Bamako, 11 octobre (AMAP) La première édition de GAYA, la Biennale internationale de la danse au Mali, a été officiellement lancée le samedi au Siège de I DANCE’O à Sabalibougou Courani, a constaté l’AMAP .

La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, représenté par son chargé de mission, Attaher Maïga. Elle a enregistré la présence de la représentante du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Touré, de la présidente de l’association IDANCE’O, Bibata Ibrahim Maïga, ainsi que des artistes, créateurs, professionnels de la culture et représentants du corps diplomatique.

Portée par l’association IDENCE’O, cette initiative vise de faire de la danse un espace de transmission du patrimoine, de création contemporaine et de rencontre entre les artistes et le public.

Dans son allocution, le représentant du ministre de la Culture, Attaher Maïga, a salué une initiative qui place la danse au cœur de la valorisation du patrimoine culturel malien. Il a rappelé que les danses, les gestes, les rythmes et les pratiques artistiques du Mali sont les dépositaires d’une mémoire, de savoirs et d’une vision du monde qui méritent d’être transmis et reconnus.

Selon lui, la transmission du patrimoine ne signifie pas son immobilisation. Un patrimoine vivant doit continuer à se pratiquer, à se renouveler et à dialoguer avec les générations présentes et futures. À travers GAYA, le Mali entend ainsi renforcer sa place sur la scène chorégraphique africaine et internationale, tout en offrant une meilleure visibilité à la richesse de son patrimoine et à la créativité de ses artistes.

Attaher Maïga a également parlé de l’importance de la formation et de l’accompagnement des jeunes talents. Il a cité le parcours de Bibata Ibrahim Maïga, initiatrice de la biennale, qui a bénéficié du programme d’incubation de talents Mali (ITM), mis en place par le département chargé de la Culture. Il a félicité les initiateurs, les artistes et les partenaires engagés, souhaitant que cette première édition soit un moment d’inspiration, de transmission et de création.

Au nom du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Touré a, pour sa part, insisté sur la dimension économique et professionnelle de la culture. Elle a rappelé que les arts vivants mobilisent plusieurs métiers, notamment les artistes-interprètes, les chorégraphes, les techniciens, les administrateurs, les producteurs, les communicants et les formateurs.

Pour elle, le développement de ce secteur nécessite le renforcement des compétences et la création de conditions favorables à la professionnalisation. Elle a salué l’approche de GAYA, qui articule transmission, recherche artistique, création et diffusion dans un cycle biennal. Cette démarche, a-t-elle expliqué, permet de relier l’apprentissage à la recherche, puis à la création et à la rencontre avec le public. Elle a enfin souhaité que la biennale favorise de nouvelles perspectives professionnelles et entrepreneuriales pour les acteurs culturels maliens.

Prenant la parole, Bibata Ibrahim Maïga a présenté GAYA comme le résultat d’une réflexion, d’un parcours et d’une conviction transformés en action. Elle a précisé que le projet repose sur trois dimensions essentielles : la transmission, la création et la diffusion. Le cycle biennal 2026-2028 vise à favoriser la formation, la recherche artistique, les cocréations et les échanges avec le public.

L’initiatrice a particulièrement insisté sur les cocréations, qui doivent permettre à des artistes aux parcours, aux sensibilités et aux langages différents de se rencontrer et d’imaginer des propositions originales. Elle a également soulevé la question de la place du public et de la nécessité de faire des arts vivants un véritable espace de dialogue avec les populations.

Tout en remerciant son équipe, les artistes, les formateurs et les partenaires, Bibata Ibrahim Maïga a rendu hommage aux artistes et formateurs disparus, en demandant une minute de silence en leur mémoire.

Gaoussou TANGARA (AMAP)

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