Lutte contre le terrorisme : L’armée déjoue des attaques terroristes (état-major général)

Bamako, 08 nov (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont déjoué, vendredi, des attaques terroristes, respectivement à Hermakono , dans la Région de Sikasso (Sud) à 04h30 et Soumpi, dans la Région de Tombouctou à 14h, a annoncé, dimanche, l’état-major général des armées Dans un communiqué, l’armée précise que «ces attaques ont été vigoureusement repoussées, suivies de ratissages avec d’importants pertes humaines et matérielles des terroristes», Elle ajoute : « les appuis des vecteurs aériens ont permis de localiser et neutraliser les rescapés terroristes en débandade. » L’État-major général des armées assure «de l’engagement des FAMa à défendre le territoire national. MMD/MD (AMAP)

Macina, au Centre du Mali, renoue avec le poisson

Par Demba GAKOU Macina, 8 nov (AMAP) La pêche occupe une place de choix dans l’économie de la commune de Macina (Centre) et mobilise beaucoup de personnes dont les Bozos kelingas et autres personnes venant d’ailleurs pour la circonstance. Ils sont des centaines à exercer cette activité et beaucoup se sont installés le long du fleuve Niger sur près de 2km, chacun avec sa pirogue munie de moteur. Fin octobre c’est la décrue et les pêcheurs s’en réjouissent, la pêche a commencé. En cette période, le long du fleuve est très animée. Des piroguiers s’en vont à la pêche, d’autres en reviennent, Des femmes, des enfants ramassent le poisson de différentes variétés dont les sardinelles, les carpes, les silures… Ces pêcheurs, qu’ils soient Bozos kelingas ou autres, pour la plupart, ont appris le métier de père en fils, « dans la famille », comme l’explique Adama Keita. Il est né « dans la pêche », celle de son époque « est différente » de celle d’aujourd‘hui. TEMPS ANCIEN, TEMPS PRESENT – « Autrefois, les pêcheurs se contentaient d’une petite pirogue munie de perche et de pagaie pour pêcher. Les outils de pêche ne coûtaient pas aussi chers. Il n’y avait pas de surpeuplement de pêcheurs », se remémore-t-il. « Après deux ou trois mois ici, on pouvait aller dans le Massina profond pour y passer trois à quatre mois. Là, profitant du séjour, on avait l’opportunité d’amasser une importante réserve de poissons que l’on pouvait conserver et qui était destinée à la commercialisation », se souvient notre interlocuteur, un brin nostalgique. Aujourd’hui ce temps est révolu, « la pêche se fait sur de grandes pirogues poussées de puissants moteurs. Le matériel de pêche coûte les yeux de la tête. Ne parlons pas du carburant, aujourd’hui introuvable ». « A cause de l’insécurité, on ne peut plus rejoindre les coins reculés. Les Bozos traversent des moments difficiles. Ils ne sont pas prêts à dire combien ils gagnent exactement par jour., se contentant de lâcher : « Les prises varient et dépendent de beaucoup de facteurs. » DIVISION DU TRAVAIL – La conservation pour la commercialisation est, aussi, l’affaire des pêcheurs qui utilisent les techniques du séchage, du fumage, du brûlis et de congélation avec une unité de production de barres de glace installée sur place. Point de magasins de stockage. Juste un hangar moderne. La commercialisation passe par les mareyeurs venus de Ségou, Bamako où d’ailleurs. La pêche est autorisée à tout détenteur de permis de pêche délivré par le chef service local de la pêche. Le permis, s’il est de catégorie A, concerne les grands filets de barrage et coûte 15 000 Fcfa, La catégorie B concerne les éperviers, les filets maillants dérivant et dormants. La catégorie C, les nasses appâtées et les filets à deux mains 3 000f Fcfa. Quant à la catégorie D, ce sont les permis sportifs pour ceux qui pêchent à la ligne pour 1 500 Fcfa. Tout contrevenant s’exposerait à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. PERCEE DE LA PISCICULTURE – Avec la rareté du poisson, consécutive au changement climatique, les services techniques en charge de la pêche, en partenariat avec le Programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT), ont initié la pisciculture qui consiste à élever les poissons dans un espace contrôlé. Pour sa réussite dans les étangs et les cages flottantes, d’après un praticien, « il faut tenir compte de l’aliment poisson de qualité qui coûte cher, choisir les alevins de qualité à partir de la production artificielle surtout pour les clarias. » La pisciculture, depuis plus d’une décennie, a fait de grands pas dans la filière pêche, à Macina. La Coopérative des pisciculteurs de Macina dont le bureau est installé depuis 2007 est présidée par le vieux Kokè Haidara, La pisciculture, en dépit de ses exigences est plus rentable que la pêche traditionnelle, d’après un praticien De février à mars, la pêche collective appelée «Yaya » qui remonte loin dans l’histoire de la contrée occupe tous les pêcheurs, qu’ils soient de Macina où d’ailleurs. Elle peut durer un à deux mois et commence à Myon, village à l’ouest de Kolongotomo jusqu’à Komara, dernier village à l’est de Macina. Ces mares, regorgent de poissons en quantité et en qualité. Après la crue, la pêche se poursuit dans les retenues d’eau, les mares, les canaux d’irrigation de l’Office du Niger mais les prises sont faibles. A côté de la pêche certains pêcheurs font de la riziculture, d’autres de petits métiers, du commerce. DM/MD (AMAP)  

Dioila : Un véhicule enlevé par des inconnus dans la Commune rurale de Wacoro

Dioila, 8 nov (AMAP) Un véhicule double cabine de couleur blanche a été enlevé, ce samedi matin par des individus non identifiés, à quelques centaines de mètres de la Commune rurale de Wacoro, à 23 km de la capitale régionale, Dioila, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le 1er adjoint au maire de Wacoro, les cinq ou quatre occupants du véhicule ont, aussi, été amenés par les assaillants. Entre 9 heures et 9 heures 30 mn, des hommes armés sur quatre motos ont fait rebrousser chemin à l’engin, en le conduisant eux-mêmes en direction de Nangola, dans le sens inverse. Les autorités ont été immédiatement informées. DF/MD (AMAP)

Crise des hydrocarbures : Vue de l’intérieur du Mali

De nos correspondants régionaux et locaux Bamako, 8 nov (AMAP) Depuis 11h, vendredi, il y a du carburant à Fougadougou à une vingtaine de kilomètres de Koulikoro en direction de Bamako. De 2 H du matin à 11 il y avait du carburant à la station Niantao à kayo dans la commune urbaine de Koulikoro. Il y a des camions citernes positionnées aux deux stations Yara. Ces stations-service n’ont pas d’abord commencé la distribution, mais il y a du monde. Tout comme à la sortie de Koulikoro vers Banamba, il y a du carburant dans un point de vente non loin du gouvernorat. A Kolondièba, dans le Sud, par où transite en ce moment le gros des camions citernes venant de la Côte d’Ivoire, la situation s’améliore. Depuis le 3 novembre, il y a du carburant dans plusieurs stations de la ville. Sur huit grandes stations-service, quatre sont en activité  SOTRAKA, Mali Sadio I et II, et Corridor). Les stations-service Kolondiè, Petro Sy, SONEF et Tadjiso sont dans l’attente. Ici, le litre d’essence se vend à 775 et 725 Fcfa celui de gaz oil . SOTRAKA livre de l’essence et du gaz oil. Par contre les trois  autres offrent uniquement de l’essence aux clients. À Dioila, 13e Région administrative du Mali, aucune station ne dispose de carburant pour l’instant.  Une rencontre d’information et d’échanges a été organisée par la gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, le mardi 04 novembre 2025 au gouvernorat sur le sujet. Lors des échanges, l’exécutif régional a expliqué » les efforts déployés par l’État » et a, par la suite, promis de l’arrivée prochaine du carburant sans préciser de date. Les populations ont apprécié la démarche et se montrent plus que jamais résilientes. Il faut, tout de même, préciser que cette pénurie d’hydrocarbures a rendu difficile les récoltes et leur acheminement vers les lieux de stockage parce que bon nombre de paysans ont abandonné les charrettes au profit des tricycles comme moyen de transport. Les détaillants, dans un commerce essentiellement informel, se livrent à toute sorte de spéculations. Le litre de carburant est vendu, dans des bouteilles, au prix oscillant entre 2 500 à 4 000 Fcfa. D’ici l’amélioration de la situation, les populations qui relèvent avec inquiétude que la reprise de l’école est prévue pour le lundi 10 novembre 2025, font preuve de résilience, en prenant leur mal en patience et en faisant confiance aux autorités. Dans la ville de San (Centre), le litre d’essence se vend au marché noir entre 2 750 et 3 000 Fcfa. Au niveau de certaines stations-service, le carburant est disponible mais jour les cas d’urgence, notamment la santé et la sécurité. A Ségou (Centre) il n’y a pas d’amélioration. Beaucoup de stations-services sont fermées. Au gouvernorat, une commission a été créée pour la gestion de la crise carburant. On espérait l’arrivée de citernes de carburant cette semaine mais jusqu’à ce jour, aucune nouvelle. Le litre se vend sur le marché noir entre 4 000 et 5 000 Fcfa. CRISE MULTIFORME – Le cercle de Bla, également au Centre du pays, dans la région de Ségou, traverse depuis plusieurs semaines une crise socio-sécuritaire et humanitaire d’une gravité inédite, provoquée par une pénurie quasi-totale de carburant. Ici, c’est une crise multiforme (de tout en un) de pénurie de carburant, de services vitaux paralysés et d’exode administratif Cette situation a entraîné l’arrêt complet des services publics essentiels et l’exode d’une partie des autorités administratives. La rupture des stocks d’hydrocarbures a mis à l’arrêt les deux principaux opérateurs publics de la ville : Énergie du Mali (EDM) et la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). La centrale locale d’EDM est totalement inactive, faute de carburant, plongeant la ville de Bla dans l’obscurité depuis plusieurs semaines. Sa sœur jumelle, la SOMAGEP, qui parvenait à maintenir un service minimal, a également cessé ses opérations. La population est contrainte de s’approvisionner exclusivement auprès des forages de quartier ou des puits domestiques. ​La pénurie d’hydrocarbures s’est étendue au secteur privé : les six stations-service de la ville sont à l’arrêt. Sur le marché noir, les prix du carburant ont flambé, atteignant 3 250 à 4 000 Fcfa le litre d’essence et 2 750 à 3 000 Fcfa le litre de gasoil. Cette flambée paralyse l’ensemble des activités économiques. Le secteur de la santé est le plus durement touché. L’absence de carburant rend impossible l’acheminement des produits pharmaceutiques vers les Centres de santé communautaires (CSCOM). ​Plus grave, les références et évacuations de malades vers les hôpitaux sont suspendues. Ce sont désormais les familles qui doivent « se débrouiller » pour trouver des moyens de transport de fortune pour les patients, mettant en péril la vie des personnes nécessitant des soins urgents. ​Face à la pénurie, la population utilise massivement les vélos, les charrettes, se déplacent à dos d’ânes ou de chevaux, témoignant d’un retour à des modes de vie anciens. Simultanément à cette crise logistique, le Cercle de Bla fait face à une insécurité grandissante et à de multiples menaces. Cette situation a poussé les autorités administratives à quitter leur poste : le préfet et les sous-préfets ont déserté les lieux. La majorité des maires des Communes ont également changé de domicile « par mesure de sécurité. » ​Les Forces de défense et de sécurité (FDS) demeurent cependant mobilisées. Des patrouilles sont assurées en ville pour sécuriser la population. Une force spéciale a été récemment déployée dans le Cercle afin de renforcer les unités déjà sur place. ​La crise à Bla requiert une attention urgente des autorités nationales pour la mise en place d’un corridor logistique sécurisé afin de ravitailler la ville en carburant et de permettre le redémarrage des services vitaux. GESTION RATIONNELLE DIEMA – A ce jour, le cumul de carburant, disponible dans les Stations de la ville de Diéma, à savoir Sahel, SOTRAKA, SODIES, Total, SEBAF, SOMAYAF, se présente comme suit : essence 521 litres, au seuil d’alerte et 21 552 litres pour le gasoil. Cette ville carrefour n’a pas été ravitaillée en essence depuis

Kangaba : Les services techniques passent en revue les activités du troisième trimestre

Kangaba, 07 nov (AMAP) Le préfet Abou Dao a présidé vendredi 07 novembre 2025 dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba 9Ouest), une rencontre de revue des activités menées au 3e trimestre de l2025 avec les chefs de service technique. A l’ouverture de la rencontre, le préfet a salué la résilience des chefs de services techniques qui ne n’ont pas fait économie de leurs efforts « pour la bonne marche de leur structure malgré les maigres conditions de travail et, maintenant avec la pénurie de carburant. » Il a rappelé que le Décret No2015-0067/P-RM du 13 février 2015 fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscription administrative, stipule en son article 26 que le préfet « est investi d’une mission permanente d’inspection et de contrôle des services et organismes publics installés dans le ressort territorial du cercle, à l’exception des services judiciaires et des forces armées. Les chefs de service ont, tour à tour, pris la parole pour présenter les activités menées au cours du troisième trimestre 2025. Ils ont, également, énuméré les difficultés rencontrées. Au nombre desquelles, l’insuffisance de personnel, le manque de moyens logistiques entre autres. Le médecin-chef est revenu sur le non-paiement des quotes-parts des communes pour la référence évacuation. La cheffe de service des Domaines, quant à elle, se plaint du non-paiement des taxes de la part des sociétés minières. Dans les divers, il a été question, surtout, de la crise du carburant qui affecte tout le monde. Le préfet a rappelé le contenu de la lettre No2025 – 00653/GRKK-CAB du 20 / 10 / 2025 de monsieur le gouverneur de la Région de Koulikoro dont l’objet est la régulation de la vente de carburant dans les bidons. Ainsi, le préfet a rendu public un communiqué qui informe les populations, les gérants des stations et les propriétaires de points de vente de carburant que seul le préfet est habilité à délivrer des autorisations exceptionnelles de vente de carburant dans les bidons au niveau des stations et les points de vente. Il a invité les participants au respect scrupuleux de ce communiqué. Il a, également, invité les responsables « à l’optimisme car l’Etat est en train de tout faire pour endiguer la crise le plus vite possible. » SD/MD (AMAP)

Crise des hydrocarbures : Pas de panne sèche ce week-end à Bamako

De nos reporters et correspondants Bamako, 07 nov (AMAP) Depuis de la crise d’hydrocarbures, imposée à notre pays, il faut admettre que Bamako n’a été autant ravitaillée en produits pétroliers que ce week-end. D’où la disponibilité du carburant dans de nombreuses stations-service où nous nous sommes rendus Sur quatorze points de vente de carburant dans certains quartiers des Communes III et IV, sept servent du carburant. Mieux, nous avons constaté moins d’attroupement dans certaines stations- service. Comme pour confirmer la disponibilité du liquide tant précieux, ce vendredi 07 novembre à Bamako. La joie se reflétait sur les visages, sur des motos, une centaine de jeunes garçons et filles se côtoient, à coup de plaisanteries et taquineries, ils tiennent le rang, se suivent en deux files sur la descente de la côte au quartier Samè, en Commune III du District de Bamako, sur la route de Kati. Ces files continuent jusqu’à la station-service au flanc de la colline, contigüe au bar appelé Peid de colline. Dans cette station Yara, un cordon de sécurité, bien établi et formé d’agents de police et de jeunes portant des gilets roses, les pompistes servent du gasoil depuis 11 heures du matin. Et le service de l’essence a commencé à 14 heures, à notre passage. DES FILES FLUIDES – « Aucun incident. Tout le monde est discipliné et suit notre dispositif de sécurité », dit le sergent de police Coulibaly, en maintien d’ordre avec d’autres collègues. Selon Issa Dembélé, président de la jeunesse du quartier de Samè, depuis le début de la crise du carburant, les membres sont déployés à cette station, chaque fois que le carburant disponible. Ces jeunes en gilets rose aident les policiers à maintenir l’ordre et faciliter en même temps la fluidité de la distribution. Et oui ! A croire que « Résilience est malienne. » Du moins, c’est ce que nous avons constaté lors de notre reportage. A la station- service SOMAYAF, au terrain de foot de la Commune III, où le ravitaillement est en cours, des populations ne sont pas stressées. « Nous n’allons jamais céder à n’importe quelle crise. Nous supportons la crise énergétique, plutôt de l’électricité … et nous resterons à jamais dernière ces autorités de Transition…», nous lance gaillardement Moussa Traoré, de son véhicule dans une file de plus de 500 mètres jusqu’à la pompe. Ici, aussi pas de tohu-bohu. Tout le monde respecte le cordon de sécurité. En tout cas pas de bousculade dans la station. La station Total non loin du monument Hippopotame (Maliba), le service avait commencé à notre arrivée. Le rang n’est pas aussi long comme celui de la première station que nous avons visitée. Mais la joie se lit sur les visages car chacun est confiant de ne pas passer une nuit blanche pour se faire servir du carburant. PAS D’ATTROUPEMENT – Non loin, à l’ex- usine IMACI, deux stations-service, SOMAYAF et SHELL, fonctionnent normalement. Pas d’attroupement. « C’est une question de patience. C’est vrai que nous avons souffert mais, nous sommes contents aujourd’hui », se réjoui Bintou Sissoko, très proche de la pompe à la SOMAYAF. Non loin, Aichata Diakité est sereine. « Toute difficulté a une fin », lâche-t-elle, philosophe. Sur le même trajet, en direction du quartier de Lafiabougou, deux points de vente sont opérationnels. SHELL, non loin du monument Éléphant (Samaba), où il y a moins de personnes dans la file. Le service est en cours. C’est toujours la même consigne de sécurité qui est de mise. Pas de couac. Tous la respectent. Vers le monument Cabral, à Lafiabougou, la queue est un peu longue, avons-nous constaté Par contre, de Yara Oil (au tournant de Bacodjicoroni-Golf) à Total (Djicoroni), aucune station en service ni de file de voitures ! OUELESSEBOUGOU RETROUVE SON SOUFFLE – La distribution de carburant connaît une nette évolution ce vendredi dans la ville de Ouélessébougou, à 80 kilomètres au sud de Bamako. Sur la dizaine de stations-service que compte la localité, quatre dont la Station SOTRAKA, les Stations KDF 1 et KDF 2 et la Station Dièna sont actuellement en mesure de distribuer de l’essence et du gasoil. Cette évolution de la situation a considérablement réduit l’affluence des véhicules et les attroupements habituels dans les routes principales ces derniers jours, grâce aussi à la bonne collaboration entre le Conseil communal de la jeunesse (CCJ) de Ouélessébougou et les forces de l’ordre. Cependant, la ville a retrouvé une mobilité notable ce vendredi, jour de grand marché. Malgré la disponibilité limitée du carburant, l’activité économique a repris permettant aux habitants de Djitoumou de vaquer à leurs occupations commerciales et sociales. Cette accalmie, bien que temporaire, est un soulagement pour une population qui espère une normalisation rapide de l’approvisionnement. Le contraste est frappant à Niono, dans le Centre du Mali : aucune station se ne dispose de carburant pour la vente. La crise du carburant, ici, aurait pu compromettre la campagne agricole (fauchage, transport, décorticage). Mais, avec l’ingéniosité des populations, un palliatif est trouvé. C’est l’huile de consommation désormais (les 05 litres et 20 litres) qui fait fonctionner les moteurs diesel. A Niafunke (Nord), où il n’y a pas pas de station service, juste des vendeurs ambulants, le prix du carburant n’a pas connu un grand changement. Le litre d’essence est à 1 200, 1 250 fcfa par endroit et le gasoil 800 à 900 fcfa, selon les lieux de vente. Jusque là,  les vendeurs n’ont pas signalé de crise malgré la forte demande due à la période de la campagne agricole où le riz en épiaison réclame plus d’eau donc plus de pompage au niveau des périmètres rizicoles OD/AC/AC/MS/SM/MD (AMAP)

Salon monétique national du Mali : Pour des échanges sur les défis liés au paiement électronique

Le Salon monétique national du Mali (SamonaM) s’est ouvert ce vendredi au mémorial Modibo Keita destiné à offrir une plateforme d’échanges, d’apprentissage et de collaboration pour relever les défis liés à la sécurité, à l’innovation et à la confiance dans le paiement électronique. Sous le thème « la Sécurisation des paiements électroniques :  enjeux et défis dans l’UEMOA » et présidé par le ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, le SamonaM est organisé par l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers du Mali (APBEF) en partenariat avec le GIM UEMOA et le Comité monétique national du Mali. Selon le président du Comité monétique national du Mali, Papa Esaie Keita, « la monétique n’est plus un simple outil technique, elle est, aujourd’hui, un levier stratégique pour l’inclusion financières, la transparence des transactions et la compétitive de notre économie. » Ajoutant qu’aujourd’hui, grâce aux réformes engagées par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et au soutien du GIM-UEMOA, « l’espace UEMOA est sur le point de réussir l’un des défis majeurs de la finance numérique : l’interopérabilité. » « L’interopérabilité, ce n’est pas seulement une question technique. C’est un enjeu économique, social et stratégique. Elle permet aux citoyens d’utiliser leur carte ou leur téléphone mobile, sur n’importe quel terminal ou guichet automatique, aux banques, aux fintechs et aux opérateurs de dialoguer sur une même infrastructure et aux acteurs économiques d’aller plus vite, plus loin ensemble », a-t-il expliqué. Pour le Directeur général du GIM-UEMOA, Minayegnan Coulibaly, le Mali présente aujourd’hui un profil prometteur et en construction. » Selon lui, « au 31 décembre 2024, le taux d’inclusion financière du Mali s’établit à 58% contre 71% en moyenne dans l’UEMOA. » « Sur plus de 10 millions de transactions par carte, 89% concernent encore le retrait d’espèces. Et sur 1,27 milliards de transactions Mobile money, près d’un tiers sont désormais des paiements, C’est un signe encourageant de transformation », a expliqué M. Coulibaly. Au Mali, on compte 537 Guichets automatiques de billet (GAB) et 611 Terminaux de paiement électronique (TPE) qui est l’appareil utilisé par les commerçants pour encaisser les paiements par carte bancaire, soit un taux d’accessibilité de 2,19 et 2,5 pour 100 000 habitants, au-delà des standards régionaux. Ces chiffres ne traduisent pas un retard mais une opportunité immense : celle de bâtir une économie numérique pus fluide, plus sûre et plus inclusive Quant à la présidente d’APBEF, Mme Sidibé Aissata Koné, « la digitalisation des services financiers est devenue une priorité pour les banques. » « Les cartes bancaires, les applications mobiles, les paiements en ligne, l’interopérabilité offrent des opportunités inédites pour l’inclusion financière et le confort financier des citoyens », a-telle ajouté Mais cette avancée s’accompagne d’un défi majeur : garantir la sécurité des transactions protéger les données et maintenir la confiance des usagers. « Notre ambition doit être claire : faire de l’espace UEMOA une zone de confiance numérique où chaque citoyen peut effectuer un paiement électronique avec sérénité transparence et simple. », a déclaré Mme Sidibé, « Il s’agit non seulement de sécuriser les flux financiers mais, aussi, de bâtir un environnement favorable à l’innovation, à l’intégration économique et à la compétitivité internationale de notre Région. Cette journée est donc une invitation à l’innovation au partage et à la collaboration », a-t-elle expliqué. Selon le ministre de l’Economie et des Finances, « la transformation numérique du secteur financier n’est plus une option. Elle constitue, aujourd’hui, une nécessité économique et sociale. » « Dans un contexte international marqué par l’évolution rapide des technologies en matière de paiement, le Mali se doit de consolider son positionnement, en favorisant la digitalisation des services financiers, la sécurisation et la transparence des transactions, l’inclusion financière durable et l’efficacité des systèmes de paiement. » « A travers cette démarche, nous contribuons directement à l’amélioration du climat des affaires, au renforcement de la confiance des usagers et à la formation accrue de notre économie. Autant d’éléments essentiels au progrès national », a expliqué Alousseni Sanou. « Au demeurant, notre ambition est commune et claire pour faire que du Mali un acteur solide de l’écosystème monétique régional, performant, sécurisé et adapté aux besoins de nos populations et de nos entreprises. » « Le présent salon constitue une opportunité de participation de partage des meilleures pratiques et de renforcement de la collaboration publique-privé », a-t-il conclu. BT/MD (AMAP)

Ministère de l’Education nationale et l’APDP : Signature d’une convention de partenariat

Bamako, 7 novembre (AMAP) La cérémonie solennelle de la signature d’une Convention de partenariat entre le Ministère de l’Éducation nationale et l’Autorité de Protection des Données à caractère Personnel (APDP) s’est déroulée, ce vendredi, dans la salle de conférence du département de l’Education, a constaté l’AMAP. « Cet acte, hautement symbolique et porteur de sens, consacre la volonté commune de nos deux institutions de promouvoir une culture de la protection des données personnelles dans le secteur éducatif malien »,  a affirmé le ministre de l’Education nationale, Dr Amadou Sy Savané. « Le monde éducatif, à l’instar de tous les autres secteurs, est, de nos jours, traversé par une profonde transformation numérique. La gestion des élèves, des enseignants, des examens, des affectations ou encore des ressources pédagogiques s’effectue, de plus en plus, en s’appuyant sur des systèmes informatisés et interconnectés. Bien qu’elle soit porteuse d’efficacité et de transparence, cette mutation pose de nouveaux défis que sont la sécurité des données, la confidentialité des informations personnelles et le respect des droits individuels à l’ère du numérique », a expliqué le Patron de l’Education Ntionale. Selon lui, la collaboration entre le ministère de l’Éducation nationale et l’APDP permettra de garantir la performance des systèmes d’information éducatifs et leur conformité aux exigences éthiques et juridiques en matière de protection des données. À travers cette convention, le département de l’Education et l’APDP s’engagent à travailler ensemble pour renforcer la sensibilisation et la formation du personnel éducatif et administratif à la gestion responsable des données ; mettre en place des protocoles et procédures sécurisés dans la collecte, le traitement et la conservation des informations scolaires; garantir la conformité de nos bases de données et plateformes numériques aux normes nationales et internationales. Il s’agira également de protéger les élèves, les enseignants et les usagers du système éducatif qui doivent pouvoir évoluer dans un environnement numérique sûr et respectueux de leurs droits, a évoqué, le ministre de l’Education nationale. Pour sa part, le président de l’APDP, M. Mamoudou Samassekou a affirmé : « À l’ère du numérique, l’école n’est plus seulement le lieu où l’on apprend à lire, à écrire et à compter. Elle est devenue un espace où s’acquièrent aussi les réflexes numériques responsables, ceux qui permettront à nos enfants de se mouvoir avec confiance et sécurité dans un monde où chaque clic, chaque image, chaque donnée laisse une empreinte » « L’APDP est convaincue que la protection des données personnelles commence par l’éducation. C’est dès le plus jeune âge qu’il faut inculquer aux élèves l’importance de la préservation de la vie privée, du respect de soi et des autres dans les espaces numériques », a évoqué le premier chef de l’APDP. Selon lui, pour que cette éducation soit effective, il faut aussi outiller ceux qui ont la lourde responsabilité de suivre nos enfants ; a-t-il dit. « Les enseignants, les encadreurs, les responsables administratifs doivent être formés aux principes de la protection des données personnelles », a préconisé Mamoudou Samassekou. « Ils doivent être en mesure d’intégrer ces notions dans leurs pratiques quotidiennes et dans leurs approches pédagogiques. C’est tout le sens de cette convention : former des formateurs, accompagner le Ministère dans la mise en conformité de ses traitements de données, et surtout, œuvrer ensemble pour l’insertion de modules sur la protection des données personnelles dans les programmes éducatifs maliens », a-t-il précisé. À travers ce partenariat, nous semons les graines d’une citoyenneté numérique responsable, éclairée et respectueuse des libertés individuelles », a fait savoir le président de l’APDP. Avant d’ajouter qu’en unissant « nos efforts, nous préparons un avenir où le numérique sera un outil d’émancipation, et non de vulnérabilité. Un avenir où chaque Malien, dès l’école, saura que protéger ses données, c’est protéger sa dignité, son identité et sa liberté ». ST/KM (AMAP)

Salon international de l’entrepreneuriat – AES : La première édition prévue du 18 au 21 novembre 2025 à Bamako (Ministre)

Bamako, le 06 nov (AMAP) La première édition du Salon international de l’entrepreneuriat – AES se tiendra du 18 au 21 novembre 2025 à Bamako, a annoncé, ce jeudi, le ministre de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, au cours d’une conférence de presse en son département, a constaté l’AMAP. « Pour cette première édition, quelque 5 000 participants sont attendus sur les quatre jours, à raison de plus de 1 500 personnes par jour », a indiqué la ministre. Les participants viendront du Mali, qui abrite l’événement et d’autres pays invités. « Nous aurons aussi la participation de plusieurs Partenaires techniques et financiers, d’organisations consulaires et professionnelles du secteur privé, de pays membres de l’AES, de chercheurs, d’universitaires et d’étudiants », a-t-elle ajouté. « La création de la Confédération de l’AES est intervenue dans un contexte de crises multiples, notamment sécuritaires, avec comme ambition de relever un certain nombre de défis en toute souveraineté et en comptant d’abord sur nos propres forces », a dit Mme le ministre qui avait à ses côtés le président de la Maison de la presse, Bandjougou Danté. « Les conséquences de ces crises affectent plusieurs secteurs dont celui de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat », a ajouté Mme la ministre en charge de l’Entrepreneuriat. Selon elle, « en organisant ce grand Salon de l’intégration axé sur le curseur de l’entrepreneuriat, le gouvernement du Mali, à travers le département de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, entend contribuer à l’atteinte de quatre objectifs majeurs qui touchent à tous les secteurs ». Il s’agit « de promouvoir un entrepreneuriat national inclusif et innovant comme moteur de développement économique dans l’espace confédéral, offrir une plateforme régionale de valorisation de l’entrepreneuriat, notamment celui des jeunes et des femmes, mobiliser les partenaires techniques et les investissements privés autour de projets futurs, contribuer à la création d’emplois durables et de richesse. » Les participants échangeront sur le thème principal : « L’entrepreneuriat : facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération de l’AES », à travers plusieurs activités spécifiques. Il s’agit donc, selon elle, de conférences de haut niveau animées par des ministres du Burkina Faso, du Niger et du Mali, des experts du développement, de l’intégration et de l’entrepreneuriat, des panels sur l’entrepreneuriat, la problématique du financement, l’écosystème entrepreneurial dans les pays de l’AES, les obstacles au développement de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ainsi que le partenariat public-privé. Le ministre en charge de l’Entrepreneuriat a ajouté qu’il y aura, également,« des expositions d’initiatives entrepreneuriales animées par des champions du secteur privé et des patrons d’entreprise des pays de l’AES et d’autres invités, notamment le Maroc, le Sénégal, le Togo ». Autres temps forts de ce Salon, a indiqué Oumou Sall Seck, ce sont « des ateliers thématiques qui permettront à chaque délégation invitée de partager ses expériences réussies en termes d’accompagnement à la création d’emplois, de grandes compétitions de plans d’affaires pour les jeunes et les femmes entrepreneures afin de découvrir les meilleures idées commerciales ». Il y aura « n programme de formation, spécialement dédié à la sensibilisation à l’entrepreneuriat, et des animations culturelles pour renforcer le brassage et l’intégration, surtout, dans le contexte de l’année de la Culture décrétée par les autorités du Mali, a précisé la cheffe du département en charge de l’Entrepreneuriat/ MMD/MD (AMAP)

Bafoulabé : Kamankolé appelle à la générosité pour agrandir sa vieille mosquée exiguë

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 6 nov (AMAP) Les fidèles musulmans de Kamankolé, un quartier de Bafoulabé (Allahina), situé à 1 km, au sud de la ville, dans l’Ouest du Mali, en appellent au bon coeur de généreux bienfaiteurs pour agrandir leur petite vieille mosquée, de plus en plus exiguë et en très mauvais état de dégradation avancé. Le Comité de gestion de la mosquée à l’initiative de cet appel, face à l’augmentation de la fréquentation de l’édifice religieux, souhaite réaliser ce projet pour mieux accueillir les fidèles musulmans dans un édifice plus confortable, en terme d’espace . Faute de places, certains fidèles prient hors de la mosquée, d’autres restent chez eux. Toute chose qui les met mal à l’aise et créent chez eux une grande frustration. De plus en plus nombreux, les pratiquants se heurtent à un espace insuffisant pour les différentes prières et notamment lors des grandes fêtes religieuses musulmanes. La petite vieille mosquée de 51 ans est construite en semi dur. Ses murs peinent à contenir la ferveur des fidèles. Dans cette localité, vivent des Malinkés, Bamanans et Peulhs venus d’horizons divers pour le maraîchage afin de répondre aux besoins de la localité de Bafoulabé. « Cette initiative a été rendue possible grâce à l’ex-gouverneur de Kayes, feu Amara Danfaga, en 1974 », rappelle Sangaré Sissoko, le président du périmètre maraicher. Ses habitants ont donc été Installés dans le cadre de ce projet de maraîchage destiné à approvisionner le marché local et régional.
 Leur cri de cœur résonne comme celui d’une communauté qui exprime le souhait d’agrandir son lieu de culte. 
« C’est devenu impossible que tous les fidèles prient ensemble aux heures de prières dans la mosquée qui ne peut plus accueillir, décemment, la communauté grandissante », soupire Hamala Cissé, imam de la mosquée. Selon, Samba Goulou Sissoko, président du comité de gestion, « au-delà du manque de place, l’agrandissement site religieux est une nécessité pour le développement de la communauté. » « La mosquée, c’est plus qu’un lieu de prière.s C’est un lieu de partage, d’éducation pour les enfants et de soutien social », explique-t-il . « Avec l’infrastructure actuelle, nous ne pouvons pas développer ces activités comme nous le souhaiterions. Le manque d’espace limite, aussi, l’accueil des événements culturels et des rencontres intercommunautaires », a-t-il ajouté. « Nous avons besoin du soutien de tous », implore, Soyé Dabo, membre du comité de gestion.  Que ce soit en dons financiers ou en compétences, chaque geste compte et est le bienvenu. Ce projet, une occasion unique de participer à une œuvre de bienfaisance, comme l’a dit le prophète, SWT, apportera une récompense inestimable », a-t-il plaidé. La mosquée de Kamankolé est le cœur battant d’une communauté active et désireuse de se développer en harmonie. D’où l’urgence de son agrandissement qui n’est plus seulement une demande mais un cri de cœur pour préserver un lieu de foi, d’éducation et de lien social. BM/MD (AMAP)