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9è forum de l’Alliance des civilisations des Nations unies : Le ministre Abdoulaye Diop expose la stratégie du Mali contre le terrorisme   

Le Mali était représenté à Fès (Maroc) par son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop (c)

Bamako, 24 nov (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est adressé au 9è forum de l’Alliance des civilisations des Nations unies, les 22 et 23 novembre 2022, à Fès (Maroc), devant lequel il a mis l’accent, notamment sur la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Dans son adresse devant cette session, qui se tient pour la première fois en terre africaine, sous le thème central «Vers une alliance de paix : vivre ensemble comme une seule humanité », le ministre Abdoulaye Diop, a siganlé que « la symbolique de ce thème prend tout son sens dans un contexte général marqué, hélas, par des conflits, des tensions et des crises qui ébranlent durablement notre vivre ensemble, pourtant forgé dans des traditions séculaires de dialogue, d’écoute, et de compréhension mutuelle ».

« La symbolique de ce forum en Afrique, a-t-il renchéri, renvoit aussi à nos méthodes endogènes de prévention et de règlement des conflits que nous avons, malheureusement et progressivement. délaissées au profit d’une modernité certes nécessaire mais parfois mal adaptée à nos réalités. »

L’Alliance des civilisations est un cadre au sein des Nations unies qui œuvre pour une action internationale contre le fondamentalisme à travers la coopération et le dialogue interculturel et interreligieux et visant à contribuer notamment à la réduction des tensions entre le monde musulman et le monde occidental.

«Nous reconnaissons et saluons les efforts collectifs mis en place pour faire face aux menaces telles que l’extrémisme violent, le terrorisme, la radicalisation, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée», a dit le chef de la diplomatie malienne. Avant de signaler que « la récurrence des crises et leur persistance dans le temps, en dépit des efforts mis à les résoudre, appellent à une analyse profonde de nos approches et méthodes, tant nationales, régionales, qu’internationales. »

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a fait remarquer que les tensions intercommunautaires entre les éleveurs et les agriculteurs, « initialement cycliques, sont désormais exacerbées par les effets négatifs des changements climatiques et leur corollaire de raréfaction des ressources comme l’eau ». A cela s’ajoute « la manipulation des groupes armés terroristes, bénéficiant souvent de soutien extérieur, et qui opposent des populations liées par le sang et l’histoire, sur des bases ethniques, régionales ou religieuses, uniquement pour entretenir un terreau fertile à leurs activités criminelles. »

Pour Abdoulaye Diop, « ces difficultés entre communautés locales, qui vivaient côte à côte harmonieusement grâce à nos mécanismes internes propres de médiation et de conciliation, ont conduit le gouvernement (malien) à s’engager résolument pour le retour aux valeurs fondamentales qui ont constitué le socle de notre société ». «C’est à cette fin que le gouvernement a pris des mesures règlementaires pour réhabiliter définitivement les légitimités traditionnelles, coutumières et religieuses», a-t-il signalé.

Le ministre Diop a ajouté que ce dispositif institutionnel est partie intégrante de la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent et son Plan d’action 2021-2025.

Partant du constat que l’absence de l’Etat « n’offre hélas d’autre alternative aux populations que leur exposition aux conditions et diktats de leurs «bourreaux», M. Diop a soutenu qu’il est indispensable d’assurer le retour de l’Etat et de son autorité sur l’ensemble du territoire. «Ce n’est qu’à cette condition que nos Etats pourront fournir les services sociaux de base et créer les conditions propices à l’essor d’activités génératrices de revenus légaux aux populations vulnérables», a-t-il fait remarquer.

Le ministre Diop a salué l’adoption de la Déclaration de Fès, en particulier la réaffirmation de l’importance des cinq piliers que sont la jeunesse, l’éducation, les média, la migration et les femmes comme acteurs majeurs de la paix.

Il a espéré la mise en œuvre des recommandations du forum allant « dans le sens du renforcement de la cohésion et de la stabilité durable, gage du développement harmonieux de nos sociétés. »

Cette édition a enregistré la participation du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, des chefs de délégation représentant le Groupe des amis de l’Alliance dont le Mali est membre, des leaders politiques et religieux, ainsi que des représentants des organisations internationales, de la jeunesse, du secteur privé et de la société civile.

SS/MD (AMAP)

 

 

 

By |2022-11-24T10:45:33+01:00novembre 24th, 2022|actualité, Actualité nationale, la-une|0 Comments