Mandiakuy : De l’engrais excessivement cher !
Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 9 août (AMAP) En cette période d’hivernage, la vente d’engrais est devenue florissante à Mandiakuy, dans le Centre du Mali, où c’est une activité qui rapporte plus aux commerçants et, en même temps, cause énormément de difficultés aux paysans du Buwatun. De nombreux commerçants se frottent les mains dans le business de cet intrant, facteur incontournables dans la réussite de l’agriculture qui est devenu si cher à Mandiakuy. Malgré tous les efforts du gouvernement, pour avoir un sac d’engrais NPK, il faut débourser 28 500 Fcfa, le complexe coton coûte 32 500 à 35 000 Fcfa. Cependant, pour avoir un sac d’urée on vous demande la somme de 30 000 Fcfa. Certains paysans prennent leur mal en patience, espérant que la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) respectera sa parole donnée en leur livrant de l’engrais subventionné. Bourama Daou de Diarrakongo, qui a fait 08 hectares de coton, dit être « confiant que le nouveau Président directeur général (PDG) de la CMDT fera tout pour sauver la campagne agricole en cours. » Il affirme que « le prix du sac d’engrais n’est vraiment pas à la portée des paysans de la zone » et que « seule la dotation des paysans cotonculteurs en engrais peut faire chuter le prix du sac d’engrais sur nos marchés. » Cyriaque Dakouo, un paysan-commerçant de Duy-Mandiakuy dit que cette hausse du prix d’engrais était « prévisible depuis la dernière campagne, car la CMDT a eu des difficultés à satisfaire ses producteurs depuis 2024. » PROBLEME DE PAIEMENT AUX PAYSANS – Outre le problème de fournir de l’engrais aux paysans, il y a celui de trouver un poison efficace contre les Jassides qui continuent de ravager des hectares de coton. Le chef secteur d’agriculture, Philippe Dembélé a déploré une situation « qui risque d’aggraver la famine et l’insécurité dans la zone. » Emmanuel Dembélé, chef de village de Sanékuy, lui, dit avoir limité ses espaces agricoles et propose aux paysans de se tourner vers l’engrais organique ou fumier. JD/MD (AMAP)
Programme national d’éducation aux valeurs : L’Université de Ségou se familiarise avec le document
Ségou, 9 août (AMAP) Une session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) destinée aux universitaires a eu lieu, vendredi, à l’amphithéâtre R1 de l’Université de Ségou (centre), a constaté l’AMAP sur place. Initiée par le gouvernement, à travers le ministère de la Refondation de l’Etat, cette session intervenait après celle destinée aux forces vives de la nation le jeudi dernier. Elle a permis aux enseignants, étudiants, personnel administratif et technique de l’Université de Ségou de se familiariser avec le document et de s’approprier collectivement de ses principes et orientations afin de les intégrer dans leur fonctionnement quotidien. En se réjouissant de l’organisation de cette session au dans l’espace universitaire, Recteur par intérim de l’Université de Ségou, Dr Mody Sidibé, a souligné que le PNEV est une initiative d’envergure nationale, « qui vise à renforcer notre vivre-ensemble, à promouvoir les valeurs de citoyenneté, d’intégrité, de responsabilité et de solidarité, autant de repères indispensables à la consolidation de notre cohésion sociale. » En tant qu’institution publique d’enseignement supérieur, a-t-il dit, l’Université de Ségou a un rôle central à jouer dans ce processus. « Nos missions de formation, de recherche et de service à la communauté nous placent au cœur de la transmission et de l’incarnation de ces valeurs. Il nous revient, donc, de contribuer activement à la diffusion et à l’appropriation de ce programme, à travers nos enseignements, nos pratiques administratives et notre engagement citoyen » a-t-indiqué. A l’entame de sa présentation, le chef de la délégation du ministère de la Refondation de l’Etat venue pour l’occasion, Sory Ousmane Koita, conseiller technique, a tout d’abord rappelé qu’aujourd’hui, dans le cadre de la Transition politique en cours, les Maliens s’emploient, à sortir de la crise multiforme, « pour reconstruire l’Etat déliquescent et rebâtir leur nation. » Il a, ensuite, souligné l’impérieuse nécessité de former un nouveau type de malien, le ‘Malidenkura’, pour donner corps au nouveau système étatique à bâtir le ‘Malikura’, tel que traduit dans la vision du Cadre stratégique de la refondation de l’Etat, à savoir : « Un Mali bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable et du vivre-ensemble, et respectueux des droits de l’homme et des valeurs socio-culturelles. » « C’est dans cette optique a-t-il expliqué que les autorités de la Transition, soucieuses de réussir la mutation sociale vers l’avènement du Malikura, ont initié un processus de réappropriation des valeurs sociales, culturelles et républicaines, tenant compte de la vision de la refondation centrée sur l’émergence d’un citoyen de type nouveau, respectueux de l’autorité, de l’ordre et du mérite. » Il a, aussi, précisé que le PNEV, élaboré par le ministère de la Refondation de l’État, a un lien consubstantiel avec la « Charte de l’éthique et des valeurs », conçue par le Ministère chargé de la Culture. « Ce programme est le produit d’une large écoute de tous les acteurs des divers horizons de la société, qui a permis un diagnostic minutieux de la déchéance, des causes et facteurs de l’écroulement alarmant de nos valeurs. Il concerne concerne tous les citoyens », a encore dit M. Koita. Dans sa communication, Sory Ousmane Koita s’est appesanti sur les objectifs, vision et axes stratégiques du PNEV. Il a aussi partagé des valeurs caractéristiques positives afin que les participants puissent s’approprier. Le conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la Région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Alym qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a invité les participants à s’approprier pleinement le PNEV et « de traduire ses valeurs en actions concrètes, au bénéfice du Mali. » Outre Sory Ousmane Koita, la délégation du ministère de la Refondation de l’Etat était composée du colonel Djibril Tamboura, haut fonctionnaire de défense et Mariétou dite Diongolo Konaté, chargée de mission. DM/MD (AMAP)
Kangaba : Mission d’information et de sensibilisation sur la situation du réseau électrique
Kangaba, 8 août (AMAP) Une délégation de la Direction générale d’Énergie du Mali (EDM), conduite par le directeur des Ressources humaines, Ousmane Traoré, a tenu Kangaba (Ouest), jeudi, pour une séance de travail avec les autorités administratives et locales afin d’échanger sur les perturbations du réseau électrique affectant la ville, a constaté l’AMAP. Depuis près de deux mois, Kangaba subit des coupures d’électricité régulières, plongeant la ville dans l’obscurité de 21 heures à 6 heures du matin. Une première rencontre avec les forces vives locales n’avait pas permis d’apporter des réponses satisfaisantes, les explications du chef de centre EDM de Kangaba ayant été jugées insuffisantes. Face à cette situation persistante, la Direction générale d’EDM a dépêché une mission d’information et de sensibilisation, accompagnée de responsables du département de maintenance du réseau, tous membres du Syndicat national des constructions civiles, des mines et de l’électricité (SYNACOME. Cette délégation a engagé un dialogue approfondi avec les forces vives de Kangaba, lors d’une rencontre au cours de laquelle, les participants ont exprimé leur exaspération face aux coupures nocturnes prolongées. Les techniciens de l’EDM-SA, spécialisés dans l’entretien et la maintenance des lignes et des postes électriques, ont fourni des explications techniques détaillées. Le chef de la mission, Ousmane Traoré, a rassuré l’assemblée en affirmant l’engagement d’EDM à résoudre les problèmes d’approvisionnement électrique à travers le Mali. « Notre mission est d’écouter les préoccupations, d’identifier les causes des dysfonctionnements et de mettre en œuvre des solutions adaptées », a-t-il déclaré. Il a précisé que des équipes techniques sont mobilisées depuis une semaine pour diagnostiquer le réseau, examiner les postes et les lignes, et apporter des solutions concrètes. Le chef de la mission s’est montré optimiste, espérant une résolution définitive du problème dans les jours ou semaines à venir. Cet espoir a été partagé par le premier adjoint au préfet du Cercle de Kangaba et les autres participants. SD/OS/MD (AMAP)
𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐞 1𝐞𝐫 𝐅𝐨𝐫𝐮𝐦 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒 : 𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐞 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐞́𝐥𝐚𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟
𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨, 7 août (AMAP) Le ministre malien de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement, a lancé, jeudi, à Bamako, un appel à une mobilisation accrue des ressources auprès des partenaires techniques, bilatéraux, multilatéraux et privés pour les actions humanitaires, indique le ministère de la Santé et du Développement social du Mali dans un communiqué. « Notre devoir collectif est de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux réalités de nos pays », a déclaré le ministre Kassogué, s’adressant à la 1ère édition du Forum humanitaire des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Saluant l’engagement et le courage des acteurs humanitaires, tant nationaux qu’internationaux, « qui interviennent souvent dans des conditions extrêmement périlleuses », il a lancé un appel solennel aux partenaires techniques et financiers bilatéraux, multilatéraux et privés afin de : mobiliser davantage de ressources pour répondre efficacement à l’ampleur des besoins ; adapter les mécanismes de financement aux réalités locales ; soutenir les solutions durables initiées par les États de la région. La capitale malienne, accueille, du 7 au 9 août 2025, ce forum ouvert pour trois jours au Centre international de conférences de Bamako (CICB) pour renforcer la coopération sous-régionale en matière d’action humanitaire et à identifier des mécanismes innovants et durables de financement. Placée sous le haut parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi GOÏTA, la rencontre régionale se tient autour du thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement dans l’espace AES : Enjeux, Défis et Perspectives ». Ce forum réunit les délégations ministérielles du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que de la Mauritanie, du Tchad et du Togo. Le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement, cité par le communiqué, a salué la tenue de ce forum comme une initiative salutaire dans un contexte marqué par des crises multidimensionnelles (conflits, insécurité alimentaire, changement climatique et déplacements forcés). L’initiatrice du forum, le médecin colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social du Mali, a accueilli ses homologues et les délégations avec enthousiasme, saluant « cette plateforme de concertation comme un pas décisif vers une meilleure solidarité régionale. » Représentant les partenaires humanitaires, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Ghassim Diagne, a insisté sur « la nécessité de placer la protection des populations civiles, notamment les femmes et les enfants, au cœur des interventions. » Ce forum marque un tournant dans la coordination des réponses humanitaires dans l’espace AES, avec l’ambition de traduire la volonté politique en actions concrètes en faveur des populations les plus vulnérables. De son côté, la ministre mauritanienne Savia Mint Tahah a partagé l’expérience de son pays en matière d’accueil de réfugiés, soulignant l’importance de cadres stratégiques et de coopération régionale. Souhaitant la bienvenue aux délégations des pays frères et amis, le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, a dressé un tableau sans complaisance de la situation humanitaire dans la région. Il a rappelé qu’ « au cours de la dernière décennie, les pays de l’espace AES sont confrontés à une combinaison de défis majeurs : conflits armés persistants, déplacements forcés de populations, insécurité alimentaire croissante et effets aggravants du changement climatique. » Autant de facteurs « qui fragilisent profondément les communautés et compromettent l’accès aux services sociaux de base. » Face à cette réalité, il a souligné « la nécessité impérieuse de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux contextes spécifiques de chaque pays ainsi qu’aux besoins réels des populations.» Le ministre Kassogué a, également, tiré la sonnette d’alarme sur l’insuffisance des ressources : « en 2024, au Mali, seule la moitié des personnes en situation de besoin ont pu bénéficier d’une assistance humanitaire, faute de financements adéquats. » Une situation similaire prévaut au Burkina Faso et au Niger, a-t-il indiqué. 𝐌𝐃 (AMAP)
Confédération des États du Sahel : 1ᵉʳ Forum à Bamako des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres
Bamako, 7 août (AMAP) Le 1er Forum des ministres en charge de l’action humanitaire des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouvert, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) avec pour de partager les expériences et les bonnes pratiques mais, aussi,d’identifier les meilleurs moyens de relever les défis et d’exploiter les potentiels. a constaté l’AMAP.. Sous le thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement de l’action humanitaire dans l’espace AES : enjeux, défis et perspectives », ce forum de trois jours, du 7 au 9 août, est placé sous le haut patronage du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. « Le Mali est honoré d’abriter ce premier forum qui se tient dans un contexte marqué par des défis humanitaires et sécuritaires », a affirmé le ministre des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie. Il a également relevé que, depuis plus d’une décennie, les conflits armés, les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les effets du changement climatique se combinent, « fragilisant chaque jour nos communautés et affectant nos services sociaux de base. » Face à cette réalité, le ministre de la Justice a indiqué que le thème de ce premier forum illustre bien cette vision qui consiste à adopter des réponses concrètes, inclusives et coordonnées « pour mieux assister les populations, tout en préparant l’avenir à travers des mécanismes durables de résilience et de développement. » Pour une aide humanitaire plus efficace, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Khassim Diagne, a affirmé que « cette rencontre offre l’occasion de discuter des opportunités à travers une approche collective et mieux coordonnée, dans un contexte où ces défis humanitaires sont de plus en plus liés à des dynamiques régionales. » « Les programmes phares sur les systèmes alimentaires, l’éducation, la santé, la protection sociale et l’énergie, élaborés conjointement par les pays de l’AES et le système des Nations unies, constituent un exemple d’intégration de ces trois dimensions (articulation étroite entre urgence, paix et développement), permettant d’inscrire l’action humanitaire dans une approche de développement et de consolidation de la paix à long terme », a-t-il poursuivi. « Il s’agira, au cours de ces journées, de : faire l’état des lieux de notre situation humanitaire dans l’espace AES ; de partager nos bonnes pratiques, avec la contribution des pays invités que je remercie pour leur participation à ce forum ; d’améliorer la coordination entre les acteurs étatiques, humanitaires et communautaires dans le respect des principes humanitaires et de la souveraineté de nos États ; d’explorer des pistes de financements innovants, y compris auprès de notre diaspora, de nos partenaires privés et de nos communautés ; et surtout, réfléchir à des solutions durables qui jetteront les bases de la consolidation de la paix, du relèvement et du développement », a indiqué le ministre Kassogué à l’issue de son discours. Ce forum intervient deux ans après la création de l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023, qui a permis d’accélérer l’intégration régionale dans de nombreux domaines. Après des réunions ministérielles dédiées à la défense, à l’économie, à la justice et plus récemment à la jeunesse, la rencontre d’aujourd’hui, consacrée à l’action humanitaire, marque un jalon significatif dans la recherche continue de solutions durables à l’échelle de la confédération. Ont pris part à la cérémonie plusieurs officiels, dont la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille de Mauritanie, Mme Savia Mint Tahah, les ministres chargés de l’Action humanitaire des États de l’AES, du Togo et du Tchad, ainsi que des experts d’organisations et d’ONG internationales. FK/MD (AMAP)
Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral : Le Mali se fait entendre
Amadou SOW Envoyé spécial Awaza, 07 août (AMAP) « En qualité de pays invité, nous dénonçons le non-respect des textes et lançons un appel à la Communauté internationale d’agir urgemment contre les manquements », a lancé la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, jeudi, à la 3e Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL), au Palais des sports d’Awaza, au Turkménistan. La ministre Madina Sissoko, qui a modéré les débats du jour sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour les pays en développement sans littoral », a ajouté que « cette tribune offre l’occasion au Mali d’être visible et de montrer au monde que le pays sera « toujours présent aux grands rendez-vous. ». « L’une des raisons principales qui bloque l’opportunité des pays sans littoral est la vision politique de certains pays qui prennent des décisions contraires à la Convention de Vienne », a-t-elle également soutenu. Le panel a été animé par l’ancienne ministre malienne chargée de l’Emploi et de la Formation professionnelle au Mali, Mme Fatou Haïdara, le ministre d’État burkinabè, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité (ME/MATM) Emile Zerbo, ainsi que d’autres panelistes. La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a modéré les débats. Après deux heures d’échanges, les panélistes ont largement souligné les impératifs de relance économie pour les PDSL. Ils ont tous jugé nécessaire pour ces pays en développement de s’unir et de constituer un bloc contre les barrières qui entravent leur développement socio-économique. À l’issue de cette rencontre, la ministre Madina Dembélé a fait un résumé des différentes interventions, avant de préciser que le Mali reste debout. « La problématique de la mobilité des marchandises est un constat général dans les 32 pays concernés. Les PDSL ont les mêmes défis. Le problème est déjà connu et nous sommes dans la dynamique de trouver des solutions pour mettre fin à toute action qui bloque le développement de ces pays sans littoral », a expliqué la ministre chargée des Transports. La question est de savoir comment raccourcir le délai de transit du port jusqu’à la destination finale, digitaliser et faire une interconnexion pour faciliter les démarches douanières. Selon elle, « trouver des réponses à ces interrogations est une exigence pour les dirigeants des pays en développement sans littoral. » Elle a rappelé que l’objectif du Mali est de réduire le coût des transports, conformément à la vision du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour baisser les prix des produits de première nécessité. « Déjà un programme (2024-2034) a été élaboré et nous demandons l’application pure et simple de la Convention de Vienne », a laissé entendre la ministre des Transports et des Infrastructures. Pour elle, cette convention prend en compte les difficultés des PDSL. Mme Dembélé Madina Sissoko a, aussi, évoqué les cas des facteurs endogènes comme les vents violents, les inondations ou d’autres facteurs qui peuvent influencer la relance de l’économie des pays enclavés. En marge des travaux plusieurs forums se tiennent en vue d’accompagner les gouvernements dans la lutte contre l’injustice. Plus de dix rencontres (panels et plénières) ont été organisées pendant les trois premiers jours pour débattre les difficultés des 32 Pays en développement sans littoral. Ces tables rondes prennent en compte le Plan d’action d’Awaza pour la période 2024-2034. Parmi ces discussions, celles de la jeunesse des pays membres, des parlementaires et de la Société civile. Le Mali est valablement représenté pour accompagner le gouvernement dans sa démarche contre les abus et injustice contre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le représentant de la jeunesse, Aly Kouma, (président de la Commission de la jeunesse de Bamako) a salué et remercié les organisateurs pour cette une tribune pour soutenir les autorités. « Nous sommes venus pour ajouter notre voix à celle du gouvernement dans le développement des pays sans littoral. » À noter que cette 3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral a montré la détermination de ces Etats et des dirigeants du monde à trouver les solutions aux problèmes brûlants. Elle a réuni plus de 2 400 participants, selon les statistiques fournies par les organisateurs. Il y a environ une trentaine de stands tenus par des organisations et sociétés offrant une opportunité de contact en vue de sceller des partenariats. AS/MD (AMAP)
Recensement général agricole 2024-2027 : La 3ème session du comité technique national fait le bilan de deux mois
Bamako, 07 Août (AMAP) Le Comité technique national du recensement général agricole (RGA), annoncé, jeudi, que sur les 34 actions, 38% ont été déjà exécutés, 38% autres qui sont en cours d’exécutions et 12% ne sont pas connus, a appris l’AMAP, lors de la 3ème session du Comité technique dans la salle de conférence du ministère de l’Elevage et de la Pêche. Faisant le point de deux mois de travail, en termes de défis, perspectives et difficultés, Balla Keita, directeur de la Cellule de planification et statistique (CPS), du secteur du développement rural (SDR), couvrant les ministères de l’Agriculture, et de l’Elevage et de la Pêche, a ajouté que à l’issue de ces deux mois de travaux, plus de 4 millions d’hectares ont été déclarés sur plus d’un million de parcelles. « Et, dans le million, il y a un peu plus de cinq cent milles parcelles qui ont été visés. Ce qui a donné à plus de deux millions d’hectares », a fait savoir directeur de la CPS du secteur du développement rural. En terme de matériel, il a expliqué : « on a fait la liste des matériels qui devaient être aussi recensés avec l’objectif d’avoir une typologie complète, à la suite de ce recensement, quel type d’exploitation qui va imposer non seulement le genre de parcelles, leur taille, notamment, le nombre d’hectares, d’équipements et de main d’œuvre », a-t-il dit. Comparé aux statistiques référentielles, le Recensement général de la population humaine (RGPH) en 2022, a-t-il rappelé, a dénombré 992 665 ménages pratiquant l’agriculture. Le directeur de la CPS a précisé que ce recensement a capté, à peu près, 16 320 tracteurs et « nous nous sommes à peu près à 16 100 tracteurs. Il nous reste, à peu près, 160 000 exploitations qui n‘ont pas encore déclaré leurs équipements. Ce qui veut dire qu’on sera dans ce schéma », a succinctement dit Balla Keita. La rencontre était co-présidé par les secrétaires généraux des ministères de l’Agriculture, Oumar Tamboura, et de l’Elevage et de la Pêche, Madi Matenè Keita. Oumar Tamboura a indiqué qu’au terme de deux mois écoulés dans cette deuxième phase, « il est opportun de faire le point des travaux de collecte et d’en instruire les orientations pour boucler l’opération. » ST/MD (AMAP)
Adoption unanime de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation par le CNT
Bamako, 07 août (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté à l’unanimité, ce jeudi 07 août 2025, lors d’une session extraordinaire, au Centre international de conférences de Bamako, le projet de loi portant Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, a constaté l’AMAP. Composée d’un préambule, 16 titres, 39 chapitres et 106 articles, la Charte s’appuie sur la Constitution du 22 juillet 2023, intégrant les principes de souveraineté, d’unité nationale, de paix, de cohésion sociale et de réconciliation nationale. Selon la Commission administration du CNT, le processus d’élaboration a été inclusif, permettant aux Maliens de se reconnaître dans son contenu. Portée par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion sociale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, la Charte vise à répondre aux préoccupations des Maliens en matière de paix, de vivre-ensemble et de développement. « Sans paix, il n’y a pas de développement, et pour aller vers la paix, il faut se réconcilier », a déclaré le ministre. Approuvée par 124 votants, elle deviendra, dès son entrée en vigueur, le document de référence pour les initiatives de paix, de sécurité et de cohésion sociale. Des actions de sensibilisation et d’appropriation seront menées pour faciliter sa mise en œuvre, et un observatoire rattaché à la Présidence de la République sera créé pour promouvoir le texte. La plénière était présidée par le Général de corps d’armée Malick Diaw, président du CNT. BD/OS/MD (AMAP)
Kangaba : Plus de 100 % de couverture au premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS)
Kangaba, 7 août (AMAP) Le taux de couverture global du district sanitaire de Kangaba (Ouest) est de 108,5%, pour le premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS), a appris l’AMAP, mardi, lors de la restitution des activités de la CPS couplée au dépistage de la malnutrition chez les enfants de moins de 05 ans tenus dans la salle de réunion du Cercle. Les travaux étaient présidés par le premier adjoint au préfet monsieur Drissa KONARE ont regroupé les Directeurs techniques de centre (DTC) et les présidents des Associations de santé communautaire (ASACO) des 25 aires de santé du District sanitaire de Kangaba (Ouest), les maires des 08 communes du Cercle, les responsables des associations et organisations de la Société civile. Il s’agissait, en générale, de valider les résultats de la campagne CPS premier passage 2025 au niveau du district sanitaire. Et, spécifiquement, les objectifs visaient à : partager et valider avec tous les acteurs, les résultats du premier passage 2025 par aire de santé, faire le point sur le stock des intrants restants, faire le point des contributions communautaires, recenser les difficultés rencontrées au cours de la campagne et faire des recommandations. Les résultats, compilés dans un document ont été présentés par le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) Dr. Moussa Sougane et le chargé de paludisme au CSRéf, Dr. Seydou Baba Sangaré. La première place est occupée par l’aire de santé de Dioulafoundou avec 269,3%. Le dépistage de la malnutrition a donné le nombre d’enfants avec le Test de diagnostic rapide (TDR) positifs traités avec Combinaison thérapeutique à base d’arthemesun (CTA). Ainsi la campagne a permis de réaliser 445 TDR dont 42 positifs et 403 négatifs. Ce succès a été enregistré grâce au déploiement de 176 agents d’administration, 123 mobilisateurs de proximité, 04 superviseurs district et 02 superviseurs régionaux. A cela s’ajoutent la motivation des autorités locales pour la sensibilisation, l’engagement et la rigueur des DTC, la participation active de la communauté et la contribution des ASACO à hauteur de 1 733 000 Fcfa, le recrutement des binômes supplémentaires. Pour répondre aux difficultés rencontrées, quelques recommandations ont été formulées à l’endroit du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et des partenaires à savoir pour mieux réussir les prochains passages. A la fin des travaux, le premier adjoint au préfet a remercié tous les acteurs pour le résultat obtenu. Il les a invités à redoubler d’efforts pour maintenir ces résultats si non les dépasser lors des prochains passages. SD/MD (AMAP)
3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral : Le Mali partage sa vision
Envoyé spécial Amadou SOW Awaza, 7 août (AMAP) La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et son collèque de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, ont fait, mercredi, des communications sur les problématiques qui handicapent les Pays en développement sans littoral (PDSL), à la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL) depuis Awaza (Turkménistan). Les nombreuses problématiques des PDSL ont été les thèmes de discussions de plusieurs panels animés par des experts lors de cette deuxième journée de la Conférence. La ministre malienne chargée des Transports est intervenue sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour PDSL ». Mme Dembélé Madina Sissoko a plaidé « la nécessité de lever les barrières qui entravent le développement des pays enclavés. » Elle a pointé du doigt le non-respect des textes et règlements par certains pays non enclavés et souligné l’urgence de s’inscrite dans la coopération et la résilience. La ministre Madina Sissoko a aussi soutenu que les pays ont les mêmes défis qui doivent se résoudre dans une vision globale. Elle a, également, parlé de l’expérience du Mali en tant que pays enclavé et ses ambitions dans la relance économique et le développement des infrastructures de transport. Quant au ministre Moussa Alassane Diallo, sa communication a porté sur le thème : « Saisir le potentiel de transformation du commerce, de la facilitation du commerce afin d’accroitre la participation des PDSL au commerce international. » I Il a, également, fait l’état des lieux du contexte des pays enclavés avant d’évoquer « la nécessité de travailler à fond sur les barrières douanières, les textes, la connectivité et la formation des acteurs. » Le ministre malien chargé du Commerce a, aussi, évoqué l’expérience du Mali ainsi que les difficultés que le Mali rencontre tous les jours ainsi que les situations qui handicapent le développement du commerce national et international. Il a, surtout, soutenu qu’« il faut développer le commerce international » et cela « passe obligatoirement par une solidarité. » Les deux ministres ont dénoncé « le non-respect des textes et règlements en vigueur » par certains du littoral. Selon eux, la solution des problèmes des PDSL s’inscrit parfaitement dans la Vision 2063 du Mali et de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) que le pays est en train de mettre en œuvre pour le développement socio-économique. Ils ont également expliqué la vision du programme qui repose sur le développement endogène. Le ministre Diallo a déclaré que notre pays a mis en place une stratégie pour permettre au gouvernement de se doter d’une Politique nationale du commerce et de s’inscrire dans le dynamisme de la coopération dans divers secteurs. Une Politique nationale de développement du commerce et une stratégie de développement des exportations ont été élaborées pour accroître la croissance. « Il s’agit pour nous de renforcer la gouvernance du commerce, un cadre favorable à l’exercice des activités commerciales », a-t-il dit Ainsi, il a proposé d’organiser et renforcer les capacités des acteurs et assurer leur participation dans le management du commerce pour développer les chaines de valeur. Les deux ministres ont jugé nécessaire pour les PDSL d’appliquer le plan d’action plan d’Awaza pour la période 2024-2034 De ces communications, il ressort la nécessité de se tourner vers un développement endogène à travers le Projet Mali Kura 2063 et sa stratégie de mise en place, initiés par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Plusieurs autres panels ont été animés pendant cette deuxième journée de la conférence par les représentants des PDSL, les partenaires et autres organisations. Analystes et observateurs s’accordent à dire que cette troisième rencontre sur les PDSL pourrait être déterminante dans la résolution de ces questions épineuses. Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga participe à cette 3e Conférence des Nations unies sur les PDSL, à Awaza (Turkménistan) où il porte la voix du Mali et de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (Confédération AES). Il s’est adressé à la conférence lors de la séance plénière après l’ouverture des travaux devant plusieurs dirigeants du monde. AS /MD (AMAP)

