Sikasso, 29 juillet (AMAP) conformément au communiqué du ministère des transports (communiqué n° 02-mti-2026), relatif à l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues sur toute l’étendue du territoire national, sikasso a entamé ses activités le lundi 15 juin 2026. Selon le communiqué, la direction générale des transports, ses services régionaux et subrégionaux ainsi que les centres dédiés sont mobilisés pour ladite opération. Ainsi, dans la 3ème région administrative du mali, l’opération se tient à trois niveaux : dans le cercle de Kadiolo, dans la ville de Sikasso l’opération se tient à la direction régionale des transports et au centre secondaire qui se trouve à la direction régionale des routes (celui-ci a été créé sur initiative de la direction régionale des transports, celle des routes et l’ANASER).

Ce mercredi du mois de juillet, il est environs 10 heures dans la cour de la direction régionale des transports de Sikasso. Sous un soleil de plomb, cette cour communément appelée « ont » est pris d’assaut par les propriétaires des engins à 2 et 3 roues. Au fond et à gauche, sous des manguiers, des hommes et des femmes attendent leur tour pour faire immatriculer leurs motos. Sur place, l’impatience se lit sur le visage des uns et des autres. Chacun est pressé d’avoir sa plaque d’immatriculation et sa carte grise. Ainsi, des tricycles et des motos sont rangés dans la cour en attendant leur immatriculation.

« Cette opération d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues est une très bonne initiative de la part des plus autorités du pays. Depuis 4 heures du matin, je suis ici. J’ai tout laisser-tomber pour pouvoir immatriculer ma moto », déclare Abdoulaye Maïga, qui appelle la direction régionale des transports de Sikasso à étoffer le personnel qui s’occupe de la délivrance des plaques d’immatriculation. A l’en croire, cette direction doit tout mettre en œuvre pour mener à bien cette opération de haute envergure.

Daouda Koné du quartier Bougoula hameau vient de recevoir sa plaque. « Nous devons immatriculer nos engins car le défi a été lancé par les autorités de la transition et depuis le lancement de l’opération à Sikasso, j’ai entamé la procédure pour mes motos. Aujourd’hui, je suis vraiment comblé de joie, cela permettra à mes proches de croire à la réalité de cette opération », s’exprime-t-il avec joie.

Selon le propriétaire de tricycle Amadou Diassana, cette opération est venue à point nommé, elle permettra non seulement d’identifier mais de sécuriser nos engins. « Je viens de recevoir les plaques d’immatriculation de mes deux motos. Je suis soulagé et en même temps rassuré d’avoir fait mon devoir et je salue les autorités de la transition pour leur clairvoyance », confie Amadou Diassana, pour qui, chaque bon citoyen doit immatriculer sa moto pour son propre bien-être et celui du pays.

De son côté, Aldjouma Touré qui déplore la lenteur des activités,  propose la création d’un site où les dossiers scannés des usagers seront déposés. S’y ajoutent le remplissage des formulaires, les paiements etc.

« L’opération spéciale d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues se passe bien à Sikasso. Du début de l’opération (15 juin) au 14 juillet, les deux centres de la ville de Sikasso ont reçu plus de 4 800 dossiers », affirme la directrice régionale des transports Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoue. Qui précise  que ces centres travaillent chaque jour de 7h30 à 17h sinon 18h et les samedis.

S’agissant de l’affluence, celle qui coordonne les activités laissera entendre que le centre de sa direction pouvait enregistrer 200 à 300 dossiers par jour. Comme système, l’usager se contentait de déposer ses dossiers et le coût de l’opération qui est fixé à 12 000f cfa, les agents se chargeaient du reste des procédures. A l’apparition de la plaque, les agents informaient l’usager qui venait récupérer sa plaque. Comme la population ne recevait pas de reçu avant la confection de la plaque, elle s’est plainte. C’est pourquoi, à présent, ils ont changé de système.

Avec ce dernier, ils ne peuvent enregistrer qu’une quarantaine de dossiers par jours au niveau des deux centres. Avec le nouveau système, il faut notamment établir le procès-verbal de réception, faire la facturation, faire le paiement avec sama money, orange money ou moov money ; ainsi, l’argent part directement au trésor (paiement électronique).

Là encore, la population se plaint de la lenteur de cette procédure. En termes de défis, l’opération est confrontée au manque de ressources humaines au niveau de la division carte grise (division chargée de l’opération d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues). là-bas, ce sont les stagiaires et les bénévoles qui constituent la cheville ouvrière. Ils remplissent les formulaires et s’occupent des enregistrements dans le registre. A cela s’ajoutent les coupures d’électricité, la perturbation du réseau (orange money, sama money ou moov money).

Il faut signaler que la connexion constitue la colonne vertébrale de cette opération. En outre, la directrice régionale des transports, Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoue saisira l’occasion pour inviter l’ensemble des propriétaires des engins à 2 et 3 roues à sortir massivement pour faire immatriculer leurs engins, toute chose qui contribuera à identifier le propriétaire mais surtout à faciliter les enquêtes en cas de vol ou d’infraction.

Pour sa part, le chef du centre de l’opération spéciale d’immatriculation non moins chef de la division carte grise de la direction régionale des transports de Sikasso, Cheikna Hamalla Siby précise qu’à son niveau l’opération est fréquemment confrontée à un certain nombre de difficultés à savoir, les rejets de dossiers notamment pour motif : « moto déjà immatriculée », « dépassement de numéro de séries », « marques de motos qui n’existent pas dans la base de données de la direction régionale des transports » etc. face à ces situations, la population est très souvent est très impatiente… A cet effet, M. Siby appelle la population au calme car sa division est là pour la satisfaire.

Pour rappel, les dossiers à fournir pour avoir accès à la plaque d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues sont la facture d’achat de la moto ou la vignette de l’année en cours, la carte d’identité biométrique, le passeport ou la carte nina, le certificat de résidence et 12 000f cfa.

 MFD/KM (AMAP)

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