Réunion du comité bilatéral stratégique : Le Mali et l’Algérie font le tour des questions d’intérêts communs

Bamako, 02 sept (AMAP) Le ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, et son homologue malien, Abdoulaye Diop, ont participé, jeudi, à Bamako, à la 18è session du comité bilatéral stratégique Algérie-Mali. « Le comité bilatéral stratégique est un cadre souple et flexible qui permet aux deux pays de se réunir à intervalle régulier pour pouvoir examiner, ensemble, les préoccupations communes », a déclaré Abdoulaye Diop. Il s’agit, aussi, d’étudier, « les voies et moyens de pouvoir travailler à renforcer le dialogue politique à la fois sur les questions bilatérales, stratégiques, géostratégiques, de développement et de sécurité », a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse conjointe qui a sanctionné les échanges entre les deux parties. A son arrivée à Bamako pour une visite de travail de 72 heures, le chef de la diplomatie algérienne, à la tête d’une forte délégation a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue malien, Abdoulaye Diop. Après un tête-à-tête, les deux personnalités ont pris part à cette rencontre qui a fait le tour des questions d’intérêt commun. Le ministre Diop a indiqué que ce « cadre permet aux deux pays, de façon régulière, de pouvoir travailler sur les différents aspects de la coopération bilatérale, mais aussi de faire avancer nos rapports ». e Il a assuré que la mise en place du cadre a permis de renforcer les discussions pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Selon le ministre malien, « le second objectif de cette visite et l’importance particulière de cette session du comité stratégique c’est qu’il se tient à la veille d’une réunion importante du Comité de suivi de l’Accord pour la paix (CSA) dans un format ministériel sous le leadership du ministre Lamamra. Il a aussi dit que cette rencontre se tient au lendemain de la réunion de niveau décisionnel qui a eu lieu pour impulser le processus paix. Le chef de la diplomatie malienne soutient que l’ensemble de ces rencontres se tiennent dans un contexte national marqué d’abord  par la levée des sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui affectaient le Mali. Le contexte est aussi celui d’une dynamique nationale avec les avancées enregistrées par rapport au processus de transition. Mais, également, toutes les démarches et actions en cours, notamment l’écriture d’une nouvelle Constitution, la mise en place d’une commission conjointe avec la communauté internationale pour le suivi du chronogramme. Selon le ministre Diop, la rencontre se tient, aussi, dans le cadre d’efforts constants au niveau de la Région pour ramener la paix et la stabilité. Il a indiqué avoir, également, échangé avec son homologue algérien sur « la nécessité de travailler dans le cadre de mécanismes régionaux endogènes africains pour la recherche de solutions africaines aux problèmes africains sans fermer la porte aux autres amis. » Les échanges ont porté sur aussi le comité d’état-major conjoint qui existe depuis quelques années entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger qui a besoin d’être redynamisé et renforcé. Enfin, Abdoulaye Diop a fait savoir que les deux capitales ont un certain nombre de projets dans le domaine du développement, de la sécurité, de l’énergie, la santé, la formation professionnelle. Et  ils se sont engagés à adopter une feuille de route pour pouvoir concrétiser ces engagements. De son côté, le ministre algérien a indiqué que la session a apporté beaucoup à « notre réflexion commune et à notre volonté de faire progresser nos actions de partenariat et de coopération à travers un dynamisme accru, un engagement plus soutenu et également une sollicitation de l’ensemble des mécanismes  et structures créées par nos deux pays… » « Nous avons toutes les raisons de nous réjouir de tout ce que nous faisons ensemble mais aussi d’affirmer notre détermination commune à faire davantage dans la même voie qui est celle de la solidarité, de la complémentarité au service de la paix, de l’harmonie et pour qu’en tant que pays voisins, on puisse donner un bel exemple de travail commun….», a ajouté Ramtane Lamamra. DD/MD (AMAP)

L’ouverture des écoles maliennes est prévue pour le 16 septembre prochain (Ministre)

Bamako, 01 sept (AMAP) Les établissements de l’enseignement fondamental, secondaire général, technique et professionnel, normal et ceux de l’éducation préscolaire et spéciale ouvriront le 16 septembre prochain, a confirmé, jeudi, la ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane. Au cours  d’un point de presse, dans la salle de conférence de la direction nationale de l’enseignement secondaire général, Mme Sidibé, a précisé que cette « rentrée officielle permettra à l’administration scolaire de créer les conditions d’apprentissage idoines pour les élèves avant le 3 octobre », En présence de plusieurs directeurs des services techniques de son  département, la insitre a ajouté que les écoliers rentreront en classe pour commencer les cours le même 3 octobre. MD/MD (AMAP)

Le chef de la diplomatie algérienne attendu à Bamako jeudi (Officiel)

Bamako, 01 sept (AMAP) Le ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’Etranger, Ramtane Lamamra, effectuera à Bamako, du 1er au 03 septembre 2022, une visite de travail et d’amitié, a indiqué, mercredi, le ministère malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Le chef de la diplomatie algérienne, dont le séjour intervient dans le cadre du renforcement des relations historiques et fraternelles existant entre le Mali et l’Algérie, conduira la délégation de son pays aux travaux de la 18ème session du Comité bilatéral stratégique Mali-Algérie. « Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre des consultations politiques régulières entre le Mali et l’Algérie et concourt au renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays », a précisé la diplomatie malienne. Ramtane Lamamra, dont le pays dirige la médiation internationale au Mali, présidera « la 6ème session de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger (CSA) », souligne le ministère des Affaires étrangères. Selon la même source, le ministre algérien aura, aussi, « des entrevues avec les plus hautes Autorités maliennes en vue d’échanger sur des questions bilatérales et autres sujets d’intérêt commun. » MT/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 31 août 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 31 août 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –     adopté des projets de texte ; –     et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant allocation des primes et indemnités aux membres du Comité Indépendant de Suivi-Evaluation de la Mise en Œuvre des Recommandations des Assises nationales de la Refondation et à leurs collaborateurs. Le Comité Indépendant de suivi-Evaluation de la Mise en Œuvre des Recommandations des Assises nationales de la Refondation a été créé par le Décret n°2022-0242/PT-RM du 20 avril 2022. Il a pour mission de mesurer et d’apprécier l’exécution et les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation. Le projet de décret est adopté pour compenser les sujétions auxquelles les membres du Comité et leurs collaborateurs font face dans le cadre de l’exécution de cette mission. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création    et    au   cadre   organique    des   Services   régionaux   et    subrégionaux   de l’Administration des Biens de l’État. La Direction générale de l’administration des Biens de l’Etat a pour mission l’élaboration et la mise en œuvre des éléments de la politique de l’Etat en matière de gestion du patrimoine bâti et du patrimoine mobilier corporel et incorporel de l’Etat. Dans son fonctionnement, la Direction Générale de l’Administration des Biens de l’Etat est confrontée à des difficultés dans l’exécution de ses missions au niveau régional et subrégional liées à l’absence de services régionaux et subrégionaux propres. La mise en œuvre et le suivi des activités de cette Direction au niveau régional et local sont assurés par les Services régionaux et subrégionaux des Domaines et du Cadastre. L’ampleur  de  la gestion des affaires domaniales,  foncières et  cadastrales et  l’insuffisance des ressources humaines ont conduit ces services à s’occuper dans une moindre mesure des missions de la Direction Générale de l’Administration des Biens de l’Etat. Pour pallier ces insuffisances, les projets de texte adoptés créent les services régionaux et subrégionaux de l’Administration des Biens de l’Etat et les dotent, pour les cinq prochaines années, en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. La création desdits services permettra d’assurer une meilleure coordination des activités menées dans le cadre de la gestion et du suivi du patrimoine de l’Etat au niveau régional et subrégional. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative à l’organisation de la Semaine nationale de la Réconciliation. Notre pays traverse, depuis 2012, une crise multidimensionnelle qui a affecté le tissu social et bouleversé la cohabitation pacifique. Nos valeurs cardinales comme le cousinage à plaisanterie, le dialogue, le pardon mutuel et le vivre ensemble cèdent peu à peu la place à la méfiance, au mépris et même à la violence. Pour faire face à cette situation, plusieurs fora, assises et rencontres inter et intra-communautaires ont été organisés par le Ministère en charge des questions de réconciliation. La loi d’entente nationale, pour renforcer la réconciliation et le pardon entre les maliens, prévoit également l’organisation de la Semaine nationale de la Réconciliation. L’organisation de cette Semaine, qui a été également recommandée par les Assises nationales de la Refondation, vise à restaurer la paix et à renforcer la cohésion sociale à travers : –     un meilleur ancrage des valeurs de réconciliation et de vivre ensemble ; –     une sensibilisation accrue des acteurs nationaux et internationaux sur le processus de la réconciliation et de la paix ; –     une vulgarisation des instruments dédiés à la promotion du patriotisme, du civisme, de la paix et de la cohésion sociale. La Semaine nationale de la Réconciliation qui se déroulera du 15 au 21 septembre de chaque année permettra de mobiliser les maliens de l’intérieur comme de l’extérieur autour du vivre ensemble et de la stabilité du pays. 2. Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des Min istres de sa participation à la conférence ministérielle sur le transport des pays en développement sans littoral. La Conférence ministérielle s’est tenue du 15 au 16 août 2022 à Turkmenbashi, République du Turkménistan    sous    le    thème    « Processus    d’Achgabat :    le    financement    d’une   meilleure connectivité ». La délégation malienne a saisi l’opportunité pour attirer l’attention sur les entraves au transit malien dans sa globalité comprenant notamment : –     les frais portuaires qui augmentent d’année en année ; –     les frais d’escorte douanière qui varient selon le pays de transit ; –     les contrôles abusifs effectués par les services de sécurité des pays de transit ou sur certains corridors ; –     le paiement de faux frais ; –     les lenteurs et contraintes inhérentes aux formalités accomplies au passage des frontières. La Conférence a mis l’accent sur la nécessité pour les pays en développement  sans littoral de développer  leurs systèmes de transport  durables, de construire des infrastructures résilientes et d’améliorer leurs liens avec les marchés internationaux en adoptant l’approche du partenariat public privé et d’autres financements innovants. Elle a recommandé à la Communauté internationale : –     de s’efforcer à doubler au moins les investissements annuels pour le développement des infrastructures de transports dans les pays en développement sans littoral ; –     de renforcer la coopération et la coordination régionales en matière de développement des transports, afin de mettre en place un système de transport efficace. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a

Mali : L’Armée de l’air se restructure 

Bamako, 30 août (AMAP) Le ministère de la Défense et des Anciens combattants, a signé, mardi 16 août 2022, trois arrêtés portant création des bases aériennes, des détachements air et des groupements de défense anti-aérienne et de protection-défense des régions aériennes n°1, n°2 et n°3. Le gouvernement, à travers ces textes, veut « mieux défendre l’espace aérien face aux multiples menaces ». Le premier arrêté prévoit de créer la Région aérienne n°1 qui compte des bases aériennes, des détachements air et des groupements de défense anti-aérienne et de protection-défense. En plus de la Base aérienne 100 (BA-100) à Bamako, la capitale, et la Base aérienne 1001 (BA-101) de Senou, la Région aérienne n°1 comprend, désormais, la Base aérienne 102 (BA-102) de Kayes (Ouest) et la Base aérienne 103 (BA-103) de Sikasso Sud). Le deuxième arrêté concerne la Région aérienne N°2 composée de la Base aérienne 200 (BA-200) de Mopti et la Base aérienne 201 (BA-201) de Tombouctou (Nord). Enfin, le troisième arrêté concerne la Région aérienne N°3 qui comprend la Base aérienne 300 (BA-300) implantée à Gao (Nord) et la Base aérienne 301 (BA-301) à Tessalit, dans la Région de Kidal. (Nord) Chacune de ces Régions aériennes aura des détachements air et des groupements de défense anti-aérienne et de protection-défense. À cet effet, la Région aérienne n°1 aura comme détachements le Dét-Air1/1 de Bapho, le Dét-Air2/1 implanté à Nara, le Dét-Air3/1 à Nioro et le Dét-Air4/1 à Kolokani. Elle aura deux groupements (GDA1 et GPD1) dont les commandements seront implantés à Sénou, près de Bamako. Concernant la Région aérienne N°2, ses détachements sont  le Dét.1/2 à Douentza et le Dét.2/2 à Hombori (Centre). Elle aura deux Groupements (GDA2 et GPD2) dont les commandements sont implantés à Sévaré (Centre). Quant à la Région aérienne N°3, elle sera aussi dotée de deux Détachements et de deux Groupements, dont les détachements de Ménaka et de Kidal (Dét-Air1/3 et le Dét-Air2/3), dans le Nord du Mali,  qui sont placés sous l’autorité du commandement de la Région aérienne n°3. Une instruction du chef d’état-major de l’Armée de l’Air fixe les détails de l’organisation et les modalités de fonctionnement des Bases Aériennes, des Groupements de défense anti-aérienne, des Groupements de protection-défense et des Détachements Air. MD (AMAP)

Tournoi U20 UFOA-A : les Aiglons du Mali à la conquête du ticket de la CAN

Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO  Nouakchott, 30 août (AMAP) La sélection malienne junior de football entre en lice aujourd’hui, mardi, contre la Sierre Leone, avant de se frotter à la Guinée et de boucler la boucle de la phase initiale contre la Mauritanie, hôte du tournoi U20 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA) qui a démarré dimanche à Nouakchott. Pour leur première sortie, les Aiglons du sélectionneur Demba Traoré en découdront avec la Sierra Leone, à 20h30 au stade Cheikha Boïdiya. Après la Sierra Leone, les Aiglons seront face à la Guinée Bissau, le 2 septembre lors de la deuxième journée de la phase initiale, avant de boucler contre la Mauritanie, le 5 septembre, au stade Olympique de Nouakchott. La sélection nationale junior retrouve la compétition, après avoir raté la CAN 2021, dont la phase zonale s’était déroulée au Sénégal. Un très mauvais souvenir pour les Aiglons, dont plus de la moitié de l’effectif a été testé positif à la COVID-19, ainsi que des membres du staff technique. Cette année, les champions d’Afrique 2019 abordent le tournoi avec la ferme intention d’aller jusqu’au bout ou, à défaut, atteindre la finale et se qualifier pour la CAN U20. «Pour nous, le premier objectif n’est pas de penser au trophée, mais à la qualification à la phase finale de la CAN. Nous allons tout faire pour franchir l’étape zonale», a confié à la presse le sélectionneur des Aiglons Demba Traoré, la veille du départ de la délégation malienne en Mauritanie. «L’état d’esprit du groupe est bon. On sent que les jeunes sont motivés à relever le défi. Ils travaillent bien. Ils ont la hargne. Nous sommes optimistes. Ils ont les valeurs morales des sportifs, notamment la détermination et la volonté de se battre», a insisté le technicien. «Pour le premier match, il n’y a qu’un seul mot d’ordre : la victoire. Ce premier match est très important, nous allons tout faire pour gagner et bien préparer les autres sorties», a-t-il conclu. A son arrivée en Mauritanie, samedi dernier, le chef de la délégation malienne, Djibril Dramé, s’est fait le devoir de transmettre aux joueurs et à l’encadrement technique le message des autorités du Mali «Les autorités et tout le peuple malien comptent sur vous pour porter haut le Drapeau national. A chaque fois que des sportifs se retrouvent à l’extérieur pour défendre les couleurs nationales, les autorités répètent la même chose : l’engagement et la détermination. Point besoin de vous dire que le football est la discipline la plus populaire au Mali. A travers votre prestation à ce tournoi, vous pouvez rendre heureux tout le peuple malien», a dit M. Dramé qui a été plusieurs fois sélectionneur de catégories d’âge. Le tenant du titre, la Gambie fera son entrée en matière contre le Sénégal. Un remake de la finale de la dernière édition qui avait tourné à l’avantage des Gambiens, vainqueurs 5-1 aux tirs au but (2-2 à l’issue du temps réglementaire et des prolongations). Les deux premiers de chaque poule se qualifient pour les demi-finales dont les vainqueurs décrocheront les deux tickets qualificatifs de la zone pour la CAN U20 (18 février-10 mars 2023 en Egypte). C’est dire que les Aiglons de Demba Traoré devront atteindre au moins la finale (11 septembre au stade Cheikha Boïdiya) pour être présents au pays des Pharaons. SSK/MD (AMAP)

Bamako : Vies de déplacés de la crise sécuritaire à Faladiè et Sogoniko 

Par Jessica Khadidia DEMBÉLÉ Bamako, 30 août (AMAP) Plus de 1 000 personnes déplacées vivent actuellement dans des conditions très précaires sur les sites de Faladiè et du Centre Mabilé de Sogoniko, à Bamako, la capitale malienne, Ces nombreuses victimes, contraintes de quitter leurs villages, suite aux attaques terroristes à répétition un peu partout au Mali, vivent dans des conditions très précaires, parfois dans des abris de fortune. Elles ne doivent leur survie qu’au soutien de l’État, des Organisations non gouvernementales et de bonnes volontés. Cependant, l’aide leur arrive, souvent, au compte-gouttes. La Journée internationale du souvenir, en hommage aux victimes du terrorisme a été célébrée le 21 août 2022. Le thème de cette année était «Mémoire». Il a été choisi, après consultation des victimes et des associations qui travaillent avec elles. Au Mali, ce thème sied avec la situation des milliers de déplacés et de réfugiés que connait le pays depuis une décennie. INSALUBRE ET BOUEUX – Sur les sites de Faladiè Garbal et du Centre Mabilé de Sogoniko, résident depuis quelques années, des centaines de déplacés internes. A Faladiè, premier constat : l’endroit est insalubre, boueux et nauséabond !!! Des abris en tôles, aux toits de paille maintenus par des bâches en plastique pour empêcher les eaux de pluie de s’infiltrer. A notre passage, deux enfants d’à peine 10 ans poussaient avec difficulté un charriot chargé de plusieurs bidons d’eau de 20 litres. Ils peinaient à faire avancer leur chargement dans la terre boueuse. Nous regardons le sol et nous nous demandons où poser nos pieds, tant la surface était recouverte de boue. Ici, les eaux usées verdâtres attirent mouches, moustiques et autres bestioles férus de saleté. Le site est ainsi infesté par ces nuisibles qui causent de nombreuses maladies dont le paludisme. Des conditions de vie qui dépassent l’entendement. Les enfants jouaient pendant que leurs mères faisaient la cuisine, comme si de rien n’était, au milieu de ces immondices. Nous demandons à voir le responsable du site. On nous guide tout droit vers Mariam Niagalé qui travaille à la Direction régionale du développement social. Avec son autorisation, nous avons pu échanger sur leurs conditions de vie avec certains déplacés dont Ama Diallo. Le vieil homme semble s’être habitué à ces conditions de vie au fil du temps. De lassitude ou de désespoir ? Sur une chaise, une houlette à la main, il nous explique qu’ « une personne qui trie les ordures pour les vendre afin de pouvoir se nourrir ne connait pas la saleté car c’est son quotidien ». Cependant, Amadou Djibo, un autre déplacé, qui est sur le site depuis trois ans, explique que la saleté dérange tout le monde. «C’est la saison des pluies qui aggrave cette situation », nous confie-t-il. À notre passage, une équipe de la Croix rouge malienne offrait des moustiquaires aux déplacés. Selon les membres de cette équipe, les dons qu’ils font aux déplacés dépendent des besoins du moment. Pendant la saison des pluies, les moustiques pullulent dans la zone. C’est pourquoi, la Croix rouge a choisi de fournir des moustiquaires aux déplacés pour les protéger contre le paludisme. «Ils ne nous aident pas chaque mois mais tout le temps»,  témoigne le vieux Ama Diallo. « En cas de maladies, dit-il, c’est la Croix rouge ou le Samu social qui nous prennent en charge et gratuitement ». Ama Diallo, qui en a gros sur le cœur, nous informe que les déplacés ont besoin de denrées alimentaires, d’eau, de médicaments, de sécurité et d’éducation pour leurs enfants. Il se souvient qu’un sac de 50 kg de riz a été offert à chaque famille pour une durée de quatre mois. Selon lui, cela n’est guère suffisant car certaines familles n’ont même pas fait un mois avec leur sac. Pour notre interlocuteur, c’est pendant la période de Ramadan qu’ils reçoivent le plus d’aide venant de généreux donateurs, comme quatre à cinq sacs de riz pour chaque famille durant ce laps de temps. Diallo, qui déplore leurs conditions de vie, signale qu’il n’y a pratiquement pas de donations de vivres sur les sites ces derniers temps. La responsable du site, Mariam Niagalé, confirme : cela fait deux voire trois mois que les déplacés de Faladiè n’ont rien reçu. Ils sont obligés de trier les ordures pour certains, de faire des petits boulots et mendier, pour d’autres, afin de survivre. Pour le vieux Ama Diallo, le manque de travail est, également, un gros problème pour les déplacés. D’après lui, leur recherche de nouveaux partenaires afin de donner un travail décent à certains déplacés n’a rien donné. Certains font des petits boulots pour pouvoir nourrir leur famille. «Certains hommes coupent de l’herbe qu’ils vendent, d’autres deviennent des mendiants et certaines femmes sillonnent les maisons pour faire la lessive ». D’autres recupèrent les objets en plastique dans les ordures qu’ils revendent pour pouvoir manger», nous relate Ama Diallo, qui demande aux autorités et aux bonnes volontés de leur permettre d’avoir des terres pour cultiver ou des animaux à élever pour pouvoir subvenir à leurs besoins. PAIX ENTRE COMMUNAUTÉS – Au total, 806 personnes déplacées sont sur le site de Faladiè, selon le dernier recensement. La première chose qui frappe à l’œil en ce lieu est l’harmonie entre les différentes communautés, en l’occurrence sonrhaïs, bozos, bambaras, tamasheks, dogons,peulhs. Les personnes interrogées ainsi que les responsables des sites s’accordent à dire que la paix règne entre les différentes communautés que la situation sécuritaire a réunies dans une communauté de destin. Au Centre Mabilé de Sogoniko, l’ambiance était toute autre à notre passage. Ici, 306 déplacés sont logés dont des dogons et des peulhs, selon le responsable, Madi Noumogo. Certains vivent dans un grand bâtiment délabré. D’autres sous  des tentes offertes par les Nations unies. Les déplacés de ce site que nous avons interrogés sur leurs conditions de vie, reconnaissent que le service du Développement social fait du bon travail. Abdoulaye Boly, un vieux peulh est là depuis quatre ans. Il explique être venu dans ce Centre avec d’autres déplacés,  car le site de Faladiè n’était plus

Bla : Lancement des activités de la journée de reboisement à Yangasso

Bla, 30 août (AMAP) Le lancement des activités de reboisement dans le cercle de Bla, organisée par la Jeune Chambre Internationale (JCI) de Bla et ses partenaires a été présidé dimanche à Yangasso par le sous-préfet, Yaya Togo, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’adjoint du maire de la commune, Issa Tangara, des responsables des services techniques, des représentants du conseil communal de la jeunesse, des femmes de la CAFO communale et plusieurs autres personnalités. Le représentant du chef de l’exécutif local q saisi l’occasion pour remercier la JCI pour le choix porté sur son arrondissement parmi tant d’autres dans le cercle de Bla. Le sous-préfet s’est dit convaincu que ces arbres qui seront plantés dans les services publics et privés de Yangasso contribueront fortement dans un bref délai à la restauration des terres dégradées, à la conservation de la diversité biologique, à l’embellissement de la ville de Yangasso et à la protection de l’environnement. Il a remercié les partenaires de la Jeune Chambre Internationale comme l’ADICO, le B5 plus, le PGRL+ et l’entreprise HATTS pour leurs appuis constants à cette organisation pour la réalisation des activités. Selon le sous-préfet, cette journée de reboisement de la JCI vient s’ajouter à d’autres actions déjà menées dans l’arrondissement de Yangasso parmi lesquelles le dépistage du diabète et de la tension au Centre de Santé Communautaire CSCOM. Avant de déclarer lancer la journée de reboisement dans les services publics et privés de Yangasso, Yaya Togo a invité les bénéficiaires de prendre soin de ces jeunes plants et que c’est à ce prix que nous pourrons bénéficier de ces arbres dans l’avenir. Selon le sous-préfet, l’arbre de chacun doit faire l’objet d’un suivi et l’édition prochaine les autorités et la JCI passeront voir l’état d’évolution de ces arbres. Quant au président de la JCI de Bla, Docteur Soumaila Diallo, il a remercié toutes les personnes qui ont fait le déplacement, en commençant par les autorités administratives et politiques. Selon le président, cette journée rentre dans le cadre de l’exécution du plan d’action 2022 de la JCI de Bla. Docteur Soumaila Diallo a profité de l’occasion pour présenter les membres de la JCI de San, de Ségou et de Bamako qui ont effectués le déplacement pour venir s’ajouter à eux afin de donner un éclat à la cérémonie de cette journée de reboisement. Dans son intervention, le directeur de projet Amadou Diakité a fait une brève de l’historique de la JCI au Mali en général et à Bla en particulier. Selon M. Diakité la JCI a vu le jour dans le cercle de Bla le 20 Juillet 2019. Cette journée de reboisement organisée par la JCI de Bla qui a été parrainé par Yaya Diarra dit Yani, président du district de football de Bla a concerné la plantation de 100 plants de plusieurs espèces d’arbres reparties entre la mairie, la perception, la clinique Djiguiya, le CSCOM et le Centre de Formation Professionnelle (CFP) tous de Yangasso. Après le travail collectif, un pied d’arbre a été confié à chaque responsable de service y compris les collectivités, les groupements de femmes et de jeunes leaders pour l’amener chez soi et veillez sur ce jeune plant. MO/KM (AMAP)

CHAN 2023 : Les Aigles locaux s’imposent face à la Sierra Leone

Bamako, 28 août (AMAP) L’équipe nationale locale de football du Mali a battu la Sierra Leone 2-1, samedi 27 août, dans une rencontre délocalisée au Libéria, au compte du match aller du dernier tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations (CHAN 2023). Les buts maliens ont été marqués par Hamidou Sinayoko et de Ousmane Kamissoko. Le match retour est prévu samedi prochain à Bamako. Les hommes de l’entraineur Nouhoum Diané ont pris une belle option sur la qualification au tournoi prévu en Algérie. Lors de la dernière édition, les Aigles locaux  ont terminé sur la deuxième marche du podium après une finale perdue contre les Lions de l’Atlas du Maroc. MT/MD (AMAP)

Football : Les Aiglons du Mali bien arrivés en Mauritanie pour le tournoi U20 UFOA-A

Bamako, 27 août (AMAP) La sélection malienne U20 de football est arrivée en Mauritanie pour le tournoi U20 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA) qui démarre ce dimanche 28 août et la finale aura lieu le 11 septembre. Logés dans la poule A, le Mali affronte le pays hôte, la Mauritanie, la Sierra Leone et la Guinée Bissau, alors que la Gambie, championne en titre, en découdra avec le Sénégal, finaliste de la précédente édition, le Cap-Vert, le Liberia et la Guinée. Les deux premiers de chaque poule se qualifient pour les demi-finales et les finalistes décrocheront les deux tickets qualificatifs de la zone pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) U20, prévue du 18 février au 10 mars 2023 en Égypte. Le sélectionneur Demba Traoré et ses protégés feront leur entrée en matière contre la Sierra Leone, lundi prochain à 19h30 au stade Cheikha Boidya de Nouakchott. SSK/MD (AMAP)