Bamako, 16 septembre (AMAP) Placée sous le haut patronage du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, la 5ème édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE) a été lancée officiellement mardi au Centre international de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP.
La cérémonie, présidée par le Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga, ouvre une série d’activités prévues du 15 au 21 septembre 2026 sous le thème « Éducation, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix au sein de l’AES et de la sous-région ».
Dans son allocution, le Premier ministre a rappelé que la nation doit savoir s’arrêter « non pas pour regarder derrière elle avec regret, mais pour regarder devant elle avec responsabilité ». Selon lui, traverser des épreuves impose de « panser ses blessures », d’en tirer des leçons, de restaurer la confiance et de renforcer les liens entre les citoyens afin de transmettre aux générations futures « les raisons de croire encore en l’unité et la communauté de destin ».
« La réconciliation n’est pas un mot de circonstance », a poursuivi le chef du gouvernement. « C’est une exigence nationale, une responsabilité collective et un choix ». Il a précisé que réconcilier ne signifie pas oublier l’histoire, mais apprendre à la porter sans qu’elle n’entrave l’avenir, et que la diversité doit être transformée en force au service de la nation.
Le Premier ministre a également élargi l’enjeu au niveau régional en invitant à « penser la réconciliation au-delà de nos frontières » dans l’espace sahélien et au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Il a souligné que la paix se construit aussi « dans les écoles, dans les familles, dans les communautés » et dans les esprits, en particulier lorsque les jeunes trouvent leur place et que les cultures sont respectées et valorisées.
Les activités de cette semaine comprennent des dialogues citoyens, des manifestations culturelles et sportives, des initiatives éducatives, des actions de solidarité et des projets communautaires, présentés par le gouvernement comme des mesures concrètes pour faire de la réconciliation « une réalité vécue au quotidien » et pour « laver le linge sale en famille », loin des seules salles de conférence.
La SENARE, créée pour promouvoir le dialogue, la cohésion sociale et l’unité nationale, vise à installer la réconciliation comme un réflexe collectif et durable au Mali.
ST/KM (AMAP)

