Bamako, 7 septembre 2026 (AMAP) La 40ème session extraordinaire du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (CIP-UEMOA) s’est ouverte, lundi, à Bamako, avec au programme des échanges sur la gestion des intrants agricoles, l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires et la stratégie de communication de l’institution, a constaté l’AMAP.
Les travaux de cette session, prévue du 7 au 11 septembre 2026 dans la capitale malienne, sont présidés par le président par intérim du Comité interparlementaire de l’UEMOA, Fononna Chieck Ahmed Coulibaly, en présence notamment du premier vice-président du Conseil national de Transition (CNT), Hameye Founé Mahalmadane.
Le programme prévoit deux importantes communications sur les thèmes : « Renforcement de la mise en œuvre des réglementations régionales relatives à la gestion des intrants agricoles » et « Harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires dans les États membres de l’UEMOA ».
Ces exposés seront développés par des experts de la Commission de l’UEMOA. La présentation et l’examen de la stratégie de communication du CIP-UEMOA figurent également au menu des travaux.
Selon le premier vice-président du CNT, Hameye Founé Mahalmadane, cette session extraordinaire se tient dans un contexte international et régional marqué par de nombreuses incertitudes, des soubresauts, mais également par des avancées significatives sur le plan de la diplomatie parlementaire.
Il a souligné que les thématiques sur lesquelles porteront les réflexions des participants, notamment l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires et le renforcement de la mise en œuvre des réglementations régionales relatives à la gestion des intrants agricoles, revêtent une importance particulière pour le développement des activités des populations rurales de l’espace communautaire.
« Le secteur agricole, on le sait, occupe une place de choix dans le développement de nos États membres. L’agriculture et l’élevage sont des secteurs d’activités clés qui contribuent significativement à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté des populations rurales dans l’ensemble de nos pays », a-t-il déclaré.
Toutefois, le secteur rural reste confronté à de nombreuses contraintes qui ne favorisent pas suffisamment l’engagement des principaux acteurs qui y interviennent. Parmi celles-ci figurent notamment les difficultés d’accès au financement et aux intrants ainsi que la faiblesse de certaines dispositions législatives et réglementaires.
Hameye Founé Mahalmadane s’est dit convaincu que, compte tenu de la qualité des participants et des experts, les travaux aboutiront à des conclusions pertinentes dont la mise en œuvre pourrait imprimer un nouvel élan à ce secteur stratégique pour le développement harmonieux des économies des États membres de l’UEMOA.
Pour sa part, le président par intérim du Comité interparlementaire de l’UEMOA, Fononna Chieck Ahmed Coulibaly, a indiqué que cette session extraordinaire offre l’opportunité aux parlementaires d’échanger avec des experts de la Commission de l’UEMOA sur deux thématiques majeures.
Il s’agit, a-t-il précisé, du renforcement de la mise en œuvre des réglementations régionales relatives à la gestion des intrants agricoles et de l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires dans les États membres de l’Union.
« Outre ces deux communications, nos travaux se pencheront sur l’examen de la stratégie de communication du CIP », a ajouté le président par intérim.
Abordant la question des intrants agricoles, Fononna Chieck Ahmed Coulibaly a rappelé que les dispositions réglementaires en Afrique de l’Ouest reposent sur des cadres communautaires d’harmonisation portés par des institutions régionales telles que la CEDEAO, l’UEMOA et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS).
Ces règles visent notamment à encadrer l’homologation, le contrôle de qualité, la certification et la commercialisation des semences, des engrais et des pesticides afin de sécuriser les productions agricoles et de contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire dans les États membres.
Cependant, a-t-il relevé, l’accès aux intrants agricoles est devenu, ces dernières années, une préoccupation croissante pour les producteurs. Les différentes crises géopolitiques et économiques ont notamment entraîné une rareté de certains intrants et perturbé l’approvisionnement régional.
L’accès limité à des intrants agricoles de qualité, les effets des changements climatiques ainsi que les coûts élevés des technologies modernes de production constituent également des contraintes pour les producteurs dans l’amélioration de leurs rendements.
Cette situation peut contribuer à l’insécurité alimentaire et à la persistance de la malnutrition dans certaines zones vulnérables de l’espace communautaire, a-t-il souligné.
S’agissant de l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires, le président par intérim du CIP-UEMOA a estimé que cette question mérite une attention particulière, dans la mesure où elle concerne directement la santé animale, humaine et environnementale.
Pour rappel, le Comité interparlementaire de l’UEMOA est composé de 40 députés issus des huit États membres de l’Union, en raison de cinq (5) députés par État. Il préfigure le Parlement de l’Union.
MMD/KM (AMAP)AMAP

