Ouélessébougou, 06 octobre (AMAP) La filière de Karité constitue de nos jours, une source de revenus très significative pour les populations féminines en milieu rural. Plusieurs femmes vivent de cette filière à Djitoumou en faisant d’elle, une activité principale qui contribue à leur indépendance économique.
À Djitoumou, la saison annuelle du Karité commence généralement au mois de juin, qui correspond au début de l’hivernage.
Selon le témoignage de Minata Samaké, productrice de karité, habitante de Ouéléssébougou : « cette période marque le début d’une activité qui mobilise de nombreuses femmes dans les différentes localités de la zone ». « Dès l’aube, les femmes de différentes tranches d’âge se rendent dans la campagne, pour la collecte des noix de Karité. La même démarche est faite par les collectrices chaque jour vers le crépuscule. Après chaque séance de collecte, les noix sont versées et réservées dans les puits à l’extérieur des concessions », a expliqué la vielle Samaké.
Après la collecte, les noix sont progressivement triées afin d’éliminer les impuretés. Elle a précisé qu’après avoir rassemblé suffisamment de noix, elles procèdent à leur traitement. Les noix sont nettoyées, bouillies puis séchées sous le soleil. Une fois sèches, elles sont décortiquées et les amandes sont conservées pour être transformées en beurre de karité.
La transformation constitue une étape essentielle. Les amandes sont concassées, réduites en pâte, puis travaillées progressivement jusqu’à l’obtention du beurre. Si la plupart des femmes utilisent encore les méthodes traditionnelles, forces est de constater que d’autres font recours à des équipements modernes pour réduire le travail manuel et d’améliorer la production.
Pour Minata Samaké, la transformation du Karité représente non seulement une activité traditionnelle, mais aussi une source importante de revenus pour de nombreuses femmes. Le beurre de Karité est également utilisé par les familles, mais elles peuvent également le vendre pour avoir des revenus.
La dernière étape concerne la commercialisation. Le beurre de Karité et les amandes sont vendus sur les marchés locaux, auprès des commerçants et parfois à des acheteurs venant d’autres localités. Les revenus tirés de cette activité contribuent aux dépenses quotidiennes des ménages et permettent à certaines femmes de financer le prix des condiments, des outils scolaires des enfants, des habillements et d’autres activités économiques.
Les prix peuvent varier en fonction de la période, de la quantité disponible et de la demande. A cette heure le kilogramme du beurre de karité est cédé à environ 1000FCFA sur les marchés locaux, a témoigné la dame Samaké.
Enfin la quinquagénaire a également sollicité l’appui des autorités, partenaires, et organisations pour l’industrialisation de la filière karité dans la zone de Djitoumou afin de créer plus d’emplois et favoriser l’autonomisation des femmes rurales.
AC/KM (AMAP)

