Bamako, 29 septembre (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a appelé lundi à une refondation du système multilatéral fondée sur l’égalité souveraine des États, la non-ingérence et le respect de l’intégrité territoriale, tout en réaffirmant l’objectif du Mali de renforcer son « autonomie stratégique » avec ses partenaires de la Confédération des États du Sahel (AES), selon son intervention à la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU.
S’exprimant au nom du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, M. Diop a appelé à « restaurer la confiance » entre les États et au respect des principes de la Charte des Nations unies. Il a également plaidé pour la levée des « mesures coercitives unilatérales », qu’il juge préjudiciables à la souveraineté et au bien-être des populations.
Une large partie de son intervention a porté sur la situation sécuritaire au Sahel. Le ministre a notamment mis en cause les conséquences de l’intervention de l’OTAN en Libye en 2011 et dénoncé ce qu’il a présenté comme un soutien extérieur à des groupes terroristes opérant dans la région, citant notamment l’Ukraine. Ces éléments relèvent des positions exprimées par le ministre dans son discours.
Abdoulaye Diop a défendu la création de l’AES, réunissant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, comme un cadre de coopération sécuritaire, politique et économique. Il a également placé la souveraineté économique au cœur de la stratégie nationale, à travers notamment la mobilisation des ressources internes, avant de réaffirmer le soutien du Mali au peuple palestinien et son souhait de voir émerger un ordre international fondé sur la coopération. « Notre objectif est d’atteindre l’autonomie stratégique du Mali, de l’AES et de l’Afrique, tant dans le domaine de la sécurité que du développement », a-t-il déclaré.
OS/KM(AMAP)

