Tominian, 28 octobre (AMAP) Le district sanitaire de Tominian a enregistré, au cours de l’année 2026, un premier cas suspect d’infestation par le ver de Guinée chez un animal. Le cas concerne une jeune chienne dans le village de Dimikuy, relevant de l’aire de santé de Moniso, selon un rapport d’investigation sanitaire daté du 14 octobre 2026.

L’alerte a été donnée le 11 octobre par le propriétaire de l’animal, qui avait constaté des plaies et des gonflements au niveau des pattes antérieures. Deux jours plus tard, le 13 octobre, des fragments de ver ont été observés sur la patte antérieure droite de la chienne. Une immersion contrôlée a alors été effectuée par le suppléant du directeur technique du centre de santé de Moniso, avant le prélèvement et l’acheminement de l’échantillon au Centre de santé de référence CSRéf de Tominian pour confirmation au laboratoire national.

Selon les premières informations recueillies, la chienne, âgée d’environ un an, serait arrivée à Dimikuy en juillet 2026. Elle aurait été achetée auprès d’un marchand de chiens, qui l’aurait lui-même obtenu dans le cadre de ses déplacements dans le district sanitaire de Markala. Les investigations engagées avec les équipes de Markala visent à préciser son origine et à reconstituer son parcours.

À ce stade, les éléments recueillis orientent vers l’hypothèse d’une infestation importée. Toutefois, cette hypothèse reste à confirmer par les investigations épidémiologiques et les résultats de laboratoire.

À la suite du signalement, plusieurs activités ont été menées, notamment des entretiens avec le propriétaire de l’animal, le chef de village et d’autres personnes ressources, la sensibilisation de la communauté ainsi que le maintien de la chienne en contention afin de limiter les risques de contamination de l’environnement.

Trois mares ont également été identifiées dans le village et ses environs, dont une était déjà tarie au moment de l’investigation. Le traitement des points d’eau identifiés est en cours. Le rapport signale par ailleurs une pompe à motricité humaine en panne dans le village, une situation qui souligne l’importance de l’accès à des sources d’eau sûres.

En raison de l’insécurité dans la zone, l’équipe-cadre du district sanitaire n’a pas pu se rendre sur place. Elle a néanmoins apporté un appui à distance au personnel sanitaire chargé de conduire les activités d’investigation.

Dans le cadre de l’approche intégrée « Une seule santé » (One Health), qui associe la santé humaine, la santé animale et la protection de l’environnement, les services sanitaires et vétérinaires appellent les populations à signaler rapidement toute suspicion de ver de Guinée chez les animaux.

La surveillance communautaire, la contention des animaux suspects, la protection des points d’eau et l’utilisation de moyens de filtration adaptés constituent des mesures importantes pour prévenir une éventuelle transmission.

ST/KM (AMAP)

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