Beijing, 31 juillet (AMAP) Le bonheur des musulmans chinois, des minorités, des enfants se fait raconter à Xinjiang. De la minorité ethnique à la majorité, tous bénéficient de la largesse du gouvernement et du bien-être, depuis trois décennies .  Au delà du développement fulgurant, des grandes infrastructures,  des routes, des TGV, de l’énergie verte, de  l’intelligence artificielle, entre autres, les 90% des chinois sont heureux de la politique de PCC, et n’hésitent pas à le faire savoir. Pour comprendre, cette politique, nous avons posé la valise à l’hôtel Laiyuan du Xinjiang à 2860 Km pour un vol de 4h30 depuis Beijing. Sous la l’égide de  XPCC  (Corps de Production et de Construction du Xinjiang) la délégation du CIPCC s’est rendue à Xinjiang.

Xinjiang, une zone de brassage culturelle

Dès qu’on parle de Xinjiang, les réflexions vont directement à la religion musulmane, car c’est la région qui compte plus de musulmans en Chine. Elle fait frontières avec 8 pays dont la Russie, le Pakistan, l’Afghanistan, le Kirikistan entre autres d’où plusieurs brassages culturelles.

Arrêtés devant la mosquée de Tongxiang-Est, l’imam Chen Yun et les érudits accueillent les journalistes africains du Centre International de Presse et de Communication de Chine, (CIPCC). Souriant, heureux de partager la vie sociale, et la cohésion de la cité, ils conduisent la délégation dans l’enceinte de la mosquée, pour une visite. Ici, prient 500 fidèles chaque jour. Au tour d’une table de fruits et de petits fours, l’imam ému, se réjouit particulièrement de la politique chinoise à l’égard des fidèles musulmans chinois.

Selon ses explications la mosquée a été construite en 2017 et ils vivent en symbiose avec les autres religions. D’ailleurs poursuit-il, chaque fois, il y a de nouveaux convertis en islam. Les fidèles exercent leurs fois en toutes liberté, ils observent les serments du vendredi, le jeune du mois de ramadan et méditent sur les versets du Saint Coran. A l’en croire, les fidèles bénéficient de beaucoup de privilèges de la part du gouvernement, dont même des billets pour le hadj au moment de pèlerinage. «  Moi étant l’imam de cette petite mosquée, je suis payé chaque mois, les frais de la scolarité de mes enfants sont pris en charge jusqu’à l’université. Et Alhamdoulilah ma fille est sortie ingénieure et travaille dans une grande société de l’intelligence artificielle»

Les enfants sont l’avenir de la nation

L’éducation est certes la base de tous les développements, et les chinois l’ont compris très tôt.  C’est la raison pour laquelle les politiques prennent cette question avec beaucoup de soin. D’abord chaque môme bénéficie de 9 ans d’éducation obligatoire et  gratuite, et vont dans les meilleures écoles.

Puisque les journalistes sont les yeux du monde, nous avons tenus à y constater sur place. De ce fait, l’école secondaire 2 de Huashan est une illustration parfaite. Sa devise: ‘’Apprendre en jouant’’. Dans cette structure pas d’enseignement classique, les enfants entre 6 et 12 ans s’amusent à fabriquer les petits robots, les drones, des bateaux, les porcelaines, les tableaux, les ordinateurs, les lampes intelligentes, les télécommandes, les œuvres architecturales à l’aide de l’intelligence artificielle. Leurs inventions visent à résoudre les problèmes locaux.

Dans certaines salles de classe, ils sont initiés aux instruments de musique,  de danse, de l’orchestre, et de Djembé ‘’tam tam’’ africain. Sous les sons de la musique de piano, et de Djembé, ils chantent ‘’Wakaka’’ c’est une chanson à la gloire de la nation chinoise qui signifie : notre patrie est un jardin et nous sommes les fleurs de ce jardin. Ils  participent aux compétitions nationales et internationales, et ont remporté plusieurs prix. L’école est la deuxième de la ville et compte 1900 écoliers, explique le Directeur de l’école Du Jiang. De l’école primaire à l’université, ces enfants sont soumis à une formation à la pointe de la nouvelle technologie pour relever les grands défis de la nation, dans le présent et le futur. Quand on demande aux autorités locales, pourquoi former les enfants de si bas âge à résoudre des équations complexes, ils répondent, ‘’parce que les enfants sont l’avenir de la Nation’’.

Le soir au Grand Bazar international à Urumqi. Là-bas  l’ambiance est tout autre, les brassages culturels jaillissent au rythme des couleurs d’une belle nation. Les jeunes et personnes âgées, habillés en tenues pour la plupart  traditionnelles. Les pavés sont animés, par le flot d’une marée humaine. D’un côté, les vendeurs d’objets traditionnels, de l’autre les faiseurs de tik-tok et les touristes photographes. On a du mal à entendre le son de sa propre voix. Mais le plus impressionnant, c’est la rue paradisiaque. Un pavillon dédié aux fruits de toutes sortes.  Des raisins secs et frais, des pêches, des pastèques, des pommes et de toutes sortes des dattes. On y trouve aussi des pains traditionnels, du lait de vache, de chèvre et du fromage de chamelle. C’est un lieu où toutes les nations se retrouvent : les peaux blanches, les noires, les jaunes, marrons etc.…

Le Pavillon panoramique

Le lendemain, direction du pavillon panoramique. Pour y arriver il faut traverser la majestueuse forêt de la Route de la Soie. Le trajet en car vers le pavillon panoramique fait au moins 3 heures. De quoi profiter de la belle nature montagneuse. Il est appelé la montagne du ciel et traverse le plus long tunnel du monde ‘’ appelé ‘’Tunnel de la victoire’’. Il est de 1100m, d’épaisseur et mesure 22,13km, avec 3000m d’altitude. Le trajet relie le nord de Xinjiang au basin du sud d’arum, il est interdit de s’arrêter dans la forêt, pour protéger les natures, mais aussi des passagers. Ce projet gigantesque n’est pas seulement un défi d’ingénieur mais le but, c’est lier les peuples, pour lutter contre l’exclusion et qu’aucun peuple ne soit laissé pour compte.

Tiemenguan, une ville intelligente

Enfin on arrive dans l’après-midi à Tiemenguan, une ville intelligente. Elle est moderne où tout est planifié compte, 600.000 habitants.  Au centre de la ville, le ‘’Tour Tiemenguan’’, au sommet on a une belle vue sur le centre ville, le fleuve, les résidences des habitants, à l’ouest on peut admirer le centre culturel, des centres éducatifs, des magasins, des styles des bâtiment traditionnels des dynasties, à l’ouest, la vue tombe sur les industries, les usines, les hôpitaux, les marchés le centres de recherches de technologie agriculturals, au nord du Tour, la vue  sur le montagne céleste , la gare et les différentes lignes ferroviaires.

Visite du site touristique de Dahekou

Nous avons poursuivi notre visite au site touristique de Dahekou, pour découvrir le grand Lac de Bosten.  Ce Lac tire sa source en deux lieux : une eau douce qui vient de la couche de neige du montagne et l’eau de la mer de la région de Korla.

Sur le site touristique du Lac, les panneaux et les chemins sont faits en forme de poisson, au milieu des arbres, avant d’arriver au grand Lac, un petit Lac artificiel où les poissons correspondent aux nombres des habitants. C’est à dire le village compte 60.000 personnes et il y a exactement 60,000 poissons dans ce petit basin. Ils sont de couleurs jaunes or, rouges et multicolores. Dès qu’ils sentent approcher les humains, ils viennent automatiquement les accueillir en ouvrant la bouche pour manger les morceaux de pains que les visiteurs veulent bien leur lancer.

Quant au grand Lac, il a une profondeur qui mesure entre 9 et 17m, pour une superficie de 1646 km2. Ce lac a tout l’air d’une mer. Il s’étend à perte de vue. D’un côté la plage de l’autre les bateaux au bord du lac. Dans le Hutt du bateau, on a l’impression de naviguer sur l’océan atlantique, les touristes en pleine navigation jettent les petits morceaux de pain, et les oiseaux en volant essaient de l’attraper. Les habitants locaux qui n’ont jamais connus la mer, pensent que c’est la mer.

Le site met en évidence une marmite géante avec laquelle on prépare le repas allant jusqu’à 10.000 personnes, lors des fêtes nationales, et chaque plat coute 30 yuan.

Ce fut un programme très chargé entre culture, agriculture et industrie sous la direction XPCC. Notons par ailleurs que le XPCC, est une vitrine de l’agriculture high-tech en Chine.

Cotton, laine, et céréales avec drones, satellites et machines géantes pour des rendements record. Depuis belle lurette, le XPCC vit aux côtés des différents groupes ethniques du Xinjiang, en harmonie, en entraide, et en soutenant les peuples. Il apporte une contribution à la promotion du développement du Xinjiang, au renforcement de la cohésion sociale, au maintien de la stabilité sociale et à la consolidation de la défense des frontières nationales.

Envoyée spéciale à Beijing

Maïmouna SOW

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