Bamako, 3 juin (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, Khalilur Rahman, a été élu mardi président de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, marquant la première victoire du pays sud-asiatique au sein de cette instance.
Khalilur Rahman, 72 ans, a obtenu 99 voix sur 193 États membres, devançant le candidat de l’Administration chypriote grecque qui a recueilli 91 voix. L’élection s’est déroulée au siège de l’ONU à New York pour un mandat d’un an, la session devant débuter en septembre.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères du Bangladesh a salué cette « victoire historique ». « Cette victoire emblématique témoigne fortement de la confiance et de la foi que la communauté internationale place dans le Bangladesh, ainsi que du statut diplomatique croissant du pays et de son engagement constructif au sein du système multilatéral », a déclaré le ministère.
Le ministère a qualifié cette élection de « reconnaissance internationale significative de l’engagement de longue date du Bangladesh en faveur de la diplomatie multilatérale, de la paix et de la sécurité internationales, du développement durable et de la coopération mondiale ».
Khalilur Rahman représente le gouvernement dirigé par le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), qui a pris ses fonctions il y a moins de trois mois après les élections de février, les premières depuis le soulèvement étudiant de 2024. Il avait auparavant occupé les fonctions de conseiller à la sécurité nationale et de haut représentant pour la question rohingya au sein du gouvernement intérimaire dirigé par Muhammad Yunus.
Diplomate de carrière, Rahman a rejoint le service diplomatique bangladais en 1979. Il a étudié à la Fletcher School of Law and Diplomacy de l’université Tufts et à la Kennedy School of Government de Harvard, obtenant une maîtrise en droit et diplomatie ainsi qu’un doctorat en économie. Il a servi pendant 25 ans au sein de l’ONU, notamment dans des bureaux à New York et à Genève.
Après son élection, Rahman a déclaré que sous sa présidence, l’Assemblée générale se concentrerait sur les réformes de l’ONU, la préparation de la prochaine génération du programme de développement mondial, ainsi que sur les défis mondiaux urgents, notamment le changement climatique, les tensions géopolitiques, l’insécurité énergétique et les inégalités de développement croissantes.
OS/KM (AMAP)


