Bamako, 1er octobre (AMAP)  L’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote a lancé mercredi les travaux d’une raffinerie de pétrole de 16 milliards de dollars dans le comté côtier de Lamu, au Kenya, un projet destiné à approvisionner en carburants le marché de l’Afrique de l’Est, selon les informations communiquées lors de la cérémonie de lancement.

Baptisée Dangote East Africa Refinery, l’installation doit avoir une capacité de traitement de 700.000 barils de brut par jour et produire notamment de l’essence, du diesel et du carburant pour l’aviation, destinés au Kenya et aux pays voisins. Le projet pourrait ainsi contribuer à réduire la dépendance de la région aux importations de produits pétroliers raffinés.

« Je veux vous promettre que nous reviendrons pour inaugurer cette raffinerie dans 40 mois à compter d’aujourd’hui », a déclaré Aliko Dangote lors de la cérémonie.

Le président kényan William Ruto, présent à l’événement, a indiqué que son gouvernement envisageait de prendre une participation dans le projet à travers le National Infrastructure Fund et d’ouvrir des possibilités d’investissement au public. Il a souligné que l’Etat entendait investir dans la raffinerie et permettre aux Kényans d’y participer.

Selon M. Dangote, plus de 110 équipements étaient déjà présents sur le site et environ 400 autres devraient arriver dans les 60 prochains jours. Il a présenté le projet comme l’un des plus rapides lancés par son groupe et a défendu le développement des capacités africaines de transformation des matières premières.

« L’Afrique ne peut pas bâtir une prospérité durable en exportant ce que nous avons et en important ce dont nous avons besoin », a-t-il déclaré.

Le lancement s’est déroulé en présence notamment des présidents ou représentants de plusieurs pays africains, dont l’Ouganda, le Bénin, le Togo et l’Ethiopie, ainsi que de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.

Le projet fait toutefois l’objet d’une contestation judiciaire. Un groupe de 133 habitants revendique des droits ancestraux sur les terres concernées et soulève des préoccupations relatives aux indemnisations et aux garanties environnementales. La juridiction de l’Environnement et des Terres de Malindi a ordonné aux parties de maintenir le statu quo sur les terres litigieuses dans l’attente de nouvelles procédures prévues le 14 octobre.

Aliko Dangote a déclaré que son groupe était prêt à faire face aux contestations judiciaires liées au projet.

OS/KM(AMAP)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *