Kayes (Ouest) : L’Autorité de protection des données à caractère personnel ouvre son antenne régionale
Kayes, 28 nov (AMAP) L’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) a ouvert, jeudi, une antenne dans la Région de Kayes (Ouest) en vue de se rapprocher davantage des populations de cette partie du Mali, lors d’une cérémonie. L’ouverture de cette antenne régionale s’inscrit pleinement dans la vision stratégique des autorités et de l’APDP : rapprocher l’institution des citoyens, renforcer sa présence sur le terrain et assurer l’effectivité des droits sur toute l’étendue du territoire national. « Cette antenne sera un espace de proximité, d’écoute, d’assistance et d’accompagnement. Elle sera un lieu où les préoccupations des citoyens seront accueillies, où les responsables de traitement seront guidés et où les bonnes pratiques seront promues. Elle permettra également d’intensifier nos actions de contrôle, de sensibilisation et de formation auprès des services publics, des structures privées, des acteurs économiques, des jeunes, des femmes et des organisations communautaires », a assuré le président de l’APDP, Mamoutou Samassékou. « L’APDP, depuis sa création, ne cesse de rappeler que la conformité n’est pas un frein au développement, mais un véritable accélérateur de modernisation, de crédibilité et de bonne gouvernance. Aujourd’hui, notre région franchit un pas important vers une meilleure compréhension et une meilleure appropriation de ces enjeux », a déclaré le Gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré qui a présidé l’ouverture de la ceremonie et coupé le ruban symbolique. En marge du démarrage des activités de cette nouvelle structure, une conférence-débat organisée à cet effet a permis d’édifier les participants sur la protection des données à caractère personnel. La circulation des données personnelles est devenue le moteur des administrations modernes, des entreprises innovantes, de l’économie numérique, mais aussi des réseaux sociaux qui occupent une place croissante dans le quotidien de nos populations, et plus particulièrement de nos jeunes. « Les données personnelles racontent nos identités, nos parcours professionnels, nos habitudes, nos fragilités et nos espoirs », a commenté le chef de l’exécutif régional. Or, ces informations peuvent à la fois soutenir le progrès et exposer nos citoyens à des risques majeurs : cyber-arnaques, usurpation d’identité, violation de la vie privée, manipulation d’informations, exploitation abusive des données de santé ou encore discrimination numérique. Les données à caractère personnel ou données personnelles sont des informations existantes sous diverses formes et permettent d’identifier directement ou indirectement une personne par référence à un numéro d’immatriculation, à un ou plusieurs éléments propres à son identité physique, physiologique, biométrique, génétique, psychique, culturelle, sociale ou économique. Elles peuvent être des identifiants universels permettant de raconter entre eux plusieurs fichiers constituant des bases de données, ou de posséder à leur interconnexion. Rappelons que l’Etat a adopté la Loi n°2013-015 du 21 mai 2013 portant protection des données à caractère personnel. Ce texte fixe, aussi, les principes fondamentaux de la collecte et du traitement des données et prévoit une autorité administrative indépendante chargée du contrôle du respect de cette règlementation. BMS/MD (AMAP)
Ansongo : Les autorités se rendent sur un présumé site minier
Ansongo, 28 nov (AMAP) Une mission conduite par le préfet intérimaire du Cercle d’Ansongo (Nord), le sous-préfet Mohamed Ag Alwali, s’est rendue, jeudi 27 novembre 2025 sur un site récemment découvert et supposé contenir un gisement minier, a constaté l’AMAP. Sur les lieux, au nord-est de la ville d’Ansongo couvrant une superficie estimée à plus d’un hectare, les autorités ont constaté des traces de présence humaine, laissant penser à une première découverte par les habitants. A ce stade, aucune étude technique n’a été encore menée pour confirmer les informations relatives à une éventuelle ressource minière. Cette mission intervient 24 heures après une alerte donnée par les populations locales. Dès l’annonce de la découverte, le préfet intérimaire a diffusé un communiqué sur les radios locales pour interdisant l’accès au site, afin de prévenir toute exploitation artisanale non contrôlée. Il a, également, indiqué que d’autres mesures sont en cours « pour vérifier la nature du gisement et sécuriser entièrement la zone. » MHM/MD (AMAP)
Projets d’insertion et de réintégration au profit des migrants de retour : Remise de chèque
Bamako 27 nov (AMAP) Quelques 75 migrants concernés par cette phase de lancement des projets d’insertion et de réintégration de migrants de retour ont reçu, jeudi, un chèque géant de 100 millions de Fcfa et des chèques individuels de 1 500 000 Fcfa remis à trois autres personnes, qui ne font pas partie des bénéficiaires, a constaté l’AMAP. Ce programme « vise à offrir des opportunités économiques de formation qualifiante, d’accompagnement sociale structuré ainsi qu’un soutien à l’entrepreneuriat pour celles ou ceux qui souhaitent se réinventer et rebâtir leur avenir », a declaré le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher. Il constitue une étape importante dans notre société, quant à l’inclusion, la dignité, et l’avenir des compatriotes de retour au pays. « A travers cette insertion et réintégration, l’Etat affirme qu’aucun retour ne doit être synonyme d’abandon et de marginalisation », selon le Ministre Ag Attaher Il s’agit d’un engagement partagé fort entre l’Etat, les institutions partenaires les organisations internationale les acteurs de la société civile et les communautés locales. Selon le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration Africaine, « si la migration demeure une source d’opportunités, elle se transforme, parfois, en une preuve douloureuse, faite d’incertitudes, de précarité et de rupture ». Il a ajoute que « nos compatriotes de retour méritent non seulement respect et considération mais, aussi, un appui concret et durable pour réussir leur réinsertion économique et sociale. » Pour le chef du département des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, au-delà du geste symbolique, cette action vise à soutenir la création d’activités génératrice de revenu (AGR) au profit de 75 migrants de retour et à leurs familles afin de renforcer la cohésion sociale et familiale souvent fragilisées par les expériences de la migration. « Les projets que nous soutenons aujourd’hui ont fait l’objet d’un processus de sélection par une commission mise en place au sein de mon département. A la suite d’un dépouillement par la commission, 74 projets ont été sélectionnées sur la base de critères rigoureux », a expliqué Mossa Ag Attaher. Enfin Le ministre des Maliens établis a l’extérieur et de l’Intégration africaine a exhorté « à la rigueur, au courage et à la persévérance des bénéficiaires » dans la mise en œuvre de leur projet. Car, selon le ministre, « c’est par les efforts, la discipline et l’engagement que les initiatives prendront corps et feront deux des modèles de demain. » Pour le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), Habib Sylla cela est « un signal fort, porteur d’espoir et d’opportunité. » « A vous, chers migrants de retour, je veux adresser un message particulier : votre présence parmi nous témoigne de votre résilience. Vous avez souvent traversé des parcours exigeants, parfois douloureux mais, vous revenez porteurs de compétences, d’idées, d’ambition, et de courage », a dit M. Sylla. « Aujourd’hui vous devenez entrepreneurs, acteurs économiques, créateurs d’emplois. Le Haut conseil du Mali restera toujours un partenaire loyal et engagé aux côtés du gouvernement et de la diaspora », a assuré le président du HCME Le représentant au Mali de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) Boubacar Seybou, pour sa part, a dit que « le retour des migrants est assez vaste, les pays de provenance sont nombreux, les défis sont immenses et, à ce titre, la démarche synergique est de faire en sorte qu’aucun migrant ne soit laissé pour compte. » « C’est dans cette dynamique que nous essayons de contribuer, à notre manière, à un certain nombre de réintégration de migrants. Pour relever ces défis d’une réintégration durable, il est important d’avoir une approche de partenariat multisectoriel incluant les agences gouvernementales », a expliqué le représentant de l’OIM au Mali. Assan Fané, bénéficiaire de l’année derrière, a expliqué qu’elle a quitté le Gabon « il y a quelques années et c’est l’an dernier qu’elle a reçu une machine à coudre dans le cadre du projet. » « Au début, j’étais seule à faire mon travail mais, aujourd’hui, j’emploie quatre autres personnes. Je remercie tous les initiateurs de ce projet. » Quant au porte-parole, des bénéficiaires de cette année, Lassine Kondo, qui a passé plus de 20 ans en Mauritanie, il a indiqué que cela fait un an qu’il est rentré au Mali. Selon lui, les projets d’insertion dont ils bénéficient ne sont pas de simples aides. « Ils représentent, pour eux, un véritable tremplin vers l’autonomie. » « Si je reçois mon appui, je vais me lancer dans la pisciculture et l’aviculture »,a-t-il dit. BT/MD (AMAP)
5ème édition du SIAMA : Plus de 5 000 visiteurs attendus au Parc des expositions de Bamako
Bamako, 27 nov (AMAP) Le 5e Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA), qui attend plus de 5 000 visiteurs au Parc des expositions de Bamako, a ouvert ses portes, ce jeudi, lors d’une cérémonie que le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maiga, a présidée, a constaté l’AMAP. Sous le thème : « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle », ses objectifs sont, entre autres, valoriser les savoir-faire locaux, promouvoir l’émergence de jeunes talents, susciter et encourager la consommation locale des produits artisanaux, revaloriser notre identité culturelle. Pendant dix jours (27 novembre au 7 décembre 2025), des artisanats maliens et de 16 pays dont le Burkina Faso et le Niger dans le cadre de la confédération-AES vont montrer leur savoir-faire artisanal. Après son discours d’ouverture, le Chef du gouvernement le général Abdoulaye Maiga a procédé à la couture symbolique du ruban et visité quelques stands sur plus de 600. Il a rappelé que ce salon est placé sous la haute présidence du général d’Armée, Assimi Goita, , qui a décrété 2025, « l’année de la Culture », « incluant aussi notre artisanat où réside le savoir-faire spécifique de nos braves populations.» Abdoulaye Maiga a souligné que l’artisanat joue un rôle important dans la vie socio-économique et culturelle du Mali Il contribue à hauteur de 24,2% du Produit intérieur brut (PIB) et emploie plus de 40% de la population active. « Il contribue à asseoir la paix et la cohésion durable dans nos communautés », a précisé le Premier ministre. Selon lui, « le SIAMA se veut un espace de promotion du consommer local, un cadre d’échanges et de compétitivité pour les artisans du Mali, de l’espace AES, de l’Afrique et du reste du monde. A l’instar du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou au Burkina Faso et le Salon international pour la femme au Niger, le SIAMA s’inscrit dans la dynamique de la stratégie commune de développement de l’artisanat au sein de la Confédération-AES, Cette stratégie validée par les ministres des trois pays, en février 2025, à la faveur de la Semaine de la fraternité de la Confédération-AES, à Ségou, « en vue de renforcer la coopération entre les artisans de notre espace commun », a fait savoir le chef du gouvernement malien. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, des délégations du Niger et du Burkina Faso, pays invités d’honneur, dont le ministre burkinabè en charge de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda. Ainsi que le Maroc, pays invité spécial. Il faut rappeler que le SIAMA se tient à chaque deux ans. ST/MD (AMAP)
Litiges commerciaux : Journée de sensibilisation sur l’arbitrage et la médiation
Bamako, 27 nov (AMAP) La Chambre de commerce et d’industrie du Mali, en partenariat avec le Centre de conciliation et d’arbitrage du Mali (CCAM), a organisé, ce jeudi, un atelier pour « sensibiliser les industriels et opérateurs économiques sur l’importance des modes alternatifs pour le règlement des conflits (MARC) dans la résolution des litiges commerciaux ». Pendant une journée, cet atelier est destiné à « renforcer la compréhension et l’adhésion des industriels, opérateurs économiques, conseillers juridiques d’entreprise aux modes alternatifs de règlement des différends afin de favoriser un climat des affaires serein et compétitif au Mali », a précisé le directeur du CCAM, Demba Dianka. « C’est un réel plaisir pour moi de voir la réalisation de ce projet. Quand j’étais président, nous avons pris l’initiative de créer un cadre d’arbitrage. Ce n’est pas une innovation mais plutôt un devoir, parce qu’il est inscrit dans nos textes de création de mettre en place un centre d’arbitrage obligatoire », a déclaré le 2ᵉ vice-président de la CCIM du Mali, Mamadou Tiéni Konaté. « Dans un tel contexte, ce n’est pas important de s’adresser aux tribunaux classiques, mais plutôt de faire recours à la médiation, la conciliation et l’arbitrage qui peuvent mettre fin à tout genre de conflits. Beaucoup savent que l’arbitrage existe mais ne connaissent pas son intérêt intrinsèque et stratégique dans toutes nos affaires, son efficacité à résoudre un conflit. Il faut commencer la résolution par les petits conflits », a-t-il ajouté, avant d’inviter les participants à relayer l’information dans leurs entreprises respectives. Le président de l’Organisation patronale des industriels du Mali (OPI), Mamadou Yatassaye, dans son intervention, a indiqué que « la médiation et l’arbitrage ne sont pas de simples concepts théoriques. » « Ils représentent des solutions concrètes, adaptées et pacifiques pour prévenir et résoudre les litiges, tout en préservant les relations d’affaires et en soutenant l’essor de notre économie », a-t-il relevé. Il a rappelé que le règlement alternatif des différends, l’une des missions de la CCIM parmi tant d’autres, a été institué par la Chambre dans son texte de création, en son article 7, qui stipule qu’« elle peut être amenée à désigner des arbitres pour trancher les litiges d’ordre contractuel dans les domaines du commerce, de l’industrie et des services. » MMD/MD (AMAP)
Renforcement de capacités : Le programme Tokten appuie cinq laboratoires de l’Université Kurukanfuga
Bamako, le 27 nov (AMAP) Le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a ouvert, ce jeudi, à la Faculté de droit public (FDPu), un atelier de renforcement de capacités des ressources humaines des cinq laboratoires de l’Université Kurukanfuga de Bamako, a constaté l’AMAP. Ces échanges de deux jours sur le thème :« Maîtriser la recherche appliquée pour l’innovation scientifique et technologique, se tiennent dans le cadre du programme Tokten. Deux laboratoires de la FDPu), deux de la Faculté de droit privé (FDPri) et un laboratoire de la Faculté des sciences administratives et politiques (FSAP) sont les structures bénéficiaires de cette session de formation. Il s’agit de transfert de compétences de la diaspora malienne au profit des universitaires u Mali. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a expliqué que cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de la migration (PONAM) « dont le processus de révision a été engagé afin de doter le Mali, d’une Politique nationale de migration plus ambitieuse, mieux adaptée et, de surcroit, réaliste et réalisable. » Selon Mossa Ag Attaher, l’atelier se tient « à un moment où le pays a le plus besoin de l’intelligence de ses enfants pour se relever, rebondir et faire du Mali, un Etat fort dans le concert des Nations. » il a ajouté que cette session de formation « est une illustration parfaite de ce cheminement que nous devons avoir, ensemble, pour faire de la diaspora, un puissant levier de la transformation sociétale du Mali. » Du Programme Tokten, le chef du département des Maliens établis à l’Extérieur a dit qu’il est l’une des plus belles histoires de coopération entre le Mali et le Système des Nations unies. Selon Mossa Ag Attaher, qui a co-présidé la cérémonie d’ouverture avec son collègue en charge de l’Enseignent supérieur et de la Recherche scientifique, a indiqué que ce département et celui des Maliens établis à l’Extérieur doivent cheminer ensemble. « Car, a-t-il soutenu, la mobilité et la connaissance, la diaspora et l’innovation sont les deux forces motrices pour bâtir le Mali d’aujourd’hui et de demain. » Le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Bouréma Kansaye ,tout saluant la coopération entre les deux départements, a trouvé opportun de mobiliser les enseignants chercheurs, doctorants, entre autres. Selon le Pr Kansaye, les laboratoires sont les hauts lieux de la recherche auxquels tous les chercheurs de l’Université Kurukanfuga de Bamako doivent être affiliés. Le représentant-résident adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Roland Série, a déclaré que l’organisme onusien reste engagé auprès du gouvernement de la Transition pour relever les défis. La cérémonie a pris fin par la remise d’un chèque de plus de cinq millions de francs, Cfa offert par un malien résidant aux États-Unis, Makan Diarra, pour nos compatriotes étudiants en difficulté à Cuba. OD/MD (AMAP)
Lancement à Bamako du Programme mini-réseaux en Afrique
Bamako, 25 nov (AMAP) Le Programme mini-réseaux en Afrique, Africa Minigrids Program, (AMP) qui bénéficie de l’appui financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), pour environ 1,25 milliard de Fcfa, pour une durée d’exécution de quatre ans, a été lancé jeudi à Bamako. Le programme couvre 21 pays africains et offre une plateforme d’échanges et de partage d’expériences à l’échelle régionale pour booster le développement des mini-réseaux solaires, Pour le Représentant résident adjoint du (PNUD), Roland Sery, ce projet va contribuer « à réaliser l’ambition du gouvernement malien, d’accélérer l’accès universel à une énergie propre, fiable et abordable, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique et à la transformation socio-économique des communautés rurales. » Pour la ministre de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, « l’urgence climatique constitue un impératif dans toute action de développement et de gestion des ressources naturelles, en particulier dans les terroirs arides et semi-arides de la zone sahélo-saharienne. » La résilience économique et sociale, principal défi des pays sahélo-sahariens, passe nécessairement par des actions d’adaptation et de réduction des effets néfastes du changement climatique, en vue d’assurer un développement résilient et durable dans les terroirs, selon la ministre. C’est dans ce contexte que la Stratégie nationale Grande Muraille Verte de notre pays, alignée sur le Plan d’investissement prioritaire décennal (PIPD 2021-2030) de la Grande Muraille Verte, prévoit, entre autres, la promotion et le développement de pratiques et techniques climato-intelligentes à faible empreinte carbone pour asseoir la transition écologique, l’économie verte et le développement durable à terme. Pour le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, qui a présidé la cérémonie de lancement, la réalisation de ce projet pilote permettra la mise en service directe d’au moins 309 kilowatts de puissance solaire photovoltaïque installée et 754 kilowattheures de capacité de stockage sur batteries. Il faut, également ,noter la réduction des émissions de Gaz à effet de serre (GES) sur la durée de vie des activités du projet, estimée à 16 929 tonnes d’équivalent CO₂ (direct) et 631 697 tonnes de CO₂eq (indirect). Le nombre de bénéficiaires directs est estimé à 8 665 personnes, dont 50 % de femmes, grâce à 1 752 nouveaux raccordements aux mini-réseaux. Le projet sera mis en œuvre conjointement par l’Agence nationale des Énergies Renouvelables et des Bioénergies (ANEB), la Direction nationale de l’énergie (DNE), l’Agence malienne de développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (AMADER) et l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV) AC/MD (AMAP)
Le gouvernement et les importateurs saluent la fin des longues files d’attente dans les stations-service
Bamako, 27 nov (AMAP) Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, s’est réjoui, ce jeudi, de l’amélioration significative de la situation de l’approvisionnement en hydrocarbures, à l’issue de la 7ᵉ réunion du cadre de concertation avec les importateurs de produits pétroliers qui s’est tenue à Bamako,. « À l’unanimité, il a été constaté que les mesures prises ont porté leurs fruits : l’objectif de faire disparaître les longues files d’attente a été atteint dans les délais impartis », a déclaré le ministre. M. Diallo a rappelé la signature, le 21 novembre dernier, d’un protocole d’accord entre le gouvernement, le Groupement malien des pétroliers (GMP) et le Groupement professionnel des pétroliers du Mali (GPPM). Ce document engage les parties à résorber les files en une semaine et à réduire le délai de traitement douanier de 72 à 24 heures. Selon lui, les premières évaluations démontrent une amélioration visible dans la plupart des stations-service du pays. Le ministre a également exprimé la reconnaissance des autorités de la Transition aux importateurs pour leur « sens des responsabilités » et leur « accompagnement constant ». Il a toutefois appelé à la vigilance et à la poursuite des efforts afin d’éviter toute nouvelle crise d’ampleur similaire. Les régions de Ménaka, Taoudéni, Kidal, Nara et Douentza feront l’objet d’un ravitaillement prioritaire d’ici mardi prochain, a-t-il assuré. De son côté, le secrétaire général du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP), Ibrahim Touré, s’est félicité des progrès accomplis. « Nous avons promis et nous avons tenu… Je ne suis pas très prétentieux pour dire qu’il n’y a plus de files d’attente, mais je peux dire que ça s’est nettement amélioré », a-t-il affirmé. M. Touré a salué la contribution de « tous les acteurs du secteur », des importateurs aux chauffeurs en passant par les agents des douanes, qui ont travaillé « contre vents et marées » pour assurer la continuité de l’approvisionnement. Il a réaffirmé l’engagement du groupement à maintenir la dynamique actuelle et à éviter le retour des files d’attente. Abordant la question du ravitaillement des régions de l’intérieur, le responsable du GMPP a demandé un meilleur accompagnement des forces armées, notamment pour la disponibilité des escortes permettant aux camions-citernes d’atteindre leurs destinations. Les délais d’attente prolongés créent « des pertes financières importantes » pour les opérateurs, a-t-il expliqué. Répondant aux préoccupations relatives au détournement de stocks, M. Touré a rejeté toute implication des importateurs : « Le détournement, ce n’est pas les professionnels, ce n’est pas nous les importateurs. » Le gouvernement et les opérateurs ont réaffirmé leur volonté commune de lutter contre la rétention frauduleuse, la spéculation et toutes les pratiques perturbant l’approvisionnement, afin de consolider durablement le retour à la normale. OS/MD (AMAP)
Communique du Conseil des ministres du mercredi 26 novembre 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 26 novembre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnance. Le présent projet de loi est initié en application des articles 121 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre par ordonnance, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la Session ordinaire du Conseil National de Transition, ouverte le 6 octobre 2025 et l’ouverture de la Session ordinaire du mois d’avril 2026, le 13 avril 2026. Le projet de loi, adopté, habilite le Gouvernement à prendre des mesures nécessaires pour la réalisation de son plan d’action, notamment : a création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; l’organisation de la production ; les statuts du personnel ; les traités et accords internationaux. Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte régissant la police sanitaire des animaux terrestres. Le cadre législatif et réglementaire de la prévention, du contrôle et de la lutte contre les maladies animales, y compris les zoonoses majeures est fixé par la Loi n°01-022 du 31 mai 2001 portant répression des infractions à la police sanitaire des animaux sur le territoire de la République du Mali et son décret d’application. Après plus de deux décennies, l’application de ces textes a révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement institutionnel et au développement du secteur de l’Elevage. Les projets de texte, adoptés, permettront de corriger les insuffisances constatées et d’apporter des innovations, entre autres : – la prise en compte des recommandations de la mission d’appui à la règlementation du secteur de l’Elevage et de la Pêche ; – l’introduction de la notion de paiement de redevance lors de la délivrance des différents certificats ; – la prise en compte de l’évolution de l’environnement institutionnel, le transfert de certaines compétences de l’Etat aux Collectivités territoriales dans les domaines de l’Elevage et de la Pêche et plus précisément en matière de police sanitaire des animaux sur le territoire national. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE – Conseiller technique : Monsieur Amadou DOUMBIA, Ingénieur des Constructions civiles. Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Directeur général de l’Institut national de Prévoyance sociale : Monsieur Idrissa Bakary DIARRA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Chargé de mission : Madame Mariétou COULIBALY, Spécialiste en Gestion Logistique et Transport. – Directeur général du Palais des Pionniers : Monsieur Sidi DICKO, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Directeur général du Bureau malien du Droit d’Auteur : Monsieur Yaya SINAYOKO, Enseignant-chercheur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres de la tenue de la 9ème Conférence annuelle de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée, du 27 au 29 novembre 2025 à Koulikoro. Cette 9ème Conférence, qui se tient dans un contexte de renforcement de la sécurité et de lutte contre le terrorisme, a pour objectifs : – de créer un cadre d’échanges et de réflexion sur des questions thématiques intéressant la vie et le fonctionnement des services de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée ; – d’harmoniser les méthodes de travail ; – de partager le bilan des activités de l’année 2025 et de définir les objectifs et les orientations pour l’année 2026. La conférence annuelle de 2025 est placée sous le thème : « L’Administration pénitentiaire à l’épreuve du terrorisme, du radicalisme et de l’extrémisme violent : défis et perspectives ». Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali à la 76ème Réunion extraordinaire du Comité des Ministres de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar, tenue le 21 novembre 2025, à Dakar au Sénégal. L’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar est chargée de fournir les services de la navigation aérienne en route dans les espaces aériens de 19 Etats membres dont le Mali. Lors de la 75ème Réunion ordinaire, tenue le 1er août 2025, le Comité des Ministres a décidé d’examiner, lors d’une session extraordinaire, le Plan de Services et d’Equipements 2026-2030 et le Plan de financement y afférent. A cet effet, la 76ème Réunion a examiné le Plan d’Orientation Stratégique 2026-2035, le Plan de Services et d’Equipements 2026-2030 ainsi que son Plan de financement et adopté des résolutions. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des ministres : de la tenue de la 1ère Session du Cadre de Concertation avec les Maliens Etablis à l’Extérieur, les 16 et 17 décembre 2025, à Bamako. Cette 1ère Session a pour objectifs de renforcer la cohésion entre les Maliens établis à l’Extérieur et leur pays, d’améliorer la coordination des interventions publiques et de garantir la participation effective de la diaspora au développement national. Le lancement de la 1ère Session marque une étape majeure dans la refondation du lien entre l’Etat
Dioïla : Grève des enseignants des écoles publiques
Dioila, 26 nov (AMAP) Les enseignants des écoles publiques de Dioila ont entamé un arrêt de travail jusqu’au payement de leur salaires du mois de novembre 2025, à travers un courrier déposé, mardi, au gouvernorat par leurs syndicats, a appris l’AMAP sur place. Justifiant cette grève, sans préavis, les responsables syndicaux évoquent l’existence d’un protocole entre eux et le gouvernement prévoyant « l’arrêt automatique des cours si les salaires du mois n’étaient pas payés avant le 25 du mois. » Cependant, ils n’ont pas pu produire une copie de ce document à l’appui de leur mouvement qui ne concerne pas les écoles privées. Le gouverneur de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, que l’AMAP a approchée, indique n’avoir reçu aucun préavis d’arrêt de travail. Elle a ajouté avoir, tout de même, « instruit le Trésorier payeur de prendre des dispositions afin de résoudre cet incident dans un plus bref délai. » Des parents d’élèves n’ont pu cacher leur tristesse, faisant remarquer que l’année scolaire a déjà connu des difficultés de démarrage, à cause de la pénurie de carburant. Des responsables de Comités de gestion scolaire (CGS) ont également fait relever « la situation difficile du pays » DF/MD (AMAP)

