Ouélessébougou : Atelier d’élaboration de livrets pédagogiques des classes de la 1ère et 2ème année, dans le cadre du PRODEC 2
Ouélessébougou, 09 sept (AMAP) La Direction nationale de la pédagogie (DNP), avec l’appui technique et financier du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA) a ouvert, ce mardi, l’atelier d’élaboration et de validation des livrets de lecture et de mathématiques en français et en bamanankan, pour les classes de 1ère et 2ème année, a constaté l’AMAP. Pendant deux semaines, au Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou, l’atelier va produire ces livrets « afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. » Selon le Directeur national de la pédagogie, Mahamadou Niaré, représentant le ministre de l’Education nationale, « cette première session durera 15 jours. Cet intrant est élaboré dans le cadre du Programme décennal de développement de l’éducation, deuxième génération (PRODEC 2). » La session. qui regroupe des personnes ressources des Directions nationales de la pédagogie et de l’Enseignement fondamental, des conseillers pédagogiques, des inspecteurs de l’enseignement et de nombreux autres acteurs clés du système éducatif malien, « est importante pour le département de l’Education dans la mesure où elle contribue à l’amélioration de la qualité de l’enseignement et l’apprentissage au niveau du fondamental, a déclaré M. Niaré. Il a, également, rappelé son devoir en tant que représentant d’une structure technique du ministère de l’Education nationale, chargée de la politique de conception, d’élaboration, du suivi, de la mise en œuvre des manuels scolaires et des matériels didactiques, « à veiller au bon déroulement de la session. » Il a, ensuite, sollicité « l’implication de tous les participants pour pouvoir honorer les attentes et relever les défis afin que nos enfants des classes concernées puissent bénéficier d’un document pour améliorer leur condition d’apprentissage. » De son côté, Mme Fatoumata Bah, Coordinatrice du MIQRA, a réaffirmé l’engagement constant de son organisation « aux côtés des autorités maliennes pour promouvoir un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité, gage d’un développement durable. » Dans son discours, le préfet du Cercle de Ouélessébougou, Moussa Sagara, qui a présidé l’ouverture de l’atelier, a insisté sur le caractère stratégique de cet atelier. « La confection de ces manuels est bien plus qu’un simple exercice académique », a déclaré M. Sagara. « C’est un acte fondateur pour l’avenir de nos enfants. En leur offrant des outils dans une langue qu’ils comprennent et maîtrisent, élaborés par nos experts de l’Education nationale. Nous levons une barrière à l’apprentissage et nous plantons la graine de la réussite scolaire », a indiqué le préfet. Il a salué l’engagement des autorités du Mali pour le secteur de l’éducation, à travers la DNP, déclarant que « cet effort cadre bien avec les objectifs » du MIQRA. Il a rendu hommage « à tous les partenaires techniques et financiers de l’Education nationale qui accompagnent, au quotidien, le gouvernement et les collectivités territoriales dans la promotion de l’Education et l’amélioration de la qualité de l’enseignement » et souhaité pleins de succès à la première session de cet atelier. Les travaux de l’atelier consisteront en des sessions de conception, de rédaction, de relecture critique et de validation collégiale des contenus des différents livrets AC/MD (AMAP)
Mali : Atelier de relecture de la Politique nationale de migration
Bamako, 09 sept (AMAP) L’atelier interne de réflexion sur la relecture de la Politique nationale de migration (PONAM) s’est tenu, ce mardi, sous la présidence du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a constaté l’AMAP. La rencontre avait pour but de trouver, ensemble, une politique qui reflète les réalités du moment et apporter des suggestions afin de contribuer d’avantage à répondre aux exigences de nos compatriotes établies à l’extérieur. Selon le ministre Mossa Ag Attaher, la PONAM « vise à créer un cadre légal et des stratégies concrètes pour gérer l’entrée, le séjour et l’établissement des étrangers, tout en valorisant les contributions de la diaspora au développement de notre pays. » « Une migration n’est pas qu’une opportunité, elle comporte aussi des défis complexes qui sont, entre autres, la protection des droits des migrants, les changements climatiques et les déplacements forcés, sans oublier l’accueil et l’intégration des immigrés vivants au Mali », a-t-il expliqué. « C’est pourquoi, a insisté le ministre, les participants ont la responsabilité de repenser la Politique nationale de migration, adoptée en septembre 2014 et mise en œuvre à travers deux plans d’actions quinquennaux aux fins d’une adaptation aux réalités actuelles et aux exigences de demain. » Le responsable de la PONAM, Aboubacrine Aguissa, a annoncé que la nouvelle politique migratoire de notre pays « doit être moderne, inclusive, réaliste et, surtout, répondre aux défis afin de transformer la migration en un véritable levier de développement et de stabilité nationale ». « Dans cette perspective les orientations s’articuleront autour des priorités stratégiques concernant la migration et le développement, la politique économique, le genre climat, etc. », a-t-il précisé. BT/MD (AMAP)
Djenné : La ville où tous les vœux sont exaucés
Envoyée spéciale Anta CISSE Djenné, 9 sept (AMAP) À Djenné, cité millénaire et haut lieu spirituel du Mali, le Maouloud n’est pas une simple fête religieuse. C’est un moment de ferveur, de communion et d’espérance au cours duquel, chaque fidèle vient transmet ses vœux à Allah. Dans cette ville sainte, considérée comme l’une des premières à avoir célébré le Maouloud, la tradition se perpétue depuis des siècles. Depuis le début du mois, la ville se transforme. Les zikr (chants religieux), les invocations et les prières s’élèvent des mosquées et des foyers. Après la prière de Safo (20h jusqu’à 23h), les habitants entendent la ville résonner de chants aux noms d’Allah et de récitations du Coran dans les ruelles, donnant à l’atmosphère une dimension mystique. La naissance du Prophète Mohamed (PSL) est célébrée le 12 du mois, suivie du baptême le 17, deux dates phares qui rythment la ferveur religieuse locale. Selon Boubacar Thera, fils de Djenné et marabout, avant, le Maouloud n’était fêté qu’ici. Tout commençait dans un seul vestibule mais, aujourd’hui, plus de quarante lieux vibrent au rythme des zikr, des invocations et des prières. « Cependant, l’insécurité actuelle a freiné l’affluence, privant la ville d’une partie de son éclat, même si la ferveur, elle, demeure intacte », dit notre interlocuteur. Chaque année, les fidèles viennent de partout. Ibrahima Kontao, résident à Bamako, ne manque jamais le rendez-vous : « Djenné est une référence en matière de religion. Revenir ici, c’est raviver mes souvenirs et me rapprocher davantage de ma foi. » La fête est aussi porteuse d’espoir pour des fidèles en quête de grâces particulières. Fatoumata, une quadragénaire venue du Burkina Faso. « Je viens à Djenné depuis plus de dix ans pour demander à Allah le don d’un enfant. Même si ce n’est pas encore arrivé, chaque visite rallume en moi une nouvelle espérance », dit-elle. « Je viens chaque année pour bénir mon commerce et conjurer le mauvais œil », explique Mamadou Coulibaly, commerçant d’un village voisin. Sur son vélo, il parcourt des kilomètres pour rejoindre Djenné, espérant voir prospérer sa petite échoppe de vêtements. Dans les familles, l’organisation est tout aussi minutieuse. Chez les Cissé, le patriarche dresse une longue liste de prénoms confiés aux bénédictions nocturnes, suivies de la récitation du Coran et de l’immolation d’un taureau. Pour Ousmane Cissé, le plus jeune de la famille, ce moment est le plus attendu. « Le zikr est comme une drogue spirituelle, un plaisir mêlé d’utilité », dit-il, tout heureux. Une jeune dame venue de Bamako, ayant requis l’anonymat, confie qu’elle n’avait pas une idée de l’ampleur du Maouloud à Djenné, car elle n’avait pas l’habitude de le célébrer. C’est en appelant son frère pour l’informer de sa visite avec ses enfants qu’elle a appris l’existence de cette tradition. Une fois sur place, on lui a dressé une liste des mosquées à visiter, des lieux saints à découvrir et des zikr à accomplir. Djenné n’attire pas seulement les fidèles des villages et des grandes villes du Mali. Elle reçoit aussi ceux de la diaspora. Mohamed Touré, installé en Italie depuis plusieurs années, en est un exemple. « Après avoir traversé tant d’épreuves pour atteindre l’Europe et travaillé dur pendant cinq ans, je n’ai jamais oublié ma promesse de revenir à Djenné pour remercier Allah. Cette année, j’ai enfin pu rentrer. Je suis venu commémorer le Maouloud et exprimer ma reconnaissance », se réjouit-il. Au-delà de la dimension spirituelle, le Maouloud stimule également l’économie locale. Les petits hôtels affichent complet, les boutiques et marchés connaissent une activité accrue, même si l’affluence reste moindre que dans les années passées. Les commerçants, comme les fidèles, espèrent que cette fête bénie apportera prospérité et stabilité. AC/MD (AMAP)
Commémoration de la Journée internationale de l’alphabétisation, édition 2025
Bamako, 9 sept (AMAP) « Apprendre à lire et à écrire, c’est apprendre à vivre livre », a déclaré le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga lundi 9 septembre 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Selon le chef du gouvernement malien, qui s’exprimait au lancement de la commémoration de la Journée internationale de l’alphabétisation, sous le thème « L’alphabétisation numérique : clé pour un avenir inclusif et durable », chaque année, des dizaines de milliers d’adultes et de jeunes déscolarisés accèdent à la lecture, à l’écriture et au calcul dans leur langue maternelle. » Il a révélé que « notre pays compte, aujourd’hui, plusieurs centaines de milliers de citoyens alphabétisés grâce aux efforts conjoints du gouvernement, des collectivités territoriales, des Organisations de la société civile et de nos partenaires au développement. » Abdoulaye Maiga a souligné que l’introduction progressive des langues nationales comme langues officielles d’enseignement « renforce cette dynamique et constitue une avancée historique dans la démocratisation du savoir. » « Malgré les efforts enregistrés dans le domaine de l’alphabétisation, a-t-il dit, son taux estimé à 37% dans la proportion de la population âgée de 15% reste encore très faible. » A ce propos, le Premier ministre a fait savoir que les effets collatéraux des crises multidimensionnelles que traverse notre pays impactent négativement le secteur de l’alphabétisation avec la fragilisation des programmes éducatifs, la fermeture de nombreux centre dédiés et l’accès limité aux services sociaux de base. En parlant des thèmes retenus, au niveau mondial, « Promouvoir l’alphabétisation à l’ère numérique », et au niveau national, « L’alphabétisation numérique : clé pour un avenir inclusif et durable », le chef du gouvernement a indiqué qu’ils correspondent parfaitement à l’une de « nos préoccupations que constitue la prise en compte du numérique dans l’éducation non formelle et, particulièrement, dans l’alphabétisation. » Il a affirmé l’engagement du gouvernement du Mali, à œuvrer pour un accès de tous les Maliens à l’éducation et à l’alphabétisation. Abdoulaye Maiga a engagé le ministre de l’Education nationale avec l’ensemble des parties prenantes à travailler en synergie pour la promotion de l’alphabétisation numérique au sein des centres et des structures dédiées à cet effet. Avant de remercier l’ensemble des partenaires techniques et financiers, « qui sont à nos cotés », pour leur accompagnement dans le secteur de l’Education. ST/MD (AMAP)
Recrudescence des attaques terroristes au Mali : La Communication de l’Armée fait le point
Bamako, 08 sept (AMAP) La Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), a fait, ce lundi, le point sur les opérations militaires en cours, la sécurité publique, la guerre informationnelle et la tentative de déstabilisation des institutions, a constaté l’AMAP. « Ce point de presse intervient à un moment charnière où notre pays, à l’image de toute la zone de l’AES, est confronté à une recrudescence d’attaques terroristes, ciblant nos forces armées, nos infrastructures économiques, nos moyens de transport et nos citoyens civiles », a déclaré le Directeur général de la DIRPA, le colonel-major Souleymane Dembélé. Et d’ajouter que « ces actes barbares sont les derniers soubresauts d’un ennemi aux abois, qui tente désespérément de semer le chaos là où la stabilité reprend ses droits. » Parlant des opérations militaires en cours, le directeur général de la DIRPA, colonel-major Souleymane Dembélé dira que « les forces de l’AES sont en position de force. La dynamique militaire et sécuritaire impulsées dans l’espace AES est aujourd’hui, irréversible. L’ennemi est en repli stratégique, bousculé par la montée en puissance des forces de défense nationales. » Selon lui, l’ennemi, qui est « conscient de son isolement, a changé de tactique avec les pauses d’engins explosifs improvisés, l’utilisation de drone Kamikaze, le sabotage de nos infrastructures, les enlèvements, les attaques contre les civils. Leur objectif est de briser le moral des populations/ « Mais qu’ils sachent que le peuple malien ne cédera pas à la peur. » « La semaine, qui vient de s’écouler, a été très éprouvante pour les Groupe armés terroristes (GAT) , qui ont été délogés de plusieurs théâtre d’opérations. L’opération « Dougoukoloko, en cours sur l’ensemble du territoire, répond avec fermeté à cette nouvelle stratégie des terroristes », a fait savoir le directeur de la DIRPA. Il a expliqué que « les vidéos virales, reliées sur les réseaux sociaux sont en réalité hors contexte. L’embouteillage sur la route Bamako-Ségou n’était qu’un accident. La vidéo du bus incendié date du mois d’avril avril et n’a aucun lien avec le soi-disant blocus. » « Le vrai problème à Kayes, aujourd’hui, ce sont les conditions naturelles, liées à la saison des pluies et non les actions de ces groupes terroristes », a dit le colonel-major Dembélé. S’agissant de la sécurité publique, il a dit que les récents contrôles menés à Bamako, dans les capitales régionales, sur les principaux axes routiers, peuvent vous sembler contraignants « mais ils sont essentiels. » « Ils visent à prévenir les infiltrations et à sécuriser nos citoyens. », a-t-il précisé. En ce qui concerne la tentative de déstabilisation des institutions, en août 2025, impliquant des militaires maliens et un complice étranger qui a été déjoué. « Les services compétents sont en œuvre. Les enquêtes avancent. Ce complot visait à ébranler les fondations de notre République mais la diligence et la loyauté de nos forces ont permis de faire échouer cette entreprise. Nous demeurons toujours solidaires pour le bien du peuple malien. », a dit le chef de la DIRPA. Pour la guerre informationnelle, le colonel-major Dembélé a affirmé que «depuis quelques mois, nous assistons à une offensive médiatique internationale dirigée contre l’espace AES mais, particulièrement, contre les forces armées nationales. » « Méfions-nous de la désinformation. Ne relayons point leur mensonge », a-t-il dit, en guise de mise en garde. OD/MD (AMAP)
Le ministère de l’Économie présente la vision « Mali Kura 2063 » et la Stratégie nationale pour l’émergence
Bamako, 8 sept (AMAP) Le ministère de l’Économie et des Finances a eu, lundi, à Bamako, avec le Patronat, une rencontre de présentation et d’échanges sur la vision « Mali Kura Netaasira ka ben san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. « Cette rencontre est un exercice de dialogue et de transparence destiné à écouter, enrichir et partager un document qui engage la nation pour les quarante prochaines années », a déclaré le ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseyni Sanou. Il a expliqué que l’ambition est de doter le Mali d’une trajectoire claire vers l’émergence, avec une croissance annuelle visée de 10 % à l’horizon 2063. Selon lui, « il s’agit de construire une stratégie fondée sur nos potentialités, nos ressources humaines et un leadership politique fort ». Les équipes techniques ont présenté trois scénarios de prospective, dont un scénario volontariste axé sur la transformation structurelle, l’industrialisation progressive et l’investissement massif dans le capital humain. La SNEDD (2024-2033), première phase de mise en œuvre, repose sur cinq axes : la souveraineté et la paix, la réforme de la gouvernance, la transformation économique, le développement du capital humain et la résilience environnementale. Diakaridia Dembélé, coordinateur de la cellule technique du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, a précisé que la stratégie s’articule autour de projets intégrateurs touchant l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, le secteur minier et les services sociaux de base. « L’enjeu est de créer des opportunités d’emploi pour la jeunesse et d’assurer une croissance inclusive », a-t-il souligné. Pour le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, l’adhésion du secteur privé est acquise, mais plusieurs défis demeurent. Selon lui, la mobilisation de près de 6 000 milliards de FCFA par an pour la première décennie nécessitera une combinaison entre ressources internes, investissements directs étrangers, financements concessionnels et partenariats public-privé (PPP). « Beaucoup de projets structurants peuvent être financés par des PPP, mais la loi actuelle doit être révisée car elle n’a permis de concrétiser que deux projets en dix ans », a-t-il rappelé. M. Bally a également insisté sur la nécessité d’améliorer la fiscalité, en particulier la fiscalisation du foncier, considérée comme « une mine fiscale encore inexploitée ». Les opérateurs économiques ont aussi plaidé pour un meilleur climat des affaires, la sécurisation des investissements et une plus grande harmonie entre l’administration publique et le secteur privé. « La réussite de Mali 2063 dépendra de la confiance entre l’administration et le secteur privé. Sans cela, ce document restera un rêve, mais avec cette confiance, il peut transformer l’avenir de nos enfants », a affirmé M. Bally. Cette rencontre s’inscrit dans une série de consultations nationales initiées par le ministère afin d’impliquer toutes les composantes du pays- État, patronat, société civile et partenaires techniques et financiers – dans la mise en œuvre de la vision Mali 2063. OS/MD (AMAP)
Diéma : Concombres à gogo !!!
Par Ouka Ba Diéma, 08 sept (AMAP) Le concombre est une plante potagère de la famille des cucurbitacées, d’origine orientale, qui produit des fruits allongés, et par extension est le fruit de cette plante, comme le défini le Dictionnaire français. Cette année, la culture du concombre prospère dans le cercle de Diéma, dans l’Ouest du Mali. A en juger par la disponibilité du légume très abondant sur les marchés. En effet, en marge de la culture de la pastèque, de nombreux producteurs agricoles s’intéressent, aujourd’hui, au concombre à cause surtout de sa rentabilité. Durant ces dernières années, plusieurs femmes commerçantes n’ont plus besoin de parcourir, souvent dans des conditions difficiles et incertaines, des dizaines de kilomètres pour se rendre jusqu’à Nonsombougou (Cercle de Kolokani) pour s’approvisionner en concombres et revenir revendre leurs marchandises à Diéma contre, parfois, de modiques gains, compte tenu du coût du transport et des moyens inappropriés de conservation. Les avantages du concombre sont multiples. On utilise ce légume dans plusieurs plats, notamment pour la préparation de la laitue, des hors d’œuvres, du riz au gras, du « gnougoubala yelen », de la pomme de terre, des grillades de viande ou de poisson. D’après certains, les étuves du concombre constituent des remèdes efficaces contre certaines maladies comme l’hypertension artérielle, les dermatoses…. UNE FILIERE PORTEUSE – Selon les constats, quasiment tous les acteurs impliqués dans la production et la commercialisation du concombre, se réjouissent des retombées positives de leur activité. Actuellement 50 kg de concombre coûtent 12 000 Fcfa, voire moins bord champ. Tandis que l’unité est vendue à 50 ou 100 Fcfa par endroit. A en croire le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, producteur agricole de son état, qui exploite un demi-hectare de concombres, cette plante rampante n’aime pas trop d’eau. « L’année où il pleut abondamment, les plantes de concombre produisent des fruits maigres et de mauvaise qualité », rapporte celui qui se dit « ami de la terre ». Il soutient que les plantes ont besoin d’être régulièrement traitées avec des produits phytosanitaires biologiques, pour les mettre à l’abri des nuisibles. L’homme assure que ces derniers temps, les clients affluent quotidiennement vers son champ de concombres, qui lui rapporte assez d’argent. EPOUSE GENTILLE ! Si Horiyé Coulibaly entretient des planches de concombre dans un coin de sa cour, c’est pour la consommation de sa famille. « C’est une manière pour moi de contribuer à réduire les frais de condiments », dit la dame, en épluchant deux gros concombres luisants, pour le dîner de son mari qui s’abstient de manger des aliments lourds pendant la nuit. A cause de ses vertus médicinales, Makan Coulibaly, domicilié à Fangouné Massassi, mange le concombre cru, sans l’éplucher, soutenant qu’il permet de normaliser la pression artérielle. Il explique qu’il a passé deux ans à Ambideidi, dans la Région de Kayes (Ouest), où il cultivait, principalement, du concombre. « Quand je suis rentré au village, j’ai aménagé une partie de mon verger de manguiers pour la culture du concombre. La majeure partie de ma clientèle constituée de femmes. Je leur cède souvent mes concombres à moindre coût pour leur permettre de réaliser de petits bénéfices », dit-il. « Ma brave épouse aussi m’aide à écouler mes produits. Avec les ressources générées, je parviens à entretenir correctement ma famille, sans être contraint de m’endetter auprès de qui que ce soit », ajoute notre interlocuteur, pas peu fier de sa réussite. Le conservateur Siaka Doumbia, sirotant son rituel thé, explique ce qui fait que le goût du concombre devient amer. « Selon une croyance populaire, cela dépend de la main qui sème les graines. Si votre main est mauvaise, comme on le dit, vos concombres seront forcément amers. De même, en matière de cuisine, cette croyance compte beaucoup. La ménagère a beau utiliser tous les condiments du monde, si elle n’a pas une bonne main, ses repas ne seront jamais appréciés », argue-t-il. Son ami, assis à côté de lui, ajoute sans ambages, que « ce sont surtout les enfants qui en sont friands. « Certains gamins le croquent en entier. C’est difficile à faire passer par la gorge. Mais, lorsque j’étais en exode, j’ai travaillé avec un asiatique qui mangeait crûment du concombre, parce que, soi-disant, si l’on l’épluche, il perd tous ses apports nutritifs. » Quelle ne fut la stupéfaction de cette femme en découvrant, un jour, que tous ses concombres sont avariés. « Quand on laisse les concombres en contact direct avec le sol jusqu’à ce qu’ils mûrissent, ils peuvent pourrir. De plus, cette plante réussit, surtout, pendant la saison froide. Au moment venu, je ferai du concombre Inch’Allah », rapporte Amorou Fofana, à la recherche d’un manœuvre, pour l’aider à désherber son champ de mil, à la suite de son départ, en catimini, de son fils à l’aventure. Sans la vente de concombres, la veuve Binta Aba, avait du mal. Cette vendeuse ambulante, du haut de ses trente ans, qui fréquente quotidiennement le quartier Razel, peut gagner de 7 500 à 10 000 Fcfa par jour. Suivie de son garçon, poussant brinquebalant la brouette chargée de concombres, elle sillonne allées du marché, les jours de foire, le poumon économique de la ville, pour proposer ses produits à la clientèle. Les producteurs de concombres, ils sont légion, ont besoin actuellement de soutien, pour promouvoir leurs activités. Ceci permettra de renforcer l’autosuffisance alimentaire dans le Cercle de Diéma et créer des emplois pour de nombreux jeunes, tout en réduisant le flux migratoire. Pour y parvenir, le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, propose aux producteurs de concombres, de se regrouper en association, afin de pouvoir bénéficier de certains avantages. Interrogé sur le sujet, le chef du Secteur de l’agriculture de Diéma, Mamadou Sy, soutient inconditionnellement les producteurs agricoles Il les invite à diversifier la gamme de leurs spéculations pour accroître davantage leur production et en tirer le meilleur profit. OB/MD (AMAP)
Mali : Libération de six routiers sénégalais (Communiqué)
Bamako, 6 sept (AMAP) Six chauffeurs routiers sénégalais enlevés, jeudi, dans la région de Kayes (Ouest) ont été libérés, a annoncé, samedi, l’Union des routiers du Sénégal, dans un dans un communiqué. « Nous remercions vivement les autorités, l’ensemble des acteurs routiers pour leur soutien, ainsi que notre Secrétaire général Gora Khouma pour son engagement constant », a déclaré l’organisation. Les routiers sénégalais ont été enlevés par des hommes armés, jihadistes présumés, dans l’Ouest du Mali, près de la frontière sénégalaise. L’attaque s’est produite alors que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), groupe affilié à Al-Qaïda, a annoncé un blocus visant les échanges commerciaux dans la région. Les camions transportaient des marchandises en provenance du Sénégal. Les chauffeurs circulaient à bord de camions transportant des marchandises dans cette région dans laquelle la violence islamiste s’est intensifiée ces dernières semaines. Mercredi soir, GSIM, affilié à Al-Qaïda, a annoncé un « blocus » dans plusieurs zones frontalières de l’Ouest du Mali. Ses combattants s’en prennent aux véhicules de transport et perturbent les échanges commerciaux avec le Sénégal, qui fournit au Mali une partie de ses marchandises, dont du carburant. OS/MD (AMAP)
Un bus de transport en commun incendié dans la Région de Koutiala (Sud)
Koutiala, 05 sept (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont incendié, vendredi, un car de la Compagnie Diarra transport, qu’ils ont intercepté, entre 10 h et 11 h, près de l’usine de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) de Karangana, sur la route de Koury, entre 10 et 11 h. Selon des sources proches de la compagnie, après avoir fait descendre les passagers du véhicule, qui rallie Bamako et le Burkina Faso, les assaillants y ont mis le feu. Aucune perte en vie humaine ni blessé parmi les passagers. Samedi matin, les différentes gares de la compagnie de transport à Koutiala sont fermées. Approché par nos soins, un responsable qui a préféré garder l’anonymat, affirme avoir reçu « des instructions de sa hiérarchie d’annuler tous les voyages des bus de Diarra Transport jusqu’à nouvel ordre. » IB/MD (AMAP)
Kéniéba : Renforcement des capacités des femmes, filles, jeunes et légitimités traditionnelles
Kéniéba, 05 sept (AMAP) Le service local de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de Kéniéba, a organisé, du 1er au 04 septembre 2025, une série de formations au profit de 200 femmes et filles, 50 jeunes et de légitimités traditionnelles du Cercle de Kéniéba (Ouest) sur la prévention, la gestion des conflits et la cohésion sociale dans le Cercle, dans la salle de conférence de l’ex-conseil de Cercle. En partenariat avec la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et l’appui technique et financier du Pôle des actions d’intégration des droits humains en Afrique (PACINDHA), ONU-Femmes, l’Agence italienne de coopération et le gouvernement malien, cet atelier était placé sous la présidence du 1er adjoint, assurant l’intérim du préfet, Sékou Kanta. La formation a porté sur le thème : « Formation des femmes médiatrices défenseurs de la paix, des jeunes et de légitimité traditionnelle sur la prévention, la gestion des conflits et la cohésion sociale dans le Cercle de Kéniéba. » Du 1er au 02 septembre 2025, 50 femmes ont été formés sur la paix, la prévention et la gestion des conflits dans le cercle de Kéniéba ; le 02 septembre 202 ; la formation sur les Violences basées sur le genre (VBG)a concerné 50 jeunes; du 03 au 04 septembre 2025, celle de 50 leaders femmes sur la paix, la prévention et la gestion des conflits; et le 04 septembre 2025, 50 leaders femmes et le légitimité traditionnelle ont été formés sur les VBG. Ces activités saluées par les autorités et les populations du Cercle de Kéniéba sont le point de départ d’un vaste programme que le PACINDHA et ses partenaires compte exécuter dans le Cercle à travers le Projet d’appui au renforcement de la résilience, la protection et la participation des femmes et des filles dans les zones frontalières Mali-Sénégal. MFS/MD (AMAP)

