Le poulet métissé Wassa chè, une aubaine pour les aviculteurs
Par Fatoumata TRAORE Bamako, 03 août (AMAP) La viande de volaille, particulièrement de poulet, occupe une place de choix dans la gastronomie malienne. Elle se retrouve dans nos assiettes lors de cérémonies et de fêtes religieuses, de mariage, de baptême ou autres rencontres festives. Des grands hôtels aux plus petites gargotes, en passant par les restaurants et les rôtisseries, la consommation de poulet atteint des proportions difficiles à estimer. Ce qui rend la demande plus forte sur le marché. L’élevage des poules comme toutes autres activités économiques, répond à des normes scientifiques, sanitaires et commerciales. Elle s’appuie sur des résultats de recherches scientifiques au plan nutritionnel, sanitaire mais, aussi, génétique pour se développer. La hantise de tout aviculteur vient des maladies aviaires. C’est la principale cause des échecs dans les élevages. « Pour pallier cette contrainte, les chercheurs de l’Institut d’économie rural (IER) ont mis au point une technique qui permet de croiser la race de poulet locale métissée avec une race exotique appelée le «Rhode Island red», pour obtenir un degré de sang à ¼ de la première et à ¾ de la seconde », explique Dr Amindi Moussa Dolo, chef de programme au Centre de recherche de Sotuba. Le fruit de ce croisement est dénommé ¾ ou «Wassa chè» en bambara qui veut dire : un poulet qui répond aux attentes. De nombreux aviculteurs ne jurent plus que par cette race hybride. Il se caractérise par sa capacité à produire des œufs fécondables, en même temps que de la chair. En plus, il résiste aux maladies aviaires. Selon le chercheur, c’est un sujet qui, grâce à son gène local, s’adapte à l’environnement rural. Il est moins gourmand en nourriture et très productif en œufs (180 en moyenne par an), contre 80 à 90 pour la race locale. En terme de croissance, il présente le double avantage de mettre moins de temps que le poulet local et d’avoir une durée de vie plus longue que la race exotique. Fort de ce potentiel, le « Wassa chè » est devenu une aubaine pour les producteurs maliens. Moussa Maguiraga, président de la Coopérative « Wassa chè » du Mali confime et confie que grâce à cette technique, « les aviculteurs maliens peuvent sortir de la pauvreté et faire du sous-secteur un moteur de l’économie malienne tout en contribuant à la sécurité alimentaire des populations. » FOURNIR LES PAYS VOISINS– Aujourd’hui, à en croire M. Maguiraga, l’activité se porte bien, même s’il met une réserve quant à la vulgarisation du « Wassa chè » qui n’a pas encore atteint les résultats escomptés. On rappelle que le gouvernement, à travers ces travaux de recherche de l’IER, a voulu faire de l’aviculture un moyen de lutte contre la pauvreté en milieu rural. Car, l’activité pourrait être génératrice de revenus pour de nombreuses familles qui vivent dans la précarité et l’insécurité alimentaire. « Cependant, dans les grandes agglomérations comme Bamako, l’activité réussit à beaucoup d’acteurs », reconnaît l’aviculteur. Ce qui permet au Mali de fournir les pays voisins en poulets. Par exemple, cette année, sa coopérative a exporté 5 000 sujets en Guinée, 3 000 au Niger et à peu près 1 500 au Burkina Faso. Lassine Doumbia, entrepreneur avicole à Banankabougou, confirme cette performance. C’est en 2010 qu’il s’est « lancé dans cette activité », nous confie-t-il. Après avoir acquis une expérience solide et une maîtrise du domaine, il forme les jeunes et les aide à s’installer à leur compte. Aujourd’hui, il a initié 125 jeunes qui sont en pleine activité. Quand le « Wassa chiè » atteint sa maturité, il peut peser environ 4 kilogrammes. Ce qui est une bonne source d’approvisionnement en viande de poulets. Leur différence avec les races exotiques et les poulets de chair, est leur capacité à produire des œufs fécondables, en même temps que de la chair, contrairement à la race locale qui a moins de poids et pond moins, En outre, les œufs et la chair de la race exotique ne sont destinés qu’à la consommation. Pour notre interlocuteur, la différence entre un poulet local amélioré et un poulet de chair se situe au niveau de leur cycle de vie. Le cycle de vie d’un poulet de chair ne dépasse pas 45 jours au maximum ou 2 mois, sinon il meurt par engraissement. Quant au poulet griffé, son cycle de vie peut aller jusqu’à plusieurs mois voire 2 ans. « On les appelle les rigoureux », selon lui. Le jeune entrepreneur, Moussa Dembélé promoteur de la ferme Dem à Djoliba, soutient que ce métissage permet l’amélioration génétique et accroît la marge de rentabilité d’un éleveur en un temps de record. Ce qui, selon lui, « attire la jeunesse à venir dans le secteur avicole. » Il est convaincu que la promotion de cette race permettra de lutter contre le chômage des jeunes, la pauvreté en milieu rural et l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali. FT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 02 août 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 02 août 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Projet de Développement Durable des Exploitations Pastorales au Sahel-Mali. Le secteur agro-pastoral est un maillon essentiel de notre économie grâce à son apport en termes de création d’emplois et de richesses. Il emploie une grande partie de la population rurale et contribue pour près de 15% au Produit Intérieur Brut participant ainsi à l’atteinte de la souveraineté alimentaire et nutritionnelle. Malgré cette importance économique, le sous-secteur est confronté à des difficultés d’ordre génétique, sanitaire et alimentaire. Cette situation se traduit par une précarité et une faible productivité des systèmes pastoraux de production et une migration du cheptel vers les pays côtiers bénéficiant de meilleures conditions climatiques. C’est pour apporter une réponse à ces contraintes et pour promouvoir l’élevage, que le Gouvernement et la Banque Islamique de Développement ont initié le Projet de Développement Durable des Exploitations Pastorales au Sahel. Les projets de texte adoptés créent sous forme de service rattaché, le Projet de Développement Durable des Exploitations Pastorales au Sahel Mali, avec pour mission de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des pasteurs et des agropasteurs par une optimisation des conditions d’alimentation, d’abreuvement du cheptel et un contrôle accru des maladies transfrontalières du bétail. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la participation de la délégation malienne au 2ème Sommet Russie-Afrique. A l’invitation des plus hautes autorités de la Fédération de Russie, Son Excellence, le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, a participé au 2ème Sommet Russie-Afrique tenu à Saint-Pétersbourg du 27 au 30 juillet 2023. Au cours de son séjour, le Chef de l’Etat a pris part aux séquences officielles du Sommet politique et du Forum économique et humanitaire. Le Président de la Transition a également eu des rencontres bilatérales avec ses homologues, y compris Son Excellence Monsieur Vladimir POUTINE, Président de la Fédération de Russie, qui a, à cette occasion, été élevé à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre National du Mali. Cette première rencontre entre les deux Chefs d’Etat a débuté par un échange élargi aux délégations malienne et russe, suivi d’un entretien en tête-à-tête. Le Chef de l’Etat a également rencontré la communauté malienne établie en Russie. A chacune de ces étapes, le Chef de l’Etat a porté les messages majeurs du Mali et a placé les attentes des populations maliennes au centre de l’action de la Transition. Conformément à la volonté du Gouvernement de promouvoir le développement économique du Mali, les autorités maliennes ont facilité la participation de nombreux représentants du secteur privé qui ont noué des contacts prometteurs. En marge des travaux du Sommet, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a signé quatre (04) Accords de coopération avec la partie russe, dans les secteurs de l’Enseignement supérieur, de la Justice, et du Développement économique. Cette visite du Chef de l’Etat a permis de renforcer les liens de solidarité et le partenariat stratégique bilatéral entre les deux pays, particulièrement dans les domaines de la sécurité ainsi que du développement économique et social. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation de la maladie à Coronavirus qui n’a connu aucun cas testé positif par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.
Mali : L’activiste Rokia Doumbia, «Tata vie chère» condamnée à un an de prison ferme
Bamako, 02 août (AMAP) Le Tribunal de grande instance (TGI) de la Commune IV de Bamako, la capitale malienne, a condamné l’activiste Mme Sidibé Rokia Doumbia, «Tata vie chère» à un an de prison ferme et à une amende d’un million de Fcfa, a annoncé une source proche du dossier. Dans cette affaire dont le délibéré a été rendu mercredi 02 août 2023, l’influenceuse Rokia Doumbia, Mme vie chère ou encore « tantie Rose », comme l’appellent les internautes, présidente de l’Association «Siguida Nièta», était poursuivie, au départ, pour des faits d’«incitation à la révolte et trouble à l’ordre public par usage des TICS », «outrage et violence envers le chef de l’État». Elle avait été inculpée le mercredi 29 mars 2023, pour de nouvelles charges d’«association de malfaiteurs, d’atteinte au crédit de l’État pris dans sa gouvernance judiciaire et politique», par le doyen des juges d’instruction de la même juridiction. Ainsi, elle a été placée, à nouveau, sous mandat de dépôt par le juge d’instruction. Mme Sidibé Rokia Doumbia a été placée sous mandat de dépôt le 15 mars dernier par le procureur du TGI de la Commune IV, à la prison pour Femmes de Bolé. Elle avait éée interpelée deux jours plutôt par le Commissariat de Lafiabougou (ex 5è arrondissement). AT/MD (AMAP)
Mise en garde du gouvernement aux spéculateurs sur le prix du sucre au Mali (Communiqué)
Bamako, 02 août (AMAP) Les autorités maliennes en charge du commerce et de la concurrence ont mis en garde, mercredi, contre la spéculation sur le prix du kilogramme de sucre importé vendu entre 700 et 800 Fcfa, par endroits, notamment sur les marchés de Bamako et environs. Dans un communiqué, le directeur général du Commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) en appelle « à la responsabilité collective » après avoir constaté que « certains opérateurs économiques violent les dispositions du cahier de charges déterminant les conditions d’importation et distribution du sucre, notamment le respect des prix indicatifs plafonds fixés. » Le directeur général en charge du Commerce, a rappelé « aux commerçants détaillants et aux consommateurs que les prix de vente plafonds du sucre importé demeurent ce comme suit : le prix de gros à 30.000 Fcfa le sac de 50kg et le prix de détail à 650 Fcfa le kilogramme », précise le communiqué. À cet effet, le DGCC invite les revendeurs et les consommateurs à signaler tout manquement aux numéros verts 33 088 et 33 099. Il a averti que « les brigades de contrôle de la DGCC restent mobilisées sur le terrain en vue de s’assurer du respect des prix indicatifs plafonds fixés. » AT/MD (AMAP)
Une délégation nigérienne chez Assimi Goita pour le remercier
Bamako, 02 août (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu en audience, mercredi, à Koulouba, une forte délégation des nouvelles autorités nigériennes conduite par le vice-président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général de corps d’Armée, Mody Salifou. Selon un communiqué de la présidence malienne, le numéro 2 du CNSP a indiqué à sa sortie d’audience être porteur d’un message du président du CNSP, le général de brigade, Abdourahamane Tchiani, au chef de l’État malien, le colonel Assimi Goïta. « C’était l’occasion pour le Niger de remercier le Mali pour son soutien et son accompagnement depuis la prise de pouvoir par le CNSP », a-t-il poursuivi. « Cette rencontre s’inscrit également dans un contexte régional complexe, nécessitant un niveau important de « consultation politique pour la stabilité et la préservation des intérêts de nos populations », selon l’émissaire du CNSP cité par le communiqué de la Cellule de communication de la présidence du Mali. Les deux parties ont exploré les voies et moyens pour renforcer la coopération sécuritaire, « au moment où certains pays envisagent d’intervenir militairement dans notre pays », a dit le général Mody Salifou. Aux premières heures du renversement du régime de Mohamed Bazoum, le Mali a apporté son soutien au Niger en s’opposant à une intervention miliaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). AC/MD (AMAP)
Bamako : Accueil populaire au président Assimi Goïta de retour de Saint-Pétersburg
Bamako, 02 août (AMAP) La population de la capitale malienne, Bamako, est sorti, mardi, pour réserver un accueil chaleureux au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, de retour de Saint-Pétersbourg, en Russie, où il a représenté le Mali au 2è sommet Russie-Afrique, a constaté l’AMAP. Des milieux de personnes, dans une mobilisation spontanée, lui ont réservé un accueil populaire de l’aéroport international président Modibo Keïta-Sénou jusqu’à son domicile au camp Soundiata Keïta à Kati. C’est vers 9h47 que l’avion présidentiel s’est posé sur le tarmac de l’aéroport international de Bamako. Le colonel Assimi Goïta a été accueilli, au bas de la passerelle, par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, accompagné par le gouverneur et le maire du District de Bamako. Le comité d’accueil était également composé du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et des membres du gouvernement. Après les honneurs militaires et les salutations d’usage, le chef de l’Etat, qui n’a fait aucune déclaration, s’est installé dans son véhicule et son cortège s’est ebranlé. Au rond-point qui mène à l’aéroport, une centaine de personnes s’étaient massées pour lui réserver un accueil chaleureux. Le cortège présidentiel a ralenti. Dans cette foule, on pouvait voir de nombreuses personnes portant le drapeaux du Mali et de la Russie. D’autres tenaient des photos des présidents Goïta et Poutine se serrant la main. « Assimi nana, Assimi nana, Mali kounawolobaga nana ! (Ndlr, Assimi est de retour. Le sauveur du Mali est là) scandaient certains dans la foule, sous les bruits des vuvuzela. A 300 mètres de là, des dizaines de personnes du troisième âge étaient debout au bord de la route tenant également les drapeaux de la Russie et du Mali pour certains, des photos des présidents Assimi Goïta et Vladimir Poutine pour d’autres. Ainsi que des photos des deux chefs d’Etat prises lors du sommet de Saint-Pétersbourg. Le cortège présidentiel a poursuivi son trajet jusqu’au Parc des expositions de Bamako. Aux alentours se trouvent de nombreux garages automobiles, des pépinières, des ateliers de menuiserie, des vendeurs de sable et de gravier et des personnes qui travaillent dans plusieurs autres domaines. Une grande mobilisation spontanée a eu lieu à ce niveau. Plusieurs centaines de personnes (hommes, femmes, jeunes…) se sont retrouvées aux abords de la route pour être témoins du retour du chef de l’Etat de la Russie. De nombreux motocyclistes se sont joints au cortège présidentiel scandant le nom du président de la Transition. Du Parc des expositions jusqu’à l’hôtel Olympe, il y avait des mobilisations spontanées partout sur les des deux côtés de la voie. Et à chaque carrefour, le nombre de motocyclistes qui suivaient le cortège augmentait toujours, criant le nom du chef de l’Etat. De nombreux conducteurs de mototaxis ont abandonné leur travail pour suivre le cortège présidentiel. « Assimi Goïta est notre héros. Il est le libérateur du Mali », lance un conducteur de mototaxi qui suivait le cortège. Après avoir traversé le pont Fahd, le cortège présidentiel s’est retrouvé devant une grande mobilisation au monument de l’Indépendance. Devant l’Institut français et tout le long du boulevard de l’Indépendance, plusieurs centaines de personnes s’étaient massées tenant en main, les drapeaux du Mali, de la Russie, des photos des présidents Goïta et Poutine. Et, avec le même enthousiasme, plusieurs d’entre eux chantaient une chanson en hommage au président de la Transition. Tandis que d’autres scandaient « Vive Assimi. Vive Poutine ! Assimi le sauveur ! Assimi notre héros… ». La mobilisation était encore plus grande au boulevard de l’Indépendance où le cortège présidentiel a eu des difficultés pour se frayer un chemin. Pendant ce temps, à l’entrée de l’échangeur du cinéma Babemba, les policiers avaient mis une barrière pour tenter de stopper la centaine de motocyclistes qui suivaient le cortège car certains faisant des rodéos sur la route. Mais rien n’y fait. Les forces de l’ordre ont fini par céder. « C’est notre héros et on veut l’accompagner chez lui », disaient certains motocyclistes au moment où les policiers leur bloquaient le passage. Après avoir réussi à franchir ce barrage, les motocyclistes ont suivi le cortège jusqu’à Koulouba où ils ont été bloqués au dernier rond-point qui mène à l’hôpital du Point G. Le cortège présidentiel a continué sa progression, passant devant des foules mobilisées tout le long de la route jusqu’à la résidence du chef de l’État au camp Soundiata Keïta de Kati. DD/MD (AMAP)
Retrait de la MINUSMA : Les groupes de travail de la partie malienne à pied d’œuvre
Bamako, 02 août (AMAP) Les membres du Comité technique et des groupes de travail chargés du retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) se sont réunis, mardi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a Bamako, a constaté l’AMAP. Cette séance de travail pour la mise en œuvre de la Résolution 2690 (2O23) du Conseil de sécurité, qui a eu lieu à huis clos, était présidée par l’ambassadeur-directeur des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Dr Madou Diallo. Des représentants de différents départements ministériels ont également participé. À la fin de la rencontre, l’ambassadeur-directeur des organisations internationales a précisé qu’il s’agissait de « la réunion du Comité technique de la partie malienne puisque nous nous sommes organisés aujourd’hui pour avoir une restitution des différents groupes de travail », a-t-il précisé M. Diallo a indiqué qu’ « il y a un premier groupe de travail Défense et Logistique qui travaille sur le retrait des contingents, la fermeture des camps et les questions environnementales », précisant que le point du deuxième groupe a été fait. Ce dernier est en charge des tâches à transférer soit à l’équipe des Nations unies soit aux autorités maliennes. S’y ajoute un troisième groupe propre au Mali et « est à pied d’œuvre pour l’atténuation de l’impact du retrait de la MINUSMA sur les Maliens qui y travaillent. » Selon Dr Madou Diallo, le gouvernement est dans la dynamique d’aider ces Maliens dans leur insertion socio-professionnelle. « Le comité travaille pour suivre ce retrait parce qu’il y a un plan déjà annoncé », a-t-il fait noter. « Concernant les contingents, le plan est à deux grands niveaux » a poursuivi Dr Diallo, précisant que du 2 au 15 août la fermeture de certains camps interviendra. «Il faut travailler, aussi, sur les documents juridiques pour que la rétrocession puisse avoir lieu à l’Etat malien ou aux représentants désignés par le gouvernement», a fait savoir Dr Madou Diallo. Avant d’ajouter que la deuxième phase se déroulera du 15 septembre jusqu’au 20 décembre. À ce propos, il a affirmé que les effectifs diminueront au fur et à mesure. «Le retrait se déroule de manière ordonnée, sécurisée et coordonnée avec la partie malienne», a-t-il fait remarquer, assurant que les pouvoirs publics ont un regard sur ce départ qui se passe en bonne intelligence avec les Nations unies. Madou Diallo a révélé qu’au moins 800 Maliens sont employés par la Mission onusienne. « Et les autorités maliennes sont très sensibles à cette question », a-t-il assuré. Il a annoncé que le ministère de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a lancé un appel pour recenser les Maliens qui sont concernés. « Le gouvernement ne peut promettre de donner du travail à tous », a-t-il averti, estimant que c’est le langage de vérité qu’il faut tenir. Le directeur des organisations internationales du département des Affaires étrangères a dit qu’ « en collaboration avec la MINUSMA il y a des foires à l’emploi qui sont prévues pour aider le personnel concerné. » «Certains peuvent trouver des points de chute au niveau des organisations internationales, des missions diplomatiques, d’autres sont des fonctionnaires qu’ii faut accompagner pour leur retour», a argumenté l’ambassadeur-directeur. On rappelle que suite à la demande du gouvernement, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2690 (2O23) mettant fin au mandat de la MINUSMA. Les deux parties ont convenu d’une période de six mois, à partir du 1er juillet jusqu’au 31 décembre 2023, pour travailler sur le retrait. C’est à cet égard que le gouvernement a mis en place deux comités. Il s’agit du comité de pilotage comprenant 17 ministres et un comité technique qui travaillent pour le suivi des résolutions. NK/MD (AMAP)
Médias : Quatre-vingt-un journalistes de soixante-neuf pays découvrent la Chine
Aminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale Beijing, 1er août (AMAP) Quatre-vingt-un journalistes de soixante-neuf pays d’Afrique, des Caraïbes, d’Amérique latine, d’Asie-Pacifique et d’Europe de l’Est à participent à la deuxième phase du programme 2023 du Centre international de communication de la presse chinoise (CICPP) qui a démarré, lundi, dans la salle multifonctionnelle de la Résidence diplomatique à Beijing, la capitale chinoise. Invités par l’Association chinoise de diplomatie publique (CPDA), les homes et femmes de medias ont commencé cet important programme par une réunion, en présence du directeur du CICPP, Yu Lei et plusieurs de ses collaborateurs, notamment la directrice Asie-Pacifique, Xiaochang Shen. Le Mali, qui entretient une coopération fructueuse avec la Chine est représenté par le quotidien national L’Essor. Au cours de ce programme, qui durera quelques mois, les hommes de medias sous la houlette du CICPP, participeront à des conférences sur diverses thématiques, entre autres,| le développement socio-économique de la Chine, la diplomatie, la culture, la science, la technologie. La directrice Asie pacifique a précisé que le CICPP organisera des symposiums avec les principaux départements gouvernementaux, les entreprises, les groupes de réflexion et les organisations médiatiques. Les participants visiteront, également, la ville de Beijing et certaines provinces. « Ce séjour vous offrira l’occasion de couvrir les événements majeurs qui se tiendront en chine tels que le Forum de la ceinture et de la route pour la coopération internationale, l’édition 2023 de l’exposition internationale d’importation de la Chine. Au cours de ce séjour, vous effectuerez, également, des stages dans les principaux médias » a-t-elle expliqué. Xiaochang Shen a invité les journalistes à pleinement profiter de ce séjour en terre chinoise, tout « en veillant au respect des lois et réglementations chinoises, de l’éthique professionnelle du journalisme, des dispositions du CICPC. » Elle a, aussi, conseillé aux participants de ne pas s’engager dans des activités illégales, de respecter les politiques et les mesures de prévention des épidémies de la Chine, d’être ponctuel lors des différentes activités inscrites au programme. En souhaitant la bienvenue aux journalistes venus de divers horizons, le directeur du CICPC a rappelé que le Centre a été créé en 2014 « pour renforcer la coopération pratique entre la Chine et les Pays en développement. » Il a expliqué que le programme a été divisé en deux phases cette année. La première s’est tenue au cours du premier semestre de l’année et a vu la participation de 60 journalistes venus de 52 pays. « Pour cette deuxième phase a-t-il précisé, il s’agit d’environ 81 journalistes venant de 69 pays. « Ce programme permettra aux journalistes de découvrir la Chine par eux-mêmes. Ils seront mieux édifiés sur la culture, le développement et la société chinoise afin d’améliorer la couverture médiatique du pays » a-t-il dit. Il a rappelé que de 2014, à la 1ère phase du programme 2023, le CICPC a accueilli 429 journalistes venus de 123 pays. Pour les journalistes de cette deuxième phase de 2023, les attentes sont nombreuses. Awa Faye, rédactrice en chef adjointe de Seneweb, qui est à sa première visite en Chine, espère apprendre davantage sur la Chine et se faire une idée juste sur les bases solides qui ont porté ce pays à devenir une grande puissance mondiale. « Cet Empire du milieu a une riche histoire. En sus, il regorge d’énormes potentialités. Cette session va nous permettre de couvrir en tant que reporter de grands évènements qui vont se dérouler sur le territoire chinois, rencontrer des diplomates et des membres du gouvernement chinois », a-t-elle dit. Awa Faye espère qu’un réseau pourra se créer pour une collaboration fructueuse entre les pays. Dahir Abdullahi, journaliste à l’Agence de presse nationale somalienne (SONNA), espère acquérir de nouvelles compétences pour le bonheur de son pays. « Il s’agit d’un très bon programme à tous les égards Que ce soit personnellement ou pour mon pays. La Chine est la deuxième économie du monde. Si on considère le pouvoir d’achat, c’est le plus élevé du monde et le succès qu’elle a obtenu est dû au travail et à la connaissance. Nous espérons que nous allons acquérir des connaissances que nous ramènerons dans nos pays », a-t-il dit. Au cours de cette première semaine du programme, les participants vont pratiquer la calligraphie chinoise, visiter le Palais impérial, Huawei, le Parc national des zones humides de Yeyahu, Lipao village et la grande Muraille à Badaling, entre autres. ADS/MD (AMAP)
Le ministre Fomba veut s’inspirer de l’exemple rwandais des travaux communautaires
Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Kigali, 1er août (AMAP) Le ministre malien de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a été invité, samedi dernier, par le maire de Kigali, Pudence Rubingisa, pour participer aux travaux communautaires appelés «Umuganda». Présent au Rwanda, dans le cadre de l’Afrobasket féminin 2023, M. Fomba a pris part à ces travaux qui sont obligatoires pour tout le monde et se tiennent chaque dernier samedi du mois. Toute absence constatée doit être justifiée, sous peine d’amende. Selon l’ambassadeur du Mali au Rwanda, Dianguina dit Yaya Doucouré, Tout citoyen rwandais, qui se détourne de ces travaux collectifs, doit se justifier, sous peine de sanctions pécuniaires. Samedi dernier il s’agissait de la construction, notamment des fondations, d’un établissement scolaire à laquelle le ministre Abdoul Kasim Ibrahim Fomba et des diplomates étrangers présents à Kigali ont participé. Le ministre Fomba, qui a apprécié ce geste, souhaite s’inspirer de l’exemple rwandais pour le Mali. «Cette visite au Rwanda est ma toute première sortie en tant que ministre. Je suis là pour deux raisons, l’Afrobasket féminin et m’inspirer de l’exemple rwandais, parce que le Rwanda a beaucoup de pratiques qui peuvent être utiles à notre pays», a expliqué le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a ajouté que dès son retour au Mali, dans sa première communication verbale au Conseil des ministres, il proposera « d’imiter le jour des travaux communautaires comme au Rwanda. » «Parce qu’au-delà de la rencontre festive, c’est aussi activité de développement communautaire», a-t-il insisté. Le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports a rappelé que « le Mali, qui sort progressivement d’une crise multidimensionnelle, est dans une phase de refondation. » Et «nous avons besoin de rassembler toutes les communautés et de travailler ensemble pour le développement du pays», a-t-il argumenté. Pour sa part, le maire de Kigali, Pudence Rubingisa a exprimé sa volonté de travailler avec le Mali dans le cadre d’une coopération ouverte. «Je remercie le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba pour sa présence à cette activité. Il est venu pour l’Afrobasket, mais a eu le temps de se joindre à nous pour ce travail communautaire. Je remercie, aussi, l’ambassadeur du Mali, parce que c’est la troisième fois qu’on se retrouve pour le même travail communautaire», s’est réjoui Pudence Rubingisa. Il a apprécié la participation de la communauté malienne à la construction du Rwanda, qui selon le maire de Kigali, a dépassé les phases de reconstruction et réconciliation. «Nous sommes aujourd’hui dans la quatrième vitesse pour avancer dans le développement. L’astuce est que tout le monde mette du sien. Ce n’est pas uniquement l’affaire de l’État, mais de toutes les couches et des pays frères notamment, le Mali», a ajouté le maire de Kigali Pudence Rubingisa. Il a souhaité recevoir le maire du District de Bamako pour une coopération entre les deux villes. SK/MD (AMAP)
Mali : Le gouvernement opte pour le maïs contre la pénurie de farine de blé
Bamako, 1er aout (AMAP) Les opérateurs économiques privés et le gouvernement maliens ont décidé de miser sur la transformation de nos produits agricoles afin d’apporter des solutions appropriées aux problèmes de pénurie de farine au Mali, a appris l’AMAP, lundi, à Bamako. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, qui a dirigé, dans les locaux de son département, une réunion technique avec les meuniers, a indiqué que son département est en concertation avec les ministères de l’Agriculture et de l’Économie et des Finances afin d’assurer la production de 10 millions de tonnes de maïs. «Aujourd’hui, le maïs est la production agricole qui peut nous permettre d’assurer la couverture nationale de nos besoins en farine. Nous avons la capacité de produire 10 millions de tonnes de maïs», a-t-il signalé. Cette céréale peut être transformée en farine par les usines maliennes, selon le ministre qui a ajouté avoir eu un échange «franc et constructif» avec l’ensemble des industriels dans le domaine de la farine. Moussa Alassane Diallo a exprimé la volonté du gouvernement de prendre toutes les mesures pour assurer un soutien aux industries maliennes. Il a, également, assuré de la disponibilité des autorités à prendre des mesures pour lutter contre la fraude et la concurrence déloyale qui causent des préjudices à nos industries « en terme de crédibilité. » «Après la bataille sécuritaire et diplomatique, le temps de la bataille économique est arrivé. Les industries y jouent un rôle extrêmement important», a expliqué le ministre Diallo, ajoutant que « ce sont les industries qui créent la richesse et qui redistribuent les revenus. » « Pour cela, a-t-il affirmé, son département est actuellement dans la relecture pour la refondation de toutes nos politiques industrielles qui reposent essentiellement sur la transformation des produits locaux, notamment dans le domaine de l’Agriculture. » Moussa Alassane Diallo a estimé que toutes les difficultés que le Mali a, aujourd’hui, sur la farine « sont des problèmes structurels auxquels une réponse conjoncturelle par le biais de l’importation a toujours été apportée. » «C’est cela le vrai problème que nous devons regarder en toute transparence», a dit M. Diallo, ajoutant que notre pays n’a jamais été autosuffisant en farine et en sucre. Il a promis des échanges s entre le gouvernement et les opérateurs économiques, « dans les prochains jours », pour trouver des mécanismes et des actions en vue de réformes structurelles dans le secteur du sucre et de la farine. « Cela, a-t-il fait savoir, pour que notre pays puisse sortir définitivement de cette spirale de pénurie sur nos marchés. » Il s’agit assurer afin la production de 10 millions de tonnes de maïs par an « de façon et de transformer cette céréale en farine par nos usines et consommée par les Maliens. « Cette dynamique permettra, selon Moussa Alassane Diallo, de sortir notre pays de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur en production de farine. » MS/MD (AMAP)

