Quatre hommes armés arrêtés après des coups de feu à Sincina, dans la région de Koutiala

Koutiala, 7 fév (AMAP) – Quatre hommes armés de pistolets ont été arrêtés vendredi par la police à Sincina, dans la région de Koutiala, après avoir ouvert le feu sur une villa, a appris l’AMAP auprès des services de sécurité. Les faits se sont produits vers 13 heures dans cette commune rurale. Les éléments du commissariat de Koutiala ont réussi à interpeller les suspects peu après l’incident. Contacté ce samedi matin pour plus de détails, le commissaire Attacher s’est refusé à tout commentaire. Il a déclaré : « [Le commissaire] ne donne pas d’information parce que pour lui les enquêtes sont en cours. » Les motivations de cette attaque à l’arme à feu et l’identité des interpellés n’ont donc pas été communiquées par les autorités policières à ce stade de l’enquête. ID/OS(AMAP)

Les centres de formation privés du Mali invités à renouveler leur agrément avant fin avril

Bamako, 7 fév (AMAP) – La Direction nationale de la Formation professionnelle a officiellement ouvert, à compter du 6 février, la période de dépôt des dossiers de renouvellement d’agrément pour les centres privés de formation professionnelle, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Les promoteurs dont l’agrément a été accordé il y a plus de cinq ans sont tenus de se conformer à cette procédure, conformément à la réglementation en vigueur. La date limite pour déposer les dossiers auprès des Directions régionales de l’Emploi et de la Formation professionnelle est fixée au jeudi 30 avril 2026 à 16h30. Le communiqué émet un avertissement clair pour les retardataires. Il stipule : « Passé ce délai, tout centre n’ayant pas déposé un dossier de renouvellement verra son agrément frappé de caducité. » Cette mesure s’appuie sur l’article 4 de la Décision n°2011-0283 du 7 décembre 2011, qui prévoit que l’agrément d’ouverture des filières est accordé pour une durée de cinq ans, renouvelable. KD/OS(AMAP)

Le Mali célèbre la journée contre l’excision, une pratique qui persiste malgré des progrès

BAMAKO, 6 fév (AMAP) – Le Mali a célébré vendredi la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF), en mettant l’accent sur le rôle crucial des autorités et des leaders traditionnels pour éradiquer une pratique toujours largement répandue dans le pays. La cérémonie au Centre international de conférences de Bamako (CICB) était présidée par le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Salif Tal. Elle s’est tenue sous le thème national : « Rôles et Responsabilités des Autorités et Légitimités Traditionnelles du Mali Face aux Enjeux de l’Abandon des MGF/Excision ». Un représentant des partenaires techniques et financiers, Mohamed Lémine Ould Beiba, a présenté un bilan contrasté. S’il a noté une baisse du taux de MGF chez les filles de 0 à 14 ans, passant de 74% en 2018 à 70% en 2023, les chiffres restent alarmants. Il a déclaré : « Malgré ces avancées, les statistiques sur les MGF restent préoccupantes car 89% des filles et femmes de 15 à 49 ans ont subi une forme de MGF et ce qui est encore plus inquiétant, une majorité de femmes et d’hommes (48%) déclarent que la pratique doit être maintenue. » Il a ajouté qu’au niveau mondial, près de 4,4 millions de filles risquaient encore de subir des MGF cette année, soulignant que le rythme des progrès restait insuffisant pour atteindre l’objectif d’élimination d’ici 2030. Le secrétaire général Salif Tal a expliqué que le choix du thème témoignait de la volonté des plus hautes autorités maliennes de « trouver des réponses endogènes » pour abandonner la pratique. Il a présenté cette démarche comme « un acte de reconnaissance des efforts, mais encore un appel aux pouvoirs des autorités et légitimités traditionnelles, en tant que gardiennes des valeurs et des normes sociales positives ». La cérémonie a été marquée par la projection d’un film montrant l’engagement de leaders traditionnels contre l’excision. BT/OS(AMAP)

Le tronçon Gao-Sévaré au Mali, un axe vital rongé par l’insécurité et la dégradation

Gao, 7 fév  (AMAP) – Emprunter la route nationale 16 (RN16) entre Gao et Sévaré, axe vital reliant le nord et le sud du Mali, est devenu une épreuve périlleuse en raison d’une insécurité extrême et d’une dégradation avancée de la chaussée, selon le témoignage de voyageurs. Le trajet, qui peut désormais durer jusqu’à quatre jours au lieu de deux, expose les usagers à des risques constants. La portion Gao-Gossi-Hombori est particulièrement redoutée, où les voyageurs sont régulièrement victimes de rackets et de violences de la part d’éléments armés. Racket systématique et violence Les passagers sont fréquemment contraints de payer pour poursuivre leur route. « Les voyageurs sont régulièrement victimes de rackets, de violences physiques et de menaces armées. À plusieurs points de cette portion, ils sont contraints de verser une rançon pour continuer leur route », indique un témoignage. Les montants extorqués varieraient entre 5 000 et 15 000 francs CFA par personne. Dans les cas les plus graves, les individus sont entièrement dépouillés de leurs biens, battus, et parfois blessés par des tirs d’intimidation. Au danger sécuritaire s’ajoute l’état catastrophique de la seule route goudronnée de la région, dont le revêtement a disparu par endroits, obligeant à des déviations risquées. Dans les localités traversées comme Gossi, Hombori ou Douentza, les populations, décrites comme démoralisées, survivent dans un isolement partiel, compensant l’absence de réseau mobile par des connexions Wi-Fi payantes. Malgré ce chaos, le rôle des chauffeurs est salué pour leur sérénité, leur connaissance du terrain et leur capacité à éviter le pire, permettant à une forme de vie et de résilience de persister le long de cet axe. MHM/OS(AMAP)

Le procès des marchés d’armes Paramount et Embraer reporté au 23 mars au Mali

Bamako, 6 fév (AMAP) – La Chambre criminelle spécialisée de la Cour d’Appel de Bamako a reporté jeudi son délibéré dans le procès relatif aux marchés d’armement « Paramount » et « Embraer », ordonnant un supplément d’information. L’audience de réouverture du dossier est fixée au 23 mars prochain, a constaté l’AMAP. Le président de la chambre, le magistrat Samba Tamboura, a annoncé cette décision, motivée par la nécessité de procéder à de nouvelles auditions et investigations. Il a précisé : « Il s’agit de procéder à l’audition du procès-verbal du contrôleur général et d’écrire à la société ‘Paramount’ […] pour pouvoir obtenir son point de vue. » À la suite de cette décision, huit des dix-huit accusés ont été libérés dans l’attente de la reprise des débats. Le juge Tamboura a indiqué : « Ceux qui font déjà l’objet d’une condamnation doivent rester et tous les autres sont libres en attendant le 23 mars 2026, mais vous resterez à la disposition de la justice. » La chambre spécialisée, qui traite des dossiers économiques et financiers, entend ainsi prendre « toute autre mesure » envisageable pour la « manifestation de la vérité » avant de rendre son jugement définitif. ST/OS(AMAP)

Le gouverneur de Dioïla inspecte le chantier du nouvel hôpital régional

Dioila, 5 fév (AMAP) – La gouverneure de la région de Dioïla, Mme Mariam Coulibaly, a effectué jeudi une visite d’inspection sur le site de construction du nouvel hôpital régional, afin de vérifier le démarrage effectif des travaux. Accompagnée de membres de son cabinet, du maire de Kaladoudougou, du préfet et de responsables techniques et sécuritaires, l’exécutif régional s’est rendu sur le chantier, actuellement en phase d’implantation. L’objectif de la visite était de s’assurer du lancement des opérations, dont la durée prévue est de douze mois. À l’issue de la visite, la gouverneure a demandé aux différents intervenants de tout mettre en œuvre pour respecter le calendrier établi. Selon le communiqué, « l’exécutif régional a demandé aux différents intervenants de tout faire afin d’être dans le délai. » L’entreprise en charge du projet a affirmé pouvoir respecter le délai d’exécution contractuel, un engagement qui a été apprécié par la délégation officielle. DF/OS(AMAP)

Un village malien finance son développement grâce à une gestion communautaire de l’orpaillage

Kangaba, 5 fév (AMAP) – Le village de Salamalé, dans la commune rurale de Kaniogo, a présenté mercredi aux autorités une ambulance médicalisée achetée pour plus de 18 millions de FCFA, a rapporté la préfecture. Cet achat s’inscrit dans une série d’initiatives de développement entièrement financées par les ressources locales, principalement issues de l’exploitation artisanale de l’or. Les fonds proviennent d’un système de gestion communautaire des sites d’orpaillage. Le conseil de village a nommé des « Tombolomas » chargés d’une gestion transparente, dont les revenus alimentent un fonds villageois exclusivement dédié au développement local. Investissements dans les infrastructures clés Avant cette acquisition, les habitants avaient déjà procédé à la réfection complète de l’école et du centre de santé communautaire (CSCOM), et construit une mosquée sur leurs propres fonds. En 2025, avec l’appui technique des services des routes, le village a également lancé la construction d’un réseau de 43 km de routes le reliant à ses hameaux, pour un coût estimé à plus de 300 millions de FCFA. Les travaux de terrassement sont achevés à 90%. Le préfet du cercle de Kangaba a salué ces initiatives, les jugeant conformes aux principes des autorités de la Transition. Il a déclaré : « Le préfet a salué les initiatives des populations de Salamalé, qui sont conformes aux principes des autorités de la transition. Il a invité les autres localités à s’inspirer des initiatives de Salamalé. » Le médecin-chef du Centre de Santé de Référence (CSREF) a pour sa part souligné l’impact sanitaire de l’ambulance, estimant qu’elle « va réduire considérablement le coût des transports et permettra une prise en charge rapide des patients référés. » SD/OS(AMAP)

Une campagne pour promouvoir les racines locales des droits de l’homme lancée à Kangaba

Kangaba, 5 févr (AMAP) – Une campagne nationale de sensibilisation sur les « origines endogènes des droits de l’homme » a été officiellement lancée jeudi à Kangaba, sous l’égide de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et des autorités locales. L’objectif de cette campagne est de favoriser « l’appropriation communautaire des droits de l’homme » en valorisant leurs fondements locaux. Elle vise spécifiquement à diffuser des messages validés auprès des communautés, à renforcer la compréhension des liens entre droits humains et valeurs socioculturelles, et à promouvoir l’adhésion des leaders traditionnels et religieux. « Les droits de l’homme ne sont pas une importation » Lors de la cérémonie d’ouverture présidée par le préfet du cercle, Abou Dao, la présidente par intérim de la CNDH, Me Aïssata Foune Timbély, a insisté sur l’enracinement historique de ces principes. Elle a déclaré : « Les droits de l’homme ne sont pas étrangers à nos sociétés. Ils ne sont pas une importation. Ils ne sont pas une greffe. Ils sont aussi, et profondément, enracinés dans notre histoire, nos traditions, nos valeurs et nos institutions sociales. » Elle a cité en exemple la Charte de Kurukanfuga de l’Empire du Mali, qu’elle a présentée comme un texte ancien portant sur « la protection des personnes, la cohésion communautaire et la dignité humaine ». Dans son discours, le préfet Abou Dao a réaffirmé l’engagement de l’État malien à promouvoir les droits fondamentaux, tout en soulignant que cette mission nécessitait « l’implication de tous ». Il a appelé à une attention particulière envers les personnes vulnérables, précisant : « La sensibilisation doit accorder une attention particulière à la protection des personnes vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes vivant avec un handicap, les personnes âgées et toutes les catégories exposées à la discrimination ou à l’exclusion. » La cérémonie a rassemblé des chefs traditionnels, des leaders religieux, des associations de femmes et de jeunesse, des élus locaux, des enseignants et des défenseurs des droits de l’homme. SD/OS(AMAP)

Des kits professionnels remis à 15 migrants de retour dans la région de Kayes

Kayes, 6 fév (AMAP) – Les autorités maliennes ont remis jeudi des kits d’insertion professionnelle à 15 jeunes migrants de retour dans la région de Kayes, dans le cadre d’une initiative visant à favoriser leur réintégration socio-économique. La cérémonie de remise, présidée par le gouverneur de la région, le général de brigade Moussa Soumaré, s’est tenue au Centre d’Accueil et d’Orientation des Migrants de Kayes. Une délégation du ministère des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, conduite par le colonel-major Adama Tounkara, était présente, aux côtés de représentants de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Les bénéficiaires, 14 commerçants et 1 tailleur, ont reçu des équipements pour démarrer une activité. S’adressant aux récipiendaires, le gouverneur Soumaré a souligné l’importance de cette assistance. Il a déclaré : « Votre assistance est capitale car, elle nous aide à prendre en charge les migrants de retour. » Il les a invités à bien entretenir et fructifier ces kits afin de « conforter l’Etat et ses partenaires dans leurs initiatives salutaires ». Un forage pour un village frontalier accueillant Lors de la même visite, les autorités ont officiellement remis les clés d’un nouveau forage au village de Khabou, situé près de la frontière avec la Mauritanie. Ce village est reconnu pour son rôle dans l’accueil des migrants expulsés. Selon la délégation, ce projet répond à une promesse du ministre Mossa Ag Attaher, visant à améliorer l’accès à l’eau pour les populations locales et les migrants hébergés. Cette mission gouvernementale s’inscrit dans le cadre des activités d’accueil et d’assistance aux migrants de retour. Un jeune bénéficiaire, Mamadou Konaté, 25 ans, de retour d’Algérie, a exprimé l’espoir que ces équipements lui permettraient de « mener une vie descente ». La tournée de la délégation doit se poursuivre vendredi par le lancement d’une nouvelle cohorte de formation. BMS/OS(AMAP)

Les forces armées maliennes annoncent la neutralisation de dizaines de combattants près de Nioro du Sahel

Nioro du Sahel, 5 fév (AMAP) – Les Forces Armées Maliennes (FAMA) ont annoncé avoir « totalement anéanti » un groupe de combattants présumés terroristes lors d’un accrochage dans la nuit du 4 au 5 février dans la zone ouest de Nioro du Sahel, faisant état de « plusieurs dizaines » d’adversaires neutralisés. Selon un communiqué militaire, une patrouille mixte, agissant sur renseignement et conduite par le commandant d’armes de Nioro, le lieutenant-colonel Siaka Koumaré, est tombée sur le groupe « lourdement armé ». Les affrontements ont duré environ trois heures. Le bilan avancé fait également état de la récupération d’une dizaine de motos, ainsi que de la saisie d’armes et de munitions. Le lieutenant-colonel Siaka Koumaré a salué l’opération et réaffirmé la détermination des forces armées. Il a déclaré : « Les FAMA sont déterminés à continuer cette offensive jusqu’à la destruction totale du terrorisme dans la localité. » Le commandant a également souligné que le moral des troupes était « très bon », évoquant l’acquisition de « nouveaux engins et de nouveaux matériels de guerre ». Il a rendu hommage aux autorités militaires et aux soldats tombés au combat. Le lieutenant-colonel Koumaré a appelé à la vigilance et invité les populations « à avoir confiance à leur armée »  dans le communiqué. Cette opération intervient dans le cadre des missions de sécurisation menées par les FAMA dans la région. MD/OS(AMAP)