Bamako, 21 août (AMAP) La cérémonie de sortie de la 5ème promotion de l’Ecole de Guerre s’est déroulée jeudi, dans l’enceinte de l’établissement militaire à Badalabougou, en CV du district de Bamako, sous la présidence du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra, en présence de la hiérarchie militaire ainsi que des parents et proches des nouveaux diplômés, a constaté l’AMAP.

Cette promotion baptisée « Promotion Africaine » est composée de 27 diplômés issus de neuf pays africains à savoir le Mali, le Burkina Faso, le Cameroun, la Guinée, le Maroc, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo

Après 11 mois de formation consacrée à la pensée stratégique, à la conception des opérations et aux nouveaux enjeux de défense et de sécurité, les 27 auditeurs, dont quatre personnels féminins, ont reçu leur brevet. Issus de neuf pays africains, à savoir le Mali,  le Burkina Faso, le Cameroun, la Guinée, le Maroc, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo, ils achèvent ainsi leur parcours avec un nouveau statut et une responsabilité accrue:  celle de contribuer à la réflexion, à la planification et à la décision stratégiques au sein de leurs forces armées respectives.

La cérémonie a été marquée par la remise des prix d’excellence au titre de l’année académique 2025-2026. Au total, 18 auditeurs ont été distingués dans trois spécialités, notamment la recherche scientifique, l´enseignement opérationnel et celui académique.

Dans son allocution, le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants a salué les performances de l’EGM et le leadership de son commandement. Le Général de division Oumar Diarra s’est notamment félicité de son rayonnement à l’échelle africaine, illustré par l’accueil de stagiaires venus de neuf pays.

Selon lui, cette dynamique s’inscrit dans la vision du Chef de l’État et traduit la montée en puissance des Forces Armées Maliennes. Il a également souligné les progrès accomplis dans l’autonomisation du Mali en matière de formation militaire, désormais assurée sur l’ensemble du cursus, de la formation de base jusqu’à l’école de guerre. 《 Cette souveraineté dans la formation s’accompagne du développement d’une industrie militaire nationale》, a rappelé le ministre délégué.

Face à l’évolution des menaces et à une guerre désormais asymétrique et multidimensionnelle, le Général Oumar Diarra a exhorté les nouveaux brevetés à privilégier une approche stratégique adaptée aux nouvelles réalités sécuritaires, et à mettre leurs compétences au service des forces armées, des populations et de leurs États. Il s’agit également de demeurer des véritables ambassadeurs des valeurs de l’EGM.

Pour sa part, le Chef d’État-major général des Armées a mis l’accent sur quatre exigences essentielles : penser, anticiper, décider et agir. Le Général de division Élisée Jean Dao a ensuite invité les nouveaux brevetés à développer une pensée stratégique ancrée dans les réalités africaines et capable d’intégrer les nouvelles formes de menaces, notamment la guerre hybride, le terrorisme, la cybermenace et la guerre informationnelle.

Pour ce qui le concerne, le commandant de l’ÉGM a dressé le bilan de l’année académique, tout en faisant l’état de l’exécution complète du programme de formation, de la mise à jour du Master « stratégie, défense, sécurité et développement ». Sans oublier la création de nouveaux outils destinés à renforcer les capacités de planification et de réflexion stratégique.

 BD/KM (AMAP)

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