Bamako : Le ministre des Transports dénonce une hausse injustifiée des tarifs interurbains

Bamako, 1er avril (AMAP) Le ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a déclaré ce mercredi, avoir constaté une augmentation des tarifs de transport interurbain par certaines compagnies, non proportionnelle à la hausse des prix des produits pétroliers à la pompe, intervenue le 28 mars 2026, a appris l’AMAP de source officielle. Le responsable en charge du département des Transports, a saisi l’occasion pour rappeler que toute modification des tarifs de transport doit s’inscrire dans le cadre d’un mécanisme de concertation prédéfini, regroupant les représentants de l’administration publique et les organisations socio-professionnelles du secteur du transport routier. Par conséquent, Mme le ministre invite les acteurs concernés à se conformer aux conclusions de la réunion élargie du Conseil national des transports publics de passagers, tenue ce 1er avril 2026. MMD/CMT (AMAP)
Gao : Augmentation du prix de la viande dans la Cité des Askias

Gao, 1er avril (AMAP) Le prix de la viande de bœuf a connu une augmentation à la veille du mois de ramadan, allant de 3000 Fcfa à 3750 Fcfa avec os et 5000 Fcfa sans os, a constaté l’AMAP. Actuellement, certains bouchers ont même cessé de vendre la viande rouge à cause du manque de bétail sur le marché de Wabaaria. Malgré la situation de non approvisionnement du marché principal des régions du nord, de la capitale des trois caïmans voire les pays voisins le Niger, l’Algérie et la Mauritanie en bétail, certains bouchers continuent d’abattre les bœufs pour vendre le kilogramme aux populations à un prix qui n’est pas raisonnable pour certains chefs de famille. Oumar est un boucher qui a son étalage sur la voie principale du 5ème quartier « Djoulaboubou ». Selon lui, cette année, le bétail coûte cher sur le marché de Wabaaria et en particulier les bœufs et les moutons. Il a soutenu que pour ne pas perdre sa clientèle, il s’associe avec un autre boucher pour acheter une maigre vache à 350 000fcfa dont il cède le kilogramme à 3750 Fcfa. Un autre boucher affectueusement appelé Gaucher et qui est installé au marché de Sosso-Koïra dira qu’il achète des bœufs à 650 000 Fcfa voire 700 000fcfa, donc il ne pourra pas avoir un bénéfice avec l’ancien prix de vente au kilogramme et qu’il n’est plus possible pour lui de vendre les tas de viande de 500 Fcfa à sa clientèle. La secrétaire générale du gouvernorat de la région de Gao, Mme Diallo Fatoumata Maiga dira qu’elle a été au marché comme d’habitude pour acheter les tas de viande à 500 F cfa mais avec à sa grande surprise même avec 3000 Fcfa, elle ne pourra pas avoir le kilogramme de viande de bœuf. Pour le moment, ce qui est mieux pour les chefs de familles c’est d’acheter du poisson même si souvent les vendeuses profitent de la situation pour augmenter le prix de poisson aussi. Babahamad est un éleveur très connu dans la région de Gao. Pour lui, la cause principale de la cherté du bœuf sur le marché de Gao a été la mauvaise pluviométrie de cette année. Selon lui, le manque de pâturages est un facteur qui conduit les éleveurs vers l’achat de l’animal-bétail pour sauver leurs animaux avant l’approche des premières pluies. « Actuellement, tous les bœufs sur le marché sont des bœufs de l’embouche que les propriétaires vendent sur le marché, soit pour des revendeurs ou pour les bouchers mais souvent leur prix d’achat est cher en raison de leur poids et leur graisse »,a-t-il évoqué. Le chargé de communication de l’association de consommateur de la région, Kader Touré dira que depuis la veille du mois de Ramadan, le réseau a constaté que le prix de kilogramme de viande de bœuf avec os se vendait à 3750 F cfa et sans os à 4500 Fcfa ou 5000 Fcfa sur le marché de la commune urbaine de Gao. Pour lui, à cause du contexte sécuritaire, le mouvement des animaux vers les villes est compliqué et cela impacte l’approvisionnement de la ville en bétail. « Du coût, les animaux deviennent rares sur le marché et le peu d’animaux qui arrivent sur le marché est très convoité par la clientèle et plus la demande forte plus son prix monte en plus des « coxeurs ». Le 2ème adjoint au maire de la commune urbaine de Gao, Yacouba Maiga se souvient qu’aujourd’hui le bœuf qui se vend à 500 000 Fcfa sur le même marché de Wabaaria, hier était cédé à 125 000 Fcfa . Interrogé sur la question de l’augmentation du prix de Kg de la viande, le 2ème adjoint au maire répond que si le prix à la base est cher automatiquement le prix d’achat s’augmente. Pour lui, avec la liberté des prix aucun contrôle ne peut se faire sur le prix des denrées dans notre pays sinon selon lui ne vaut l’application de la réglementation des prix. Par ailleurs, il a aussi constaté que dans notre pays dès qu’on ajoute sur l’indice salarial, la denrée alimentaire augmentent des prix. Quant au président des bouchers de la région de Gao, Sidi Yaya Abdoulaye Touré qui reconnaît aussi que depuis le début du mois béni de Ramadan, certains de ses camarades bouchers ont augmenté sur le prix de la viande au kg sans lui consulter. En croire à ses dires, il a souhaité que ses collègues doivent attendre après la fête pour la hausse du prix de la viande des bœufs au kilogramme mais que cela n’empêche le prix du kilogramme de la viande de vache ou de bœuf à déjà prix l’ascenseur. Pour le président des bouchers de la région de Gao, deux facteurs sont la cause de la hausse du prix de la viande rouge au kilogramme, le premier il y a manque d’animaux sur le marché et le deuxième le marché de Gabaria est très débordé par les acheteurs de l’Algérie, de la Mauritanie, les acheteurs de la capitale ainsi que ceux de Gossi. Selon lui, dans le temps, c’est la zone de Gossi même qui ravitaillait le marché de Gao. A ce deux facteurs s’ajoute la cessation de l’approvisionnement du marché de la région par le Niger qui, selon lui, les autorités nigériennes ont interdit la vente du bétail hors du pays. « Avant cette situation, la ville de la commune urbaine de Gao était ravitaillée par la viande de 60 têtes de bœufs par jour mais aujourd’hui, c’est seulement la chair de 17 têtes de bœufs qui est étalée à travers la ville. Hier le bœuf que le boucher avait l’habitude d’acheter à 125 000fca, aujourd’hui, ce même bœuf coûte 350 000fcfa. Avec ce prix d’achat il est difficile de tirer bénéfice à l’ancien prix au kilogramme. Actuellement, il n’y a même pas des bœufs sur le marché et si on en trouve il faut débourser 650 000 à 700 000 Ffca avec ce prix aucun boucher ne peut pas avoir un bénéfice en vendant le
Kolondièba : La lutte contre le paludisme au centre d’une rencontre

Kolondièba, 1er avril (AMAP) Les autorités locales et le district sanitaire de Kolondièba ont organisé une journée de plaidoyer sur la prévention et la lutte contre le paludisme le 31 mars, a constaté l’AMAP. Présidée par le Sous-préfet central, Sékou Dembélé, cette journée de sensibilisation sur la lutte contre le paludisme a regroupé plusieurs personnalités dont le premier adjoint au maire de Kolondièba Moussa S Koné, le représentant du médecin chef Tahirou Togola, le chef service du développement social Boubacar Dioni ,le personnel de santé, les leaders religieux, les légitimités traditionnelles,la CAFO, la jeunesse,le RECOTRADE . L’adjoint du Préfet Sékou Dembélé, plaçant l’événement dans son contexte, dira que le paludisme demeure, l’une des premières causes de morbidité et de mortalité dans notre pays, particulièrement chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Malgré les efforts consentis par l’État et ses partenaires, les défis restent nombreux et nécessitent une mobilisation accrue de toutes les couches de la population. C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet REACH Malaria qui vise à renforcer l’engagement communautaire pour une meilleure appropriation des interventions de lutte contre le paludisme dans les districts sanitaires ciblés dont celui de Kolondièba. Le premier adjoint au maire a salué la tenue de cette journée de plaidoyer sur la lutte contre du paludisme surtout à l’approche de cette période hivernale favorable aux moustiques vecteurs de la maladie. Il a demandé à tous les participants de faire la restitution à leur niveau pour que la lutte soit efficace. Les facilitateur , le représentant du médecin chef Tahirou Togola, le chef service du développement social Boubacar Dioni, Aminata Konaté agent de santé ont édifié les participants sur plusieurs aspects du paludisme. L’objectif général de cette rencontre était de renforcer l’engagement communautaire pour une meilleure appropriation des interventions de lutte contre le paludisme. Il s’agit de faire en sorte que chaque acteur à son niveau devienne un véritable agent de changement dans la prévention et la lutte contre cette maladie. A l’issue de ce cadre d’échange de sensibilisation, et de prise de décision concertés, ces rencontres permettront d’identifier les obstacles à l’adoption des bonnes pratiques, de valoriser les savoirs et initiatives locales et de renforcer la collaboration entre les services de santé et les communautés. Après ces dialogues , les communautés comprennent mieux les stratégies de prévention du paludisme notamment autour du vaccin R12, les obstacles locaux sont identifiés et consignés dans un plan d’action communal ou local, les autorités administratives communautaires et sanitaires s’engagent à soutenir la mise œuvre des résolutions retenues . Le représentant de l’État, Sékou Dembélé a salué les participants pour leur disponibilité et leur participation active à cette journée de sensibilisation et de lutte contre le paludisme. NMK/KM (AMAP)
Mali- Météo : Annonce de la dégradation de la visibilité sur la majeure partie du territoire national

Bamako, 1er avril (AMAP) –L’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo) a annoncé, dans son bulletin du jour, une dégradation de la visibilité sur la majeure partie du territoire, avec des distances comprises entre 1 et 3 kilomètres en raison de la poussière en suspension. Les régions du Sud seront relativement épargnées, avec une visibilité oscillant entre 5 et 8 kilomètres, a appris l’AMAP de source proche de l’Agence. Selon la même source, une baisse des températures est également observée à l’échelle nationale par rapport à la veille. Les prévisions indiquent notamment 38°C à Kayes, 36°C à Koulikoro et Sikasso, 34°C à Ségou, 33°C à Mopti, tandis que des températures plus modérées sont attendues dans les régions du Nord, avec 29°C à Tombouctou, 30°C à Gao et Ménaka, 28°C à Kidal et 26°C à Taoudéni. Dans les autres localités, les maximales varient entre 31°C à Bougouni, 35°C à Koutiala, 36°C à Dioïla, 31°C à Nioro, 35°C à Nara, 38°C à Kita, 34°C à San, 31°C à Douentza et 32°C à Bandiagara. Les vents souffleront majoritairement du nord-est avec des vitesses comprises entre 5 et 20 km/h. Mali-Météo appelle à la prudence sur l’ensemble du territoire pour les prochaines 24 heures, évoquant une « vigilance absolue » et recommandant de « rester très vigilants et attentifs ». En période de saison sèche, le Mali est fréquemment affecté par des épisodes de poussière en suspension, notamment liés à l’harmattan, entraînant une réduction de la visibilité et des impacts sur les conditions de circulation et la santé respiratoire. OS/KM (AMAP)
Kayes : Rumeur de pénurie de carburant dans les stations-services

Kayes, le 31 mars (AMAP) Contrairement aux informations alertant d’éventuelle pénurie d’hydrocarbures dans la Cité des Rails, plusieurs stations-services fournissent du carburant, même si la rumeur a dû provoquer de léger attroupement dans ces lieux de vente, a constaté l’AMAP. « Je risque de perdre mon emploi si je vous autorise à faire des photos des clients…», se débarrasse de nous respectueusement, vers 10h30mn, un pompiste à notre tentative de demande d’autorisation de prendre des images de la dizaine de personnes en rang pour se ravitailler du liquide précieux. Cette scène s’est déroulée à une station d’essence, située à Kayes N’Di, au niveau du quartier Soutoukoulé, sur la rive gauche du Fleuve Sénégal de la ville. Ici, des motocyclistes et des triclystes s’attroupent. « Nous avons entendu des échos sur une imminente pénurie de carburant à Kayes, c’est pourquoi il me faut suffisamment d’essence avant la crise…», se justifie Salif Traoré. Pourtant, rien ne prouve qu’un tel scénario de manque d’hydrocarbures plane, eu égard la circulation normale et dense dans la Cité des Rails ce mardi 31 mars 2026. Mieux, en face de la première station-service que nous nous sommes rendus, celle dénommée Baraka Petroleum aussi distribue du carburant. Là, également, les pompistes servent les clients sans arrêt. Pas autant d’affluence comme dans les stations services à Bamako, mais une dizaine de clients demeurent toujours. Pas de panique, le gérant nous autorise à faire des photos. Et le pompiste rassure qu’il n’y aura pas de pénurie. Selon un cadre de la ville, ayant requis l’anonymat, « c’est vrai que le stock est à la baisse, mais il n’y a pas lieu de croire à une pénurie ». Notre interlocuteur alerte que la Direction régionale de la police a été engagée pour traquer toute personne tentée par la surenchère. « Nous avons appris que certaines personnes sont en train de céder, sur le marché noir, le litre d’essence à plus de 1.000F cfa…et le Directeur régional de la police, saisi, va déployer ses agents pour interpeller les coupables», a-t-il prévenu. Par ailleurs, selon nos informations recueillies de sources crédibles, les localités de Sadiola et Yélimane, très consommatrices d’hydrocarbures, ne sont pas également en manque de carburant. Les stations-services fonctionnent normalement dans ces zones d’orpaillage lesquelles qui tournent qu’avec le liquide précieux. En outre, selon un autre responsable de la Cité des Rails, des citernes sont au point d’être escortées de Diboli à Kayes. L’arrivée de ces citernes d’hydrocarbures dans la ville de Kayes va circonscrire à la baisse du stock existant. Faut-il rappeler que la Région de Kayes a toujours su maîtriser la situation depuis l’imposition de cette crise dans notre pays. OD/KM (AMAP)
Bafoulabé : Le FC Vétéran sacré champion de la 1ère Coupe du Ministre Abdoul Kassim FOMBA

Sélinkégny, 31 mars (AMAP) Dans une atmosphère d’émotion intense et sous un soleil de plomb que le terrain « N’Diaye BAH » de Sélinkégny, dans la commune rurale de Bafoulabé a vibré, le dimanche 29 mars 2026, au rythme de la finale de la première édition de la Coupe du Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Abdoul Kassim Fomba. Au terme d’un match de haute intensité, le FC Vétéran habillé en vert a triomphé du FC Sané, en rouge (1-0), a constaté l’AMAP. Après le coup d’envoi donné par le préfet du cercle, Siaka Souleymane Sanogo, les deux équipes se sont rivalisées d’ardeur pour marquer au moins un but avant la première mi-temps, mais les multiples tentatives des deux équipes n’ont rien donné. À la reprise, l’assistance a eu droit à un spectacle émouvant. Finalement, à quinze minutes de la fin, les efforts du FC Vétéran ont payé. Ce but unique a marqué l’apothéose du match. La rencontre, arbitrée dans un esprit de fair-play, a attiré de nombreuses délégations et une foule passionnée, venue saluer l’initiative du Ministre en faveur de la jeunesse locale Le Maire de la commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, dans son discours, a affirmé « Si une personne vous surpasse sans effort, ni tension, elle possède une maîtrise technique ou mentale supérieure « . Selon lui, sur 100 activités à Selinkegny, 90 concernent la jeunesse. Cela doit interpeller cette communauté Soninké et leur pousser à entreprendre des actions concrètes pour clôturer leur terrain « , a déclaré le Maire. Il a enfin salué Ladji Diaby, responsable du desk sport de l’Essor, le Quotidien national et le Ministre Fomba pour avoir mis en compétition les jeunes de la localité. Quant au président du comité sportif, Madigata Diaby, il a déclaré que c’est une victoire de la jeunesse malienne. Cependant souhaiterait bénéficier de l’appui du district de football de Bafoulabé pour pouvoir former leurs arbitres, avant de saluer l’assistance. Dans son discours, le préfet, Siaka Souleymane Sanogo a salué l’esprit sportif qui a régné sur le terrain. Il a félicité l’équipe victorieuse. Mais cette victoire à l’en croire, revient à l’ensemble des jeunes qui ont participé à ce tournoi. Le chef de l’exécutif local a salué le Ministre de la jeunesse et des sports pour avoir donné l’occasion aux jeunes du cercle de s’exprimer à travers le football BM/KM (AMAP)
Mali : L’ancienne ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Sangaré Oumou Ba est décédée ce mardi à 79 ans

Bamako, 31 mars (AMAP)– L’ancienne ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Sangaré Oumou Ba, est décédée ce mardi à Bamako, à l’âge de 79 ans, des suites d’une maladie, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Figure marquante de la vie politique et sociale malienne, elle s’était illustrée par son engagement en faveur des droits des femmes et de la protection de l’enfant. Enseignante de formation, elle a également été députée à l’Assemblée nationale sous la présidence de Amadou Toumani Touré avant d’occuper des fonctions gouvernementales sous le président Ibrahim Boubacar Keïta. Membre fondatrice du Rassemblement pour le Mali (RPM), elle a aussi dirigé le Bureau national des femmes du parti et joué un rôle actif dans plusieurs organisations associatives dédiées à la promotion féminine. Sur le plan international, elle a siégé au Parlement de la CEDEAO, où elle a occupé des fonctions de responsabilité dans des commissions liées à la santé et aux droits des femmes et des enfants. L’annonce de sa disparition suscite une vive émotion au sein des organisations féminines. Les informations relatives aux obsèques seront communiquées ultérieurement, selon sa famille. KD/KM (AMAP)
Société : : Poursuite des rencontres pour la paix et la réconciliation à Kangaba avant la réfection septennale du Kamablon

Kangaba, 31 mars (AMAP) Après la journée pour la paix et la réconciliation initiée par la jeunesse de Kangaba le samedi 28 mars 2026, les légitimités traditionnelles de Kangaba et environs se sont rencontrés le lundi 30 mars 2026 à la place du Kamablon (case sacrée de Kangaba) pour sceller définitivement la paix et la réconciliation entre les 09 grands clans qui cohabitent dans la ville de Kangaba et environs et qui conjuguent chaque 07 ans, leurs efforts pour faire la réfection du Kamablon. En effet, lors de la cérémonie de la dernière réfection septennale du Kamablon en 1999, de graves malentendus sont survenus entre les notables. Les travaux de réfection ont été réalisés mais, il s’en est suivi une déchirure profonde entre les principaux dignitaires propriétaires de la case sacrée de Kangaba. Cette déchirure a favorisé la mise à l’écart d’une frange importante de la population dans les activités traditionnelles de Kangaba. C’est ainsi que le RECOTRADE regroupant les griots, les forgerons et autres hommes de caste se sont mobilisés pour réconcilier les parties en conflit. Sept (07) ans jour pour jour, ces réconciliateurs ont organisé des rencontres séparées, utilisé le porte en porte pour rapprocher les points de vue. Sachant que la réfection septennale approche, les chefs de clan se sont d’abord réconciliés entre eux. Il était devenu nécessaire de faire le grand rassemblement pour que tout le monde parle le même langage. C’est ce qui explique la rencontre du lundi 30 mars 2027 pour enterrer définitivement la hache de guerre. Une rencontre qui sera inscrite non seulement dans les annales de l’histoire de Kangaba mais également dans la tradition orale des griots, maitres de la parole. La joie était à son comble sous ce soleil de plomb devant la porte du Kamablon. Les responsables des trois clans les plus âgés à savoir Nanala, Fonfola et Fodéla ont formulé des bénédictions afin que, plus jamais cela n’arrive à Kangaba. Dans cette euphorie, ces mêmes responsables ont donné la date du lundi 06 avril 2026 pour le lancement des travaux de réfection septennale de la case sacrée de Kangaba. Un grand rassemblement est prévu ce jour où tous les adolescents qui sont les futurs bâtisseurs seront orientés vers les grands travaux d’intérêt public qu’ils doivent réaliser avant d’être baptisé. Ces adolescents, naguère les soldats protecteurs du mandé sont surveillés par leurs ainés afin de montrer une œuvre sociale pour la collectivité. SD/KM (AMAP)
Tombouctou : 706 occupations du domaine public recensées, un potentiel de plus de 2,3 millions FCFA identifié

Bamako, 31 mars (AMAP) La commission Finance, Budget, Développement et Sécurité alimentaire de la commune urbaine de Tombouctou a annoncé mardi dernier la fin du recensement des kiosques, hangars et stands, occupant le domaine public, révélant un important potentiel de recettes jusque-là peu exploité, a appris l’AMAP de source proche de la délégation spéciale de la mairie. Selon le président de la commission, Ibrahim Boiny Adiawiakoye, l’opération a permis d’identifier 706 occupations réparties dans huit quartiers et trois axes stratégiques de la ville. Le potentiel fiscal est estimé à 2 321 149 FCFA, alors que les recettes mensuelles issues de ces occupations ne dépassaient pas 100 000 FCFA, soit un manque à gagner de plus de 2 millions de FCFA pour la collectivité. Les autorités communales indiquent avoir mis fin à un contrat jugé désavantageux et envisagent une meilleure mobilisation des ressources à travers une collaboration renforcée avec des groupements d’intérêt économique (GIE), avec un objectif de recouvrement de 60 à 70 % du potentiel identifié. Par ailleurs, la commission a signalé l’existence d’un GIE opérant illégalement dans la collecte de fonds auprès des occupants du domaine public. Un avertissement a été lancé, avec la menace de poursuites judiciaires en cas de persistance de ces pratiques. La commission a salué la collaboration des populations et l’engagement de l’équipe de recensement dans la conduite de cette opération. KD/KM (AMAP)
Kayes : Reconduction du couvre-feu pour un mois

Kayes, 31 mars (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de Brigade Moussa Soumaré, a pris une décision, ce lundi 30 mars, conduisant à la reconduction du couvre-feu dans la Région pour une période de 30 jours, allant du mardi 31 mars au mercredi 29 avril 2026, de 00h00 à 05h00mn, a appris l’AMAP, de source officielle. Selon le communiqué, pendant cette période susmentionnée, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transport est et demeure restreinte, à l’exception des véhicules et engins des Forces de Défense et de Sécurité, des ambulances munies d’un ordre de mission. Le Chef de l’’exécutif régional a fait savoir que cette restriction a été reconduite, au regard de la situation sécuritaire, suivant la décision N°000524/GRK-CAB du 01juillet 2025. Pour rappel, le gouvernorat de Kayes avait pris cette décision suite à une attaque perpétrée dans la ville par des terroristes à cette époque. Par ailleurs, le Général de brigade Moussa Soumaré salue l’engagement et la détermination des Forces de défense et de sécurité et la résilience des populations de la Région de Kayes. OD/KM (AMAP Kayes)

