Beijing, 8 juillet (AMAP) C’était une expérience unique en son genre, pour la délégation du Centre International de Presse et de la Communication de la Chine (CIPCC ). Elle se souviendra longtemps de la visite dans les annales de l’empire du ‘’roi Dharma’’ à Lhassa. Il faut dire qu’elle a eu de quoi raconter aux petits enfants. De cette expérience, si tu n ‘es pas assez costaud physiquement, tu peux y laisser la peau. Primo, Lhassa, c’est la région autonome de Tibet en Chine de l’ouest. Il est situé à 3700km de la capitale Beijing. La distance fait 5 heures de vol et 40 heures de train, avec une altitude de 3650m. De ce fait, dès que vous survolez l’espace aérien, jusqu’à environ une 72heures dans la ville de Lhassa, c’est le sifflement dans les oreilles, les maux de tête, une sensation de vomissement et d’étourdissement. Il est appelé le mal d’altitude, ou de montage, cela est dû surtout au manque d’oxygène de la zone. Il faut savoir que Lhassa est une ville extrêmement montagneuse, parce qu’elle est la plus haute de la terre.

Pour survivre dans les trois premiers jours, il est crucial d’avoir une boite d’oxygène à porter de main, marcher calmement, monter les escaliers doucement, avec une pause à chaque 2 à 3 minutes. Manger léger, chaud et local, et  éviter les aliments lourds comme la viande rouge. On raconte que même les athlètes morflent les 3 premiers jours dans la zone.

La particularité de la ville, est qu’elle est aussi la plus proche du soleil. Du lever  du jour, jusqu’à environ 16 heures du soir, le soleil brule la peau, et la nuit la température peut baisser jusqu’à 5°C. pour se protéger, les habitants portent des chapeaux, des verres de soleil, ou des masques au visage. Des guides, on entend fréquemment : Inspirer par le nez, expirer par la bouche, marcher lentement, quand vous  montez les escaliers. Lhassa la capitale de Tibet, est une ville  que peu de gens connaissent,  nonobstant très célèbre pour son palais de Potala, le Temple de jokhang et le Monastère de Sera.

Elle a été fondée par un roi tibétain Songtsen Gampo au 7e siècle. Guerrier  diplomate, il a régné par la force et unifié le Tibet, puis a marié 2 princesses étrangères pour faire la paix avec ses pays voisins. Le mariage du roi du Tibet avec les reines étrangères, n’était pas que de l’amour, c’était des alliances politiques.

Au cœur de la ville, le Temple Jokhang, fondé en 647 par le même roi, pour mettre la statue de Bouddha, que la princesse Wencheng de Chine a ramené. Le roi avait deux autres reines : Bhrikuti du Népal, et la reine tibétaine Mongsa Tricham. Et chaque reine, a ramené une statue sacrée de Bouddha. C’est ce qui a amené le Boudhaïsme en Tibet.

Aujourd’hui encore, ces statues sont   les plus vénérées. Les Tibétains le considèrent comme une incarnation d’Avalokiteshvara, le ‘’Bouddha de la compassion’’ les pèlerins font trois prosternations devant elles, en guise de geste de respect et d’adoration.

Il faut noter que, le Jokhang, est le mélange tibétain, chinois, népalais, indien. Le temple a trois étages, trois cultures, c’est ce qui dégage les trois (3) styles d’architectures différents de la fondation du temple. Le logo, de Chine, de Népal, rend Lhassa unique depuis plus de 1370 ans.

Dans les chapelles du Jokhang, c’est comme un labyrinthe sacré de 20 chapelles. Il a plusieurs petites pièces, chaque pièce, est une chapelle pour un bouddha particulier : Bouddha de la compassion, bouddha de la longue vie, bouddha de la sagesse…

Les Tibétains tournent de pièce en pièce, pour y prier, d’où le nom du roi Dharma » une figure mythique.

Cependant, sur la vue de Lhassa, chaque drapeau porte des mantras pour le bien de tous. La façade blanche et rouge illuminée sur la colline Marpo Ri, le reflet dans l’eau en bas, et le ciel étoilé de l’Himalaya, derrière.

Le palais de Potala fut construit 7e siècle, d’abord par le roi Songtsen Gampo vers 637 ans J.-C. pour sa princesse chinoise Wencheng. C’était une forteresse de 9 étages. Tout a été détruit presque entièrement sauf la grotte de méditation et la chapelle Phagpa Lhakhang. Il fut reconstruit à partir de 1645 par le 5e Dalaï Lama, Ngawang Lobsang Gyatso, qui a fait l’appel à un architecte tibétain, celui-ci a constitué son équipe de 50 000 ouvriers et 1500 artisans népalais. Les travaux sont finis en 1649, et le palais est rénové en deux parties distingues « Palais Blanc et Palais Rouge ».

Palais Blanc et Palais Rouge

 Le Palais Blanc, est composé de résidence et bureaux administratifs des Dalaï Lamas.

Le Palais Rouge: des Chapelles, et des tombes faites de dizaines de tonne d’or pures nommée ‘’tupas dorés des Dalaï Lamas’’, et des salles de prière. Ce joyau architectural fait en tout 13 étages, 117m de haut, 130 000 m².  Le palais de Potala est accroché à la colline Marpo Ri « Colline Rouge » symbole du pouvoir religieux et politique du Tibet qui a abrité plusieurs Dalaï Lama.

Dans les couloirs du Palais Rouge, les stupas dorés des Dalaï Lamas à gauche, des murs couverts de murales de thangkas millénaires, et la lumière qui traverse les fenêtres, d’où, on peut voir les moines en robe rouge bordeaux traverser la salle de prière. Dans la chambre du 5e Dalaï Lama, le lit en bois sculpté, les thangkas aux murs, autel avec Bouddha doré et lampes à beurre. C’est là qu’il méditait et gouvernait le Tibet au 17e siècle. La chapelle Phagpa Lhakhang, est la plus ancienne du palais, construit au 7e siècle, à l’époque du roi Songtsen Gampo. Elle attire par ses pierres brutes de Bouddha, et son ancien sol en dalles noires usées par 1400 ans des pas de pèlerins. Puis le toit et les drapeaux de prière dorés du Potala claquent au vent.

Il faut souligner que le dernier Dalaï Lama a quitté le palais en 1959, suite à des différends  politiques, où il a trouvé refuse en Inde. De ce fait, le palais de Potala est transformé en musée et Classé Patrimoine mondiale de l’UNESCO, en 1965. Aujourd’hui, il reçoit la visite de plus de 100.000 personnes par jour, qui sont entre autres des touristes et des pèlerins.

 

 

Envoyée spéciale à Beijing

Maïmouna SOW

 

 

 

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