Cinéma : « Twist à Bamako », les années 60 dans la capitale malienne

Bamako, 05 juin (AMAP) Dans le cadre de la  programmation du film en bambara (sous titré en français) intitulé : «Twist à Bamako», Blonba a organisé, lundi dernier dans ses locaux à Baco Djicoroni, une conférence de presse pour annoncer son projet «Nyanadjè Taama » et la projection de l’avant-première du film «Twist à Bamako» de Robert Guédiguian. A côté de Siriki Mété de Magic Babemba et de Robert Guédiguian, Alioune Ifra N’Diaye de Blonba, a présenté le réalisateur du film qui compte à son actif une vingtaine de films. Selon lui, c’est un réalisateur de grosse pointure qui a décidé de faire un film sur le Mali des années 1960, «Twist à Bamako».  Robert Guédiguian a dit ses motivations et son amour pour les images du photographe Malick Sidibé pour expliquer ce qui a sous-tendu «Twist à Bamako». « C’est à partir du titre d’une exposition photographique de feu Malick Sidibé dont les clichés retracent la vie socio-culturelle et économique de la jeunesse malienne des années 1960 que j’ai décidé de  faire un film sur le Mali du président Modibo Keïta », a-t-il dit. Le film a été réalisé au Sénégal avec des acteurs africains et produit par Marc Bordure. «C’est un film qui vous questionne», a indiqué le réalisateur. En fait, c’est une histoire d’amour entre Samba, fils d’un commerçant bien installé à Bamako et Lara qui refuse d’obéir à ses parents. Elle fuguera pour éviter d’être mariée de force. Ainsi, elle découvre une nouvelle vie à Bamako. Les deux amoureux se retrouvent un soir dans un club de danse dans la capitale et jurent de ne plus jamais se quitter. Mais les contingences de la vie vont en décider autrement. Le responsable de Magic cinéma, Siriki Mété, a donné l’assurance que toutes les dispositions son prises pour une bonne diffusion. Cette projection est co-organisée avec Angèle Diabang (Sénégal), Agat Films (France), le Magic Babemba (Mali), les Instituts français de la Côte d’Ivoire et du Mali. Un film à regarder absolument pour se replonger dans la belle époque des années 1960. Alioune Ifra N’Diaye a, pour sa part, expliqué le projet «Nyanajè Taama» qui consiste à faire des projections de films dans les Régions de Bougouni, Sikasso, Koutiala (Sud), San, Ségou (Centre), Dioïla, près de Bamako, Nioro du Sahel, Diéma et Kita (Ouest). Cette initiative a été imaginée dans le cadre du Programme star financé par la coopération suisse et mis en oeuvre par Blonba. Et M. N’Diaye d’ajouter que c’est la salle Blonba qui a prévu un itinéraire pour la projection des films retenus. AS/MD (AMAP)     .     

Septentrion malien : Le trafic de carburant et autres produits de première nécessité en plein essor

Tombouctou, 5 juillet (AMAP) D’importantes quantités de carburant transitent nuitamment par Goundam (Nord) en direction du sud du Mali tous les jours, ce qui suscite beaucoup d’interrogations au sein de l’opinion locale, a appris l’AMAP de source locale. Selon cette même source, avant on avait coutume de voir des citernes de carburant qui arrivent à Goundam pour des livraisons à certaines entités, notamment l’Energie du Mali (EDM SA), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), les Forces armées maliennes (FAMa). Aujourd’hui, nous assistons à un trafic intense de carburant dans des fûts chargés dans des camions, ou des véhicules tout terrain couverts de bâches ou à ciel ouvert, traversant la ville de Goundam pour le Sud et l’Ouest. Ces dizaines de camions et de véhicules 4×4 chargés de fûts de gaz-oil ou d’essence viennent d’e l’Algérie voisine malgré le contrôle strict des autorités des frontières menant dans les Régions de Gao et de Tombouctou (Nord). A partir de Tombouctou, des camions assurent le relais. Ceux venus de l’intérieur du pays, de retour, chargent les nombreux fûts de carburant à destination d’autres horizons. Aujourd’hui, ils sont nombreux les citoyens à s’interroger sur les destinations de ces cargaisons de carburant. D’autres pensent que ce trafic devait contribuer à atténuer la crise et éviter la flambée des prix de carburant mais hélas le litre d’essence a atteint les 1 000 Fcfa en ce mois de juin alors qu’il se vendait à 650 Fcfa. Par ailleurs, du côté de la Mauritanie il est constaté le mouvement de nombreux camions chargés de marchandises, de produits de premières nécessité, en direction de Tombouctou. Ces marchandises sont aussitôt transférées dans d’autres camions et petits véhicules pour de nouvelles destinations au lieu d’être vendues sur le marché local en vue de contribuer à la stabilisation des prix et atténuer à la souffrance des populations. Cette situation constitue une grande perte pour l’économie u Mali, de l’avis de nombreux observateurs qui pensent que cela ne profite qu’à une poignée d’individus.  AT/KM (AMAP)

Levée des sanctions de la CEDEAO : Soulagement au Mali

Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 04 juil (AMAP) Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, réunis, dimanche,  Accra au Ghana, ont levé les sanctions économiques et financières imposées au Mali, depuis le 9 janvier 2022 . «Sage décision», se réjouissent nombre de nos concitoyens sur les réseaux sociaux. Les Maliens n’en espéraient pas moins de cet énième sommet qui s’est tenu après que les autorités de la Transition ont donné suffisamment de gages : publication du chronogramme des réformes politiques et institutionnelles et celui des élections, adoption d’une nouvelle loi électorale, mise en place de l’équipe en charge de l’adoption d’une nouvelle constitution… Ces actes ont certainement orienté la décision des dirigeants ouest-africains, qui ne demandaient plus que des «éléments complémentaires» concernant les chronogrammes proposés. Ce sommet est intervenu, aussi, alors que les autorités de la Transition ont convaincu de leur intention de faire participer les acteurs politiques et de la société civile aux actions visant à conduire le pays vers l’ordre constitutionnel normal. L’inclusivité et la recherche du consensus ont été érigées en principes. La classe politique et la société civile, dont une partie s’offusquait de l’absence de concertation, sont désormais au parfum de ce qui est envisagé en matière de réformes (politiques et institutionnelles) et d’élections. Le succès de la réunion de relance du Cadre de concertation national augure une réelle implication des uns et des autres pour la réussite des différents processus. NORMALISATION – L’issue du sommet de dimanche marque le début de la normalisation de nos rapports avec cette organisation qui aura tout tenté pour faire plier les autorités de la Transition. L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan a fait de nombreux aller-retour à Bamako – son dernier séjour remonte aux 23 et 24 juin derniers – pour trouver un compromis. Les chefs d’Etat ont plusieurs fois évoqué le sujet et préconisé des solutions qui ne rencontraient pas l’adhésion des autorités maliennes et d’une bonne frange de nos concitoyens. Agacés, ils avaient, lors du sommet du sommet du 9 janvier 2022, imposé des sanctions économiques et financières au Mali. Ces sanctions avaient été maintenues à l’issue des sommets du 25 mars et du 4 juin. La reconduction des sanctions à l’issue du sommet du 4 juin dernier fut une véritable douche froide pour les Maliens. L’entrée en scène du président togolais, Faure Gnassingbé, à la demande du Mali pour jouer les médiateurs, avait fait naître un certain espoir sur les rives du Djoliba. De nombreux observateurs avaient tablé sur une levée des sanctions. Patatras ! Les dirigeants ouest-africains ont jugé bon de repousser l’échéance à un mois plus tard, le temps d’obtenir plus de gages de la part de nos autorités. Le rendez-vous manqué du 4 juin n’a pas empêché les autorités maliennes de continuer à travailler à convaincre de leur bonne foi. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a mené un travail diplomatique efficace pour faire comprendre à nos partenaires étrangers que l’intention des autorités maliennes n’est nullement d’isoler le pays.  De con côté, le président Faure Gnassingbé a poursuivi aussi son effort pour soutenir le dialogue avec la CEDEAO et l’ensemble de la communauté internationale. Son «action discrète et efficace» a été saluée, il y a un mois, par le chef de la diplomatie malienne. RESILIENCE – La levée des sanctions intervient alors que notre économie et celles de nos voisins immédiats ont beaucoup souffert de l’interruption des relations économiques, financières et commerciales. Notre économie a plié mais n’a pas rompu. Le pays a affiché une résilience étonnante. L’Etat a continué à assurer son rôle régalien même si les restrictions budgétaires ont affecté les activités de nombreux services publics. Le pays n’a pas souffert de pénuries de produits de grande consommation dont les prix ont tout de même pris l’ascenseur. Pourtant peu d’observateurs donnaient plus de trois mois pour voir notre économie totalement sur les rotules du fait de ces sanctions que les autorités maliennes ont qualifiées d’« illégales, illégitimes et inhumaines ».  Il reste à appliquer des mesures idoines pour faire redémarrer des pans entiers de l’activité économique atteints par le marasme créé par l’embargo. Ceci est un impératif pour les autorités car les citoyens attendent une baisse des prix de certains produits de grande consommation.  Les opérateurs économiques s’attendent à des facilités pour leur permettre de relancer leurs affaires. Beaucoup ont subi des pertes sèches du fait du blocage de leurs cargaisons de produits importés dans les ports de Dakar et d’Abidjan. La levée des sanctions est une très bonne nouvelle pour cette catégorie d’hommes d’affaires. ID/MD (AMAP) 

Le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Sissoco, nouveau président en exercice de la CEDEAO

Bamako, 03 juin (AMAP) Le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Sissoco, est le nouveau président de l’Autorité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la prochaine année, a-t-on appris de sources au Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO du 3 juillet 2022,  Il a été élu lors du sommet d’Accra, ce dimanche, pour succéder au ghanéen, Nana Akufo-Addo, qui a occupé ce poste pendant près de deux ans. Le Gambien Omar Alieu Touray a été installé dans la fonction de président de la Commission de la CEDEAO, en remplacement de l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, qui a occupé le poste pendant quatre ans.  M. Brou est le nouveau Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). MD (AMAP)

Le sommet d’Accra lève les sanctions contre le Mali

Bamako, 03 juin (AMAP) Les Chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), réunis dimanche, à Accra, au Ghana, pour évoquer la situation politique au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, ont levé les sanctions contre le Mali avec des réserves, selon des sources dans la capitale ghanéenne. Cependant, les dirigeants ouest-africains ont exigé la non participation des autorités de la transition aux futures élections au Mali, ont ajouté les mêmes sources à la fin du huis clos.   Après la décision de la conférence des chefs d’État, les activités économiques entre le Mali et les pays de la sous-région vont vite reprendre. Le Mali aura, aussi, accès à ses avoirs financiers qui étaient gelés par la CEDEAO. Bamako reste suspendu de toutes les actions de l’organisation sous régionale jusqu’au retour à un ordre constitutionnel normal. La levée des lourdes sanctions économiques et financières imposées au Mali, depuis janvier 2022, fait suite à des avancées réalisées ces dernières semaines dans les négociations. Les autorités de la Transition ont fixé la durée de la Transition à 24 mois, adopté la nouvelle loi électorale, en plus d’avoir publié le chronogramme des échéances électorales.  Le Président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Emballo, est le nouveau Président en exercice de la CEDEAO, en remplacement du son homologué du Ghana, Nana Akufo-Addo. Concernant le Burkina Faso, le pays échappe aux sanctions après avoir trouvé un accord avec l’organisation communautaire sur une durée de Transition de 24 mois, à compter du 1er juillet 2022.  En Guinée, les négociations devront continuer pour trouver un accord sur la durée de la Transition. La CEDEAO a désigné un nouveau médiateur, l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi pour continuer les pourparlers avec les autorités guinéennes.   Lors de ce sommet, qui était très attendu, les dirigeants ouest-africains ont statué sur les sanctions concernant le Mali, la Guinée, et le Burkina Faso, trois pays théâtre de coups d’État  où les militaires ont pris le pouvoir par la force. Les leaders ouest-africains, qui entendent peser pour un retour rapide des civils au pouvoir, se sont penchés sur les lourdes sanctions économiques et financières imposées au Mali depuis janvier, et sur les cas burkinabè Faso et  guinéen.  Cependant,  ils étaient divisés entre partisans de la fermeté et ceux du compromis, à l’heure où les sanctions accentuent la crise économique et sociale au Mali et ont un impact sur les économies de ses voisins. MD/MT (AMAP)   

Éliminatoires Coupe du monde de basketball : Le Mali disqualifié  

Bamako, 2 juil (AMAP) Les basketteurs de l’équipe nationale du Mali ont continué de boycotter les matches pour non paiement de primes, en signant un deuxième forfait face aux Nigérians, samedi, après celui de la première journée contre l’Ouganda, lors de la 3è fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde 2023. Selon une source proche de la délégation malienne, le capitaine Ibrahim Djambo et ses coéquipiers campent toujours sur leur position. Les joueurs n’ont même pas voulu quitter l’hôtel pour la salle Arena de Kigali, au Rwanda, où ils devraient affronter le Nigeria. Ils veulent se faire entendre et,  dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, les joueurs réclament du changement. «On veut un changement au niveau de la Fédération malienne de basket-ball et au ministère des Sports. On veut un peu de respect », a dit le capitaine Ibrahim Djambo. Accompagné de plusieurs de ses coéquipiers, Ibrahim Djambo a dénoncé les promesses non-tenues des autorités chargées de la balle au panier. Cette affaire de prime existe, selon lui, depuis des années. « Il faut que ça cesse », lance-t-il. Selon des sources proches de la Fédération internationale de Basket  (FIBA), l’institution a déjà ouvert des enquêtes pour dégager les responsabilités, enfin de sanctionner les coupables. Avec ce deuxième forfait, les Aigles disent adieu à la Coupe de monde. L’instance dirigeante du basket-ball mondial a annoncé la disqualification du Mali dans un communiqué publié sur son site. « Selon le règlement officiel du basket-ball, si une équipe perd par forfait deux fois dans le même tournoi, elle est disqualifiée du tournoi et les résultats des matches joués par cette équipe sont annulés », rappelle la FIBA. Le Mali ne jouera pas, non plus, son match de la troisième journée, qui était prévu demain dimanche contre le Cap-Vert.  SSK/MD ( AMAP)

Coupe du monde de basketball : Les Aigles annihilent leurs espoirs de qualification

Bamako, 2 juil (AMAP) Les basketteurs de l’équipe nationale du Mali pourraient avoir mis une croix sur leur qualification à la Coupe du monde, après leur forfait, vendredi, face à l’Ouganda, débutant, ainsi, dans un imbroglio la trosième fenêtre des éliminatoires du Mondial 2023 de basket, en zone Afrique.  Pour leur entrée en lice, dans ces éliminatoires, les hommes du technicien Boubacar Kanouté ont refusé de jouer pour revendiquer des  primes impayés. Après la victoire du Cap-Vert sur le Nigeria, le Mali devait affronter l’Ouganda dans le groupe A. Une rencontre qui n’a finalement pas démarré à la Kigali Arena. Si l’équipe d’Ouganda s’est présentée sur le parquet, la sélection malienne est restée dans les vestiaires et a refusé de jouer.  Selon nos informations, les joueurs ont voulu protester contre le non paiement de primes qui leur étaient promises. Des réunions ont eu lieu avec les dirigeants pour tenter de désamorcer la situation, mais elle n’a pas évolué. Quinze  minutes après l’heure du coup d’envoi, l’Ouganda a donc été désigné vainqueur du match (20-0), par fortfait du Mali. Avec ce résultat, le Mali fait une croix sur ses espoirs de qualification au Mondial. Dans un communiqué publié, le même jour, la Fédération malienne de basket-ball exprime « son regret et rappelle qu’en plus des primes de sélections perçues, le transport international de la compétition et la mise au vert à Bamako ont été entièrement pris en charge par le ministère de tutelle ».  Le Bureau fédéral a, aussi, « fermement » condamné  une « posture aux desseins inavoués et se désolidarise de cet esprit qui n’honore point le basket-ball malien » et annoncé prendre « toutes les mesures qu’il jugera utiles pour éviter de tels désagréments qui ternissent l’image du sport malien ».  « Le bureau fédéral reconnait et salue les efforts du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne qui, malgré la situation socio – économique complexe de notre pays, ne ménage aucun effort pour permettre la participation de toutes les équipes nationales de basket-ball du Mali engagées dans les compétitions internationales », souligne le communiqué de la Fédération malienne de basket-ball.  SSK/MD (AMAP)

26è édition de l’Espace d’interpellation démocratique (EID) : La réception des dossiers commence ce vendredi

Bamako, 1er juin (AMAP) La réception des dossiers pour la 26è session de l’Espace d’interpellation démocratique (EID) début ce, vendredi 1er juillet jusqu’au 30 septembre prochain au bureau du Médiateur de la République, a annoncé, jeudi, a Médiatrice, Mme Sanogo Aminata Mallé, au cours d’une rencontre avec la presse dans le cadre du lancement des activités de cette session, au siège de l’institution.  Les citoyens peuvent, aussi, déposer leurs interpellations auprès des délégations territoriales du Médiateur de la République dans les capitales régionales et dans les ambassades du Mali à l’étranger.  Institué par le décret n°96-159/P-RM du 31 mai 1996, modifié, le forum annuel dénommé «Espace d’interpellation démocratique » offre un cadre d’échanges dynamiques au cours duquel, les ministres sont interpellés par des citoyens sur des questions qui relèvent de la bonne gouvernance, en matière de droits et libertés publiques. Dans son intervention, Mme Sanogo a rappelé les dispositions de l’article 16 du règlement intérieur relatives à la préparation des sessions de l’EID. Selon cet article, «six mois avant la tenue de la session de l’EID, le Médiateur de la République informe le public par les moyens de communication appropriés, sur les objectifs et les modalités de participation aux travaux de ladite session ». Elle a, ensuite, souligné que l’organisation de l’EID a été confiée au service du Médiateur de la République depuis 2012. En tant que forum annuel, l’EID a pour objet d’informer les opinions publiques nationales et internationales, sur l’état des droits de l’Homme, de contribuer de manière pédagogique à la réalisation d’une culture démocratique nationale. Mais aussi, impulser de façon significative la politique de promotion et de protection des droits et libertés des citoyens. Pour sa part, le Secrétaire permanent de l’EID, Amadou Diallo, a présenté la situation des interpellations de la 25è session. Il ressort du document qu’au total, la commission préparatoire a statué et délibéré sur 280 dossiers d’interpellations reçus qui ont été classés en trois catégories. Sur ce nombre, 206 interpellations ont été retenues soit 73,57%, avec 178 dossiers traités sur lesquels, 53 ont été retenus pour lecture et 153 pour suite à donner. Ce qui fait un taux global de réalisation de 86,40%.  M. Diallo a indiqué que l’ensemble des recommandations du jury d’honneur de la 25è session ont fait l’objet d’un relevé qui a été transmis à tous les départements ministériels concernés afin qu’ils puissent donner des suites. Le Médiateur de la République est un recours pour le citoyen et un conseil pour l’administration. Ainsi, il entend demeurer une institution crédible de consolidation de l’Etat de droit afin de promouvoir la transparence, l’équité, la bonne gouvernance et la satisfaction des usagers du service public.  AT/MD (AMAP)

Stratégie nationale du secteur de la sécurité : Une approche participative autour du plan d’actions

Bamako, 1er juin (AMAP) Le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité (CRSS), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a organisé, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) un atelier national sur le thème : «Appropriation de la stratégie de la réforme du secteur de la sécurité et son plan d’actions 2022-2024.» Les participants à la session étaient composés de représentants de l’Etat, de la justice, des forces armées, des services para militaires, des collectivités territoriales, des organisations féminines et de jeunes, des associations traditionnelles, des universitaires et des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Daoud Aly Mohammedine, en présence du Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le général de division Abdoulaye Coulibaly. L’objectif visé à travers cet atelier est de promouvoir l’appropriation nationale du processus de la réforme du secteur de la sécurité, en mettant en relief les éléments nécessaires pour une collaboration optimale entre les parties prenantes des services de défense, de sécurité et de justice. Il s’agit également de clarifier les activités de résilience des populations face à l’insécurité. Le décret n°2022-0208/PT-RM du 4 avril 2022, portant sur la stratégie de la réforme du secteur de la sécurité a été adopté par le gouvernement de la Transition en vue de mettre en œuvre la vision politique et les priorités en la matière. C’est pourquoi, le ministre Mohammedine a dit que « cette règlementation constitue désormais un cadre de référence pour notre pays ». « Cette réforme vise à rendre plus efficaces et responsables la prestation, le contrôle et la gestion des services de sécurité, a expliqué Daoud Aly Mohammedine avant d’ajouter qu’elle consiste à améliorer à la fois la sécurité de l’Etat et la sécurité humaine. Le chef du département de la Sécurité a, également, fait savoir que l’environnement institutionnel de la RSS a été consolidé par le lancement, au niveau régional, des comités consultatifs de sécurité. Toute chose qui porte sur la mise en place d’un dispositif sécuritaire innovant axé sur l’approche participative, afin de susciter l’adhésion et l’accompagnement des différents acteurs.  La représentante des partenaires techniques et financiers, Mme Maïmouna Ouédraogo, a indiqué que la coopération avec le Mali a pour but de surmonter les défis sécuritaires. Pour elle, ce soutien se traduit en matière de gouvernance du secteur de la sécurité, de réalisation d’infrastructures de sécurité, de formation et de l’établissement des relations de confiance entre les parties prenantes de la sécurité. Les échanges des participants porteront, entre autres, sur l’interaction entre sécurité-développement, justice-sécurité et genre-sécurité. Ils procéderont, aussi, à l’analyse diagnostique du domaine de la sécurité, sa vision, son schéma de communication et ses mécanismes de mobilisation des ressources.  NK/MD (AMAP)

Ségou : Mouton de Tabaski attend clients, désespérément

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 1er juil (AMAP) Le Mali,  à l’instar de la communauté musulmane, s’apprête à fêter l’Aïd el-Kébir, l’une des plus importantes fête de l’islam. La présence de vendeurs ambulants de bétail dans les rues, fait sentir déjà l’atmosphère de fête dans la capitale des balanzans, Ségou. Certains vendeurs ont, simplement, assiégé les alentours de la route l’An 2000, attendant en vain des preneurs. A Ségou, les différents marchés à bétail que nous avons sillonnés, sont approvisionnés même si les clients se font toujours attendre, d’après plusieurs vendeurs.  En cette matinée peu ensoleillée, Oumar Diallo se promène dans les environs de l’hôpital Nianancoro Fomba avec une dizaine de béliers. Quelques bêtes récalcitrantes ne lui facilitent pas la tâche sur cette voie fréquentée par les charretiers. Notre véhicule de reportage se gare non loin du troupeau. Le quadragénaire se précipite vers nous, laissant le soin à son fils de surveiller ses bêtes. «Approchez, j’ai de gros béliers. Venez apprécier vous-mêmes. Celui-là, je le cède à 200 000 Fcfa mais on peut marchander. Si vous trouvez ce prix cher, il y en a également pour 160 000 Fcfa. Le dernier prix, c’est 125 000 Fcfa », dit-il en essayant de nous convaincre.  Nous jugeons ses prix élevés. Le vendeur estime que le mouton, cette année, est plus abordable que l’année dernière : « L’année dernière, en cette période, il fallait débourser plus pour trouver des béliers du même gabarit. Nous ne cherchons pas beaucoup de bénéfice cette année, vu la situation qui prévaut dans le pays », assure-t-il.  Un quinquagénaire de passage se joint à notre conversation. Il se renseigne sur les prix et n’y va pas avec le dos de la cuillère. « Les moutons sont chers dans la ville de Ségou. Il faut aller dans les villages voisins pour acheter sa bête. C’est là-bas que ces vendeurs s’approvisionnent pour nous revendre plus chers.  Chaque année, je vais au marché de Konodimini pour acheter mon mouton de sacrifice », explique cet enseignant. Plus loin, Abdoulaye Konta, un vendeur de bétail a élu domicile aux alentours de la voie l’An 2000. Une manière d’attirer les usagers de cette voie principale. Il est occupé au téléphone. « Je t’envoies tout de suite les images. S’ils te conviennent ,dès demain je les envoies par le premier car à destination de Bamako », assure-t-il à un client de la capitale, au bout du fil.  A peine, a-t-il décroché qu’il se dirige vers nous. « Vous avez besoin de bélier ? Faites votre choix. On tombera d’accord sur le prix. Je cède mes bêtes entre 72 500 Fcfa et 252 500 Fcfa », nous informe-t-il. Konta fait ce commerce avec son grand frère depuis plus de 20 ans. « Nous achetons notre bétail lors des marchés hebdomadaires des villages environnants, notamment Niono, Dougabougou, Séribala, Boussain, Gara, Ntona, Konodimini », explique-t-il. Il juge que les prix ne sont pas trop élevés cette année. Mais se plaint de la rareté des clients. « Par jour, nous vendons une ou deux bêtes. Beaucoup de clients se limitent à se renseigner sur les prix. Mais l’espoir est permis. D’ici à la fin de la semaine, nous espérons faire beaucoup de ventes », dit-il.  Oumar Traoré, vendeur de bétails au marché à bétail de Médine, lui aussi, espère que la semaine prochaine,  les ventes s’accéléreront. Se désolant de l’absence de clients, il soutient : «  Souvent, on peut passer une journée sans vendre la moindre tête. Même hier ça a été mon cas ».  Cela est-il dû à la cherté des prix ? Pour lui, les prix ne sont pas élevés. Il explique que beaucoup de clients attendent la dernière minute pour acheter leur mouton de sacrifice. Egalement, avec la situation qui prévaut dans le pays, beaucoup n’ont pas d’argent.  Ici, au marché à bétail de Médine, les prix oscillent entre 65 000 et 125 000 Fcfa. Quelques rares béliers qui ont de l’embonpoint coûtent entre 300 000 et 350 000 Fcfa.  A côté de l’échangeur, se dresse le grand marché à bétail de Ségou. Le site compte plus d’une soixantaine de vendeurs. Samedi dernier, notre équipe de reportage y a fait un tour. Mamadou Tangara, un client se promenait d’un vendeur à un autre, pour se faire une idée des prix.  Pendant que des vendeurs essaient de le convaincre à l’achat. « Vraiment, je trouve que les prix sont élevés. Les vendeurs parlent de 75 000 Fcfa mais je pense que pour avoir un bon bélier il faut débourser à partir de 125 000 Fcfa », nous a-t-il indiqué.    Aguibou Dagnon, un vendeur met en avant quelques difficultés auxquelles les vendeurs font face cette année, notamment le coût élevé de l’aliment bétail, l’insécurité, la hausse du prix du carburant : « Nous partons dans les différents marchés hebdomadaires à Fangasso, Dougabougou, Fatiéna, Gara pour acheter nos animaux. Les frais de transport d’une tête coûtait entre 250 et 500 Fcfa. Aujourd’hui, c’est entre 1 000 Fcfa et 1 500 Fcfa », dit notre interlocuteur. Il ajoute acheter le sac de 50kgs de tourteau à  175 000 Fcfa et le son à 8 000 Fcfa ». « Egalement, on a dû renoncer a nous rendre en certains endroits, à cause de l’insécurité. Or, on trouvait le bétail moins chers sur ces sites là », détaille-t-il. Et de souligner que nonobstant ces difficultés, les prix à leur niveau oscillent entre 75 000 Fcfa et  300 000 Fcfa. « Le marché est bien approvisionné, comme vous pouvez le constater. Les bêtes sont bien nourries. Mais, pour le moment il n’y a pas de vente. Les clients se font rares», déplore-t-il. Lui et ses collègues misent sur la semaine de la fête pour écouler plus de bêtes. ADS/MD (AMAP)