Bamako, 2 septembre (AMAP) Le bilan des inondations soudaines et des glissements de terrain survenus dans la région frontalière entre le Népal et la Chine s’est élevé à 1.019 morts, selon les données officielles communiquées mardi par les autorités des deux pays, une semaine après la catastrophe.
L’Autorité nationale népalaise de réduction et de gestion des risques de catastrophe a fait état de 84 décès supplémentaires, portant à 1.003 le nombre de morts enregistrés du côté népalais. Quelque 3.916 personnes, dont 583 étrangers, restent portées disparues. Parmi elles figurent 639 employés affectés à des centrales hydroélectriques.
Du côté chinois, les autorités ont confirmé 16 décès et poursuivaient les recherches pour retrouver 546 personnes portées disparues, dont 261 étrangers. Au total, 4.462 personnes, parmi lesquelles 844 étrangers, restent recherchées dans les deux pays.
La catastrophe s’est produite le 26 août après la fracturation d’un glacier du mont Langtang Lirung, au Népal, à environ 5.200 mètres d’altitude. L’avalanche de glace et de roches qui en a résulté s’est transformée en une importante coulée de débris, dévastant plusieurs vallées de la zone frontalière.
Au Népal, les districts de Rasuwa, Nuwakot, Dhading et Kavre ainsi que la vallée de Katmandou ont été touchés. Côté chinois, le poste-frontière de Gyirong, dans le sud-ouest du Tibet, a également été enseveli sous les débris.
La majorité des étrangers portés disparus sont de nationalité indienne. Les données communiquées par les deux pays font état de 275 ressortissants indiens et de 100 ressortissants chinois parmi les personnes recherchées.
Face à l’augmentation du nombre de corps retrouvés, le Népal a demandé notamment des équipements frigorifiques, des kits de tests ADN, des technologies de télédétection et des drones pour cartographier les zones sinistrées. La Chine, la Corée du Sud et l’Inde ont dépêché des équipes pour participer aux opérations de recherche et de secours.
OS/KM(AMAP)

