Italie : Ronaldinho rejoint Ravenna, 11 ans après son dernier match professionnel

Bamako, 21 août (AMAP) La légende brésilienne du football Ronaldinho est arrivée jeudi en Italie pour rejoindre le Ravenna FC, club de troisième division italienne, marquant son retour au football professionnel, 11 ans après sa dernière apparition. L’ancien joueur du FC Barcelone et de l’AC Milan, âgé de 46 ans, avait signé avec le club en juin et en est également devenu actionnaire. Ronaldinho a été présenté jeudi à plusieurs milliers de supporters lors de la présentation de l’équipe sur la plage de Marina di Ravenna. Le club a indiqué qu’il serait officiellement enregistré comme joueur et pourrait ainsi évoluer en Serie C. Aucune date n’a toutefois été fixée pour ses débuts, tandis que le nombre de matches qu’il disputera reste incertain. Le Brésilien espère inscrire le 300e but de sa carrière. « Si cela arrive, ce sera encore plus beau », a-t-il déclaré, ajoutant que sa participation dépendrait « du président » et « de l’entraîneur ». « Je suis venu ici à cause de l’amitié que nous avons. Nous allons attendre que l’équipe fasse bien. Je suis là pour aider », a-t-il ajouté. Le président de Ravenna, Ignazio Cipriani, a indiqué que son souhait était de voir Ronaldinho inscrire le dernier but de sa carrière sous les couleurs du club. Ronaldinho ne participera pas au premier match de Ravenna en Serie C, lundi contre Reggiana. Il avait disputé son dernier match professionnel avec Fluminense en 2015 avant d’annoncer officiellement sa retraite en 2018. Champion du monde avec le Brésil en 2002 et Ballon d’Or 2005, il a notamment remporté la Ligue des champions avec Barcelone et le championnat d’Italie avec l’AC Milan. Ravenna, troisième du groupe B de Serie C la saison dernière, vise un retour en Serie B, qu’il avait quittée à l’issue de la saison 2007-2008. OS/KM(AMAP)

Soudan : près de 14.000 personnes déplacées dans l’État du Nil-Bleu

Bamako, 21 août (AMAP) Près de 14.000 personnes ont été déplacées dans l’État du Nil-Bleu, dans le sud-est du Soudan, en raison de la dégradation des conditions sécuritaires et de la montée des tensions, a indiqué jeudi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon l’OIM, 12.470 personnes, soit 2.470 familles, ont fui la ville de Qaisan et 12 villages de la localité entre le 11 et le 18 août. Ces déplacements représentent une hausse de 3.535 personnes par rapport au précédent bilan, principalement en raison de l’élargissement de la collecte des données. Les familles ont rejoint d’autres localités de Qaisan ainsi que les zones d’Al-Roseires et de Wad Al-Mahi. Dans la localité de Kurmuk, 1.500 personnes, représentant 300 familles, ont également été déplacées le 17 août des villages de Kiring Kiring, Wadokan, Khor Hassan et Deqlok, selon les équipes de suivi des déplacements de l’OIM. « Les familles déplacées de Kurmuk se sont installées dans d’autres localités de la même zone », a précisé l’organisation. Ces déplacements interviennent dans un contexte de tensions persistantes dans l’État du Nil-Bleu. Le 11 août, les autorités de Qaisan avaient annoncé que l’armée soudanaise avait repoussé une attaque des Forces de soutien rapide (RSF) et du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N) contre la ville, située près de la frontière éthiopienne. Le conflit entre l’armée soudanaise et les RSF, engagé depuis avril 2023, a provoqué une grave crise humanitaire, avec environ 13 millions de personnes déplacées et une aggravation de la faim dans plusieurs régions du pays. OS/KM(AMAP)

Défense et sécurité : Sortie de la 5è promotion de l’Ecole de Guerre, jeudi à Bamako

Bamako, 21 août (AMAP) La cérémonie de sortie de la 5ème promotion de l’Ecole de Guerre s’est déroulée jeudi, dans l’enceinte de l’établissement militaire à Badalabougou, en CV du district de Bamako, sous la présidence du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra, en présence de la hiérarchie militaire ainsi que des parents et proches des nouveaux diplômés, a constaté l’AMAP. Cette promotion baptisée « Promotion Africaine » est composée de 27 diplômés issus de neuf pays africains à savoir le Mali, le Burkina Faso, le Cameroun, la Guinée, le Maroc, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo Après 11 mois de formation consacrée à la pensée stratégique, à la conception des opérations et aux nouveaux enjeux de défense et de sécurité, les 27 auditeurs, dont quatre personnels féminins, ont reçu leur brevet. Issus de neuf pays africains, à savoir le Mali,  le Burkina Faso, le Cameroun, la Guinée, le Maroc, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo, ils achèvent ainsi leur parcours avec un nouveau statut et une responsabilité accrue:  celle de contribuer à la réflexion, à la planification et à la décision stratégiques au sein de leurs forces armées respectives. La cérémonie a été marquée par la remise des prix d’excellence au titre de l’année académique 2025-2026. Au total, 18 auditeurs ont été distingués dans trois spécialités, notamment la recherche scientifique, l´enseignement opérationnel et celui académique. Dans son allocution, le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants a salué les performances de l’EGM et le leadership de son commandement. Le Général de division Oumar Diarra s’est notamment félicité de son rayonnement à l’échelle africaine, illustré par l’accueil de stagiaires venus de neuf pays. Selon lui, cette dynamique s’inscrit dans la vision du Chef de l’État et traduit la montée en puissance des Forces Armées Maliennes. Il a également souligné les progrès accomplis dans l’autonomisation du Mali en matière de formation militaire, désormais assurée sur l’ensemble du cursus, de la formation de base jusqu’à l’école de guerre. 《 Cette souveraineté dans la formation s’accompagne du développement d’une industrie militaire nationale》, a rappelé le ministre délégué. Face à l’évolution des menaces et à une guerre désormais asymétrique et multidimensionnelle, le Général Oumar Diarra a exhorté les nouveaux brevetés à privilégier une approche stratégique adaptée aux nouvelles réalités sécuritaires, et à mettre leurs compétences au service des forces armées, des populations et de leurs États. Il s’agit également de demeurer des véritables ambassadeurs des valeurs de l’EGM. Pour sa part, le Chef d’État-major général des Armées a mis l’accent sur quatre exigences essentielles : penser, anticiper, décider et agir. Le Général de division Élisée Jean Dao a ensuite invité les nouveaux brevetés à développer une pensée stratégique ancrée dans les réalités africaines et capable d’intégrer les nouvelles formes de menaces, notamment la guerre hybride, le terrorisme, la cybermenace et la guerre informationnelle. Pour ce qui le concerne, le commandant de l’ÉGM a dressé le bilan de l’année académique, tout en faisant l’état de l’exécution complète du programme de formation, de la mise à jour du Master « stratégie, défense, sécurité et développement ». Sans oublier la création de nouveaux outils destinés à renforcer les capacités de planification et de réflexion stratégique.  BD/KM (AMAP)

Campagne agricole 2026 à Macina : Un léger retard constaté par endroits

Macina, 21 août (AMAP) Macina est un cercle à vocation Agro pastorale où les paysans sèment les céréales dans toutes les communes. Ces céréales sont le mil, le maïs le fonio, l’arachide, le riz pluvial et les cultures émergeantes comme le sésame et le voandzou. Cette année, la campagne agricole a enregistré un léger retard cette année lié au changement climatique. Les semis se sont poursuivis jusqu’au 10 Août grâce au maintien de l’humidité, il en est de même pour les travaux d’entretien culturaux. Les phases de développement des cultures vont du tallage au début montaison. L’état végétatif des plantes est satisfaisant dans l’ensemble, cependant un léger retard est constaté par endroits dans certains villages. La pluviométrie, à l’exception de Saye est supérieure, le cumul enregistré à la date du 10 Août, Macina a enregistré 256mm contre 241mm en 2025 ; Monimpebougou 325mm contre 265mm en 2025 ; Kolongotomo 263,3mm contre 237,6mm en 2025 et Saye 253mm contre 264,2mm en 2025. En engrais subventionné, le secteur agricole de Macina a bénéficié de 311,9 tonnes dont 244,3 tonnes en engrais minéraux et 67 tonnes en engrais organiques. La déprédation est calme dans l’ensemble, aucune menace à signaler notamment la cantharide, les oiseaux, les criquets, ou autres insectes. Mamadou Traoré, un producteur de mil dans la zone, garde espoir pour la réussite de la campagne agricole, malgré le léger retard constaté. Amadou Coulibaly, producteur de maïs et de Haricot est du même avis. Il explique cette situation par le décalage climatique et compte sur les autorités pour les former à de nouvelles techniques culturales L’encadrement, à travers le secteur d’agriculture est à pied d’œuvre pour accompagner les producteurs. Sur le niveau d’eau du fleuve Niger, il est de 3,23m à la même date contre 4,11m en 2025. Sur la base des données recueillies, l’on peut présager d’une campagne satisfaisante avec la poursuite des précipitations dans le temps et dans l’espace. DG/KM (AMAP)

Douanes : 632,314 milliards de FCFA de recettes mobilisés à fin juillet

Bamako, 21 août 2026 (AMAP) Les Douanes maliennes ont mobilisé 632,314 milliards de francs CFA de recettes entre janvier et juillet 2026, soit près de 64,85% de l’objectif annuel fixé à 975 milliards de francs CFA, a indiqué le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur général Cheickna Amala Diallo à travers un communiqué de son service de communication. S’exprimant lors d’une rencontre avec l’ensemble du personnel de la Direction générale des Douanes, il a appelé les agents à maintenir la dynamique autour de trois priorités : l’accroissement des recettes, le renforcement de la lutte contre la fraude et les trafics illicites et la poursuite des réformes. De janvier à juin, les recettes se sont établies à 533,743 milliards de FCFA, contre une prévision de 482,823 milliards, soit un excédent de 50,918 milliards et un taux de réalisation de 110,55%. En juillet, 98,547 milliards de FCFA supplémentaires ont été mobilisés. Le Directeur général a toutefois appelé à la vigilance, notamment en raison des difficultés sécuritaires et logistiques qui affectent certains corridors, dont l’axe Kidira-Diboli-Kayes. Concernant la lutte contre la fraude, il a insisté sur le renforcement du renseignement, du ciblage et de la coopération entre services. Les saisies effectuées au premier semestre ont notamment concerné des stupéfiants, des armes, des munitions, des explosifs, des médicaments illicites, des produits impropres à la consommation et du mercure. L’Inspecteur général Diallo a également souligné la nécessité d’accélérer la modernisation de l’administration douanière. Un portefeuille de 38 réformes est en cours, notamment dans le contrôle documentaire, le développement du SYGECOD et l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers avec plusieurs pays de la sous-région. Il a invité les responsables et les agents à traduire ces réformes en actions concrètes et à maintenir les efforts pour atteindre les objectifs fixés. CMT (AMAP)

Hivernage 2026 : des pluies qui sèment le doute, les paysans changent de semis

Bamako, 20 août (AMAP) L’installation tardive et l’irrégularité des pluies perturbent la campagne agricole 2026 dans plusieurs localités du Mali. À Koutiala, Kita et Dioïla, des producteurs réduisent leurs superficies, changent de spéculations ou renoncent à certaines cultures. Les experts estiment toutefois qu’il est encore trop tôt pour tirer un bilan de la campagne, les pluies d’août et de septembre pouvant encore inverser la tendance. Dans la région de Koutiala, notamment à M’Pessoba, plusieurs producteurs ont modifié leurs choix culturaux. Le mil, le sorgho, l’arachide, le sésame et le haricot gagnent du terrain au détriment du coton et du maïs, plus exigeants en eau et en intrants. À Gouantiesso, dans le cercle de M’Pessoba, Karamogo Dembélé explique que le retard des pluies a contraint plusieurs paysans à revoir leurs plans. «Cette année, plusieurs paysans ont cultivé du mil ou encore de l’arachide à la place du coton et du maïs. La pluie est un peu régulière pour le moment. Nous espérons qu’elle se poursuivra pour nous permettre de faire une bonne campagne», témoigne-t-il. Le riz, qui exige une disponibilité suffisante en eau, reste en revanche une source d’inquiétude. À M’Pessoba, les difficultés sont également liées à la disponibilité tardive de certains intrants. Pour Lassina Sogoba, natif de Songuela, le début de la campagne a été marqué par «le manque d’intrants agricoles et la rareté des pluies». L’amélioration récente des précipitations nourrit néanmoins l’espoir. «Pour le moment, les pluies tombent abondamment. Ce que nous avons semé avance bien. Si la pluie continue à ce rythme, nous pourrons bénéficier d’un bon hivernage», espère-t-il. À Zamblala, dans la commune de Fakolo, Moïse Sagara redoute cependant une baisse des rendements. Il a réduit les superficies consacrées au coton et au maïs au profit du mil et du sorgho, jugés plus résistants au déficit hydrique. «Ce retard a un grave impact sur la récolte. L’irrégularité des pluies peut provoquer la famine et même pousser les jeunes à rejoindre les sites d’orpaillage», alerte-t-il. Dans la région de Kita, le même phénomène est observé. Karim Sogoba, originaire de Koutiala et installé dans la zone, n’a pas pu réaliser toutes les cultures prévues. «J’ai surtout fait du mil avec un peu de coton. Je n’ai pas semé de maïs parce que l’hivernage a débuté très tard et qu’ensuite les pluies sont devenues rares», explique-t-il. À quelques kilomètres de Kita, Seydou Coulibaly, cultivateur depuis plus de dix ans, décrit une campagne difficile. Le retard des intrants et l’insuffisance des pluies l’ont conduit à miser davantage sur l’arachide. «Le coton et le maïs posent problème au regard de la situation actuelle», estime-t-il. À Dioïla, les producteurs adoptent également des stratégies d’adaptation. À Korokoro, dans la commune de Zan Coulibaly, Mamadou Dembélé, qui exploite deux hectares et demi depuis 2020, a abandonné le maïs et l’arachide pour le haricot. «L’année passée, au mois d’août, les cultures étaient déjà bien avancées. Cette année, c’est seulement du haricot que j’ai pu semer, il y a à peine une semaine. Les pluies ne sont pas abondantes», déplore-t-il. D’autres producteurs ont préféré renoncer à la campagne. Commerçant à Bamako, Abdou Diarra explique avoir suspendu son activité agricole en raison de l’irrégularité des pluies, des difficultés d’accès aux intrants et de l’insécurité. Il espère néanmoins un retour à des conditions normales. Le mil et le sorgho privilégiés Pour le Dr Modibo Amadou Konaté, chercheur à l’Institut d’Économie Rurale (IER), à la station de Cinzana, la saison agricole s’est installée «timidement et de façon sporadique selon les sites». De Bamako à Koutiala et Sikasso, en passant par Dioïla, Ségou, Cinzana et Bla, les fluctuations des pluies ont entraîné des semis tardifs, des resemis et une forte disparité dans l’état des cultures. Selon lui, le coton et le maïs pourraient subir les conséquences de cette situation dans les zones méridionales si les pluies ne s’améliorent pas. En revanche, l’espoir reste permis pour les cultures plus résistantes, notamment dans les zones où le mil occupe une place importante. Le chercheur explique le changement de spéculations par les exigences en intrants. « Le mil et le sorgho s’adaptent mieux à l’irrégularité des pluies. Cela donne aux producteurs une fenêtre pour assurer d’abord la sécurité alimentaire », souligne-t-il. Le mil est particulièrement adapté aux conditions sèches. Il peut produire avec des cumuls pluviométriques compris entre 200 et 800 mm, alors que le maïs nécessite au moins 1.000 mm. Le sorgho, le fonio et l’arachide présentent également une meilleure capacité d’adaptation aux conditions de déficit hydrique. Mali-Météo appelle à la prudence Pour Amadou Diakité, chef du service des prévisions à Mali-Météo, l’irrégularité des pluies observée en août s’explique notamment par la forte variabilité spatiale des systèmes pluvieux et l’alternance entre épisodes pluvieux et séquences sèches. Une localité peut ainsi recevoir d’importantes quantités d’eau tandis qu’une autre, située à quelques dizaines de kilomètres, en reçoit beaucoup moins. Les prévisions saisonnières établies en avril 2026 ne faisaient d’ailleurs pas apparaître une situation uniforme. Elles prévoyaient des cumuls normaux à excédentaires dans certaines parties du Centre et de l’Est, tandis que l’Ouest était davantage exposé à des conditions normales à déficitaires. Mali-Météo rappelle surtout que le bilan d’une saison agricole ne dépend pas uniquement du cumul total des précipitations. Leur répartition dans le temps et dans l’espace est déterminante pour les cultures. Les producteurs sont ainsi invités à suivre l’humidité des sols et les prévisions à court terme afin d’adapter les opérations culturales. Les prochaines semaines seront particulièrement importantes pour les cultures déjà installées. Les pluies d’août et surtout leur régularité en septembre pourraient encore peser sur le remplissage des grains, la maturation des céréales et, in fine, les rendements de la campagne agricole 2026. MMD/CMT (AMAP)

Bougouni : la stratégie nationale de la biodiversité en cours de restitution

Bougouni, 20 août (AMAP) La Direction générale des Eaux et Forêts a organisé, jeudi à Bougouni, un atelier de restitution du rapport de la Stratégie nationale et du plan d’action pour la biodiversité (SPANB) 2025-2030. La rencontre, tenue dans la salle de réunion de l’ex-conseil de cercle, était présidée par le Directeur de cabinet du gouverneur de la région, Dramane Diakité, en présence des autorités administratives et politiques, a constaté l’AMAP. L’atelier visait à présenter le contenu et les principaux résultats du rapport, à examiner sa cohérence technique et la qualité des données, ainsi qu’à recueillir les observations et recommandations des participants. La révision de la stratégie s’inscrit dans l’engagement du Mali à aligner sa politique nationale sur le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Au nom du Directeur général des Eaux et Forêts, le Colonel Mamadou Seydou Maïga a indiqué que la mise à jour de la SPANB nécessite une actualisation des connaissances sur l’état de la biodiversité au Mali et un alignement des objectifs et indicateurs sur le nouveau cadre mondial. Il a précisé que le document élaboré comporte 20 objectifs nationaux correspondant aux 23 cibles mondiales, à l’issue d’un processus participatif. Le Directeur de cabinet du gouverneur, Dramane Diakité, a souligné que la stratégie définit une vision à long terme pour préserver la diversité biologique du pays. Elle s’articule autour de la réduction des extinctions et de la dégradation des écosystèmes, de l’utilisation durable et de la restauration de la biodiversité dans les secteurs agricole et minier, ainsi que du partage équitable des avantages liés aux ressources génétiques et de la mobilisation des moyens nécessaires à la mise en œuvre. Le projet de mise à jour de la SPANB est conduit par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), dans le cadre du projet Global Biodiversity Framework-Early Action Support (GBF-EAS). Après le mot de bienvenue du directeur régional par intérim des Eaux et Forêts de Bougouni, le Commandant Moussa Fayenké, les travaux se sont poursuivis avec les échanges et contributions des participants. BHT/CMT (AMAP)

Ségou : inauguration du Vestibule des autorités et Légitimités traditionnelles

Ségou, 20 août (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, a inauguré ce jeudi,  le Vestibule des autorités et légitimités traditionnelles de Ségou, en présence de son collègue chargé de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a constaté l’AMAP. Réalisée dans le cadre de la décision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, d’offrir à chaque région administrative du pays une «Maison des légitimités traditionnelles», l’infrastructure est située au quartier Bagadadji. Elle comprend notamment un vestibule, une salle de réunion, des bureaux, un foyer, deux logements de passage, un local technique, des toilettes, un forage équipé d’une pompe solaire, un château d’eau de 10 m³, ainsi que des aménagements extérieurs. Un véhicule Toyota 4×4 a également été remis aux autorités et légitimités traditionnelles de la région pour renforcer leurs capacités opérationnelles. Le coordinateur des chefs de quartiers et de villages de la région de Ségou, Oumar Barou Togora, a salué la réalisation de l’infrastructure, estimant qu’elle permettra aux autorités et légitimités traditionnelles de mieux contribuer à la construction nationale. Pour le Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, les autorités et légitimités traditionnelles constituent des acteurs majeurs de la gouvernance territoriale, de la cohésion sociale et de la prévention des conflits. Il a rappelé plusieurs mesures prises en leur faveur, notamment l’institutionnalisation de la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles, célébrée le 11 novembre, ainsi que la mise en place d’un cadre permanent de concertation avec les représentants de l’État. Le ministre a souligné que la réalisation des vestibules traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer la reconnaissance institutionnelle et la valorisation du rôle des autorités et légitimités traditionnelles dans la société malienne. MS/CMT (AMAP)

Sécurité : Les FAMa neutralisent une vingtaine de terroristes dans les régions de San et de Bandiagara

Bamako, 20 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) , appuyées par leurs partenaires, ont conduit deux opérations aériennes de précision contre des regroupements terroristes dans les régions de San et de Bandiagara les 18 et 19 août 2026, dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, a appris jeudi l’AMAP de source sécuritaire. Le mardi 18 août, plusieurs points de regroupement de groupes armés terroristes abritant d’importants matériels de guerre ont été détectés et traités avec succès à environ 35 kilomètres au sud-ouest de San. Le mercredi 19 août, une surveillance prolongée a conduit à la localisation d’un refuge terroriste dans le secteur de Kilimpo, dans la région de Bandiagara. Après observation et évaluation de la situation, le repaire  a été ciblé et frappé avec succès. Le bilan fait état d’une vingtaine de terroristes neutralisés et de plusieurs équipements détruits, dont des motos. Les opérations de surveillance se poursuivent dans les secteurs concernés pour évaluer les effets des frappes, établir un bilan consolidé et neutraliser toute menace résiduelle a assuré l’Etat Major des Armées. KD/KM (AMAP)

Retour volontaire : 162 migrants maliens accueillis à Bamako

Bamako, 20 août (AMAP) Cent soixante-deux (162) migrants maliens de retour volontaire, dont 125 hommes, 27 femmes, cinq garçons et cinq filles, ont été accueillis jeudi à l’aéroport  international Modibo Keïat Sénou de Bamako par le ministère des Maliens Etablis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a constaté l’AMAP. Les migrants, de retour d’Algérie, seront hébergés pendant trois jours à la Maison des Maliens de l’Extérieur à Niamakoro, où ils bénéficieront d’une assistance, d’une écoute et d’une orientation, a indiqué le chef de cabinet du ministre, Sidi Mohamed Koné. « Nous venons ici les accueillir, leur remonter le moral au nom du gouvernement », a-t-il déclaré, précisant que l’ambassade du Mali en Algérie et l’OIM œuvrent à leur protection et à leur accompagnement jusqu’à leur retour. Plusieurs migrants ont évoqué les difficultés rencontrées, durant leur séjour en Algérie. Wali Fomba, qui travaillait dans le secteur de la construction depuis 2023, a expliqué avoir décidé de rentrer volontairement après des problèmes avec la police. Salah Yattara, qui y a travaillé pendant quatre ans, a fait état de faits de racisme, d’exploitation et de vols de salaires. Assetou Sidibé, de son côté, a indiqué avoir travaillé pendant quatre mois comme lavandière et technicienne de surface, avant de décider de rentrer en raison de la pénibilité du travail et de difficultés liées au logement. Le ministère dispose d’un programme de réinsertion et de réintégration destiné aux migrants de retour, a expliqué Sidi Mohamed Koné. Il a indiqué que plus de 200 jeunes avaient été réinsérés et réintégrés entre 2021 et 2025 sur le budget national, certains bénéficiaires ayant ensuite créé des activités et recruté d’autres migrants de retour. Les autorités espèrent que les personnes accueillies jeudi, pourront également bénéficier de ces dispositifs. OS/KM(AMAP)