Le Secrétariat général de l’Organisation de la coopération islamique logé de neuf à Djeddah
Jeddah, 26 dec (UNA-AMAP) Le Secrétariat général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a commencé à travailler à son nouveau siège situé au quartier Al Rayyan, dans le nord-est de la ville de Djeddah, annonce lundi l’Union des agences de presse de l’OCI. Cette nouvelle bâtisse offre, en effet, au Secrétariat général davantage de possibilités pour mener à bien le travail de l’Organisation. Elle contribue, ainsi, à soutenir son action et à renforcer ses activités. En cette occasion, le Secrétaire général de l’OCI, Hissein Brahim Taha, a adressé ses sincères remerciements au Royaume d’Arabie Saoudite, pays du siège et qui préside la 14ème Session de la Conférence islamique au Sommet, représenté par le Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Sa Majesté le roi Salman Bin Abdelaziz al-Saoud et son Prince hériter, Son Altesse royale, le Prince Mohammad Bin Salman Bin Abdelaziz al-Saoud. Hissein Brahim Taha a loué les autorités saoudiennes pour « tout le soutien matériel et moral que le Royaume ne cesse d’apporter à l’OCI, à ses organes et, partant, à l’action islamique commune, de manière à garantir la bonne marche de l’Organisation. » « Ce nouvel édifice, mis à la disposition du Secrétariat général de l’OCI par le Royaume d’Arabie Saoudite, permettra à l’Organisation de mieux s’acquitter de sa mission », a ajouté M. Hissein Brahim Taha. Dans la même veine, le Secrétaire général a remercié Son Altesse royale le Prince Fayçal Bin Farhan, Ministre des Affaires étrangères du Royaume d’Arabie Saoudite « pour les facilités et le soutien qu’il a accordés à l’Organisation afin qu’elle puisse remplir ses obligations. » Le Secrétaire général a déclaré que le Secrétariat s’est désormais, effectivement, installé dans le nouveau siège et y a organisé plusieurs réunions au cours des derniers jours, affirmant que « le bâtiment est entièrement prêt à accueillir les invités de l’Organisation et à abriter ses manifestations. » MD (AMAP)
Retrait de la carte biométrique : Le mouvement An Biko sensibilise
Le mouvement An Biko a lancé une campagne de sensibilisation sur le retrait des cartes biométriques. La vice présidente de l’organisation, Mme Touré Binta Niane a donné bon exemple, en retirant sa carte biométrique, il y a quelques semaines, à la mairie de la Commune VI du District de Bamako. C’était en présence du quatrième maire adjoint de ladite Commune chargé de l’état civil, Adama Doumbia. Celui-ci s’est réjoui parfaitement de cette initiative du mouvement An Biko, tendant à motiver les citoyens à aller retirer leurs cartes biométriques. « C’est une activité à cent pour cent citoyenne, qui rentre dans le cadre même du développement du pays. Que tous les citoyens sachent que c’est le moment de retirer leur carte », a indiqué Adama Doumbia. Qui a rappelé l’importance de posséder cette carte. Selon le conseiller municipal, il ne pas faut attendre que le retrait devienne difficile comme celui de la fiche individuelle. Il a cité en exemple les souffrances vécues par les candidats des concours dans l’obtention de leur fiche individuelle. « Certains ont passent toute une nuit dans les rues pour chercher le document », a témoigné Adama Doumbia. C’est le moment indiqué pour aller faire le retrait des cartes biométriques, a dit le quatrième adjoint du maire de la Commune VI, chargé de l’état civil. « L1 carte peut être utilisé dans beaucoup d’autres d’activités pas seulement politique, même de la vie quotidienne », a évoqué Adama Doumbia. Et d’indiquer que les cartes devraient être également pour la simple raison que sa confection a couté à notre pays une somme d’argent énorme. « C’est notre argent qui été utilisé, il ne faut pas qu’on pense que c’est une affaire de l’État, c’est notre affaire. Il faut aller retirer les cartes », a lancé l’édile de la Commune IV. « Le mouvement An Biko est un mouvement politique et citoyen. Ramasser les ordures est une action citoyenne, donner des kits scolaires au bon nombre d’enfants est une activité scolaire et venir retirer sa carte biométrique est une action citoyenne. Nous sommes là ce matin pour le retrait et la sensibilisation sur le retrait de la carte biométrique », a expliqué Mme Touré Binta Niane. Elle a invité les populations à continuer à aller retirer leurs pièces d’identité biométrique parce que l’Etat a investi des coûts énormes pour nous en doter. Cette carte va servir à d’autres fin utiles administrativement, a-t-elle indiqué. Affirmant que tour le monde aura besoin de ce document dans l’avenir. « C’est pourquoi on a initié cette campagne pour que tous les Maliens puissent aller retirer leurs cartes biométriques », a-t-elle justifié. Pour retirer sa carte, l’agent de SBA ( solution biométrique pour l’afrique), Ibrahima Doucouré a expliqué qu’il faut d’abord composer le numéro 36223, afin de savoir le lieu de retrait de la carte. Après, a-t-il poursuivi, l’intéressé peut se rendre au lieu indiqué en possession d’une de ses pièces d’identité pour avoir sa carte, a dit Ibrahim Doucouré. Siné S. TRAORÉ
Mali : Communiqué du conseil des ministres du 13 décembre 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 13 décembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2023-0243/PT-RM du 14 avril 2023 portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. Dans le cadre de la résolution de la crise que notre pays connait depuis 2012 et en vue d’asseoir une paix durable, le Gouvernement a signé avec les Mouvements armés, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, les 15 mai et 20 juin 2015. Cet Accord prévoit dans ses mécanismes, la mise en place des structures chargées exclusivement du processus de désarmement-démobilisation-réinsertion et d’intégration de l’ensemble des combattants des Mouvements armés signataires. Dans le cadre de l’opérationnalisation de ces mécanismes, la Commission nationale d’Intégration a été créée par Décret n°2023-0243/PT-RM du 14 avril 2023. Le projet de décret adopté vise à corriger les insuffisances décelées dans le fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. 2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement signé à Bamako, le 07 juin 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement, pour le financement du Projet de restauration des terres dégradées au Mali. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali, un financement concessionnel d’un montant de 138 millions 100 mille Euros, soit 90 milliards 587 millions 661 mille 700 francs CFA. Le Projet, objet du présent accord, vise à accroître l’adoption de pratiques de restauration des paysages et l’accès des populations aux opportunités de revenus. 3. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique des Stades de Kayes, de Sikasso, de Ségou, de Mopti et du 26 mars de Bamako. Dans le cadre de la promotion du sport, les autorités ont développé des infrastructures sportives dans les régions de Kayes, de Sikasso, de Ségou, de Mopti ainsi que dans le District de Bamako. Ces infrastructures sportives de « catégorie A » ont pour missions : – d’assurer la pratique des activités physiques et sportives dans un cadre adéquat ; – d’organiser, en collaboration avec les fédérations sportives reconnues, toutes les manifestations relevant de leur compétence ; – d’organiser les loisirs sportifs et culturels. Le cadre organique de ces stades est fixé par le Décret n°02-431/P-RM du 9 septembre 2002, qui après plusieurs années de mise en œuvre a révélé des insuffisances. L’adoption du présent projet de décret vise à corriger ces insuffisances et à doter, pour les cinq prochaines années, lesdits stades en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres : a. de la tenue de la 27ème Session de l’Espace d’Interpellation Démocratique : Les travaux de la 27ème session de l’Espace d’interpellation démocratique se sont tenus le 10 décembre 2023 au Centre International de Conférences de Bamako. Pour cette Session, le secrétariat permanent a reçu 599 dossiers d’interpellation dont 22 de nos compatriotes établis à l’extérieur. Sur ces 599 dossiers d’interpellation, 38 ont été retenus pour la lecture, 404 pour suite à donner et 153 non retenus. Il faut souligner que 4 dossiers d’interpellation ont été satisfaits au cours des travaux de dépouillement. A l’instar des années précédentes, les dossiers reçus pour cette édition portent entre autres sur : – les litiges domaniaux et fonciers ; – les demandes de paiement de droits ; – les difficultés liées à la bonne distribution et à l’exécution des décisions de justice ; – les demandes de régularisation de situations administratives. Le Médiateur de la République et les membres du Jury d’Honneur ont salué l’engagement des membres du Gouvernement pour les diligences observées qui améliorent les relations entre l’Administration et les usagers des services publics. b. de la tenue de la cérémonie de lancement de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption : L’adoption du document de Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption et son plan d’action (2023-2027) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation et du plan d’Action du Gouvernement de Transition en vue d’instaurer une lutte efficace contre la corruption et l’impunité sous toutes leurs formes. Le processus d’élaboration dudit document de Stratégie a été conduit suivant une approche participative et inclusive. La cérémonie officielle de lancement de ladite Stratégie est prévue pour le jeudi 14 décembre 2023. 2. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la visite d’amitié et de travail de la délégation qu’il a conduite à Beijing, République Populaire de Chine. Une délégation malienne de haut niveau a effectué une visite de travail et d’amitié en République Populaire de Chine du 05 au 11 décembre 2023. Au cours de la visite, les parties malienne et chinoise se sont félicitées de la parfaite convergence de vues entre les Autorités des deux pays sur de nombreux sujets internationaux et régionaux, notamment ceux relatifs aux principes fondamentaux de la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats. Elles ont déploré la politisation et l’instrumentalisation de
2ème édition de l’hivernage tour du mouvement politique et citoyen « An-Biko » : LA COMMUNE V REMPORTE LE TROPHEE
Le résultat de la 2ème édition de l’hivernage tour du mouvement politique et Citoyen « An-Biko » est tombé le samedi 11 novembre dernier. C’est la Commune V qui a remporté le trophée de la Commune la plus propre du District de Bamako, devant les Commune I et VI. Elle a empoché une enveloppe d’un million de Fcfa, contre la moitié pour la Commune I et 300. 000F cfa pour la Commune VI. Les trois autres Communes de la Capitale ont reçu chacune 200. 000F cfa. Pour rappel, le lancement de l’édition de cette année a eu lieu le 04 juin dernier, en Commune VI du district de Bamako. Avec comme objectif de rendre propre les six Communes du District et d’éviter que la pluie ne cause pas des dégâts humains et matériels pendant les trois mois de l’hivernage, en curant des niveaux et des collecteurs qui traversent la ville de Bamako. Durant ces trois mois, des opérations de nettoyage, curage des caniveaux et des collecteurs et de ramassage d’ordures ont ainsi été organisées dans toutes les Communes, sous la supervision d’une commission de suivi et évaluation, mise en place par le mouvement politique et citoyen « An-Biko ». La cérémonie de clôture de cette 2ème opération s’est déroulée à Korofina, en Commune I du District de Bamako, le 11 nombre dernier. C’était présidé par la vice-présidente, Mme Touré Binta Niane qui avait à ses côtés des membres du Conseil National de Transition, des élus communaux et le Secrétaire Général du mouvement politique et citoyen « An-Biko » Mahan Sidibé et des représentants des autorités coutumières et religieuses de la Commune I. L’initiative du mouvement An-Biko est une action citoyenne qui ne peut que favoriser la culture de changement de comportement au sein de la population. Ce projet de l’hivernage tour a permis de mobiliser les populations autour d’une action citoyenne, de mettre en compétition les sous-comités de base dans le domaine de l’assainissement, rendre propre les différents quartiers des Communes du District et incarner la culture citoyenne aux militants et sympathisants du Mouvement « An-Biko ». Siné S. TRAORÉ
Communiqué du conseil des ministres du 15 nomvembre 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 15 novembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2015-0216/P-RM du 02 avril 20l5 instituant l’audit de sécurité routière. La sécurité routière constitue un enjeu majeur tant par le nombre des victimes tuées, blessées ou handicapées à vie que par les coûts économiques entrainés par les accidents dans les pays en voie de développement. Malgré les efforts fournis pour améliorer la sécurité routière, les accidents de la route continuent d’affecter toutes les couches sociales. Les risques liés à l’usage de la route sont également multipliés par d’autres facteurs comme l’incivisme des usagers de la route, l’insuffisance d’infrastructures routières et l’introduction de nouveaux types de véhicules dans la circulation routière, notamment les tricycles et les quadricycles. Pour faire face à cette situation, le Conseil des Ministres de l’Union économique et monétaire Ouest africaine a institué l’audit de sécurité routière à travers la Directive n°13/2009/CM/UEMOA du 25 septembre 2009, transposée dans notre droit positif par le Décret n°2015-0216/P-RM du 02 avril 20l5. L’audit de sécurité routière est une analyse approfondie formelle d’une infrastructure routière existante ou en projet, de services de transport existants ou en projet ou de toute autre disposition existante ou en projet pouvant avoir une incidence sur la sécurité des usagers de la route. I1 consiste en une démarche préventive de détection et de correction des défauts des infrastructures routières d’aménagement du territoire et d’urbanisme en vue de prendre en compte les préoccupations de sécurité routière. L’audit de sécurité routière vise à s’assurer que la sécurité des usagers de la route a été prise en compte dans les différentes étapes de la conception et de la réalisation des infrastructures de transport et de tout autre projet ou programme pouvant avoir une incidence sur la sécurité des usagers sur 1a route. A l’application, des insuffisances ont été relevées dans la mise en œuvre du décret du 02 avril 20l5, concernant les conditions de délivrance et de retrait de l’agrément d’auditeur en sécurité routière. Le projet de décret adopté vise à corriger ces insuffisances. Il précise les conditions de délivrance et de retrait de l’agrément et renvoie à un arrêté ministériel la liste des pièces constitutives de la demande d’agrément, l’acte qui l’octroi et la procédure de son retrait. 2. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant la Journée nationale des Exportations du Mali. Les exportations constituent un puissant levier de croissance économique et de création de richesse. C’est pour cette raison que le Gouvernement a adopté la Stratégie nationale de Développement des Exportations et son Plan d’actions 2022-2025. Cette stratégie vise à coordonner les actions des acteurs impliqués, impulser l’élan nécessaire aux exportations maliennes, surmonter les contraintes et saisir les opportunités à l’échelle de la région, du continent et à l’international, en vue de réduire le déficit de la balance commerciale par une augmentation des recettes d’exportations. La « Nuit de l’exportateur du Mali » organisée dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie a suscité l’engouement et l’adhésion des exportateurs. Aussi, pour créer un cadre d’échanges d’expériences et d’opportunité entre les entreprises et permettre l’établissement de partenariats orientés vers la conquête des marchés extérieurs, le Gouvernement, sur instruction du Président de la Transition, Chef de l’Etat a décidé de pérenniser cette initiative à travers l’institution d’une journée dédiée aux exportations. Le présent projet de décret est adopté dans ce cadre. Il institue la Journée nationale des Exportations du Mali qui sera célébrée le 07 décembre de chaque année. Cette Journée servira de cadre de dialogue entre l’Etat et les entreprises tournées vers l’exportation pour débattre des difficultés rencontrées, les propositions de solutions et les perspectives. Elle permettra aussi d’entreprendre des actions correctives dans le cadre du réajustement du Plan d’actions de la Stratégie Nationale de Développement des Exportations. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des Ministres du processus d’élaboration de la Stratégie nationale d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la MINUSMA. L’élaboration de la stratégie nationale d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la MINUSMA, participe de la volonté du Gouvernement de trouver une alternative à l’impact de ce retrait sur les populations des zones concernées. La stratégie se veut un outil national pertinent, efficace et efficient, afin d’atténuer à tous les niveaux, l’impact socioéconomique du retrait de la MINUSMA. Le document de stratégie, assorti d’un Plan d’actions triennal est conçu autour de quatre (04) axes qui sont : – les mesures urgentes ; – le développement des compétences ; – la promotion de l’emploi et l’esprit entrepreneurial ; – l’appui aux entreprises et la fourniture des services sociaux de bases. La stratégie prévoit comme mécanisme de suivi, un comité de suivi-évaluation qui sera créé par arrêté du ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment : a. par une diminution du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente. b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Mali : Le Vérificateur général remet son Rapport de 2022 au président de la Transition
La cérémonie de remise du rapport annuel de 2022 du Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby au président de la Transition, s’est déroulée vendredi dernier au Palais de Koulouba, en présence des chefs d’Institutions de la République dont le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et le président du Conseil national de Transition (CNT), Malik Diaw, a constaté l’AMAP. Le document de plus de 200 pages, synthèse des 36 missions effectuées par le Bureau du vérificateur général (BVG) en 2022, révèle une récurrence des pratiques peu orthodoxes dans la gestion des services de l’administration centrale, des organismes personnalisés, des collectivités territoriales, des projets et des politiques publiques. Les domaines concernés sont la santé, le transport, la décentralisation, l’énergie et l’eau, le développement rural, l’environnement, les mines et les technologies de l’information et de la communication. Les 36 missions effectuées se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques. Elles ont mis en relief un certain nombre de dysfonctionnements et de lacunes qui entament notamment l’image des entités auditées. Spécifiquement, les vérifications financières et de conformité ont mis en exergue des irrégularités administratives et financières qui, en comparaison avec celles effectuées en 2021, sont presque tendancielles. Selon le Vérificateur général, les irrégularités financières constatées ont déjà fait l’objet de dénonciation et de transmission aux autorités judiciaires. Au total, le Bureau a transmis 21 dossiers au président de la Section des comptes de la Cour suprême. Cinq de ces dossiers ont été déférés au parquet général de cette Cour, alors que 5 autres sont en instruction par les conseillers rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies. Et les 11 dossiers restant ont été déjà examinés par les Chambres de la Cour. Le Bureau a dénoncé 22 dossiers aux procureurs de la République près les Tribunaux de grande instance de la Commune III du District de Bamako (17 dossiers), de Kayes (2 dossiers) et de Mopti (3 dossiers), chargés du Pôle économique et financier. Sur les 17 dossiers dénoncés au tribunal de la Commune III, 8 se trouvent au niveau de la Brigade économique et financière. Les 9 autres sont en cours de traitement. À Kayes et à Mopti, les dossiers sont également en cours de traitement. En outre, compte tenu de leur caractère fiscal ou douanier, 3 dossiers ont été transmis à la direction générale des impôts pour redressement et recouvrement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation et un dossier à la direction générale des douanes pour recouvrement de droits. À en croire Samba Alhamdou Baby, la création et l’opérationnalisation en 2023 du Pôle national économique et financier apporte une célérité notoire dans le traitement de ces dénonciations. S’agissant des vérifications de suivi de la mise en œuvre des recommandations, au nombre de 8, elles ont porté sur les recommandations de vérifications réalisées en 2018, 2019 et 2020. Ces missions totalisent 130 recommandations sur lesquelles 30 sont non applicables. Le suivi des 100 recommandations entièrement applicables a donné ces résultats : «56 entièrement mises en œuvre, 13 partiellement mises en œuvre et 31 non mises en œuvre », a détaillé le vérificateur. Ce rapport étale la complexité des défis à révéler. « Il s’agit, par conséquent, de les examiner avec rigueur, de corriger les lacunes relevées et emprunter les chemins vertueux de la bonne gestion de nos ressources », a expliqué le chef de l’État, convaincu que les résultats de ces missions du BVG contribueront à renforcer les réformes engagées pour la refondation de l’État. Le Colonel Assimi Goïta a donc invité le gouvernement à veiller à la mise en œuvre des recommandations faites, « catalyseurs de certains des changements à induire dans notre administration ». Et d’assurer qu’une attention particulière sera accordée à l’application des sanctions disciplinaires. La qualité du travail abattu par le Bureau du vérificateur général a été bien appréciée par le chef de l’État, qui estime que la « gestion saine des ressources publiques est prioritaire pour une nation qui veut construire son avenir ». ID/KM (AMAP)
Kangaba : Début de la campagne de vaccination contre la poliomyélite
Kangaba, 6 novembre (AMAP) A l’instar des autres localités du Mali, la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite a débuté, le vendredi 03 novembre 2023, dans le district sanitaire de Kangaba, a constaté l’AMAP. Pour réussir cette campagne de riposte, le Centre de Santé de Référence (CSRéf) de Kangaba en partenariat avec l’OMS et l’UNICEF a d’abord procédé à la formation non seulement des Directeurs Technique de Centre mais aussi des vaccinateurs et des moniteurs de flacons. Le lancement de la campagne s’est déroulé dans l’enceinte du CSCOM central de Kangaba en présence des chefs de famille proche du CSCOM, des responsables administratifs et politiques et ceux des associations et organisations de la société civile sous la présidence du préfet de Cercle, Abou Dao. Sur place le médecin chef du CSRéf a placé la campagne dans son contexte. Selon Dr Moussa Sougané, le Mali, après une période d’accalmie en 2021, suite à une flambée de variant du poliovirus avec 56 cas détectés en 2020, est replongé dans une autre flambée depuis septembre 2022. Le pays a notifié jusqu’à ce jour 11 cas de variant du poliovirus circulant de type 2, tous humains dont 2 cas de 2022. Parmi les 11 cas confirmés, 9 sont localisés dans le bloc Nord tous couverts par les deux passages (juin et août 2023) et 2 dans le bloc Sud (district sanitaire de Kangaba et Ségou). Voilà ce qui explique toujours selon Dr Sougané, l’organisation par le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, de cette campagne nationale de riposte contre le variant du poliovirus circulant de type 2 en tenant compte de l’accessibilité sécuritaire des aires de santé dans notre pays. Le médecin chef a également énuméré les objectifs de la riposte. L’objectif général vise à renforcer l’immunité collective chez les enfants de moins de cinq (05) ans, contre le variant du poliovirus de type 2, en administrant le Vaccin Polio Oral de type 2 à tous les enfants de cette tranche d’âge et stopper ainsi sa circulation. Spécifiquement il s’agit de vacciner 100% des enfants de moins de 5 ans, d’assurer l’information effective des parents sur la poliomyélite et sur les campagnes de riposte avant le passage des vaccinateurs, de rechercher activement et notifier tout cas de paralysie flasque aiguë en communauté, d’assurer une gestion efficace des vaccins en ramenant 100% des flacons de nVPO2 à la fin de la campagne, de détruire 100% des déchets produits pendant les Journées Nationales de Vaccination (JNV) au plus tard dans les 14 jours, après chaque passage et prendre en charge 100% des cas de manifestations indésirables post vaccinales (MAPI) constatées lors des JNV et ce jusqu’à 6 semaines après chaque passage. Pour atteindre ces objectifs dans le district sanitaire de Kangaba à savoir vacciner 42 080 enfants de 0 à 59 mois, 137 équipes de vaccinateurs, 26 superviseurs de proximité, 06 superviseurs du district, 01 superviseur de la région utiliseront la stratégie porte à porte durant quatre jours. Les consultants de l’OMS et le l’UNICEF sont également sur le terrain avec 71 mobilisateurs de proximité et 24 superviseurs et moniteurs de flacons pour réussir la campagne. A cela s’ajoute 02 radios de proximité pour donner la vraie information sur la campagne. Satisfait de l’organisation de cette campagne, le préfet de Cercle a invité les femmes et les chefs de ménages à se mobiliser pour la réussite de cette activité dans le Cercle de Kangaba. Il faut signaler que le district sanitaire de Kangaba compte 23 CSCOM. SD/KM (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du 1er novembre 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er novembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture des équipements pour la fabrication des plaques d’immatriculation. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupe EHA Hoffman International GMBH représenté par la Société DJIGUIYA SIGNATURE, pour un montant de 3 milliards 525 millions 217 mille 215 francs CFA, toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 60 jours. Le projet de décret adopté permettra de prendre en compte les réformes engagées dans le secteur des transports et la reprise, par l’Etat, de l’immatriculation des véhicules du parc national conformément aux normes communautaires et aux standards internationaux. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DÉCENTRALISATION : -Gouverneur de la Région de Bougouni : Général de Brigade, Ousmane WELE. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS : -Chef d’Etat-major général Adjoint des armées : Général de Brigade, Kèba SANGARE. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGERES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE : -Ambassadeur du Mali à Berlin (République Fédérale d’Allemagne) : Monsieur Cheick Mahamadou Chérif KEITA, Administrateur Civil. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des ministres, de l’état des préparatifs du concours direct de recrutement dans la fonction publique de l’Etat. Au total 1489 postes sont mis en compétition. Ils concernent toutes les catégories de la Fonction publique de l’Etat et de tous les secteurs auxquels s’ajoutent les 75 postes ouverts pour les Corps de l’Ecole nationale d’Administration. Les 76 postes non pourvus suite à la proclamation des résultats du concours direct de l’année 2021 ont été également ajoutés à l’effectif de cette année. Les réceptions des dossiers de candidature se déroulent du 1er au 30 novembre 2023 à Bamako au Centre national des Concours de la Fonction publique ainsi que dans les centres régionaux de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti Tombouctou et Gao. Le Concours direct de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat, exercice 2023, se déroulera du 23 au 31 décembre 2023 à Bamako et dans tous les centres régionaux. Ce concours est placé sous le signe de la transparence, de l’équité et de la justice sociale. 2. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au deuxième forum de l’investissement dans le cadre de l’initiative « Main dans la Main ». La Direction Générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation a organisé le deuxième forum de l’investissement dans le cadre de l’initiative « Main dans la Main » à Rome en Italie du 17 au 20 octobre 2023. Ce forum est une initiative phare de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et une plate-forme centrale pour tous les domaines prioritaires de l’Organisation. Cette initiative soutient 63 pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient dans la mise en œuvre des programmes visant à accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires dans le cadre d’une démarche axée sur l’intégration et les territoires. Pour cette seconde édition, 30 pays dont le Mali étaient invités à présenter leurs plans d’investissement. Au cours des différents panels, les trois principes qui gouvernent notre pays ont été largement diffusés auprès des partenaires publics et privés, toute chose qui a retenu l’attention et l’estime des participants sur notre pays. Au sortir de ce forum, la délégation a noté : – l’engagement des grandes institutions notamment, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation, le Fonds international pour le Développement Agricole et le Programme Alimentaire Mondiale à soutenir notre pays dans ses efforts de refondation ; – la détermination du Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation à appuyer toutes les initiatives en faveur de notre pays ; – la disponibilité des entreprises internationales et des pays comme l’Argentine et le Brésil à collaborer avec le Gouvernement et les entreprises privées pour la promotion de la filière bétail-viande ; – l’engagement du Centre international des Investissements à accompagner notre pays dans la mise en œuvre de son plan d’investissement. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment : a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente. b. par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.
Mois de la solidarité : Organisation de la 3è édition de la Journée des pupilles
Bamako, 1er novembre (AMAP) La 3è édition de la Journée des pupilles qui marque la fin du mois de la Solidarité a été organisée mardi, dans la salle des Banquets du Palais de Koulouba sous la présidence du président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a constaté l’AMAP. L’évènement s’est déroulé en présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition, le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement, ainsi que de la directrice générale de l’Office national des pupilles en République du Mali (Onapuma), Mme Koné Sissi Odile Dakouo. La marraine nationale de la présente édition du mois de la solidarité, Mme Touré Lobbo Traoré, a également a pris part à ce moment plein d’émotion. Le chef de l’État, dès son entrée dans la salle, s’est incliné devant la marraine nationale et les pupilles pour témoigner de son affection pour ceux dont les parents ont quitté ce bas monde en défendant la cause de la nation. Après la prestation de deux jeunes slameurs, le colonel Goïta a procédé à la remise symbolique des cartes de pupille et cartes bancaires aux nouveaux membres. Il a également offert des cadeaux aux meilleurs élèves parmi des pupilles. Le chef de l’État a également offert des ordinateurs de dernière génération pour l’initiation des pupilles en informatique. Selon la ministre de la Santé et du Développement social, cette journée est une célébration de l’espoir, du courage et de la résilience. Il s’agit surtout de célébrer la vision d’un Mali où la paix, la tolérance et l’harmonie sont les valeurs fondamentales qui guident notre chemin vers un avenir meilleur, a indiqué le Colonel Assa Badiallo Touré qui soulignera l’engagement remarquable de la société civile, des différentes organisations et de tous les Maliens en faveur du bien-être des pupilles. « Cet engagement démontre clairement notre unité en tant que nation », a soutenu la ministre chargée du Développement social. Rappelons que l’Onapuma a procédé aux versements trimestriels à 1.356 pupilles immatriculés de 2019 à nos jours pour un montant de plus de 1,5 milliard de nos francs. « Nous venons d’accueillir chaleureusement 266 nouveaux membres adoptés par le Conseil des ministres du 18 octobre dernier. En tout, l’Onapuma gère 1.622 pupilles. Cet agrandissement de notre famille est une preuve vivante de notre engament et de notre volonté envers les pupilles, de les soutenir et de les guider vers un avenir prometteur », a indiqué le colonel Assa Badiallo Touré, avant de féliciter la directrice générale de l’Onapuma et toute son équipe pour leur accompagnement rigoureux et approprié. La ministre chargée de la Santé a, par ailleurs, remercié le président de la Transition pour la donation de deux bus et d’un véhicule de mission permettant de faciliter la mobilité de l’équipe de l’Onapuma. Le Colonel Assa Badiallo Touré a lancé un vibrant appel à tous les acteurs impliqués pour la construction de la Maison des pupilles. En attendant, le président de la Transition a accordé un moment inoubliable à ces pupilles en les promenant dans le jardin du palais présidentiel avant de prendre une photo de famille avec eux. Pour rappel, le président de la Transition a fait également don d’un bus à la pouponnière, un bus à l’Amaldeme, deux bus à la Direction du service social des Armées, deux pick-up au Prytanée militaire de Kati et deux bus ainsi qu’un véhicule de mission à l’Onapuma. OD/KM (AMAP)
Tenenkou : Rencontre sur la problématique du retour précoce des animaux de la transhumance
Ténénkou, 1er novembre (AMAP) Une rencontre d’échanges entre les représentants de l’État et les autorités traditionnelles et coutumières autour de la problématique du retour précoce des animaux de la transhumance, s’est déroulée mardi à Tenenkou, a constaté l’AMAP. Ont pris part à la réunion, les sous-préfets de Diondiori et de Sossobé, le 2e adjoint au maire de la commune urbaine, le chef du détachement des FAMA, l’adjoint au commandant de brigade, les représentants des services techniques des secteurs de l’agriculture et de l’élevage, le président de la chambre locale d’agriculture et le président de l’union locale des éleveurs. Depuis quelques jours les animaux commencent à débarquer dans le bourgou alors même que la récolte des champs n’a pas commencé dans les zones débarquées. Ce retour précoce peut provoquer d’énormes dégâts pour les agriculteurs. Jadis ce retour était encadré par les autorités administratives en collaboration avec les Diôros qui sont les propriétaires terriens dans le bourgou. Ces dates étaient fixées lors des conférences bougoutieres qui étaientt un cadre d’échanges pour l’établissement d’un calendrier de retour des animaux. Cependant, depuis quelques années, ce calendrier n’est plus respecté avec l’affaiblissement de l’autorité des Dioros dûe à la situation sécuritaire dans le cercle de Tenenkou. C’est pour tenter d’encadrer ce retour afin d’éviter d’autres conflits notamment entre éleveurs mais aussi entre éleveurs et agriculteurs ou pêcheurs que le préfet du cercle de Tenenkou, Mamadou Dao a initié cette rencontre pour échanger avec les légitimités traditionnelles afin de trouver des pistes de solution à cette situation. Le préfet de cercle a saisi l’occasion pour inviter les légitimités traditionnelles et coutumières à s’investir pleinement pour trouver une réponse adaptée à cette question cruciale du retour précoce des animaux. Quatre heures d’horloge, les participants ont passé en revue les principaux facteurs favorisant le retour précoce des animaux qui sont liés à l’ensablement des mares dans le Méma et l’affaiblissement de l’autorité des Dioros. Pour remédier à cette situation les participants ont formulé quelques recommandations qui sont entre autres, la redynamisation des conférences bourgoutières, le surcreusement des mares dans le Méma et la restauration de l’autorité des Dioros . Selon le président de l’union locale des éleveurs monsieur Amadou Daou, il existe 10 pistes pastorales dans le cercle de Tenenkou qui vont de Diafarabé à Toguéré coumbé. « Le retour des animaux de la transhumance est un grand moment ici au sein des communautés car les communautés s’identifient aux animaux », a –t-il conclu. Le Cercle de Tenenkou zone agro -pastorale par excellence est une zone de concentration des animaux venant de la région de Segou, Mopti et Tombouctou lors de la transhumance entraînant un rétrécissement des espaces pastorales. Pour rappel, les bergers étaient célébrés et magnifiés à leur retour si leurs troupeaux revenaient avec beaucoup de graisseur. Ils entraient ainsi dans la prospérité et devenaient des légendes à jamais. AS /KM (AMAP)

