Bamako, 12 mai (AMAP) – Le Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM), en collaboration avec le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), a organisé mardi à Bamako une journée d’échanges avec les professionnels des médias autour des enjeux de l’action humanitaire au Mali, a constaté l’AMAP.
La rencontre, tenue à l’hôtel de l’Amitié, a réuni des représentants d’organisations humanitaires, des agences onusiennes ainsi que plusieurs journalistes de Radio, de télévision, de la presse écrite et des médias numériques, venus échanger sur les réalités du travail humanitaire dans un contexte de défis sécuritaires et de circulation de fausses informations.
À l’ouverture des travaux, le directeur exécutif du FONGIM, Hacen Mohammedi, a indiqué que la faîtière regroupe 113 ONG internationales intervenant au Mali dans les domaines humanitaire, du développement, de la cohésion sociale et de la promotion de la paix.
Selon lui, l’objectif principal de cette initiative est de favoriser une meilleure compréhension du fonctionnement des organisations humanitaires et de renforcer la transparence autour de leurs activités.
«Il n’y a aucun tabou. Nous voulons une communication maximale et une transparence totale sur ce que nous faisons au Mali», a-t-il déclaré. Hassan a précisé que les ONG internationales travaillent en collaboration avec les autorités maliennes dans le respect des lois et règlements du pays.
Le responsable du FONGIM a également rappelé que les activités des ONG sont financées par des partenaires internationaux soumis à des mécanismes stricts de contrôle et de redevabilité.
Prenant la parole, le chef de la section coordination d’OCHA, Yvon Edoumou, a salué cette initiative de dialogue avec les médias, soulignant l’importance de la communication dans la gestion des crises humanitaires.
De son côté, le manager de la communication du FONGIM, Sekou Touré, a insisté sur la nécessité de clarifier les rôles respectifs des ONG internationales, des ONG nationales, du système des Nations unies et de l’État malien afin de limiter les confusions souvent observées sur le terrain. Puisque, selon lui, l’information constitue un outil essentiel dans les interventions humanitaires, évoquant la possibilité de mettre en place à terme une presse spécialisée dans les questions humanitaires et de développement.
Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques, notamment les principes fondamentaux de l’action humanitaire, les difficultés rencontrées sur le terrain dans les zones de conflit, ainsi que les enjeux liés à la désinformation et à la manipulation de l’information.
Cette journée a permis aux journalistes et aux acteurs humanitaires de débattre ouvertement des perceptions entourant les ONG humanitaires et de renforcer les passerelles de collaboration entre les médias et les organisations engagées dans l’assistance aux populations vulnérables au Mali.
KD/CMT (AMAP)


