Bamako, 21 août (AMAP) Près de 14.000 personnes ont été déplacées dans l’État du Nil-Bleu, dans le sud-est du Soudan, en raison de la dégradation des conditions sécuritaires et de la montée des tensions, a indiqué jeudi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Selon l’OIM, 12.470 personnes, soit 2.470 familles, ont fui la ville de Qaisan et 12 villages de la localité entre le 11 et le 18 août. Ces déplacements représentent une hausse de 3.535 personnes par rapport au précédent bilan, principalement en raison de l’élargissement de la collecte des données. Les familles ont rejoint d’autres localités de Qaisan ainsi que les zones d’Al-Roseires et de Wad Al-Mahi.
Dans la localité de Kurmuk, 1.500 personnes, représentant 300 familles, ont également été déplacées le 17 août des villages de Kiring Kiring, Wadokan, Khor Hassan et Deqlok, selon les équipes de suivi des déplacements de l’OIM. « Les familles déplacées de Kurmuk se sont installées dans d’autres localités de la même zone », a précisé l’organisation.
Ces déplacements interviennent dans un contexte de tensions persistantes dans l’État du Nil-Bleu. Le 11 août, les autorités de Qaisan avaient annoncé que l’armée soudanaise avait repoussé une attaque des Forces de soutien rapide (RSF) et du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N) contre la ville, située près de la frontière éthiopienne.
Le conflit entre l’armée soudanaise et les RSF, engagé depuis avril 2023, a provoqué une grave crise humanitaire, avec environ 13 millions de personnes déplacées et une aggravation de la faim dans plusieurs régions du pays.
OS/KM(AMAP)

