Kangaba : Remise solennelle des décisions de création des Commissions Foncières Villageoises (COFOV)

Kangaba, 19 décembre (AMAP) La cérémonie de remise solennelle des décisions de création des Commissions Foncières Villageoises (COFOV) de 05 communes rurales du cercle de Kangaba à savoir Minidian, Maramandougou, Kaniogo, Séléfougou et Nouga, a été présidée mercredi à Kangaba, par le Sous-préfet central, Chekou Ag Alkalifa, a constaté l’AMAP. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Appui à la sécurisation de la Tenure foncière et forestière des communautés par la commission foncière villageoise du Mali » initié par l’Union des Associations et Coordinations d’Associations pour le Développement et La Défense des Droits des Démunis (UACDDDD), soutenu par Tenure Foncière et Forestière (TFF). Selon le Coordonnateur de l’UACDDDD, Mansa Koné, la loi No2017- 001/ du 11 avril 2017 portant sur le foncier agricole (LFA) et son décret d’application No2018- 0333/P-RM du 04 avril 2018 fixant la composition et les modalités de fonctionnement de la commission foncière villageoise ou de fraction, sont des instruments de la sécurisation foncière agricole des communautés rurales. Leur mise en œuvre est une bonne piste pour la paix sociale et le développement local. Le représentant du chef de l’exécutif local, a précisé que depuis 2021, à travers sa campagne de sécurisation foncière, l’UACDDDD, il y a  un processus interactif de mise en place des COFOV et de fraction qui a permis l’implication des femmes et des jeunes dans la gestion foncière à travers les COFOV, l’instauration du dialogue apaisé intergénérationnel, l’apaisement des relations entre les administrés et l’administration grâce aux cadres de concertation, l’installation de la cohésion sociale avec l’atténuation et la fin des conflits. C’est dans cadre de la poursuite de ses activités que l’UACDDDD en lien avec les autorités administratives et politiques a organisé cette rencontre pour la remise solennelle des décisions de création des COFOV des 41 villages de ses communes rurales du cercle de Kangaba. Il s’agit de remettre solennellement les décisions de création des COFOV et de remettre aux 41 chefs de villages ou leurs représentants venus des 05 communes rurales, les décisions de création de leur COFOV. Le sous-préfet central avant la remise symbolique à un chef de village a cité les attributions du COFOV. En effet la COFOV est chargé de procéder à la conciliation des parties à un litige foncier agricole, à la saisine des juridictions compétentes, de contribuer à l’inventaire des us et coutumes en matière foncière, de participer l’institution du cadastre au niveau communal, de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique de gestion foncière de la commune et de donner son avis sur toutes les questions foncières dont elle est saisi. Il est à noter que les décisions No2024-010/SP- ACK portant nomination des membres de la COFOV des 41 villages ont été signées par le Sous-préfet central de Kangaba. Chaque bureau est composé de 10 membres, présidé par le chef de village et sont membres du bureau, le conseil de village, les organisations des femmes, des jeunes, des organisations socioprofessionnelles et le rapporteur. SD/KM (AMAP)

Économie : Hausse de 2,3% des exportations de biens au Mali par rapport à 2022 (BCEAO)

Bamako, 19 déc (AMAP) Les exportations de biens au Mali ont atteint 77 milliards, soit une hausse de 2, 3% par rapport à l’année 2022, a révélé, jeudi à Bamako, le directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Mali, Baréma Bocoum, qui a partagé quelques chiffres clés de la balance des paiements au titre de l’année 2023. Le directeur de la Banque centrale, qui s’exprimait lors de la 17ème journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali, a ajouté que cette hausse s’est réalisée « en liaison avec celle des ventes extérieures d’or non monétaire et de bétail, qui représentent respectivement 81% et 2, 8%, pour des montants de 2, 790 milliards. » Les importations de biens en FOB, c’est-à-dire hors frais et assurance, se sont établies à 3, 475 de Fcfa, en baisse de 0, 4% par rapport à 2022. M. Bocoum a précisé que la balance commerciale, qui représente la différence entre la valeur des biens exportés et celle des biens importés, est déficitaire de 45 milliards, en amélioration de 89 milliards par rapport à 2022 où elle avait affiché un déficit de 135 milliards. Il a imputé cette évolution « à la progression plus rapide des exportations concomitant à la baisse des importations. » Selon lui, le solde courant est à -977 milliards en 2023, après -920 milliards en 2022 et représente -7,8% du Produit intérieur brut (PIB). « Le solde global s’est établi à -555 milliards de Fcfa après un déficit de -459 milliards en 2022 et -58 milliards en 2021 », a indiqué le directeur national de la BCEAO pour le Mali. Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré, qui a présidé l’ouverture des travaux, a souligné que son département « suit de très près l’évolution des comptes extérieurs car, a-t-il dit, ces derniers sont fondamentaux pour les économies ouvertes comme la nôtre. » « Leur importance est encore plus accentuée en ces périodes de fortes incertitudes et de tensions dans plusieurs parties du monde, caractérisées par la volatilité des marchés financiers et des prix des matières premières », a insisté M. Traoré. Il a souligné que l’organisation de la journée a offert aux acteurs économiques, tant publics que privés, une opportunité de s’approprier les concepts de la balance des paiements et que l’initiative leur « permet non seulement de mieux analyser notre économie mais, aussi, de prendre des décisions de politique économique plus éclairées. » Les participants travailleront sur les dossiers en deux phases : la première partie va concerner, notamment la présentation de l’évolution des comptes extérieurs en 2023 ainsi que les perspectives pour les années 2024 et 2025. Et, la deuxième partie concernera la présentation sur le thème de « la sensibilisation des agents économiques sur les enjeux liés au respect de la réglementation financière extérieure des États membres de l’UEMOA. » ST/MD (AMAP)      

Sports : Remise du rapport des états généraux sur le football à Kayes

Kayes, 19 déc (AMAP) Le président de la Ligue régionale de football de Kayes, Dr. Moussa Sow, a organisé le 15 décembre 2024, à l’ex-Conseil de Cercle, une rencontre pour remettre officiellement des copies du rapport des états généraux sur le football aux acteurs (autorités, districts, clubs, arbitres, médias…), a constaté l’AMAP siu place. Lors de ces états généraux, tenus en octobre 2024, à Kayes, les délégués ont fait un ce des recommandations, notamment la formation de tous les acteurs (dirigeants, encadreurs, arbitres, joueurs, capitaines) et tous ceux qui interviennent au niveau du football « C’est un sentiment de devoir accompli parce que j’estime que c’est l’œuvre de tous les acteurs du football dans la Région de Kayes. Ils se sont tous donnés la main pour qu’il y ait ces états généraux », a déclaré Moussa Sow, à l’issue de la rencontre. « Lors de ces assises, nous avons adopté un document de référence assorti d’un plan d’actions. Cet après-midi, nous avons remis le rapport à tous les acteurs qui ont participé à ces assises. Ce qui constitue une première. L’objectif est atteint », a-t-il ajouté. A travers ce document, la Ligue et ses partenaires affichent leur volonté d’une gestion du football au niveau de ses instances (régionale et locales). D’après le Dr. Sow, « ce rapport permettra à ces acteurs de faire un suivi minutieux des activités de la Ligue et de s’assurer que les choses se déroulent correctement, à la grande satisfaction de toute la population de Kayes. » « C’est un bon début car, nous sommes à la recherche d’une bonne équipe qui peut nous amener en 1ère Division. Nous avons identifié les problèmes et la recherche de solutions à ces problèmes nous incombe », a souligné le président de la Ligue régional de football de Kayes. Il a invité tous les acteurs du football à l’union sacrée et à respecter les textes afin de développer le sport. Dr. Sow a, au nom de la Ligue, remis symboliquement la somme de 500 000 F aux Tigresses de Kayes, après leur montée en Division 1 du championnat national. Dès son retour de Bamako, cette équipe avait rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré qui leur a réaffirmé son soutien. BMS/MD (AMAP)

Santé : Kangaba échange sur le 2ème passage de la SIAN-C

Kangaba, 19 décembre (AMAP) L’adjoint du préfet de cercle, Chekou Ag Alkalifa a présidé mercredi à Kangaba, la réunion du Comité de pilotage sur l’organisation du 2ème passage de la Semaine d’Intensification des Activités de Nutrition Communautaire (SIAN-C), a constaté l’AMAP. Auparavant, un briefing des directeurs techniques communautaires (DTC) avait eu lieu, suivi, de la formation des distributeurs. L’objectif de la SIAN6 C est de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la carence en vitamine A chez les enfants de 6 – 59 mois et les femmes en Post Partum Immédiat (FPPI). Plusieurs autres objectifs sont visés à savoir supplanter au moins 90% des enfants de 6 à 59 mois en vitamine A, mener des séances de communication pour le Changement Social et de Comportement (CCSC) et sur l’importance de la supplémentation en vitamine A chez les cibles. Il s’agit également de la consommation des aliments riches et ou fortifiés en micro nutriments (vitamine A, fer, iode), de la consommation du sel iodé par les ménages, de la promotion des aliments locaux, rechercher les cas de cécité crépusculaire (premier signe de la carence en vitamine A) chez les enfants de 6 à 59 mois et les femmes en âge de procréer et la référence des cas vers les centres de santé les plus proches. Le médecin chef du Centre de Santé de Référence, Dr Moussa Sougané, a précisé que la supplémentation en vitamine A lors de la SIAN est une activité qui permet de contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité chez les enfants de moins de 05 ans. Le Ministère de la Santé et du Développement Social l’a alors institutionnalisé depuis 2003. « Afin de permettre aux enfants de bénéficier des premières fortes doses recommandées par l’OMS, la Direction Générale de la Santé Publique a travers sa sous-direction Nutrition organise dans la période du 14 au 24 décembre 2024 dans le pays, la campagne de distribution de la vitamine A. La présente campagne s’inscrit dans ce cadre » a-t-il conclu. Dans le district sanitaire de Kangaba, la campagne commence le jeudi 19 décembre pour prendre fin le dimanche 22 décembre 2024. La population de la SIAN-C 2ème passage du district sanitaire de Kangaba est estimée à 3 180 enfants de 6 à 11 mois et 28 621 enfants de 12 à 59 mois. En vue d’atteindre les objectifs de la SIAN-C, 206 distributeurs, 24 superviseurs niveau aire de santé, 04 superviseurs niveaux district sont mobilisés sur le terrain dans les 23 aires de santé du district. A cela s’ajoute 206 mobilisateurs sociaux et 02 personnes pour la coordination/permanence niveau district. La stratégie utilisée sera le « porte à porte », et d’autres stratégies novatrices seront également utilisées afin d’atteindre toutes les cibles. Le représentant du chef de l’exécutif local a, pour sa part, invité les membres du comité de pilotage a ne rien ménagé pour atteindre si non dépasser les objectifs fixés à savoir supplémenter au moins 90 pour cent des enfants de 6 – 59 mois. Il est à noter qu’au premier passage les résultats étaient satisfaisants : 140% de taux de couverture chez les enfants de 6 – 11 mois et 129% chez ceux de 12 – 59 mois. SD/KM (AMAP)

Bankass : Mise en place du bureau du parlement des enfants.


Bankass, 19 déc (AMAP) Le service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, en partenariat avec l’ONG Plan international, a procédé cette semaine à la mise en place du bureau de parlement des enfants à la maison des jeunes de Bankass (Centre) qui a un mandat de deux ans. Après les interventions du 1er adjoint au maire de Bankass, Hama Sy, de la cheffe de service local de la promotion de la femme, Mme Diarra Cissé et le discours d’ouverture du 2e adjoint au préfet au préfet de Bankass Amadou Bayoko, ont exprimé leurs remerciement et félicitations au bureau sortant « pour les efforts consentis », les délégués ont élu un nouveau bureau. Les deux autorités ont validé le nouveau bureau tout en lui remettant les drapeaux. Le 2e adjoint au préfet s’est dit « très satisfait de la mise en place de la nouvelle équipe. Il a prodigué des conseils aux membres. AKG/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 18 décembre 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 décembre 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé à Lomé, le 30 août 2024, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement relatif au financement partiel de la Phase 2 du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué, dans le moyen Bani. Par cet Accord, la Banque Ouest Africaine de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 30 milliards de Francs CFA pour le financement partiel de la 2ème Phase du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué. L’objectif global visé par ce programme de développement est de contribuer à l’accroissement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et à la réduction de la pauvreté dans sa zone d’intervention et à l’échelle nationale. Ce financement permettra de consolider les acquis de la 1ère phase du programme et de contribuer au développement agricole. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déterminant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Banque Nationale de Développement Agricole. Créée par la Loi n°81-08/AN-RM du 11 février 1981, la Banque Nationale de Développement Agricole a pour objet d’apporter son concours technique et financier à la réalisation de tout projet de nature à promouvoir le développement économique, notamment en matière de développement rural, de production agricole ou forestière, de pêche, d’habitat et d’artisanat rural, d’agro-industrie, de transformation et de commercialisation des produits découlant de ces activités. Son capital social est majoritairement détenu par l’Etat suivi d’autres acteurs institutionnels. Conformément au droit de sortie conjointe consigné dans le pacte d’actionnaires, la Société allemande d’investissement et de développement qui détient 21,43% et le Crédit Coopératif, détenteur de 9,70% du capital social de la Banque ont annoncé leur décision de vendre leurs actions. C’est ainsi que l’Etat a décidé de racheter lesdites actions. Le projet de décret, adopté, fixe la participation de l’Etat au capital social de la Banque Nationale de Développement Agricole à 77,33% et précise les modalités de sa libération. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°2016-066 du 30 décembre 2016 portant assistance médicale à la procréation. La procréation médicalement assistée est réglementée par la Loi n°2016-066 du 30 décembre 2016 portant assistance médicale à la procréation. L’assistance médicale à la procréation permet de pallier certaines difficultés à concevoir, sans nécessairement traiter la cause de l’infertilité à travers un ensemble de pratiques médicales cliniques et biologiques. L’application de la loi relative à l’assistance médicale à la procréation a révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution des sciences médicales, biologiques et sociologiques, au seuil de recours à la procréation médicalement assistée et à l’âge limite de recours à ladite pratique. Le projet de loi, adopté, vise à corriger ces insuffisances à travers, notamment l’augmentation de l’âge limite de recours à la procréation médicalement assistée à 49 ans. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur général des Impôts : Monsieur Hamadou Fall DIANKA, Inspecteur des Impôts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Secrétaire Général : Monsieur Mahamadou dit Koumbouna DIARRA, Administrateur civil. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a informé le Conseil des ministres de l’élaboration du Plan d’actions global du Gouvernement et des Plans sectoriels, sur la période 2025-2026. Lors du Conseil des ministres du 27 novembre 2024, le Président de la Transition, Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de focaliser sa mission sur les axes suivants : – la Défense et la Sécurité ; – les réformes politiques et institutionnelles ; – la satisfaction des besoins fondamentaux de la population ; – l’amélioration de la couverture sanitaire du pays ; – l’amélioration du système éducatif ; – l’apaisement du climat social ; – le renforcement de la Diplomatie ; – l’organisation d’élections transparentes et apaisées. Ces axes seront traduits en plan d’actions stratégique élaboré par le Cabinet du Premier ministre et en plans opérationnels élaborés par les départements ministériels. Le processus d’élaboration dudit plan démarrera le 20 décembre 2024 et prendra fin le 05 février 2025. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali à la réunion ministérielle de la Confédération des Etats du Sahel sur la libre circulation des personnes et des biens, tenue le 13 décembre 2024 à Niamey au Niger. La délégation malienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et comprenant notamment le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le ministre des Transports et des Infrastructures, le ministre de l’Economie et des Finances, et le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, a participé à Niamey, le 13 décembre 2024, à la réunion ministérielle de la Confédération des Etats du Sahel sur la libre circulation des personnes et des biens. A l’issue de la rencontre, les ministres ont adopté des recommandations pertinentes en vue du renforcement de la libre circulation, non seulement au sein de la Confédération AES, mais également entre

Joliba TV News : La mesure de fermeture de la chaine de télévision commuée en 6 mois de suspension

Bamako, 18 déc (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a commué le retrait de la licence de la chaine de télévision privée Joliba TV News en une suspension de six mois, a appris l’AMAP, mercredi, dans la presse. « Cette clémence de l’organe de régulation est intervenue à la suite de la médiation de la Maison de la presse et d’un recours gracieux déposé par Joliba TV News à la HAC », indiquent les mêmes sources. La décision de fermeture était intervenue après que le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso ait qualifié de « désobligeant et à la limite insultant pour le peuple burkinabé tendant à jeter un discrédit sur les autorités burkinabé » des propos tenus par le président du parti Appel pour la réussite de la Transition (ACRT) « Faso Ka intervenue Wélé», Issa Kaou N’Djim. L’organe burkinabè a ensuite saisi la HAC à travers une plainte le 12 novembre dernier.  Suite à cette plainte, la HAC a décidé de retirer la licence de la chaine de télévision privée Joliba TV News qui n’émet plus depuis le 26 novembre dernier. Lors de la visite du Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, le 12 décembre dernier, à la Maison de la presse, son président, Bandiougou Danté, avait évoqué l’affaire. Danté a présenté les excuses de la presse malienne aux autorités et au peuple burkinabè suite aux propos incriminés. Pendant que le président de la Maison de la presse a invité ses confrères à être plus professionnels, le chef du gouvernement a appelé les médias à une auto critique, surtout, quand il s’agit de diffuser de fausses informations ou tenir des propos diffamatoires sur les pouvoirs publics, l’Armée ou un citoyen ordinaire. ST/MD (AMAP)  

Mopti : Organisation d’une session de formation des jeunes en art visuel

Mopti, 18 décembre (AMAP) Les travaux d’une session de formation en audiovisuel (photographie et vidéographie), la réalisation de courts métrages et documentaires de sensibilisation, organisés à Mopti, prendront fin dimanche, a appris l’AMAP de source officielle. La cérémonie d’ouverture de la session a été présidée lundi, par le directeur de cabinet du gouverneur de Mopti, Mamadou Seydou Diarra en présence de la directrice exécutive du Cinéma Numérique Ambulant du Mali, Mme Kadidia Sidibé, du représentant de CIAUD-Canada, Idrissa Maïga et celui du partenaire financier l’Unicef, Mohamed Guèye. Cette rencontre regroupe 50 jeunes filles et garçons de la région ( U.Report, l’association des handicapés, des pionniers et du parlement des enfants), en audiovisuel (photographie et vidéographie), la réalisation de courts métrages et documentaires de sensibilisation sur un objectif de 200 jeunes pour les régions de Bandiagara, Tombouctou, Gao et Mopti. L’objectif de la session qui prend fin dimanche, est de renforcer les capacités des auditeurs à pouvoir documenter/immortaliser les interventions des TP-HIMO par le moyen de capture d’images et la réalisation de supports audiovisuels exploitables dans le cadre des stratégies de communication et de sensibilisation. Cette activité dénommée « Pépite d’or », implémentée par le Cinéma Numérique Ambulant du Mali (CNA Mali) et le Comité International pour l’Aide d’Urgence et le Développement (CIAUD-Canada) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme PAFEEM (Promotion des Pratiques Familiales Essentielles et de la culture de la tolérance, de la Paix et de la cohésion sociale dans les régions du centre et du nord du Mali). Financée par l’Unicef, elle s’inscrit dans l’esprit de participation et d’engagement des adolescents et les jeunes pour la promotion de certains comportements favorables pour la santé, l’éducation, la nutrition et le wash. Dans son intervention, la directrice exécutive du CNA-Mali, Mme Kadidia Sidibé a indiqué que l’image a un langage universel qui suscite une émotion, une réaction. Qu’elle peut également transmettre une information, créer un engagement ou provoquer un engouement. Tout tant soulignant que cette formation permettra aux jeunes de jouer un rôle important dans la sensibilisation sur des thématiques auxquelles ils sont exposés. Le représentant de l’Unicef, Mohamed Guèye a joint sa voix à celle de son collègue de CIAUD- Canada, Idrissa Maïga pour rassurer les autorités régionales et les bénéficiaires des interventions du PAFEEM, de l’engagement de tous les acteurs pour l’atteinte des objectifs du programme. Le représentant du chef de l’exécutif régional, eu égard à l’importance de la promotion des pratiques favorables pour la santé, l’éducation, la nutrition et le wash et la valeur ajoutée de cette formation sur l’employabilité des jeunes, a engagé les jeunes à une participation active et l’assiduité nécessaire pour tirer le maximum de profit. M. Diarra a profité de l’occasion pour remercier et féliciter à travers le Cinéma Numérique Ambulant Mali, l’ensemble des acteurs qui accompagne le PAFEEM et singulièrement l’Unicef, le partenaire financier. DC/KM (AMAP)

Kangaba : Renforcement des capacités des anciens Agents de santé communautaire

Kangaba, 18 décembre (AMAP) La 1ère session de l’atelier de formation des anciens Agents de santé communautaire (ASC) du district sanitaire de Kangaba, s’est déroulée du 10 au 17 décembre derniers dans la salle de réunion du Centre de Santé de Référence (CSRéf), a constaté l’AMAP. L’atelier a porté essentiellement sur les outils de Soins essentiels dans la Communauté (SEC) révisés et l’outil de Digitalisation de la santé communautaire au Mali (DISC-Mali). Les travaux de cette formation financée par le Fonds mondial, ont regroupé vingt (27) Anciens Agents de santé communautaire (ASC), venus de 10 aires de santé du district sanitaire de Kangaba. L’objectif général de la session était de former les anciens ASC du district sur les outils révisés SEC et sur l’utilisation de l’outil DISC-Mali. Il s’agissait spécifiquement de mettre à niveau les anciens ASC du district sur les outils SEC révisés, de s’approprier l’outil DISC-Mali et son fonctionnement en situation réelle sur le terrain et de pouvoir répondre aux sollicitations techniques et fonctionnelles des utilisateurs finaux, de former les anciens ASC sur toutes les fonctionnalités/formulaires de l’outil DISC-Mali. La méthodologie utilisée au cours de l’atelier a été la présentation des modules, l’installation de l’outil DISC-Mali, la démonstration pratique et les questions- réponses. La formation a été assurée par les formateurs venus du district, de la région et du niveau national. Cette rencontre est la suite logique du lancement de la réforme du système de santé qui a recommandé l’usage du numérique en général et en particulier pour la santé communautaire dans son ensemble. SD/KM (AMAP)

Transformation des fientes de poules en biogaz : Une solution énergétique et écologique

Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 18 déc (AMAP) L’innovation naît souvent d’un regard nouveau porté sur des ressources sous-estimées. Face aux défis environnementaux croissants et à la nécessité de promouvoir des énergies renouvelables, certaines initiatives locales se distinguent par leur originalité et leur impact. Le projet de transformation des fientes de poules en biogaz, encore en phase de développement, illustre bien que les ressources, souvent négligées, peuvent être aussi transformées en solutions énergétiques durables.  Ce projet, qui allie écologie et énergie, a été développé par une équipe du Laboratoire de recherche en biomasse et bioénergie (LaReb) de la Faculté des sciences et techniques (FST). Composée de cinq membres, l’équipe ambitionne de répondre à des enjeux cruciaux liés à l’environnement, à la santé publique et à la gestion durable des déchets avicoles. Le biogaz, rappelons-le, est un mélange de gaz composé de 50 à 70 % de méthane. Ousmane Diakité, l’un des responsables du projet, explique que le processus repose sur la méthanisation. « La méthode consiste à décomposer les matières organiques à l’aide de micro-organismes dans des enceintes spécialisées, appelées digesteurs ou biodigesteurs, permettant ainsi de produire une énergie renouvelable tout en réduisant les déchets », dit-il. « Cette innovation contribue à réduire les gaz à effet de serre et à mieux gérer les déchets organiques », poursuit M. Diakité. Les avantages écologiques du projet sont nombreux. « En réduisant les déchets avicoles et les émissions de gaz à effet de serre, nous contribuons à la lutte contre le changement climatique. De plus, notre approche est adaptable à d’autres types de déchets, tels que les déchets agricoles, urbains ou industriels grâce à la co-digestion», détaille-t-il. À court terme, l’équipe ambitionne de développer un prototype fonctionnel et, à long terme, de passer à l’échelle industrielle. Le chemin est cependant semé d’embûches. « La technologie de biodigestion est très coûteuse et les défis physico-chimiques, notamment le rapport carbone-azote qui rentre dans les paramètres de production de biogaz, constituent des obstacles », explique le chercheur. De plus, pour assurer une production continue, une grande quantité de matière première est nécessaire. « Nous avons opté pour des technologies en continu. Cela signifie qu’il faut alimenter quotidiennement le digesteur avec de la matières première », ajoute le Laborantin. Et de préciser que la taille du digesteur dépend des besoins énergétiques de chaque famille : « Pour une famille de moins de six personnes, un digesteur de 1 000 litres avec un volume de travail de 800 litres peut suffire. Il faudrait alors alimenter le digesteur quotidiennement. Par exemple, pour un digesteur de 100 litres avec un volume de travail de 80 litres, il faudrait l’alimenter chaque jour avec environ 4 litres de matières premières pour garantir une production continue ». solution À la crise ÉnErgÉtique – En outre, le chercheur souligne que cette technologie pourrait constituer une solution durable face à la crise énergétique que traverse le pays. Il appelle les autorités à encourager de tels projets en facilitant l’accès aux financements et en soutenant les initiatives locales. «Il est essentiel de vulgariser ce type de production d’énergie renouvelable, qui est non seulement bénéfique pour l’environnement, mais également pour les économies locales», dit-il. Les cibles prioritaires de cette innovation sont les aviculteurs, les agriculteurs et les populations rurales. « La bioénergie est l’énergie la plus proche des communautés. Elle offre une solution pratique et accessible pour résoudre les problèmes énergétiques auxquels elles font face», explique notre interlocuteur. Avant d’appeler également la population à adhérer à cette initiative, qu’il décrit comme une réponse au bon sens face aux enjeux actuels. Cependant, le projet manque pour l’instant de partenaires solides, même si un début de collaboration existe entre l’Agence nationale de développement des biocarburants (ANADEB) et la FST. Ousmane Diakité conclut en insistant sur l’urgence climatique et la nécessité de solutions innovantes : « Nous sommes tous concernés par la menace climatique qui pèse sur notre planète. L’énergie verte, comme le biogaz, est une solution d’avenir qui mérite d’être soutenue. » Si la technologie parvient à surmonter les obstacles financiers et techniques, elle pourrait offrir une alternative écologique précieuse tout en contribuant à la gestion des déchets agricoles. Le projet a remporté le premier prix du concours «Innovation challenge sur les énergies renouvelables», organisé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. AG/MD (AMAP)