Agriculture : Une campagne agricole normale dans la zone sèche à Macina (Service technique)
Macina, 27 sept (AMAP) A Macina (Centre), la pluviométrie, de façon générale, est inférieure aux deux dernières années passées, toutefois, elle est normale et jugée bien repartie dans le temps et dans l’espace, selon les informations recueillies par l’AMAP, samedi, auprès du service technique en charge de la culture en zone sèche. La dernière décade a été bouclée le 27 septembre 2025 sur un cumul de 503,4mm en 42 jours, or avec 400 mm d’eau bien repartie. la campagne agricole est sauvée, indiquent la même source. Le mil, sorgho, le petit mil sont en phase floraison, le fonio, l’arachide le petit-pois, le maïs et le riz pluvial sont à la phase récolte. Quant au riz de bas-fond, il est à la phase montaison. De façon générale, la campagne agricole est jugée « moyenne compte tenu de l’abandon de certaines superficies semées à cause de l’insécurité et le déguerpissement de beaucoup de villages pour les mêmes motifs. » L’aspect végétatif des cultures est bon dans l’ensemble, mais on souhaite quelques pluies pour boucler les cultures. La déprédation est calme dans l’ensemble, aucune menace (cantharides, criquets, oiseaux ou autres insectes) n’est à signaler. Tous les 2 où 3 jours, le service technique est en contact avec les paysans producteurs, partout à travers le Cercle. Sur la base de ces informations recueillies, la culture en zone sèche à Macina est prometteuse et ne fait l’ombre d’aucune inquiétude. Par ailleurs, le service technique local de l’Agriculture, qui est en charge de la culture en zone sèche couvrant les terres non couvertes par l’Office du Niger dans les 7 communes, réfute toute information sur une maladie récurrente du riz dans la zone Office du Niger, dans le cercle de Macina. Les cultures dans cette zone portent sur les céréales (mil sorgho petit, mil, maïs, fonio, les légumineuses, arachides petit-pois, niébé), les cultures émergentes comme le sésame et les cultures maraîchères (concombre, tomate, gombos). DG/MD (AMAP)
Football : Victoire de l’AS Wagué contre Les Abeilles, à la finale de la 8è édition du tournoi de football 7/7 coupe Bekaye Samaké
Macina, 25 sept (AMAP) L’AS Wagué a remporté, jeudi 25 septembre, par 3 buts a zéro, contre Les Abeilles, la finale de la 8è édition du tournoi de football 7/7 coupe Bekaye Samaké, ancien maire de la Commune de Macina et ancien député du cercle lors de la dernière législature. Outre le trophée, le vainqueur a reçu une somme de 65 000 Fcfa et le finaliste malheureux 45 000 Fcfa. Des attestations ont été remises à certains sportifs de course de vitesse et des arts martiaux. Ce tournoi, qui a débuté avec 16 équipes, a connu son épilogue à la place de l’Indépendance servant de terrain de football. Bekaye Samaké, lui-même passionné de ballon rond a déclaré être « toujours prêt à redonner espoir et plaisir à la jeunesse de Macina » tant qu’il en aura les moyens, car, dit-il « ce sport est facteur d’intégration et de cohésion sociale. » A la loge des invités il y avait le parrain lui-même, ses amis, les forces de défense et de sécurité et quelques invités de marque. Autour du terrain, une foule nombreuse. Après le protocole et le coup d’envoi symbolique, commence le match sous pression mais sécurisé par les forces de défense et de sécurité. A la 1ère mi-temps, le score était de 2 à 0 pour AS Wagué et au coup de sifflet final, il est de 3 buts à 0 en faveur de l’AS Wagué. DG/MD (AMAP)
Bougouni : Phase régionale de la biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025
Bougouni, 25 sept (AMAP) La phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 » de Bougouni (Centre) a commencé jeudi 25 septembre 2025, mettant compétition les acteurs des dix Cercles de la région, lors d’une cérémonie sous la présidence du gouverneur, le général de Brigade, Ousmane Wélé, au stade omnisports Moussa Diakité dit Uta. Cet évènement culturel d’envergure nationale a été placée sous le signe de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goita. Cette rencontre du donner et du recevoir dans le domaine cultuel a été marquée par la présence du Président de Conseil économique social, environnemental et culturel (CESEC), Yacouba Katilé, ainsi que celui des dix préfets des Cercles de Bougouni, des membres du cabinet du gouverneur, des autorités politiques et des acteurs de la société civile. Les acteurs ont donné le ton à travers des prestations d’artistes de la Région de Bougouni sur des thèmes sur les valeurs culturelles de notre pays, tout en rappelant dans leur contenu, notre appartenance à la Confédération des Etats du Sahel AES. Ils ont aussi rendu hommage au président de la Transition, pour un Mali souverain, dans un contexte marqué à la fois par des défis multiformes et un soutien renouvelé aux forces de défense et de sécurité dans leur mission. La Biennale artistique et culturelle constitue ainsi un cadre privilégié d’expression et de valorisation de nos richesses culturelles. Elle se veut un espace de rencontre, de partage et de compétition saine entre Bougouni, Yanfolila, Kolondieba, Garalo, Koumantou, Sélingué, Ouelessebougou, Kadiana, Fakola et Dogo. Après les mots de bienvenue du maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, les troupes des dix cercles ont impressionné par un défilé dont le public s’est émerveillé, impatient de découvrir la diversité culturelle qui lui sera offerte durant cinq nuits. Le chef de l’Exécutif régional s’est, ensuite, adressé aux populations de la Région de Bougouni en leur exprimant sa fierté renouvelée, après la tenue des phases locales qui traduisent l’importance que « nous accordons à la culture, facteur de cohésion sociale, d’unité et de développement dans notre région et sur l’ensemble du territoire national. » Dans son discours, le gouverneur a rappelé que la Région de Bougouni, forte de sa jeunesse, de ses artistes de grande qualité et de renommée, de ses troupes et de ses acteurs culturels, « a toujours occupé une place éminente dans l’histoire culturelle du Mali. » Cela a ainsi fait d’elle une région pourvoyeuse de talents aux troupes de la Région de Sikasso, de 1962 à 2017. Ce qui a permis à la nouvelle Région de Bougouni, 15e région administrative du Mali, de se hisser à la deuxième place du classement général, lors de la Biennale 2023 tenue à Mopti (Centre) dans la Venise malienne. Selon le gouverneur, l’esprit de la biennale n’est pas seulement de la compétition mais, aussi et surtout, la célébration de notre patrimoine commun, avec des prestations qui traduisent l’authenticité, la richesse et la beauté de nos traditions. De ce fait, les dix cercles concouront dans des disciplines aussi riches et variées que le solo de chant, la danse traditionnelle, l’ensemble instrumental traditionnel et la pièce de théâtre. Pour conclure, le gouverneur a invité les acteurs à faire preuve de discipline, de fair-play et de créativité tout au long de cette phase régionale de la Biennale qui n’est pas seulement une compétition mais, surtout, la célébration de notre patrimoine commun. « Notre objectif est de remporter la phase nationale de la Biennale artistique et culturelle au soir du 28 décembre 2025 depuis la Citée des 333 saints, après une deuxième place que nous détenons de l’édition Mopti 2023 », a dit le général de brigade Ousmane Wélé. Il a fait observer une minute de silence à la mémoire de feu Boubou Cabeuil, président de la Société civile de Bougouni, enseignant en poste à l’Académie d’enseignement (AE) de Bougouni. Il s’est éteint aux premières heures de ce 25 septembre 2025. La première nuit de compétition a offert de belles prestations des troupes de Bougouni et de Ouelessebougou. Les compétitions se poursuivent jusqu’au lundi 29 septembre 2025 à la salle Adja Déni Diakité de Bougouni. BHT/MD (AMAP)
Le Festival international de la cuisine africaine de Bamako aura lieu du 2 au 5 octobre prochain au Palais de la Culture
Bamako, 25 sept (AMAP) La 3e édition du Festival international de la cuisine africaine de Bamako (FICAB), se tiendra, du 2 au 5 octobre 2025, a annoncé, jeudi, lors d’un point de presse, la promotrice et présidente du FICAB, Mme Traoré Oumou Traoré. Mme Oumou Traoré a expliqué que cette édition est placée sous le haut patronage du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sous le thème « le culinaire local, au cœur du développement transversal pour la sécurité alimentaire, la souveraineté nationale et la stabilité durable, dans les Etats de l’UEMOA et de la Sous-région sahélienne/Alliance des Etats du Sahel ». La présidente du FICAB a précisé que l’événement contribuera efficacement aux solutions des maux du secteur de l’alimentation quotidienne, sur les chantiers de transformation constructive du Mali Kura, pour une meilleure transmission durable, avec l’atteinte des objectifs du Mali, de l’AES et de l’UEMOA. Pour sa part, le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Djibril Niaré, il a souligné que cette activité permet de valoriser notre Culture. Et a fait noter que l’événement cadre bien avec les priorités du gouvernement. ST/MD (AMAP)
Kangaba : Concertation entre les Commissions foncières (COFO), les Organisations de la Société Civile et les acteurs de la justice
Kangaba, 25 sept (AMAP) Les membres des Commissions foncières (COFO), les Organisations de la société civile (OSC) et les acteurs de la justice de Kangaba, se sont réunis, jeudi, dans un cadre d’échanges et de concertation dans la salle de conférence du Cercle, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. Organisée par le Consortium Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ONU Femmes et l’ONG Azhar, avec l’appui financier du Fonds de consolidation pour la paix, cette activité se situe dans le cadre du projet « Appui à la redynamisation de l’Observatoire national du foncier agricole et des Commissions foncières pour la stabilisation sociale et la consolidation de la paix au Mali ». A l’ouverture des travaux, le premier adjoint au préfet a placé la rencontre dans son contexte. En effet, au Mali, l’agriculture repose, en majorité, sur les petites exploitations agricoles familiales. La terre, espace partagé entre plusieurs systèmes d’activités (agriculture, pêche, élevage) se trouve au cœur de tous les enjeux de développement et de conflits dans les zones de mise en œuvre de ce projet. Selon les résultats de l’étude situationnelle des conflits menée par ONU Femmes en 2021, 42% sont liés aux ressources naturelles et affectent en moyenne plus de 50% des femmes et de jeunes. C’est face à ces difficultés que le Consortium FAO, ONU Femmes et l’ONG Azhar a organisé cette rencontre qui a permis d’animer un cadre d’échange et de concertation entre les membres des COFO, OSC et les acteurs de la justice, recueillir et analyser les difficultés rencontrées par les COFO dans l’homologation des procès-verbaux (PV) et mettre en place une dynamique de collaboration entre les COFO et les acteurs de la justice pour faciliter l’homologation des PV établis par les COFO. Ont participé aux travaux, les sous-préfets de Kangaba et de Naréna, les maires des Communes de Minidian et Naréna, les autorités traditionnelles (chefs de village, propriétaires terriens, les religieux) et les acteurs de la justice de Kangaba. SD/MD (AMAP)
Santé de la femme et de la fille à Kangaba : Atelier pour renforcer le plaidoyer et les capacités des acteurs de la transformation des normes sociales
Kangaba, 25 sept (AMAP) Un atelier pour renforcer le plaidoyer et les capacités des acteurs pour la transformation des normes sociales qui affectent la santé de la femme et de la fille, s’est tenu à Kangaba, jeudi 25 septembre 2025, au Centre de santé de référence (CSRéf) de la ville Il s‘est agi, de façon générale, pour les participants, de renforcer la mobilisation communautaire autour de la promotion des droits des femmes et des filles et sur le nouveau Code pénal et le chapitre relatif au genre pour l’abandon des Violences basées sur le genre (VBG) et des Pratiques traditionnelles néfastes (PTN). Cette rencontre, sous la présidence du 1er adjoint au maire de Minidian, Kamory Keita, a été organisée par l’Association malienne pour le suivi et l’orientation des pratiques traditionnelles (AMSOPT). Elle a permis d’informer les communautés sur le contenu du nouveau code pénal et le chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN à travers des sessions de plaidoyer, d’apporter une prise de conscience des communautés et de leur engagement en faveur de la promotion du nouveau code pénal du Mali et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN et d’amener les décideurs communautaires (administration, élus, leaders religieux, coutumiers etc.) à constituer un groupe communautaire pour la promotion du nouveau Code pénal du Mali et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN. La rencontre a rappelé les conséquences de la pratique de l’excision, du mariage des enfants et des autres VBG telles le harcèlement, l’exploitation sexuelle, la pédophilie, l’esclavage et le trafic sexuel, le viol, le mariage forcé ou précoce. Le contenu du nouveau code pénal et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG et des PTN a été exposé par un spécialiste. A l’issue des travaux, les participants ont créé un Groupe VBG Kangaba. Ils ont recommandé d’élaborer des plans d’action de vulgarisation du nouveau code pénal, de partager les informations du Groupe VBG sur le groupe WhatsApp de la mairie de la Commune de Minidian et de renforcer, de façon continue, les capacités des membres du Groupe VBG Kangaba. SD/MD (AMAP)
Préparatifs de la rentrée scolaires à Bamako : Difficile pour les parents d’élèves
Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 25 sept (AMAP) À quelques jours de la rentrée scolaire, les familles s’activent pour que leurs enfants retrouvent le chemin de l’école dans les meilleures conditions. Entre les listes de fournitures, les inscriptions scolaires, la rentrée est un véritable casse-tête pour acheter cartable, habits, manuels et transports : le coût de la rentrée reste élevé. Mamadou Dembélé, la cinquantaine révolue. Il a cinq enfants, tous inscrits dans des écoles privées. Cette année, la situation socio-économique du pays fait que ce père de famille a des difficultés à joindre les deux bouts. « Les dépenses sont énormes pour cette rentrée scolaire. Rien que pour les inscriptions, je dois payer plus d’un million de Fcfa. Il y a les fournitures scolaires et le transport, après la reprise. Chaque année, c’est le même scénario. Je pense que c’est un moment qui doit être préparé en termes de dépenses », estime-t-il. Même constat pour Mme Mariam Karo, qui reconnaît que la conjoncture économique est mondiale. « Ce n’est pas le Mali seulement qui traverse des moments difficiles. Je pense que c’est mondial. Mais, j’estime que la seule solution, c’est de se donner la main pour bâtir ensemble un Mali de paix et de cohésion », dit cette mère de foyer, rencontrée au marché Dabanani de Bamako. Elle a acheté certaines fournitures, notamment des cahiers et des livres. « Je viens d’acheter des cahiers et des livres pour les classes de 7è et 8ème année. Pour ce qui est des sacs et autres effets, cela peut attendre, car les moyens ne sont suffisants », affirme-t-elle. Contrairement à Mariam Karo, Salimata Traoré n’a rien acheté comme fournitures, pour le moment. Elle attend son époux qui doit envoyer de l’argent depuis l’étranger. Mais avant, la commerçante est venue se renseigner sur les prix auprès des vendeurs de sacs et de gourdes. « Le souhait de chaque parent est d’offrir tout le nécessaire aux apprenants pour le jour de la reprise des cours. Ce qui n’est pas commode cette année car les temps sont durs. « Les deux petites gourdes coûtent 7 000 Fcfa. Je vais y renoncer pour chercher le nécessaire », avance la femme au foyer, assise sur sa moto. Abdoulaye Maïga, enseignant n’est pas encore prêt financièrement pour l’achat des fournitures scolaires mais, il espère une amélioration de sa situation financière d’ici la fin du mois. « Je me renseigne sur le prix de certains matériels didactiques. Je dois trouver des encadreurs pour les cours à domicile. La rentrée scolaire coûte très chère aux parents. » Les écoles privées sont souvent les plus sollicitées pour l’éducation des enfants. Mais ce sont les moyens financiers qui font défaut. Chaque année, les frais d’inscription augmentent. Ce qui a poussé Kassim Coulibaly, ancien travailleur d’une ONG, d’inscrire ces enfants dans une école publique. « Cette année, je ne suis pas en mesure de faire face aux frais de scolarité de mes enfants. Ils sont au nombre de quatre, tous inscrit dans des écoles privées. Mais avec les difficultés financières, j’ai décidé de les inscrire dans une école publique. Même si cela pourrait affecter leur niveau d’études », a-t-il fait savoir, presque désespéré. Des marchands de fournitures scolaires se plaignent du manque d’affluence aux lieux de vente. Si certains pensent que les clients viendront à la dernière minute, d’autres constatent que les parents d’élèves manquent d’argent. Il est 10h34, en mois de septembre au marché Dabanani de Bamako. Les vendeurs de fournitures scolaires ne sont pas nombreux. Les quelques rares qui y sont, déplorent également le manque d’affluence. Bakary Dramé, jeune vendeur de cahiers et d’autres matériels didactiques, en est à sa première année, dans ce commerce. Mais, il risque d’abandonner car le marché n’est pas rentable. « Les clients se font rares. Ceux qui viennent, veulent juste prendre les prix de nos marchandises. La majorité se plaint du manque de d’agent », dit-il. Siaka Boïté vit la même situation. Il affirme qu’il n’y a pas de marché. « L’année dernière, à la même période, nous n’avions même pas de temps pour discuter avec un journaliste. Cette année, c’est le contraire. À une semaine de la rentrée scolaire, nous avons l’impression que les parents ne sont pas prêts. Aucune vente depuis ce matin », se plaint-il. En dépit de cette conjoncture économique, Kèlè Traoré, vendeur de fournitures scolaires à Sogoninko, en Commune VI du district de Bamako, reçoit des clients. Installé au bord de la route, il avoue que les clients sont fréquents chez lui. La preuve ? A 14 heure, son petit kiosque est débordé. « Je peux dire que les clients viennent. Même si d’autres attendent la dernière minute. Comparativement aux années précédentes, le marché est bon », ajoute, M. Traoré âgé d’une vingtaine d’années. MMD/MD (AMAP)
Bamako abrite les 17èmes assises de l’AGEPAR : la durabilité des infrastructures routières au cœur des débats
Bamako, 25 sept (AMAP) « La route est bien plus qu’une infrastructure physique. Elle est un vecteur essentiel de l’intégration, du désenclavement, de la croissance économique et du développement des États », a déclaré Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, mercredi à Bamako, à l’ouverture des 17èmes assises de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR), constaté l’AMAP. Cette rencontre, organisée dix-neuf ans après les premières assises tenues dans la capitale malienne en 2006, coïncide avec le trentenaire de l’AGEPAR. Plus de 90 experts venus de plusieurs pays d’Afrique et du monde participent à ces assises placées sous le thème : « Durabilité des infrastructures routières en Afrique : problématique, solutions et perspectives ». Selon la ministre, malgré les défis sécuritaires, financiers et climatiques, le Mali « reste résolument engagé à moderniser son réseau routier, à améliorer son entretien et à promouvoir des infrastructures résilientes et adaptées aux exigences du développement durable ». Elle a insisté sur la nécessité de trouver des mécanismes de financement pérennes et d’intégrer les dimensions climatiques et environnementales dans la conception des projets. Cheick Oumar Diallo, directeur général des Routes du Mali et président de l’AGEPAR, a pour sa part salué « l’engagement constant des États et des partenaires en faveur du développement d’infrastructures routières modernes, durables et intégrées au service de l’Afrique ». Il a rappelé que l’association, créée en 1995 à Yamoussoukro, s’inscrit dans une vocation panafricaniste et intégrationniste héritée des pères fondateurs de l’indépendance. Durant trois jours, les participants échangeront autour de sessions plénières et d’ateliers thématiques afin de partager les bonnes pratiques, proposer des solutions innovantes et définir une feuille de route commune pour la durabilité des infrastructures routières africaines. Mme Sissoko a conclu en soulignant que ces assises constituent « une opportunité de renforcer la coopération sous-régionale et de consolider les partenariats techniques et financiers », tout en exprimant l’espoir de voir émerger des recommandations concrètes en faveur d’une Afrique « suffisamment connectée, compétitive et prospère ». OS/MD (AMAP)
Mois de l’Amnistie en Afrique : Un appel au désarmement volontaire
Bamako, 25 sept (AMAP) Le démarrage du mois de l’amnistie en Afrique s’est tenue au Mémorial Modibo Keita, jeudi 25 septembre 2025 sous le thème « Collecte et dépôt volontaire des armes. Les volontaires sont amnistiés et garantis de toute poursuite judiciaire. » L’événement a été présidé par le représentant du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le chef de cabinet, Seydou Mamadou Doumbia, aux côtés du secrétaire permanent de la Lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, le colonel Adama Diarra. Dans son allocution, le colonel Diarra a rappelé que « le Mali connaît encore les blessures profondes causées par les conflits, l’instabilité et les divisions internes. » Toutefois, il a insisté sur le fait que le Mali demeure porté par une force inébranlable : celle d’un peuple debout, résilient et profondément attaché à la paix et à l’unité. « Ainsi, a-t-il souligné, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de renouveler l’engagement envers les principes de justice transitionnelle, de dialogue national, de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, afin de reconstruire la société sur les bases solides de la confiance, de la vérité et de la cohésion sociale. « Pour sa part, le représentant du ministre, Seydou Mamadou Doumbia, a mis en avant l’importance de l’amnistie comme facteur de paix. Selon lui, sa plus-value réside dans l’apaisement des ressentiments et la réduction des tensions et violences. Il a également réaffirmé la disponibilité totale des forces de sécurité à accompagner tout processus sincère de désarmement et de réinsertion, dans le respect des droits humains et de la dignité des citoyens. AC/MD (AMAP)
Réforme du secteur de la sécurité : Validation externe des documents d’avant-projet de la stratégie nationale
Bamako, 25 sept (AMAP) Le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité organise, du 25 au 26 septembre, au gouvernorat du District de Bamako, un atelier de validation externe des documents d’avant-projet de la Stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité révisée et son plan d’action 2025-2029, a constaté l’AMAP. Avec l’accompagnement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD, à travers le Projet d’appui à la stabilisation du Mali et le Renforcement de l’Etat de Droit (PROSMED), cette validation intervient, en prélude à celle par l’organe stratégique afin de doter le Mali d’une nouvelle Stratégie plus efficace et adaptée aux réalités sécuritaires du pays. La validation permettra de partager et s’approprier des avant-projets de documents de stratégie de la réforme du secteur de la sécurité et de son Plan d’action 2025-2029 suivant les orientations stratégiques par les acteurs nationaux. Elle permettra, également, de formuler des recommandations et avis sur le document par les acteurs nationaux visant à relever les défis et à définir des mesures pour renforcer la durabilité et l’efficacité des réformes urgentes. Selon le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le général de Division, Abdoulaye Coulibaly, la finalité de cet exercice est l’élaboration et la validation d’un document de Stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité avec l’ensemble des parties prenantes et répondant aux besoins de sécurité du peuple malien. « L’activité se situe dans la continuité de la première génération de la Stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité et son plan 2022-2024 qui visait la mise en place des institutions du secteur de la sécurité efficaces, responsables et respectueuses des Droits de l’Homme et de l’État de droit pour la stabilité du pays », a-t-il rappelé. Le général de division Coulibaly a ainsi invité les acteurs de la sécurité de notre pays, représentants les institutions de gestion, de prestation, de contrôle et d’alerte du secteur de la sécurité de veiller à l’élaboration d’une politique de réforme du secteur de la sécurité adaptée et intégrée afin de léguer aux générations futures, un pays où la qualité de la vie au quotidien sera préservée. OD/MD (AMAP)

