Barrick Gold, sous le coup d’une fermeture de ses bureaux au Mali, dénonce l’escalade des tensions (Communiqué)
Bamako, 16 avr (AMAP) Barrick Gold Corporation, opérateur de la mine de Loulo-Gounkoto au Mali dont les bureaux à Bamako ont été fermés par le gouvernement malien, a appelé, mardi, ce dernier à un « leadership responsable » face à l’aggravation de la situation dans le pays, marquée par l’arrestation de ses employés, la suspension de ses exportations d’or et cette récente fermeture de ses bureaux dans la capitale. Dans un communiqué publié le 15 avril, la société minière canadienne exhorte les autorités maliennes à signer un protocole d’accord négocié en février 2025 pour résoudre les litiges en cours. Barrick affirme avoir agi « de bonne foi, s’engageant dès octobre 2024 dans un cadre visant à régler tous les différends avec le gouvernement.» « Nous avons versé 85 millions de dollars américains dans le cadre des négociations en cours et signé le protocole d’accord comme demandé en février », indique le communiqué. Cependant, la signature du gouvernement reste en suspens, entravée, selon Barrick, par « un petit groupe d’individus qui placent leurs intérêts personnels ou politiques au-dessus des intérêts à long terme du Mali et de son peuple ». La situation s’est aggravée avec des mesures gouvernementales jugées hostiles par l’entreprise, notamment l’arrestation de ses employés, toujours « injustement détenus », et la menace de placer la mine de Loulo-Gounkoto sous administration provisoire si la production ne reprend pas. Barrick considère qu’ «Il est regrettable que le gouvernement continue d’entraver les exportations d’or tout en exigeant le paiement d’impôts sur des revenus qu’il a activement empêché de générer. » L’entreprise souligne les conséquences économiques et humaines de cette impasse. La mine de Loulo-Gounkoto, un « contributeur clé à l’économie nationale », génère des impôts et redevances essentiels au budget malien. Une inaction prolongée menace sa viabilité à long terme et prive le pays de revenus substantiels, selon l’opérateur minier Par ailleurs, « quatre citoyens maliens innocents continuent d’être privés de leur liberté, sans justification », déplore Barrick, qui malgré les tensions, se dit prête à honorer l’accord négocié, ce qui permettrait de relancer la production, de libérer les employés détenus et d’abandonner les poursuites pénales. L’entreprise, présente depuis longtemps au Mali, insiste sur son engagement en faveur du développement local, ayant maintenu le paiement des salaires et le soutien à la chaîne d’approvisionnement malgré la crise. « Cette situation n’est pas viable sur le long terme », avertit, toutefois, le communiqué. En l’absence de solution, Barrick se réserve le droit de recourir à l’arbitrage international et à d’autres voies légales contre le gouvernement de Bamako, et « les acteurs agissant de mauvaise foi. » La société appelle les autorités maliennes à conclure l’accord « dans l’intérêt du peuple et de l’économie nationale ». OS/MD (AMAP)
Réunion du Comité de pilotage à la Primature sur la digitalisation du système éducatif
Bamako, 16 avril (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a présidé, mardi, une réunion du Comité de pilotage de la digitalisation de l’administration, consacrée au secteur de l’Education et de l’Enseignement supérieur, annonce un communiqué de la Primature. « Plusieurs solutions numériques ont été présentées, dans le but d’instaurer une gestion centralisée, harmonisée et modernisée du système éducatif malien. Une application web innovante, composée de 14 modules, permet de gérer notamment la présence, les examens, les concours, les inscriptions et les orientations », précise la même source. Elle est déjà fonctionnelle à tous les niveaux du système éducatif, du central au local, y compris dans les établissements scolaires. « Ce dispositif améliore la prise de décision grâce à la centralisation des données, modernise les services aux usagers (élèves, parents, enseignants), renforce la transparence et l’efficacité du système éducatif. Il a déjà permis au département de l’Éducation nationale de constater une économie de quatre milliards de francs Cfa », assure le ministère. Parmi les outils de l’enseignement supérieur figure le Progiciel de Gestion Intégrée PGI « Cocktail+ Campus Mali », qui comprend plus de 30 modules couvrant l’ensemble des processus des universités, grandes écoles et instituts. Ce portail facilite la gestion des offres de formation, des candidatures en ligne, des inscriptions administratives et des ressources humaines. Dans cet élan, d’autres solutions ont été exposées au Premier ministre, notamment l’application mobile « Mon CENOU à domicile » pour les inscriptions, demandes de transport et d’assistance; le Système intégré de gestion des oeuvres universitaires (SIGOU) assure un traitement rapide et sécurisé des allocations étudiantes selon des critères bien définis ; le service « Cenou Kibaru », via le numéro Sms 36100, permet aux étudiants de suivre l’évolution de leurs demandes. Ces innovations numériques modernisent et optimisent la gestion de l’enseignement supérieur au Mali. Elles facilitent l’accès aux allocations, sécurisent la gestion des fonds, réduisent les délais de traitement, améliorent la communication avec les étudiants, apaisent le climat social dans les établissements et renforcent la gouvernance administrative. Un autre système, celui ntégré de gestion d’université, a également été développé. Il centralise et optimise l’organisation de l’université, la gestion des candidatures, des inscriptions, du suivi des parcours étudiants, des évaluations, des ressources humaines et du pilotage stratégique. Ce système permet au CENOU de réaliser une économie annuelle d’un milliard de francs Cfa. En conclusion, le Premier ministre a appelé « à la mise en place d’un dispositif de suivi et d’évaluation pour mesurer l’impact de ces solutions. » Il a également instruit l’harmonisation de tous les systèmes de digitalisation dans les différents secteurs de l’administration. OS/MD (AMAP)
Force unifiée de l’AES contre le terrorisme : Les chefs d’État-major généraux rendent compte au président du Faso (Communiqué)
Ouagadougou, 15 avr (AMAP) Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu, ce mardi, en audience les chefs d’état-major généraux des armées de la Confédération des États du Sahel (AES), à Ouagadougou, pour examiner les avancées de la force unifiée contre le terrorisme, selon un communiqué de la Direction de la communication de la Présidence du Faso. Les discussions ont porté sur la mise en place de la force unifiée de l’AES, avec un focus sur le protocole additionnel et les opérations Yéréko 1 et 2, conduites dans la zone des trois frontières. Les chefs d’état-major ont également exploré les perspectives de nouvelles opérations. « Nous ressortons très satisfaits et ragaillardis par les orientations et les directives données par le président du Faso. Cela nous donne beaucoup d’ardeur dans la mise en œuvre de la force unifiée de l’AES », a déclaré le général de division Oumar Diarra, chef d’état-major général des Armées du Mali et président du Comité des chefs d’état-major de l’AES. Le général Diarra a souligné la progression de la force de l’AES face à des terroristes en constante évolution. « Les terroristes changent de mode d’action quotidiennement. Nous nous adaptons aussi. Je puis vous dire que la victoire est au profit des forces de l’AES », a-t-il affirmé, appelant les populations à faire confiance aux dirigeants et armées de l’AES. Parallèlement, une réunion des chefs d’État-major des armées de l’air de l’AES se tient à Bamako pour mutualiser les moyens de défense de l’espace commun, consolidant ainsi la stratégie régionale contre le terrorisme. Les chefs d’État-major ont réitéré leur détermination à sécuriser la Confédération et ont appelé à une mobilisation citoyenne. Les orientations du Président Traoré renforcent leur engagement pour une victoire définitive contre le terrorisme. Le général Diarra assure que la force de l’AES gagne en puissance face à un ennemi en constante adaptation. « Les terroristes changent de mode d’action quotidiennement. Nous nous adaptons aussi. Je puis vous dire que la victoire est au profit des forces de l’AES », affirme-t-il, invitant les populations à faire confiance aux trois chefs d’État et à leurs armées. Les chefs d’État-major ont réitéré leur détermination à sécuriser la Confédération et appellent à la mobilisation citoyenne. Les chefs d’états-majors et des experts militaires de l’Alliance des états du Sahel (AES) se sont réunis, le même jour, à Ouagadougou pour bâtir « une architecture commune de défense solide, efficace et adaptée aux défis sécuritaires » de l’espace communautaire, rapporte l’Agence d’information du Burkina (AIB). « Il nous appartient de construire, ensemble, une réponse coordonnée, souveraine et réunie », a dit l’officier supérieur burkinabè cité par la même source Le général Diallo a souligné que cette réunion constitue une étape cruciale dans la mise en œuvre de la vision partagée de la Confédération de l’AES, « celle d’une sécurité collective fondée sur la solidarité, l’interopérabilité des forces et la confiance mutuelle. » « Elle marque une étape décisive d’un cheminement vers une défense commune, autonome et souveraine », a-t-il renchéri. Cette réunion avait pour but « d’évaluer et valider les plans du protocole additionnel de défense et de sécurité ainsi que les modalités de la mise en place de la force de l’AES », a-t-il soutenu. Selon lui, les chefs d’États-majors des armées s’inscrivent dans la vision des chefs d’États de la confédération de l’AES pour aller au-delà des mots et poser les bases concrètes d’une coopération militaire, incluant le partage de renseignements, la formation commune, les équipements adaptés et une stratégie unifiée. OS/MD (AMAP)
Koulikoro : Le Comité régional de gestion des risques et des catastrophes réactivé
Koulikoro 15 avr (AMAP) Le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo a présidé, ce mardi, la réunion de réactivation du Comité régional de gestion des risques et des catastrophes (CRGRC) dont les membres ont évalué le bilan de l’exercice 2024 et mis en place des stratégies pour anticiper les défis futurs, dans un contexte climatique de plus en plus incertain, a constaté l’AMAP sur place. Les échanges ont porté sur la prévention, l’importance de l’entretien des infrastructures de drainage, la nécessité pour les collectivités d’agir en amont afin de minimiser les impacts des futurs risques et catastrophes dans la région de Koulikoro. Le gouverneur, président du Comité, a félicité les membres pour leur engagement et les efforts consentis lors des inondations de l’année dernière. Le colonel Sanogo a apprécié « la solidarité des entreprises et des bénévoles pour leurs apports déterminant pour la prise en charge des populations sinistrées » et a souligné « l’importance d’une mobilisation collective face aux aléas climatiques. » AD/MD (AMAP)
Lancement de la Phase 2 du Projet NORAD pour l’éducation à Kayes et Nioro (Ouest)
Kayes, 15 avr (AMAP) La phase 2 du Projet Accès à une éducation de qualité dans les Régions de Kayes et Nioro (Ouest), a été officiellement lancée, ce mardi, au gouvernorat de Kayes, sous la présidence du gouverneur, le général de brigade Moussa Soumaré. Financé par l’Agence norvégienne de coopération au développement (NORAD) et piloté par l’UNICEF, ce projet appelé projet NORAD ambitionne de toucher 44 000 enfants scolarisés et déscolarisés, avec un accent particulier sur les filles, pour leur permettre d’achever le cycle fondamental. Le projet vise à surmonter les barrières majeures à l’éducation dans les Régions de Kayes et Nioro, où le taux d’achèvement du primaire a chuté de 80 % en 2019 à 73 % en 2023. Couvrant 16 écoles dans 12 communes des Centres d’animation pédagogique (CAP) de Bafoulabé, Kayes Rive Droite, Yélimané et Faléa, il s’excutera de janvier à décembre 2025. Les actions incluent la réhabilitation de 150 salles de classe, la distribution de kits pédagogiques et un programme radio pour un apprentissage alternatif. « Bien que des progrès significatifs aient été réalisés, il est impératif de redoubler d’efforts pour garantir que chaque enfant, indépendamment de son sexe, puisse obtenir son Diplôme d’études fondamentales », a déclaré le Dr. Hamadoun Ba, chef de Bureau de Zone UNICEF à Kayes. Le projet s’articule autour de cinq objectifs majeurs : un accès inclusif, pour offrir une éducation à 7 000 enfants, à parité filles-garçons, dans un cadre sûr ; la qualité de l’apprentissage pour améliorer les compétences de 30 000 enfants réintégrés, en priorisant les filles ; un environnement protecteur qui consiste à créer des conditions sécurisées pour 7 000 élèves, un engagement communautaire pour renforcer la gouvernance scolaire via les Comités de gestion scolaire (CGS) et un suivi ainsi qu’une visibilité afin d’assurer une coordination rigoureuse et communiquer sur les résultats. Depuis 2016, le projet NORAD a permis d’insérer 2 340 enfants, dont 1 262 filles, dans le système scolaire (2020-2022), et de transférer 3 129 autres, dont 1 573 filles, vers des classes supérieures (2021-2023). Par ailleurs, 300 adolescentes ont bénéficié de kits pour des activités génératrices de revenus, favorisant leur autonomisation. Malgré ces avancées, le gouverneur Soumaré a souligné que « des efforts restent nécessaires pour intégrer les enfants marginalisés dans les politiques éducatives nationales ». Il a salué les réformes comme le PRODEC 2, qui promeut un accès équitable à l’éducation. L’UNICEF et ses partenaires mettront l’accent sur la formation des enseignants, le renforcement des CGS et l’intégration d’une perspective de genre. Mahamadou Kéîta, directeur de l’Académie d’enseignement (AE) de Kayes, a insisté sur l’importance de la collaboration communautaire pour pérenniser les acquis. Ce projet ambitionne de transformer l’environnement scolaire en un espace inclusif et équitable, au bénéfice de tous les enfants des régions de Kayes et Nioro. BMS/MD (AMAP)
Kangaba : Le préfet exige l’arrêt immédiat des activités illégales d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining
Kangaba, 15 avr (AMAP) « Les travaux d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining sont illégaux et incontrôlés. Les populations et la société minière doivent arrêter immédiatement les travaux pour se conformer à la loi », a déclaré, mardi, le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao Abou Dao, qui à la tête d’une mission de contrôle, avait constaté, la veille, le non-respect de l’interdiction d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining, a présidé une rencontre d’information ce mardi 15 avril 2025 dans la salle de conférence du cercle. L’objectif de la réunion était d’informer les participants « des violations répétées » de la décision d’interdisant toute activité aurifère sur le site de Kokoyo, où un éboulement a causé 12 décès, ainsi que de la lettre confidentielle ordonnant le retrait immédiat des engins lourds (pelleteuses, bulldozers, Caterpillar) pour protéger les vies humaines, l’environnement et éviter les conflits d’intérêts. En présence du Secrétaire général de la mairie de Nouga, les responsables des sociétés minières, les légitimités traditionnelles, les « Tombolomas », la jeunesse et la société civile de la Commune rurale de Nouga, le préfet a rappelé que « le nouveau Code minier précise les conditions d’ouverture d’un couloir d’orpaillage sur un permis, invitant tous les acteurs à agir dans la légalité. » Les participants ont accueilli favorablement ces directives. « Nous avons compris le message. Nous nous engageons à rompre avec les anciennes pratiques pour un développement harmonieux en accord avec les sociétés minières », a déclaré un représentant de la société civile. Les communautés promettent de restituer ces informations dans leurs villages respectifs. De leur côté, les responsables des sociétés minières ont prôné l’entente et le dialogue. « Nous sommes prêts à respecter le cahier des charges par tous les moyens », a affirmé l’un d’eux, soulignant leur engagement à collaborer pour un progrès commun. Le préfet a conclu en exhortant à une mobilisation collective pour préserver la sécurité et l’environnement, tout en garantissant un développement durable de la commune. SD/MD (AMAP)
Culture Mali 2025 : L’artiste plasticien Abdoulaye Konaté, parrain du mois d’avril, expose sur création artistique et société
Bamako, 15 avril (AMAP) Le parrain du mois d’avril de Culture Mali 2025, l’artiste plasticien, Abdoulaye Konaté, a animé, mardi, une conférence de presse au conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako (CAMM-BFK) sous le thème : « la création artistique et la société », dans le cadre de ses activités de mise en œuvre du programme « Culture Mali 2025 », de l’Année de la culture au Mali, décrétée par le président de la Transition. Abordant le thème, l’artiste-plasticien a dit que lorsqu’il était directeur de l’école de CMMA-BFK qu’il a senti un vide de compréhension, de conceptualisation des idées au niveau de la création artistique. « C’est pour cela que j’ai proposé le thème pour que les élèves, en dehors de leur pratique, puissent faire des recherches sur les concepts, la démarche à suivre, l’intérêt de la culture par rapport au développement de la société ». Et, ce programme de parrainage permet au parrain d’être en contact avec le public et d’exprimer des idées à la jeunesse, surtout celle estudiantine. « C’est un grand honneur qu’on nous accorde », a-t-il dit. Le représentant du ministre de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le conseiller spécial, Guimbala Bagayoko a dit sa satisfaction devant « la qualité du conférencier, son talent d’artiste-plasticien qui a fait découvrir son savoir-faire au public. » « En suivant son exemple beaucoup d’étudiants peuvent aller très loin », a poursuivi le conseiller spécial qui a rappelé que ce principe de parrainage est de choisir un personnage chaque mois. « Et, ce que nous attendons des parrains est de partager leur connaissance. Un parrain n’est pas choisi au hasard, il est choisi àcause de son talent, de sa compétence et de ce qu’il a déjà fait. Un tel personnage accepte d’accompagner le ministère dans la réalisation de son projet dont l’idéal de faire profiter les étudiants. D’où le choix des milieux scolaire et universitaire », a expliqué M. Bagayoko. Le conférencier a partagé ses expériences avec les futures générations. Il leur a, notamment, expliqué la maitrise de la technique de l’Art. Le public a retenu, à travers, ce partage d’expériences que la création est fondamentale dans la société. Et que les praticiens de l’Art ont obligation de rendre cette société vivante, parce que la crétion est la mémoire de la société. La conférence est organisée en collaboration avec le ministère de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, au conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako (CAMM-BFK) Né en 1953 à Diré au Mali. Abdoulaye Konaté est une figure majeure de la scène artistique contemporaine du Mali et du continent africain. ST/MD (AMAP)
Trafic routier : Plus d’un milliard de Fcfa pour réhabliter le pont de Kassaro
Bamako, 15 avr (AMAP) La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et le directeur de la Société chinoise Covec Mali, Zhang Lunkun, ont signé, mardi, le protocole d’accord d’un milliard 600 millions de Fcfa, pour la réhabilitation du pont de Kassaro, dans la Région de Kita (Ouest), dont les travaux dureront quatre mois. La cérémonie de signature, à l’hôtel de Finances, en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a été suivie d’une rencontre avec la directrice des opérations de la Banque mondiale au Sahel, Clara De Sousa. Avec celle-ci, les deux ministres ont discuté des projets visant à éradiquer les conséquences des inondations. La réhabilitation du pont de Kassaro intervient après des dégâts considérables causés par une pluie diluvienne qui s’est abattue le 30 août 2024 dans la region. Cet incident a entrainé le report du programme de reprise du trafic ferroviaire qui était prévu pour le 15 septembre de la même année. La ministre chargée des Transports a assuré qu’à la date d’aujourd’hui, le matériel roulant n’a pas de problème et peut assurer le trafic entre Bamako et Kayes une fois que le pont sera réhabilité. Le ministre de l’Économie et des Finances a, pour sa part, dit qu’à la suite des inondations de l’année dernière, le président de la Transition a décrété l’état d’urgence et engagé le gouvernement à trouver les voies et moyens afin de soulager les populations des dures conséquences des crues et prendre les mesures nécessaires pour éviter que les prochaines pluies ne causent autant de dégâts. Alousséni Sanou a rappelé que le Chef de l’État a instruit de mettre à disposition 4 milliards de Fcfa sur le budget d’État afin de faciliter la réalisation de ces ambitions. Pour M. Sanou, les 4 milliards de Fcfa ont été utilisés pour enrayer en partie les conséquences et prévenir d’éventuelles inondations. « Avec l’ensemble des acteurs impliqués et le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), nous avons pu déterminer certaines actions qu’il faut mettre en œuvre et financer d’urgence. Pour ce financement, la Banque mondiale a bien voulu autoriser la mobilisation d’un montant total de 43 milliards de Fcfa dans un premier temps, indiquant qu’une deuxième phase pourrait intervenir », a fait savoir le patron de l’hôtel des Finances. Sur les 43 milliards de Fcfa, 18 milliards ont déjà été engagés. Aujourd’hui près de 32 milliards de Fcfa sont en cours d’exécution pour permettre d’éradiquer les conséquences des inondations dans les domaines de la santé, l’éducation, les transports, le développement social, l’humanitaire sur l’ensemble du territoire national. Le ministre de l’Économie et des Finances a expliqué que deux autres projets doivent intervenir rapidement avec l’accompagnement de la Banque mondiale, avant la période de l’hivernage. Ils concernent la réalisation de la route de contournement de Sébénikoro en Commune IV du District de Bamako qui va coûter environ 4 milliards de Fcfa et la réhabilitation des caniveaux qui encerclent la ville de Bla pour un montant de 400 millions de Fcfa. « Ce contournement, a dit Mme Dembélé Madina Sissoko va soulager les populations d’une trentaine de villages et permettra un désenclavement continue de toute la Commune du Mandé. » La directrice des opérations de la Banque mondiale au Sahel a salué l’organisation de cette réunion de reconnaissance à l’endroit de son institution. Clara De Sousa a partagé la reconnaissance de son institution avec toutes les équipes du gouvernement qui ont travaillé avec la Banque mondiale pour mettre en œuvre le programme d’urgence afin de faire face aux inondations de l’année dernière. « Nous avons mobilisé, entre autres, des ressources additionnelles à travers une fenêtre spéciale de réponse aux crises climatiques. Le changement climatique est présent et nous devons nous organiser de façon à être plus agiles pour répondre à ces types de défis », a-t-elle confié, assurant que l’institution de financement du développement « reste résolument engagée aux côtés du Mali pour l’accompagner dans ces programmes de développement. » AKC/MD (AMAP)
Mali : Une centaine de partis politiques s’opposent aux consultations sur la relecture de la Charte et réaffirment leur soutien aux FAMa
Bamako, le 15 avr (AMAP) Quelque 101 partis politiques maliens ont unanimement dénoncé, mardi, à Bamako, la décision gouvernementale d’organiser de nouvelles consultations des forces vives, jugées redondantes, coûteuses et contraires à la logique républicaine, a constaté l’AMAP. « Pourquoi consulter à nouveau sur un sujet déjà tranché par les Assises nationales de la refondation (ANR), qui représentent la plus haute légitimité ? » s’est interrogé le président du Congrès national d’initiative démocratique (CNID-FYT), Me Moutaga Tall, lors d’un point de presse à la Maison de la Presse. Il a rappelé que la Constitution de 2023 garantit le multipartisme et les droits des partis (articles 39 et 185). Concernant la relecture de la Charte, Me Mountaga Tall a rappelé que, suite à l’appel du ministre délégué chargé des Réformes politiques, daté du 19 décembre 2024, une centaine de partis ont transmis des « Propositions consensuelles » le 14 mars 2025. Ces propositions, conformes aux résolutions des ANR, prônent une réduction du nombre de partis via des conditions strictes de création et de financement, la réaffirmation du rôle du chef de file de l’opposition et l’interdiction du nomadisme politique en cours de mandat. Tandis que le président de l’Alliance pour la République (APR), Oumar Ibrahim Touré, a insisté sur « la nécessité d’un dialogue direct avec le gouvernement, plutôt que de nouvelles concertations. » Les partis ont sollicité une audience urgente auprès du Premier ministre et demandé le report des consultations prévues les 16-17 avril (phase régionale) et les 28-29 avril (phase nationale). Ils craignent que ce processus ne vise à suspendre ou dissoudre les partis, violation des garanties constitutionnelles et sivant les pratiques des pays voisins de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), le Burkina Faso et le Niger, dépourvus de Constitution. Le président du parti Yelema, Dr Youssouf Diawara, a dénoncé l’opacité autour de la prolifération des partis, notant « une augmentation suspecte de 200 à 400 formations en cinq ans », et réclamé une liste officielle des partis avec leurs détails administratifs. Amadou Koita, président du PS Yele Koura, a appelé à un calendrier clair pour la fin de la transition, refusant une prolongation indéfinie. Les 101 partis réaffirment leur « engagement pour la cohésion nationale, la stabilité et la réussite de la transition, tout en exigeant le respect de la légalité constitutionnelle et des résolutions des ANR. » Ils appellent à un dialogue inclusif pour finaliser la relecture de la Charte dans l’intérêt du Mali. Cette rencontre avec la presse fait suite à une réunion des partis politiques, le 13 avril, qui se sont fermement opposés à l’organisation de consultations des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur pour la relecture de la Loi n°05-047 du 18 août 2005, portant Charte des partis politiques, tout en réaffirmant leur soutien aux Forces armées maliennes (FAMa) après l’incident du drone abattu par l’Algérie. Les intervenants ont exprimé leur appui indéfectible aux FAMa dans leur mission de défense du territoire et de sécurisation des personnes et des biens, condamnant la destruction d’un drone malien par l’Algérie dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 comme une atteinte à la souveraineté nationale. OS/MD (AMAP)
Incendie à l’Usine 3 de la CMDT à Koutiala : 4 500 balles de coton parties en fumée
Koutiala, 15 avr (AMAP) La foudre s’est abattue sur des balles de coton à l’usine 3 de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT de Koutiala), dans la nuit du 14 avril vers 22h, provoquant un incendie qui a consumé 4 500 balles de coton sans faire de perte en vie humaine. Depuis hier soir jusqu’à présent, les pompiers de Koutiala et les agents incendie de la CMDT et quelques bonnes volontés sont à pied d’oeuvre pour éteindre le feu. Contacté par l’AMAP, le directeur régional de la CMDT, Ousmane Sanogo dit attendre la fin des enquêtes pour un bilan chiffré. Le gouverneur de la région de Koutiala, le général de division Abdoulaye Cissé est venu ce matin vers 9h, constater les dégâts et apporter le soutien des autorités a la CMDT. ID/MD (AMAP)

