La France réitère son soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara (Chef de la diplomatie française)

Bamako, 3 avr (AMAP) Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot a réitéré la position de la France, exprimée au plus haut niveau de l’Etat, soutenant la souveraineté du Maroc sur son Sahara, rapporte, jeudi, Mahgreb Arab Press (MAP). « Il y a quelques mois nous avons exprimé notre vision du présent et de l’avenir du Sahara occidental qui s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine en conséquence directe du plan d’autonomie marocain », a déclaré le chef de la diplomatie française lors d’une audition, mercredi, devant la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale. “Il n’y a pas aujourd’hui d’autres solutions réalistes et crédibles”, a-t-il tenu à rappeler. Ceci s’inscrit dans le cadre d’« une solution politique durable et mutuellement acceptable aux Nations unies et nous soutenons les efforts onusiens en vue de ce dialogue”, a ajouté M. Barrot, cité par la MAP et qui précise qu’il aura l’occasion « d’en parler dans quelques jours avec (son) homologue marocain Nasser Bourita à Paris. » Dans un message adressé à Sa Majesté le Roi Mohammed VI en juillet 2024, le président français, Emmanuel Macron, avait affirmé que la France « considère que le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine. » M. Macron avait assuré SM le Roi de « l’intangibilité de la position française sur cet enjeu de sécurité nationale pour le Royaume » et que son pays « entend agir en cohérence avec cette position à titre national et au niveau international. » Le chef de l’État français avait, également, réitéré avec force le soutien de la France à la souveraineté du Royaume sur son Sahara lors d’une séance conjointe des deux Chambres du Parlement marocain, le 29 octobre dernier, à l’occasion de sa visite d’Etat dans le Royaume. « Et je le réaffirme ici devant vous. Pour la France, le présent et l’avenir de ce territoire s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine. L’autonomie sous souveraineté marocaine est le cadre dans lequel cette question doit être résolue », avait déclaré M. Macron devant les deux Chambres du Parlement. MD (AMAP)

Grève au Lycée public de Niamakoro : les syndicats dénoncent des conditions de travail intenables

Bamako, 3 avr (AMAP) Les syndicats de la Synergie locale du Lycée public de Niamakoro (L. Niama), signataires de l’accord du 15 octobre 2016, ont annoncé un arrêt de travail à compter de mardi 2 avril 2025, pour protester contre les conditions de fonctionnement jugées « désastreuses » de l’établissement, a appris l’AMAP auprès du syndicat. Cette décision, prise « en toute responsabilité », vise à obtenir des solutions concrètes aux nombreux problèmes qui paralysent l’école depuis près de quatre ans, selon la même source. Le principal motif de cette grève, qui ne concerne que Bamako, est le manque criard d’infrastructures. Avec un effectif d’environ 2 000 élèves, le lycée souffre d’une pénurie récurrente de salles de classe et de tables-bancs, obligeant certains apprenants à errer entre les salles dans l’espoir de trouver une place. « Cette situation perturbe gravement le déroulement des cours. À cela s’ajoute une insalubrité record, des salles non électrifiées – mettant en danger la santé des élèves et des professeurs, surtout en période de forte chaleur – et un forage en panne, privant l’établissement d’eau potable », indiquent nos sources. Les conditions de travail des enseignants ne sont pas en reste. La salle des professeurs, qualifiée de « taudis », manque de chaises, tandis que les toilettes, en état de délabrement avancé, sont inutilisables. Par ailleurs, les syndicats déplorent une quasi-absence de l’administration, notamment de la comptabilité, ainsi qu’un déficit chronique de matériels pédagogiques adéquats. Face à cette « impasse sans précédent », les syndicats exigent des mesures immédiates et conditionnent la reprise des activités à la satisfaction totale de leurs revendications. OS/MD (AMAP)

Forum national sur la Cybersécurité des ONG : Pour sensibiliser sur l’importance du sujet et des normes

Bamako, 3 avr (AMAP) La direction nationale de SOS villages d’enfants a organisé, ce jeudi, à Bamako, « le forum national de cybersécurité des ONG » dont l’objectif principal est de sensibiliser les ONG et la société civile sur l’importance de la cybersécurité et de l’adoption des normes correspondantes, tout en évaluant les mécanismes existants et les défis en matière de cybersécurité, a constaté l’AMAP. Le forum vise, également, à promouvoir la collaboration entre les ONG et les agences gouvernementales au Mali pour la cybersécurité et la protection des données, Selon le directeur national de SOS villages d’enfants, Adama Sanogo, « la nature privée et sensible des données que nous manipulons, nous expose à des risques de cybercriminalité énorme. Il est de bon ton que nous prenions des mesures immédiates pour renforcer notre sécurité à travers la sensibilisation, les formations et les forums d’innovations comme celui », Il a ajouté que les participants à ce forum bénéficieront de l’expertise de spécialistes en cybersécurité. « Nous partagerons nos expériences et discuterons des meilleures pratiques pour renforcer notre résilience face aux cyberattaques. De plus, nous recevrons des informations essentielles sur les lois et réglementations actuelles. Ce qui nous permettra de garantir notre conformité et de renforcer notre sécurité numérique », a-t-il précisé. La conseillère technique au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Mme Coulibaly Batogoma Aminata Sogoba, représentant le ministre, s’est félicitée de l’initiative qui « cadre bien avec l’objectif de la stratégie nationale de Cybersécurité de garantir un cyberespace sûr qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du Mali. » Des sessions comme le contexte global et enjeux de la cybersécurité pour les ONG, les réglementations et rôles de l’Autorité de protection des données seront présentées par les experts, Youssef Jelloul, conseiller technique en TIC SOS villages d’enfants et Dr Mahamadou Aly Haidara, directeur des affaires juridiques, de la conformité et du contentieux à l’Autorité de protection des données (APDP). ST/MD (AMAP)  

Banques : Le Syndicat menace d’une grève de 72 heures à partir du 17 avril 2025

Bamako, le 03 avr (AMAP) Le Bureau exécutif du Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers, microfinances, entreprises pétrolières et commerces du Mali (SYNABEF) a lancé un préavis de grève de 72 heures, à partir du 17 avril 2025, reconductible à 120 heures, du 22 au 26 avril 2025, a appris, mercredi,  l’AMAP de source syndicale Dans une lettre datée du même jour, adressée au directeur national du travail, signée par son secrétaire général, Hamadoun Bah, le SYNABEF énumère 15 points de revendication dont « la relaxe immédiate et l’abandon des poursuites à l’encontre des camarades Biram Diop et Alassane Touré d’Ecobank-Mali, placés sous mandat de dépôt « pour avoir agi conformément aux procédures et à la réglementation bancaire ». « Faute d’avoir satisfaction entière aux doléances, le SYNABEF observera une grève de 72 heures reconductible à 120 heures sur toute l’étendue du territoire national », prévient Hamadoun Bah dans sa lettre. On rappelle que les deux cadres d’Ecobank-Mali sont incarcérés depuis quelques semaines pour « leur implication présumée dans une affaire de malversation financière » liée à la Société énergie du Mali (EDM). OD/MD (AMAP)    

Mali : 40 journalistes formés à Bamako sur la communication en temps de crise dans le cadre du PAFEEM

Bamako, 3 avr (AMAP) Un atelier de deux jours s’est ouvert ce jeudi à Bamako pour renforcer les compétences de 40 journalistes en communication de crise, une initiative de l’UNICEF dans le cadre de la Composante 3 du Projet de promotion de l’accès au financement, de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM), sous le leadership du ministère de l’Économie et des Finances. Cet atelier est la première d’une série de quatre visant à former 140 journalistes à Bamako, Mopti, Tombouctou et Gao. Le PAFEEM, structuré en cinq composantes, cible notamment les femmes et les jeunes des régions Centre et Nord à travers des Activités génératrices de revenus (AGR) et des Travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre (TP-HIMO). Il est financé par la Banque mondiale à hauteur de 60 millions de dollars US (environ 35 milliards FCFA), à travers un prêt (50 %) et un don (50 %) depuis avril 2021. Lors de l’ouverture, Alssouna Barry, représentant de la Coordinatrice du PAFEEM, a souligné le rôle clé des journalistes. « Votre présence est essentielle pour une communication alignée sur les objectifs du projet, qui soutient l’inclusion financière, le financement des micro-entreprises et la création d’emplois », a-t-il dit. Le Représentant adjoint par intérim de l’UNICEF au Mali, Thierno Abdoul Bah, a insisté sur l’enjeu de la communication en période de crise en déclarant : « Dans un monde interconnecté, elle peut faire la différence entre paix et conflit. Les journalistes sont des sentinelles et des bâtisseurs de ponts. » Il a précisé que la formation vise à doter les participants d’outils pour une communication sensible au conflit, un usage responsable des réseaux sociaux et la promotion du vivre-ensemble. Animé par des experts de la Haute autorité de communication (HAC), de la Maison de la presse et de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), l’atelier aborde la vérification de l’information et la mise en place de cellules locales de communication de crise. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités maliennes de renforcer la cohésion sociale et l’information des populations dans un contexte de crise humanitaire et sécuritaire prolongée. OS/MD (AMAP)

Serguei Lavrov salue le “deuxième réveil” de l’Afrique et annonce un renforcement de la coopération avec l’AES

Bamako, 3 avr (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères russes, Serguei Lavrov, a qualifié l’Alliance des États du Sahel (AES) d’ « illustration éclatante du ‘deuxième réveil’ de l’Afrique », rapporte l’Agence de presse russe, Africa Initiative. Cité par la même source, M. Lavrov a souligné « la détermination des Africains à s’émanciper du néocolonialisme et à jouer un rôle autonome sur la scène internationale. » « Nous continuerons à soutenir pleinement le renforcement des positions du continent », a-t-il affirmé lors d’une rencontre avec les ministres des Affaires etrangères de l’AES, présents à Moscou. Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel Confédération AES, qui séjournent dans la capitale russe, y ont tenu, mercredi, une séance de travail préparatoire, élargie aux membres de leur délégation, en prélude aux consultations entre (AES) et la Fédération de Russie, prévues les 3 et 4 avril 2025. Au cours de ces consultations, Abdoulaye Diop, du Mali, Bakary Yaou Sangaré du Niger et Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso, ont déjà, avec leur hôte Russe, pris des engagements concrets pour approfondir la coopération économique entre la Russie et les trois pays de l’AES. « Nous avons convenu de mesures supplémentaires, déjà en cours d’élaboration, pour des projets économiques prometteurs, tant dans un cadre bilatéral que quadripartite, en tenant compte des mécanismes d’intégration efficaces au sein de la Confédération », a précisé Lavrov. Il a également noté une progression spectaculaire du commerce entre les partenaires dont le volume a été multiplié par plus de dix en un an, tout en soulignant que « les chiffres absolus restent modestes et en deçà des opportunités existantes ». Enfin, le ministre russe a annoncé l’institutionnalisation de ces rencontres. « Un communiqué adopté à l’issue de la réunion sera publié. Il prévoit des réunions quadripartites annuelles, alternant entre la Russie et les pays de l’AES », a-t-il déclaré. OS/MD (AMAP)

Réactions après l’enlèvement du préfet et de son chauffeur sur l’axe Ansongo-Gao

Ansongo, 3 avr (AMAP) Ce matin du 2 avril 2025, un nouvel incident sécuritaire a frappé le cercle d’Ansongo, dans le Nord du Mali. Le préfet Ahmed Ag Aklini et son chauffeur, Attafa Haidara, ont été enlevés par des hommes armés non identifiés alors qu’ils se rendaient à Gao, le chef-lieu de Région. L’enlèvement a eu lieu aux environs de 8 heures, entre les villages de Nonia et Dawoga, sur l’axe en direction de Gao. Cette information a été confirmée par des sources officielles contactées par la rédaction de Radio Coton FM d’Ansongo. L’axe Ansongo-Gao, souvent qualifié de « route de tous les dangers » par les usagers, est régulièrement le théâtre d’incidents sécuritaires. Ce n’est pas la première fois que des personnalités publiques d’Ansongo sont ciblées. Il y a à peine cinq mois, le Commandant de la brigade de la gendarmerie d’Ansongo avait été victime d’une tentative similaire alors qu’il transportait un prisonnier à Gao. Heureusement, il n’avait pas été identifié par les assaillants. CHOC  – Pour l’heure, aucune revendication n’a été formulée. L’identité des assaillants reste inconnue. Les forces de défense et de sécurité ont immédiatement engagé des poursuites pour tenter de retrouver les victimes. Cependant, au moment de la rédaction de cet article, le préfet et son chauffeur n’ont pas encore été localisés. Cet énième incident met en lumière l’urgence de renforcer la sécurité sur cet axe routier vital pour les activités socioéconomiques de la région. Une synergie d’actions et des mesures concrètes sont nécessaires pour protéger les usagers et prévenir de tels drames à l’avenir.  La nouvelle de cet enlèvement a plongé Ansongo dans la consternation. La veille encore, le préfet Ahmed Ag Aklini formulait ses vœux de bonne fête à l’occasion de l’Eid El Fitr sur les ondes de Radio Coton FM. Connu pour son humilité, sa courtoisie et son dévouement, il est très apprécié de la population. Les habitants prient pour son retour sain et sauf, ainsi que celui de son chauffeur. Cet incident tragique rappelle une fois de plus les défis sécuritaires auxquels la région est confrontée et l’importance d’une mobilisation collective pour y faire face. (AMAP) avec Coton infos

Immatriculation et ré-immatriculation : Près de 25 000 véhicules déjà enregistrés

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 3 avr (AMAP) Les premières plaques issues de la nouvelle procédure d’immatriculation et de ré-immatriculation ont commencé à circuler le 22 septembre 2024. De cette date au 28 février 2025, 24 963 véhicules ont été immatriculés. L’immatriculation des véhicules au Mali a connu des changements depuis la première République. Par décret n°264-PG du 12 octobre 1960 relatif au changement d’immatriculation des véhicules en République du Mali, l’État a procédé à la ré-immatriculation des véhicules, moins d’un mois après son accession à la souveraineté internationale. Le système d’immatriculation coloniale a été ainsi abandonné pour adopter la combinaison alphanumérique portant sur le format RM A-0001. L’article 5 du décret en question précisait que les propriétaires de véhicules doivent se mettre en règle au plus tard le 30 avril 1961. Depuis, l’immatriculation a vécu sa petite évolution jusqu’à la dernière ré-immatriculation, en date de 1996, avec la combinaison «2 RMA, 7 RMA, 3 RMD ». C’est en 2000 que la dernière actualisation des statistiques concernant les véhicules automobiles et des remorques est intervenue à travers une grande opération de ré-immatriculation menée par le ministère en charge des Transports d’alors. En effet, à cette date la combinaison A-001-M1, N-1895-M3, P-2021-MD a été adoptée. Tout récemment, à la faveur de l’application du décret n°509 du 12 septembre 2023 du nouveau Code de la route, le ministère des Transports et des Infrastructures a adopté l’arrêté n°51-50 qui, par les règles générales d’immatriculation des véhicules au Mali, a donné une nouvelle combinaison alphanumérique. Cela près de 17 ans après la dernière. Où en est-on à ce jour avec le nouveau processus ? Notre équipe de reportage a rencontré le directeur général des Transports, Mamadou Sow. Notre interlocuteur a rappelé que l’article 2 de l’arrêté n°203-5150/MTI-SG du 29 décembre 2023 fixant les détails des règles générales d’immatriculation des véhicules, précise qu’« il est affecté à tout véhicule automobile, tout matériel roulant d’entreprise agricole, de travaux publics et de mines, toute motocyclette, tout tricycle et quadricycle, un numéro d’ordre dit numéro d’immatriculation attribué par la direction générale des Transports. » Le numéro d’immatriculation est porté sur un certificat d’immatriculation valable pour cinq ans. Selon le directeur général des Transports, la nouvelle combinaison alphanumérique constituant l’immatriculation est composée de deux lettres indiquant la série de base, d’un trois chiffres indiquant le numéro dans la série de base et de deux lettres indiquant la série déroulante de mille. Pour la première fois au Mali, la plaque d’immatriculation porte la carte du Mali et arbore les couleurs nationales ainsi que le sigle international du Mali, à savoir «ML». Également, la nouvelle plaque affiche le sigle de la région d’appartenance du propriétaire et la codification du cercle. Pour le District de Bamako, la plaque mentionne les arrondissements de 1 à 7 en lieu et place des Communes. « Les opérations d’immatriculation, qui concernent les véhicules nouvellement introduits au Mali, se poursuivent normalement dans les directions régionales des transports et au niveau des subdivisions des transports, tous les jours ouvrables. Ces véhicules bénéficieront automatiquement de la nouvelle immatriculation», explique Mamadou Sow. Pour les véhicules précédemment immatriculés, ils seront concernés par la ré-immatriculation, lorsque la nécessité l’exige, notamment le renouvellement de carte grise après 5 ans, la mutation (changement de propriétaire), le duplicata (perte de la carte grise ou de la plaque d’immatriculation) ou la transformation apportée sur le véhicule. Selon notre interlocuteur, outre la recherche de statistiques actualisées et fiables, la ré-immatriculation a pour objet la conformité entre l’actuelle code de la route et la pratique qui veut que la nationalité d’un véhicule en circulation internationale soit connue. « L’opération est en conformité avec la volonté de digitalisation de l’Administration publique et de lutte contre la contrefaçon des documents de transport. Tous les véhicules automobiles sont concernés ainsi que les engins motorisés à deux ou trois roues (motos et katakatani)», précise-t-il. Selon Mamadou Sow, tous les 10-15 ans, les Etats procèdent à des ré-immatriculations pour connaître l’état exact du parc automobile actif. Il s’agit des engins de deux, trois et quatre roues (véhicules personnels, cars, sotrama, taxis, remorques, semi-remorques). «Il y a beaucoup de véhicules qui sont dans notre base de données qui ne sont pas réellement actifs. Mais puisqu’on n’a pas reçu la carte grise pour les faire sortir de la base, ils sont donc comptabilisés. Or, réellement, ils sont inopérants depuis plus de 10 ans », déplore le directeur général des Transports. PLUS DE 3 MILLIARDS INVESTIS – Les premières plaques de la nouvelle immatriculation et ré-immatriculation ont commencé à circuler le 22 septembre 2024. De cette date au 28 février 2025, 24 963 véhicules immatriculés soit 11 941 du 22 septembre au 31 décembre 2024 et 13 022 de janvier au 28 février 2025. « L’État a investi plus de 3 milliards de Fcfa pour que nous puissions mettre les plaques à la disposition des Maliens. La date butoir, c’est la fin de la carte grise. Il n’y a pas de sanction pécuniaire», souligne le directeur des Transports. Et d’expliquer que la ré-immatriculation impose au déclarant qui veut faire le véhicule en son nom, la fourniture du certificat de résidence en plus de la carte d’identité pour actualiser les adresses. « Les cartes Numéro d’identification nationale (NINA) qu’on exige sont faites depuis 2013. Beaucoup ne sont plus à leurs anciennes adresses et les fonctions aussi ont évolué », justifie-t-il. La ré-immatriculation permet donc de non seulement connaître réellement le nombre de véhicules en circulation mais, aussi, d’actualiser les adresses. «C’est très important pour la sécurité et la sûreté. Beaucoup d’attaques ou de cas de banditisme avérés ont été faits avec des véhicules dont on ne connaît pas les propriétaires », soutient l’expert. Tous les pays ont procédé à la ré-immatriculation des véhicules en mettant leurs drapeau, carte et sigle international. Et la particularité du Mali, fait constater le directeur général des Transports, « est que les immatriculations sont conduites de bout en bout par l’État. » Pas par une société privée, un partenariat public-privé (PPP) ou une société étrangère.

Goundam : L’UNICEF fait une deuxième distribution de kits aux déplacés de Fatakara

Goundam, 3 avril (AMAP) L’UNICEF, dans le cadre du plan de réponse d’urgence aux populations déplacées internes de Fatakara apporte pour la deuxième fois un appui consistant en non vivres, le 2avril 2025, a constaté l’AMAP. Cette remise a été présidée par le Sous-préfet de Farach, Siaka Koné représentant le préfet de Goundam, en présence du Maire, de la présidente de la CAFO, du chef de service local du développement Social, le directeur du CAP. Les légitimités traditionnelles, les leaders religieux, les jeunes étaient également présents. Les bénéficiaires sont aussi sortis pour recevoir leurs kits dans la cour du nouveau CSOM du quartier Larab -terey . Les kits sont composés de 1240 moustiquaires, 467 seaux avec couvercles et 422 sans couvercle, 35 cartons de savon, 1100 jerry can , 470 pots de défécation pour enfants, 185 bâches, 685 nattes plastiques, 685 gobelets en plastique, 325 kits enfants PDI. Toutes les personnalités présentes à savoir le sous-préfet, le maire et chef de village ont remercié le généreux donateur l’UNICEF qui a répondu avec promptitude aux cris de cœur des enfants, des femmes entre autres. Pour elles ce geste à caractère social et humaniste restera longtemps graver dans la mémoire collective des gens dans le cercle et le village de Fatakara. Quant au représentant du chef de bureau UNICEF, Benjamin Mallé, il a donné l’assurance que la structure essaye d’intervenir chaque fois que fois qu’il y a des situations d’urgence qui mettent la vie des enfants et des femmes en difficulté. En terminant il a invité les autres organisations à en faire autant et dans d’autres domaines. Le chef de village de Fatakara Bourri Alkalifa n’a, pour sa part, pas tari d’éloges à l’endroit de l Etat, de l’UNICEF et tous ceux qui les ont assistés et qui continuent ces œuvres de soutien multiforme. Il est à noter que le village de Fatakara releve de la commune du Télé. Il est à 7km de Goundam à vol d’oiseau en période de basses eaux et 22 km en période de hautes eaux. Ils sont désormais 685 ménages totalisant environ 1023 enfants de 5 à 17 ans,491enfants de 0 à 5 ans et 250 enfants de 6 à 23 mois contraints à quitter leur village. MS/ KM (AMAP)

Consultations AES-Russie : Les ministres des Affaires étrangères en séance de travail préparatoire à Moscou

Bamako, 3 avr (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel Confédération AES ont tenu, mercredi, à Moscou, une séance de travail préparatoire, élargie aux membres de leur délégation, en prélude aux consultations entre (AES) et la Fédération de Russie, prévues les 3 et 4 avril 2025, indique un communiqué du Bureau de l’Information et de la Presse des Affaires étrangères du Mali. Placée sous la présidence du chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, cette séance de travail avec Bakary Yaou Sangaré du Niger et Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso, visait à cadrer la rencontre du format AES-Russie, tout en passant en revue les questions d’intérêt commun. Cette « première session des consultations avec la Russie constitue la traduction parfaite de la volonté portée par la Confédération AES de parler d’une seule voix, dans une dynamique d’harmonisation des activités diplomatiques en vue de défendre les intérêts stratégiques à l’échelle confédérale », ajoute le communiqué. Selon le ministre Diop, cité par le communiqué, les premiers échanges qui s’ouvrent aujourd’hui entre la Confédération AES et la Fédération de Russie « permettront d’établir un cadre de consultation durable entre les deux parties en vue de promouvoir les intérêts mutuels au bénéfice de nos populations. » MD (AMAP)