémonie d’inauguration du « grand Hangar » a été présidée dimanche à la Cité des Enfants par le Secrétaire général du département de la promotion de la Famille, de l’enfant et de la femme, Chaka Magassouba, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’ancienne ministre de la promotion de la famille, Oumou Ba, de la directrice de la Cité des enfants, Koumaré Amina Cissé, de son adjoint, Famara Keïta et de représentants de plusieurs structures de promotion de droits de l’enfant. Bâtie sur une superficie de 50 m2, cette infrastructure a été entièrement financée par le budget d’Etat, à travers le budget spécial d’investissement, pour un coût global de 227.250.424 FCFA. Elle abrite un lot de jeux composé de 15 voiturettes, un carrousel, une mini- roue et une mini- pendule. « La réalisation de cette infrastructure, destinée à la petite enfance de la tranche d’âge de 2 à 5 ans cadre parfaitement avec les missions de la Cité des Enfants et s’inscrit dans la mise en œuvre du projet d’aménagement des espaces de loisirs, pour l’épanouissement des enfants de la Cité » a déclaré le représentant du ministre de la promotion de la famille, de la femme et de l’enfant. « Le ministère de la promotion de la famille, de l’enfant et de la famille se félicité de la réalisation de ce joyau qui contribuera, sans nul doute, au renforcement des capacités d’accueil et d’offre de service de la Cité, pour un meilleur épanouissement des enfants », a déclaré M. Magassa. Le Secrétaire Général a salué la direction de la Cité des enfants pour la réalisation de ce magnifique chantier après avoir invité tous les parents à venir fréquemment avec leurs enfants, pour leur faire profiter de ces magnifiques espaces de jeux et de loisir, tout en respectant les consignes. La Cité des Enfants qui a été créé en 1999 pour contribuer à l’occupation saine du temps libre des enfants, est chargée entre autres, d’offrir un espace de loisirs aux enfants, de contribuer à l’éducation civique et morale des enfants ainsi que de créer des conditions propices à leur épanouissement culturel, physique et intellectuel. KM (AMAP)
Réseaux sociaux : Le phénomène «vidéo-man»
Par Yaya KANITAO Bamako, 04 mai (AMAP) À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’AMAP met en lumière des journalistes d’un nouveau type. Il s’agit des «vidéo-men» dont la pratique jure, souvent, d’avec l’éthique et la déontologie du métier. L’ère du tout numérique et de la domination de l’image a favorisé l’émergence de ces acteurs qui inquiètent les professionnels soucieux de donner l’information dans les règles de l’art Le Mali à l’instar du reste du monde, a célébré hier 3 mai la Journée mondiale de la liberté de la presse. Elle a été proclamée en 1993 par l’Assemblée générale des Nations unies, suivant la recommandation adoptée lors de la vingt-sixième session de la Conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) créée en novembre 1945. Celle-ci a choisi cette année le thème : «Le journalisme sous l’emprise du numérique». Cette célébration intervient à un moment où les réseaux sociaux font peser sur les médias d’information professionnels une menace existentielle. Ces plateformes numériques remettent en cause la viabilité du modèle économique qui a, jusqu’ici, permis l’essor des médias. Les pages numériques continuent d’accaparer l’attention du public. Publié en mars dernier, un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), examinant les tendances mondiales en matière de liberté d’expression et de développement des médias de 2016 à 2021, a attiré l’attention sur cette situation. Au Mali comme ailleurs, un nouveau type de journaliste appelé «vidéo-man» a fait irruption sur la scène médiatique à la faveur de ce que certains appellent la dictature des réseaux sociaux, notamment le groupe Meta (Facebook) et YouTube. Smartphones et trépieds suffisent désormais pour s’autoproclamer journaliste et exercer ce métier ô combien exigeant. Les «vidéo-men» sont de plus en plus sollicités pour diffuser des messages de propagande, véhiculer des fausses informations ou des invectives. Cela au mépris total des règles de bonne conduite, des principes éthiques et déontologiques, très chers à tout journaliste professionnel. Comment se définissent les «vidéo-men» eux-mêmes ? Qu’est-ce qu’il faut pour encadrer leur pratique qui menace la presse, tout en préservant les acquis en matière de liberté de presse et de pluralisme médiatique ? Pour répondre à ces questions, nous avons approché l’activiste et «vidéo-man» Mamadou Traoré. À l’en croire, «activiste et vidéo-man ont pour mission de révéler les incohérences et les dysfonctionnements du système politique, défendre la justice, l’équité…». Il se dit sidéré de constater que la plupart des «vidéo-men» ne traitent que les questions politiques «pour leurs propres intérêts et non celui du public». Le président de l’Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL-Mali) estime qu’être «vidéo-man» n’est pas une profession. Modibo Fofana ajoute que la pratique est permise grâce au développement des réseaux sociaux, surtout le direct via Facebook et YouTube. Parlant de l’encadrement des «vidéo-men», le president des web-journalistes maliens précise que leur pratique doit se faire dans le cadre de l’application du Code pénal qui gère l’espace public. «Aujourd’hui avec la loi sur la cybercriminalité, toute infraction commise via la nouvelle technologie de l’information est punie par cette loi», précise Modibo Fofana. Directeur exécutif de la Fondation Tuwindi, Tidiane Togola abonde dans le même sens. «S’il y a une réglementation et des lois, alors leur application doit être de rigueur pour sanctionner toute personne qui se rendrait coupable de débordement ou de violation de ces textes», insiste-t-il. Toutefois, Tidiane Togola précise qu’il appartient aux associations de blogueurs, aux activistes de mettre en place un dispositif d’autorégulation à partir duquel ils vont pouvoir définir un certain nombre de chartes. Selon lui, les vidéo-mens qui respecteront ces chartes seront auto-régulés et encadrés. En faisant en sorte qu’ils puissent connaître la règlementation en vigueur afin de faire face aux enjeux liés au métier de journaliste. Au Mali, la Constitution du 25 février 1992 garantit la liberté d’expression. Son article 7 stipule : «La liberté de la presse est reconnue et garantie». La loi portant régime de la presse et celle relative à l’audiovisuel protègent la liberté de la presse, tout en précisant que cette liberté s’exerce dans les conditions fixées par la loi et les règlements. YK (AMAP)
Rharous : Dur, dur le quotidien
Par Mohamed GAKOU Rharous 04 mai (AMAP) Il y a seulement deux ans, la situation alimentaire et nutritionnelle des habitants de Rharous, dans le Nord du Mali, était acceptable voire un peu conforme aux normes requises dans ces domaines. La Covid-19 et l’embargo ont changé la donne Au marché hebdomadaire de la ville, qui se tient le jeudi, il n’est pas rare d’entendre, au détour d’un hangar, ce type de conversation qui se fait sur un ton badin, mais qui exprime réellement le vécu quotidien : «Au rythme où le prix du lait grimpe, ne serait-il pas préférable de commencer à élever des chèvres ?». Le lait de chèvre est réputé, pour ses valeurs nutritives. Ces conversations et d’autres, du même registre, illustrent parfaitement le contenu du panier de la ménagère et du quotidien de la vie de l’habitant, en général. Les prix des denrées de consommation courante ont grimpé depuis l’éclatement de la pandémie de la maladie à coronavirus, à laquelle sont venus se greffer, plus tard, les effets contraignants de l’embargo dont est victime le Mali. Il faut préciser que l’ordinaire ici, est constitué principalement de produits provenant du Maghreb et, essentiellement, de l’Algérie et de la Mauritanie. Du sucre au thé, en passant par l’huile de cuisine, le lait en poudre, les pâtes alimentaires, les dates et autres aliments conditionnés. Seuls le riz, le mil, les épices et d’autres céréales sèches viennent du Sud du pays et d’autres localités de la région, notamment, le Cercle de Diré, dont le riz est apprécié ici, pour sa qualité et son coût. Depuis deux ans, le prix du paquet de lait d’un kilogramme est passé de 1.250 Fcfa à trois 3.000 Fcfa. Le bidon d’huile alimentaire de cinq litres, qui coûtait à la ménagère, 2.500 Fcfa est arraché, aujourd’hui, au prix d’or de 7.000 Fcfa. Le sachet familial de cinq kilos de sucre qui était vendu, dans la fourchette de 1.750 à 2.000 Fcfa est cédé à 3.000 Fcfa, aujourd’hui. Le riz, l’élément principal de l’alimentation journalière, connaît aussi une hausse exponentielle. Auprès des commerçants grossistes, le sac de cinquante kilos de riz coûte 22.500 Fcfa, soit le double de son prix, il y a deux ans. Au cours de la campagne agricole 2021-2022, le riz paddy local était vendu au «moudé» (mesure traditionnelle de deux kilos cinq cents) à 400 Fcfa. Aujourd’hui, il est cédé à son double. Même les prix de la viande et du poisson, dont la localité est grande productrice, connaissent une hausse considérable. Le prix du kilogramme de viande est passé au double. Il en va de même pour celui du poisson. Globalement, le prix de toutes les denrées alimentaires a doublé, en deux ans. La cherté de la vie, en sus d’être accentuée à Rharous par les effets négatifs de la Covid-19 et de l’embargo, est aussi liée à des facteurs antérieurs comme l’ensablement progressif du fleuve Niger, véritable cordon ombilical commercial, entre les régions du Sud du Mali et celles du Nord, et qui se rétrécit comme une peau de chagrin, chaque année. Ce phénomène contre lequel l’état a mis en œuvre plusieurs programmes de sauvegarde et de sauvetage, demeure encore un véritable casse-tête environnemental et, surtout, de survie pour les populations riveraines, en termes de navigation commerciale et d’exploitation agricole. Chef-lieu de cercle, le plus enclavé du Mali et, paradoxe, un des plus anciens, Rharous en particulier et tout le Cercle en général, risquent une insécurité alimentaire et nutritionnelle cette année, si des dispositions idoines ne sont pas prises par les autorités compétentes. MG (AMAP)
Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale : «Il n’y a plus de base légale pour la France d’opérer sur le sol Malien»
Bamako, 04 mai (AMAP) Dans une interview accordée, mardi soir, à la télévision nationale, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a expliqué en profondeur la décision du gouvernement malien de mettre fin aux accords de défense avec la France et ses partenaires européens. Toutefois, il rassure que notre pays continuera à coopérer avec toutes les nations qui le souhaitent mais dans le respect mutuel Que faut-il comprendre par le communiqué du gouvernement rendu public lundi soir ? Abdoulaye Diop : Le cadre juridique des relations entre le Mali et la France, en matière de coopération militaire est assis sur trois piliers. Donc, il y a trois accords. Il y a un premier accord qui date de 2013. Il a permis l’opération Serval au Mali, qui s’est transformée plus tard, pour couvrir les opérations de Barkhane. Ensuite, en 2014, on a signé un traité en matière de défense avec la France, mais qui concernait beaucoup plus la coopération militaire, la formation…Tout ce qui peut entrer dans le cadre d’une coopération d’État à État. Plus tard, en mars 2020, on a signé un troisième accord avec la France, mais qui couvrait maintenant l’opération Takuba. Donc, il s’agit de pays européens que la France a conviés pour venir l’aider dans le cadre de la lutte antiterroriste. Ce sont les trois piliers de la coopération militaire qu’on a avec la France. Dans ce cadre là, il faut que les partenaires se parlent. En juin 2021, la France a décidé, après les événements de mai, de la rectification au Mali, de cesser les opérations conjointes avec l’Armée malienne. De façon unilatérale, ils ont pris la décision que le Mali a apprise par voie de presse. Ce qui n’est pas normal. Quand on a un accord, ce sont des choses qui se discutent. C’était la première violation des accords. En février 2022, la France a aussi déclaré, par voie de presse, qu’elle retirait la Force Barkhane du Mali, sans au moins discuter avec nos autorités comment ce retrait va se mettre en place et s’organiser au moment où nous sommes tous pleinement engagés dans le cadre de la lutte antiterroriste. C’est une deuxième grande violation que nous avons dénoncée publiquement. Pas que la France n’ait pas le droit de retirer ses forces, mais quand on a un accord avec un partenaire, le minimum c’est de s’asseoir et discuter. Au-delà de tout ça, on a vu récemment, pendant que ce retrait est en train de s’organiser, qu’il y a beaucoup de violations. Le gouvernement a identifié près de 50 violations de notre espace aérien. Et pendant ce temps, à cause des opérations militaires qui sont en cours dans beaucoup de localités, le gouvernement a décidé de mettre en place une zone d’exclusion aérienne. C’est-à-dire une zone que seule l’armée de l’air malienne est autorisée à survoler. Pour les autres partenaires, ils ont des couloirs dédiés. Mais malgré cela, il y a des aéronefs qui rentrent et qui sortent. Certains même éteignent leurs appareils pour ne pas être identifiés. Nous considérons tout cela comme de la provocation. C’est vous dire qu’il y a une série de violations, parce qu’on ne reconnaît même pas d’abord qu’il y a un gouvernement au Mali. Des militaires étrangers viennent et sortent sans même respecter la souveraineté du Mali. Alors que nous sommes dans un environnement très complexe. Donc, c’est l’ensemble de ces violations que nous avons mis ensemble. Les derniers évènements étaient pratiquement de l’espionnage de l’armée régulière du Mali sur son propre territoire. Avant tout ça, je dois indiquer que le Mali avait déjà rappelé au partenaire français, comme au G5 Sahel qu’il y avait des dispositions de l’accord de 2013 qui couvrent le détachement français dans le cadre de Barkhane. Pour indiquer que cet accord, en particulier, violait la souveraineté du Mali. Parce qu’il y a des zones au niveau de notre territoire où l’armée de l’air malienne n’est pas autorisée. Il y a aussi des gens en opération qui peuvent commettre un certain nombre d’actes où il n’y a aucune responsabilité. Donc, le Mali a estimé que sa souveraineté n’était pas respectée, qu’il fallait procéder à la relecture de cet accord de 2013, qui est vraiment le gros du problème. Nous avons saisi la partie française de nos amendements depuis le mois de décembre de l’année dernière. C’est deux mois après que nous avons reçu une réponse de la France en disant qu’on va mettre en place une équipe d’experts pour travailler ensemble. Nous avons estimé que c’était des manœuvres dilatoires parce que jusqu’à ce jour on n’a pas reçu une réponse de la France. C’est avec l’ensemble de ces éléments que le gouvernement a décidé que ces dispositions de l’accord de 2013, le traité de coopération de 2014, le protocole additionnel de 2020 qui concerne l’opération Takuba que nous allons dénoncer l’ensemble de ces dispositifs. Mais, on ne peut pas tous les dénoncer ensemble parce que juridiquement dénoncer veut dire qu’on met un terme à l’accord ou que l’accord cesse de produire ses effets à l’égard d’une partie qui est le Mali. Donc, la dénonciation, c’est vraiment mettre fin. Mais pour mettre fin à un accord, il y a toujours des procédures. Maintenant, on a deux lots d’accords. Le premier qui est le traité de coopération en matière de défense de 2014 en son article 26 alinéa 4 indique une procédure de dénonciation qui dit que si je décide de dénoncer aujourd’hui, l’accord ne cesse de produire ses effets vis-à-vis du Mali que six mois après. Cela veut que dire le Mali a encore des obligations vis-à-vis de l’autre partie, mais, six mois après l’accord cesse de produire tout effet sur le Mali à compter du 2 mai 2022. C’est pour le traité de coopération en matière de défense signé en 2014. Maintenant, l’autre deuxième élément que nous devons comprendre, c’est l’accord qui préside à l’opération Barkhane pour faire la lutte anti-terrorisme, mais aussi à l’opération Takuba. Ce traité ne prévoit
Message du Secrétaire Général de l’ONU à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse
En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, nous mettons en avant le travail essentiel des journalistes et des autres professionnels des médias qui œuvrent à la transparence et cherchent à mettre les puissants face à leurs responsabilités, souvent au prix de grands risques. Tout au long de la pandémie de COVID-19, de nombreux professionnels des médias ont été en première ligne, rendant compte de la situation de façon précise en s’appuyant sur la science pour informer les décideurs et sauver des vies. Parallèlement, les journalistes qui traitent les questions liées au climat, à la biodiversité et à la pollution ont réussi à appeler l’attention du monde entier sur cette triple crise planétaire. Mais les menaces contre la liberté des journalistes et des professionnels des médias s’intensifient de jour en jour. Quel que soit le domaine – santé mondiale, crise climatique, corruption ou atteintes aux droits humains –, on politise toujours plus le travail de ces hommes et de ces femmes et on les presse de garder le silence de toutes parts. Le numérique a démocratisé l’accès à l’information. Mais il a également fait naître des défis de taille. Le modèle commercial de bon nombre de médias sociaux repose non pas sur l’amélioration de l’accès à des informations rigoureuses, mais sur la multiplication des réactions, ce qui signifie souvent provoquer l’indignation et propager des mensonges. Les professionnels des médias travaillant dans les zones de guerre sont menacés non seulement par les bombes et les balles, mais aussi par les armes de la falsification et de la désinformation qui accompagnent la guerre moderne. Ils peuvent être pris pour cible en tant qu’ennemis, accusés d’espionnage, détenus ou tués, simplement pour avoir fait leur travail. Le numérique facilite par ailleurs encore plus la censure. De nombreux journalistes et responsables de médias du monde entier risquent en permanence de voir leurs émissions et reportages devenir inaccessibles en ligne. Et le numérique crée de nouveaux moyens d’oppression et d’abus. Les femmes journalistes sont tout particulièrement exposées au harcèlement et à la violence en ligne. L’UNESCO a établi que près de trois femmes sur quatre avaient subi des violences en ligne. Le piratage et la surveillance illégale empêchent également les journalistes de faire leur travail. Les méthodes et les outils évoluent, mais l’objectif – discréditer les médias et dissimuler la vérité – ne change pas. Les résultats sont eux aussi les mêmes : des personnes et des sociétés incapables de distinguer la réalité de la fiction, et qui peuvent être soumises à une manipulation effroyable. Sans liberté de la presse, il n’y a pas de véritables sociétés démocratiques. Sans liberté de la presse, il n’y a pas de liberté. L’ONU œuvre en faveur des journalistes et des professionnels des médias partout dans le monde. Il y a 10 ans, nous avons établi un plan d’action sur la sécurité des journalistes, afin de protéger les professionnels des médias et de mettre fin à l’impunité pour les crimes dont ils sont victimes. En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, nous rendons hommage au travail essentiel des médias, qui confrontent le pouvoir à la vérité, dénoncent les mensonges et construisent des institutions et des sociétés fortes et résilientes. Nous engageons les gouvernements, les médias et les entreprises du secteur technologique du monde entier à soutenir ces efforts cruciaux. Je vous remercie. Source: ONU
15ème édition de la JMP : Le PNLP organise une journée scientifique à l’INSP
Bamako, 4 mai (AMAP) La directrice du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), Médecin Lieutenant – Colonel Aïssata Koné a présidé lundi dernier à l’Institut national de santé publique (INSP) la cérémonie d’ouverture de la journée scientifique organisée par sa structure dans le cadre de la 15ème édition de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, a constaté l’AMAP. Dans la grande salle de conférence de l’INSP remplie pour la circonstance de chercheurs, de sommité de la médecine, des enseignants et des étudiants entre autres, l’on pouvait lire sur les banderoles : « Prestataires : Renforcer vos connaissances sur le paludisme en participant à la journée scientifique », « Recherche : facteur déterminant d’accélération des progrès vers l’élimination du paludisme ». Dans son discours, la directrice du PNLP a souhaité la bienvenue aux participants à cette grande rencontre de partage des résultats de recherche dans le domaine du paludisme. Médecin Lieutenant – Colonel Aïssata Koné a déclaré que ce cadre de la journée scientifique est un carrefour des sommités de la recherche avant de féliciter et de remercier les chercheurs pour tous leurs efforts qui ont permis d’avoir des résultats assez significatifs dans la lutte contre le paludisme. Elle a souligné enfin la place prépondérante de la recherche tout en précisant que la lutte contre le paludisme est au centre des politiques du département de la santé. Les chercheurs ont présenté les travaux de recherche sur : « la sensibilité des anophèles SI à quatre grandes classes d’insecticides et la fréquence des gênes Kdr L1014 et ACE 1 G 119 dans les villages de Sogolonbougou et Ouassouroula dans le Cercle de Kati » et « la pulvérisation intra- domiciliaire (PID) et moustiquaire imprégnée ont joué un rôle déterminant dans la lutte contre le paludisme ». Des chercheurs ont donné des explications sur les résultats obtenus dans la recherche notamment le vaccin RTSS, les moustiquaires génétiquement modifiés entre autres. La journée a pris fin sur des notes d’espoirs avec surtout les résultats tangibles enregistrés par le PNLP dans la lutte contre le paludisme dans notre pays. KM (AMAP)
Journée mondiale de la liberté de la Presse 2022 : Sous le thème du « journalisme sous l’emprise du numérique »
Bamako, 03 mai (AMAP) Le Mali, à l’instar de la communauté internationale célèbre ce mardi 03 mai 2022, la Journée mondiale de la liberté de la Presse, sous le thème: « Le journalisme sous l’emprise du numérique ». Cette année, cette célébration se déroule au Mali dans un contexte particulièrement marqué par la suspension suivi du retrait définitif de l’autorisation d’émettre de certains médias français, notamment la Radio France internationale (RFI) et la chaîne de télévision France 24, par la Haute autorité de la communication (HAC). Une décision motivée par « des manquements répétitifs à l’éthique et la déontologie du journalisme par ces médias français à travers des émissions à caractère subversif et propagandistes », selon l’instance de régulation des médias au Mali. Le 3 mai rappelle à tous la nécessité de respecter leur engagement en faveur d’une presse libre mais juste et professionnelle. C’est également une journée de réflexion pour les professionnels des médias sur les questions relatives à la liberté de la presse et à l’éthique. Tout aussi importante, la Journée mondiale de la liberté de la presse est un moment de soutien aux médias qui sont des cibles des restrictions ou l’abolition de la liberté de la presse. Elle est, aussi, une journée de commémoration au profit des nombreux journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur métier ou qui sont incarcérés pour leur opinion. C’est ce cadre que du 2 au 5 mai 2022, l’UNESCO et la République d’Uruguay accueilleront la conférence mondiale annuelle de la Journée mondiale de la liberté de la presse dans un format hybride à Punta Del Este, en Uruguay, sous le thème : « Le journalisme sous l’emprise du numérique » . Au cours de cette conférence mondiale, il sera question de l’impact de l’ère numérique sur la liberté d’expression, la sécurité des journalistes, l’accès à l’information et la vie privée. Sur le plan national, la Maison des cinéastes du Mali (MCM) a félicité les hommes et femmes de médias qui se battent au quotidien pour une presse libre, sur sa page Facebook. De son côté, l’Union des journalistes reporters du Mali (UJRM) dénonce, sur ses plateformes numériques, la précarité dans laquelle le métier s’exerce au Mali. « Les journalistes reporters maliens fêtent le 03 mai dans la misère et la précarité », a déploré le regroupement. AT/MD (AMAP)
Football : Un match amical Mali-Equateur juin prochain (Fédération équatorienne de football)
Bamako, 03 mai (AMAP) Les sélections nationales du Mali et de l’Équateur pourraient s’affronter, en juin, en match amical prévu aux États-unis, a annoncé vendredi la Fédération équatorienne de football (FEF) sur Twitter. Selon la FEF, le match se jouera le 11 juin à Hartford, aux Etats-Unis. La rencontre se disputera quelques jours après les deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Côte d’Ivoire 2023. Le Mali affrontera le Congo, le 4 juin au stade du 26 mars avant d’aller défier le Soudan du Sud à Juba, le 7 juin. L’Équateur, qui prépare la Coupe du monde, Qatar 2022, affrontera également le Nigéria, le 2 juin dans le New-Jersey et le Mexique, le 5 juin à Chicago, en amical. Au Mondial, la Tri (surnom de l’équipe d’Équateur) évoluera dans le groupe A composé du pays hôte, le Qatar, du Sénégal et des Pays-bas. L’équipe sud-américaine est qualifiée pour la quatrième Coupe du monde de son histoire après 2002, 2006 (meilleur résultat avec un huitième de finale) et 2014. MT/MD (AMAP)
Le gouvernement malien dénonce des accords de coopération militaire avec la France (Communiqué)
Bamako, 03 mai (AMAP) Les autorités de la Transition au Mali ont dénoncé plusieurs traités de coopération militaire entre Paris et Bamako, pour « des insuffisances graves, ainsi (que des) atteintes flagrantes à la souveraineté nationale du Mali », annonce un communiqué du ministre en charge de l’Administration territoriale, porte-parole du gouvernement, publié lundi 02 mai 2022. Le gouvernement malien indique avoir constaté « avec regret depuis un certain temps, une détérioration profonde de la coopération militaire avec la France, suite à plusieurs incidents », selon le communiqué. Il s’agit notamment de « l’attitude unilatérale du partenaire français qui a décidé les 03 et 07 juin 2021, sans consulter au préalable le Mali, de suspendre les opérations conjointes avec les Forces armées maliennes (FAMa) et de mettre fin à l’opération Barkhane ». En outre, poursuit la même source, le 17 février 2022, la France a annoncé « encore sans aucune consultation de la partie malienne, le retrait des forces Barkhane et Takuba ». À ces griefs s’ajoutent « les multiples violations de l’espace aérien malien opérées par des aéronefs militaires français, malgré l’instauration d’une zone aérienne d’interdiction temporaire par les autorités militaires maliennes », explique le communiqué. Bamako dénonce « la manœuvre dilatoire » consistant pour la France « à demander une réunion d’experts pour la relecture du traité de défense, au lieu d’envoyer ses amendements, et cela plus de deux mois après l’envoi par le Mali de ses amendements en décembre 2021 », souligne le communiqué. Les Accords concernés sont, notamment, le Traité de coopération en matière de défense du 16 juillet 2014 , conformément aux dispositions de son article 26 alinéa 4, selon lequel, « Chaque partie peut dénoncer le présent traité par le biais d’une notification écrite. Cette dénonciation prend effet six mois après réception de la notification par l’autre partie », explique le gouvernement. Il s’agit aussi, avec effet immédiat, de « l’Accord des 7 et 8 mars 2013 déterminant le statut du détachement français, applicable à la Force Barkhane et le Protocole additionnel des 6 et 10 mars 2020 déterminant le statut des détachements non français de la Force Takuba conformément à la Convention de Vienne sur le droit des traités de 1969 dont les articles pertinents prévoient les modalités de dénonciation d’un accord, lorsque celles-ci ne sont pas déterminées expressément (Article 56 ). Ou, en cas de violation manifeste de l’accord par l’une des parties, permettant à l’autre partie de le dénoncer (Article 60) », rappelle le document. Toutefois, le Mali réaffirme à ses partenaires sa disposition à coopérer avec l’ensemble des Etats du monde dans le respect mutuel. Cette décision malienne intervient après l’expulsion de l’ambassadeur de France le 31 janvier dernier, suivie de la sommation faite, le 18 février 2022, à la Force Barkhane de quitter le territoire malien « sans délai »/ AT/MD (AMAP)

