Journées scientifiques de Kayes : Une Tribune de partage de connaissances et d’expériences pour l’amélioration des conditions de santé des populations
Kayes, 15 juil (AMAP) La Direction régionale de la santé de Kayes (Ouest), en collaboration avec le Projet Yellen et la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, a organisé, du 9 au 10 juillet 2025, la 6ème édition des Journées scientifiques de Kayes (JSK) sous la présidence du Lt-colonel Adama Bamba, Conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du gouverneur de la Région, a constaté l’AMAP sur place. Cette édition, qui a eu lieu dans la salle de conférence de la délégation régionale de la CCIM de Kayes, a porté autour du thème : « Santé reproductive et crise sécuritaire : renforcer la résilience, l’accès aux soins et services de santé ». « Ce thème se justifie par le contexte sécuritaire actuel avec le défi d’accès aux soins des établissements de santé. La recherche est un outil indispensable du praticien. L’évaluation, la supervision, le diagnostic, l’audit et le monitorage des actions de santé publique se font selon des méthodologies rigoureuses faisant appel aux outils de l’épidémiologie et de la méthode statistique qui sont évolutifs d’où la nécessité de se mettre à jour pour être en phase avec la réalité de l’heure », a expliqué le Lt-colonel Bamba. A travers ces JSK, les organisateurs ont voulu contribuer à la résolution de cette problématique car, elles leur ont offert l’opportunité d’échanger et de partager les expertises afin de renforcer les connaissances des participants sur les meilleures pratiques permettant d’améliorer la santé maternelle, néo natale et infantile. Spécifiquement, il s’est ag, pour les présentateurs de partager les résultats des recherches et de leurs expériences avec les participants, de susciter l’engouement du personnel des Districts sanitaires et de la Région toute entière pour la recherche opérationnelle. Ces Journées scientifiques ont, aussi, été une tribune pour l’assistance d’approfondir ses connaissances dans le domaine de la santé, particulièrement la santé maternelle et infanto-juvénile et d’être informée sur les bonnes pratiques dans le cadre de la science, l’innovation et de la technologie. Le Directeur général de l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes, Dr. Samou Diarra, a animé une conférence sur les recherches relatives à la gestion des projets, dont la nutrition. Selon lui, la réussite de ces projets nécessite l’appui de la communauté, des collectivités locales et de l’administration. Mamadou Lamine Danté, de la clinique Santé Plus et promoteur de l’Ecole de santé de Kayes (ESK), a aussi amplement édifié l’assistance à travers sa communication sur les différentes formes du diabète, y compris la tension. « La qualité des documents présentés et le niveau de connaissances atteint permettent d’affirmer la pertinence des objectifs assignés par les présentes assises. Nous devons, à présent, nous mettre au travail, afin de traduire les perspectives, les approches et les résultats que vous avez passés en revue, en actions concrètes sur le terrain », a dit le Coordinateur du Projet Yellen à Kayes, Dr. Soumaïla Diakité, en clôturant les travaux des JSK. BMS/MD (AMAP)
Kangaba : Causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans le Mandé
Kangaba, 14 juil (AMAP) Environ 150 maires, légitimités traditionnelles, représentants d’associations de femmes et de jeunes venues de 13 Communes du Mandé ont participé, dimanche 13 juillet 2025, à Kangaba, à une causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans leur terroir, a constaté l’AMAP. En organisant cette causerie, l’Union des associations et coordinations d’associations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACDDDD) vise comme objectif général à rassembler les actrices et acteurs du terroir du Mandé pour échanger sur les problèmes de l’extraction aurifère qui détruit les éco-agro-systèmes et déstabilise les communautés tant socio-culturellement qu’économiquement. Ce grand rassemblement a permis d’avoir un premier échange sur l’état des lieux de l’exploitation aurifère (dragage, mines, orpaillage) commune par commune, d’avoir un état des lieux des mesures prises au niveau des autorités administratives et coutumières et résultats sur le terrain et d’obtenir un renforcement de la mobilisation autour d’actions collectives. Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants en vue de mettre en commun les efforts pour mettre fin au dragage sur les cours d’eau et obtenir une réorganisation de l’orpaillage. Cette activité, organisée par l’UACDDDD, se situe dans le cadre du Projet de renforcement pour sécuriser et protéger le terroir Mandé, avec l’approche holistique de l’Agroécologie paysanne (AEP) dans le cadre du processus interactif de mise en place des Commissions foncières villageoises (COFOV) en 10 étapes. Selon le secrétaire général de l’UACDDDD, Massa Koné l’Union, dans sa vision et programme de sécurisation foncière a coconstruit avec les communautés un processus interactif de mise en place des COFOV en 10 étapes. Agissant notamment dans tout le terroir Mandé, de Bamako à la frontière guinéenne, un problème commun est ressorti : l’extraction aurifère aux conséquences dramatiques, menaçant l’environnement, la cohésion sociale, le développement et le bien-être des communautés. Ainsi, pour faire appliquer la loi portant interdiction du dragage, à la demande des communautés, une forte sensibilisation a été menée, le 22 décembre 2025, lors d’un Forum communautaire à Kirina, rassemblant tant les communautés, que les autorités coutumières administratives locales et nationales, pour trouver ensemble des solutions. Au fléau du dragage s’ajoute les mines et l’orpaillage. C’est à la suite de ce Forum communautaire de Kirina et en cohérence avec son processus de protéger les ressources naturelles avec le développement des terroirs en Agroécologie Paysanne et pour une économie locale saine, solidaire, prospère et partagée, que l’UACDDDD a organisé cette causerie. Il s’est agi d’échanger avec l’ensemble des actrices et acteurs sur l’exploitation aurifère qui gangrène les communes du terroir du Mandé. Le secrétaire général de l’UACDDDD s’est dit comblé de la tenue de cette causerie communautaire au cours de laquelle les participants se sont franchement parlé. SD/MD (AMAP)
Mutation des griots : Le grand écart entre tradition et quête de bien-être
Par Moussa M. DEMBELE À Bamako, comme dans beaucoup de villes de pays de cette tradition, en Afrique de l’Ouest, les griots, jadis mémoire collective et acteurs de médiation sociale, connaissent une mutation. Si certains continuent d’incarner la tradition, d’autres sont accusés d’avoir troqué leur rôle de conciliateur par appât du gain. Bamako, 14 juil (AMAP) La transmission orale, socle des sociétés africaines, a longtemps été assurée par les griots, dépositaires de l’histoire, des généalogies et de la parole sacrée. De génération en génération, ils ont su préserver les savoirs, jouer les médiateurs et animer la vie communautaire. Mais, aujourd’hui, certains estiment qu’ils ont délaissé leur mission au profit d’un confort personnel. Ce dimanche 18 mai, à Bamako, comme le chantait le duo du défunt Amadou et son veuve Mariam, « c’est le jour des mariages ». Au centre-ville, les cortèges s’enchaînent. Dans un quartier périphérique, l’arrivée d’un couple fraîchement marié attire les regards. La mariée, en robe blanche, est accompagnée d’un époux en boubou blanc. À leurs côtés, une griotte micro en main s’adresse au père de la jeune femme : « Les griots de Bamako ont faim. Nous demandons aux nobles hommes de nous donner à manger. Coulibaly, sois fier, car tout le monde n’a pas la chance de marier sa fille ». Un vieux griot renchérit, en s’égosillant : « C’est le respect de la parole donnée qui fait la différence entre les hommes. Et tu as toujours tenu tes promesses. Tu es un homme digne. Nous sommes tous ici pour l’argent. » DEVOIR MORAL OU QUETE D’ARGENT – Ce genre de discours agace certains observateurs. Pour Salimata Fomba, femme au foyer, les griots ont délaissé leur vocation. « Aujourd’hui, ils ne s’intéressent qu’aux personnes riches. Lors des mariages, j’ai peur qu’un griot parle de moi. Ils poussent les gens à aller au-delà de leurs moyens. Si vous ne casquez pas, vous n’aurez pas droit à des éloges », se désole-t-elle. Même constat chez Issiaka Dembélé, qui lie l’augmentation des divorces au changement des griots dans leur rôle traditionnel. « Avant, ils intervenaient pour réconcilier les époux. Aujourd’hui, ils ne sont présents que dans les cérémonies festives », dit-il. Adama Diabaté, griot à Bamako, se défend : « Nous n’avons pas d’autres métiers. J’informe les gens des cérémonies mais, souvent, je ne reçois rien. Nous méritons une récompense. » Le statut de griot ne s’acquiert pas, il se transmet. « On ne devient pas griot, on naît griot. Ce n’est pas une ethnie, mais une fonction héréditaire », explique Bourama Soumano. Il avance que la crise des griots s’inscrit dans un effritement général des repères sociaux. « Ce n’est pas que les griots qui ont failli. Les notables et les autorités aussi. Autrefois, notre parole était écoutée. Aujourd’hui, elle ne compte plus », regrette-t-il. Autre facteur de cette mutation est l’absence de cadre juridique. « L’État n’a prévu aucune loi reconnaissant notre rôle. Jadis, nous étions conseillers, éducateurs, animateurs. Toutes ces fonctions nous ont été arrachées », déplore Djeli Soumano. Dr El Hadji Ousmane Boré, historien à la Faculté d’histoire et géographie de Bamako, rappelle le rôle central des griots dans les sociétés anciennes. « Ils servaient de contre-pouvoir dans les régimes monarchiques. Un roi pouvait tout décider mais, seul le griot pouvait le faire réfléchir en invoquant ses ancêtres », argumente-t-il. Mais le professeur note une dérive : « Aujourd’hui, qui sont les vrais griots ? L’argent a tout corrompu. Ce métier noble est devenu une activité mercantile. » Pour lui, une solution existe. « Il faut créer une école pour griots, avec des formations en éthique, histoire et communication. Des associations existent mais, il faut une volonté politique pour encadrer cette pratique », propose-t-il. Kemoko Diabaté, étudiant -journaliste passionné d’histoire des griots et grio de naissance lui-même, déplore qu’autrefois, les griots ne mendiaient pas. « Ils avaient un vrai pouvoir : celui de la parole. Aujourd’hui, certains suivent les mariages dans la rue, demandent le nom des gens et improvisent des louanges. Ce n’est pas cela un griot », explique-t-il. Il retrace le déclin de la fonction, amorcé, selon lui, au XVIIe siècle. « Avec l’arrivée des colons et la disparition des souverains, les griots ont perdu leur place. Ils sont devenus tailleurs, commerçants ou griots ambulants », ajoute-t-il. Ajoutant que l’introduction de la guitare a transformé leur art. L’oralité est devenue un moyen de survie. « Aujourd’hui, rares sont ceux qui perpétuent les vraies valeurs », conclu-t-il. MMD/MD (AMAP)
Démarrage de la 21ème Semaine nationale de la sécurité routière : Focus sur la lutte contre l’excès de vitesse
Bamako, 14 juillet (AMAP) – La 21ème édition de la Semaine nationale de la sécurité routière, prévue du 14 au 19 juillet 2025, a démarr, ce lundi, à Markaforo, sur l’axe Bamako-Koulikoro (RN27), sous le thème « Excès de vitesse : un danger mortel sur la route », a constaté l’AMAP sur palce. « Parmi les chiffres, nous constatons que 43 % des accidents sont causés par l’excès de vitesse, ce qui justifie le choix de ce thème », a déclaré Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, lors de la cérémonie d’ouverture. L L’événement, présidé par la ministre des Transports et des Infrastructures, en présence de son collègue de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, vise à sensibiliser les usagers de la route, notamment les chauffeurs professionnels et les conducteurs d’engins à deux et trois roues, sur les dangers de l’excès de vitesse. Selon les statistiques validées le 24 avril 2025 par l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), 7 673 accidents ont été recensés en 2024, causant 8 828 blessés et 682 morts, dont 27 % attribués à l’excès de vitesse, principal facteur d’accidents mortels. Le général Daoud Aly Mohammedine a salué l’initiative et l’appui matériel de l’ANASER, notamment la remise d’équipements tels que des radars, des testeurs de drogue, des alcootests, des cônes de balisage et des bâtons lumineux. « Je tiens à remercier ma collègue du Transport, l’ANASER, la gendarmerie, la police et la protection civile pour leur engagement », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de la sensibilisation pour réduire l’incivisme routier. La ministre Sissoko a souligné l’impact dramatique de l’excès de vitesse : « Un conducteur roulant à 50 km/h qui heurte une personne donne à cette dernière 80 % de chance de survivre, mais à 80 km/h, ces chances tombent à 10 %. » Elle a appelé au respect strict du code de la route, qui fixe les limites de vitesse à 50 km/h en agglomération et 90 km/h en rase campagne, et à une conduite adaptée aux conditions de circulation. Le président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, a appelé les chauffeurs à reduire les accidents. « Dans les années précédentes, il y a eu beaucoup d’accidents sur cet axe. Je lance un appel aux chauffeurs pour réduire les dégâts », a-t-il déclaré. Cette semaine s’inscrit dans la Stratégie nationale de sécurité routière 2021-2030, qui ambitionne de réduire le taux de mortalité routière de 50 % d’ici 2030, passant de 25 à 12 tués pour 100 000 habitants. Des campagnes de sensibilisation seront menées par des équipes mixtes comprenant l’ANASER, la police, la gendarmerie et des associations, avec des supports médiatiques (télévision, radio, réseaux sociaux) et physiques (T-shirts, flyers, banderoles). Des contrôles de vitesse à l’aide de nouveaux radars seront également effectués tout au long de la semaine. OS/MD (AMAP)
Kangaba : Démarrage et évolution favorables de la campagne agricole 2025
Kangaba, 14 juil (AMAP) La campagne agricole 2025 se déroule dans des conditions agro climatiques relativement favorables, a déclaré le chef secteur de l’agriculture de Kangaba (Ouest) Ousmane Tangara, dans un entretien accordé à l’AMAP sur l’hivernage en général et la campagne agricole en particulier. Le chef secteur de l’agriculture de Kangaba a indiqué que par rapport sur le plan pluviométrique, la campagne agricole 2025 a connu « un démarrage tardif, une mauvaise répartition des pluies dans le temps et dans l’espace. » A la date du 11 juillet 2025, le poste de Kangaba a enregistré 333 mm en 23 jours contre 855,6 mm en 26 jours en 2024. Le poste de Naréna a enregistré, pour la même période, 279,7 mm en 15 jours contre 782,7 mm en 24 jours en 2024. La situation est largement déficitaire, Les hauteurs de pluies enregistrées, du 1er mai au 11 juillet 2025, sont inférieures à celles enregistrées l’année dernière, à la même périod,e pour les deux postes de Kangaba et Naréna. Sur le plan phytosanitaire, la situation est relativement calme dans l’ensemble « mais. il faut signaler la présence de chenilles légionnaires d’automne sur le maïs » dont le traitement est en cours avec le Papax et d’autres produits recommandés par l’encadrement. Sur 72 ha prospectés, 68 ha sont infestés et traités. En termes d’objectif, celui global de la production toutes céréales confondues est estimé à 113 984 tonnes pour une superficie de 62 290 ha. Pour les cultures maraîchers de contre saison, il est prévu 2 852 ha pour une production de 18 240 tonnes. Pour le coton, la superficie réalisée est de 3 472 ha sur une prévision de 36 000 ha soit un taux de réalisation de 96% supérieur à celui de l’année dernière qui était de 3 654 ha réalisés sur une prévision de 5 000 ha soit 73%. Le stade phénologique des cultures (mil, riz, maïs, sorgho, fonio, arachide, niébé) sont à présent au stade de labour et semis pour la plupart. Il faut signaler que dans le cadre de l’alimentation de l’usine Seydou-Diogo-Awa (SDA) de l’international Seydoublen Keita, il est prévu pour le secteur agriculture de Kangaba, 4 965 ha d’arachides, 216 ha de sésame et 56 ha de soja. SD/MD (AMAP)
Inauguration de la centrale solaire de l’hôpital Sominé Dolo de Mopti
Mopti, 14 juil (AMAP) L’hôpital Sominé Dolo de Mopti (Centre) a inauguré, samedi, sa centrale solaire photovoltaïque en mode autoconsommation, d’un coût de 335 millions de Fcfa, don de la fondation Orange, à travers l’Association Yirwal Mopti. L’investissement est composé de panneaux solaires d’une puissance de 192Kwc, de batteries 3 LUNA 200 kwa + onduleur/chargeur Huawei 100kw, d’onduleurs 4 Huawei SUN 200-50KTL-M3, transformateur isolateur 300 kwa, un système de monitoring intelligent et un raccordement interne . Destinés à renforcer l’autonomie énergétique de l’hôpital, assurer la continuité des soins médicaux dans les services prioritaires en s’inscrivant dans une logique de transition énergétique, les équipements couvriront le bloc opératoire, la salle de réanimation, la salle de stérilisation, la banque de sang et la morgue. Par ce geste, l’entreprise citoyenne Orange Mali appuie la santé des populations de la Région de Mopti et celle des Régions septentrionale dont la prise en charge sanitaire relève de l’hôpital Sominé Dolo. La cérémonie d’inauguration était co-présidée par le conseiller spécial du président de la Transition en charge des œuvres sociales, Aguibou Dembélé et la ministre de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré. « L’énergie n’est pas un luxe pour un hôpital. On pourrait même dire que c’est une condition essentielle pour la vie » a souligné Sékou Dramé le président du conseil d’administration de la fondation Orange. Selon lui, grâce à ces installations solaires financé par la fondation Orange avec le soutien de Huawei, l’hôpital de référence Sominé Dolo bénéficie désormais d’une source d’énergie fiable, propre, pérenne et un environnement de travail sécurisé pour les soignants. Il a salué l’association Yirwal qui s’est pleinement investit pour démontrer la pertinence et l’impact de ce projet au bénéfice des populations avant de réitérer l’engagement d’Orange Mali et de sa fondation a accompagné les plus hautes autorités du Mali dans l’effort de développement du pays. Il a enfin dédié la réalisation à l’ensemble du personnel médical ainsi qu’aux habitants de Mopti. Le ministre de la santé et du développement social, colonel Assa Badiallo Touré et le conseiller spécial du président ont, au nom des populations maliennes, rendu un hommage à la direction d’Orange, à sa fondation Orange Mali et l’ensemble des partenaires d’avoir démontré par ce geste qu’ils sont des entreprises citoyennes. Mme la ministre a chaleureusement salué la société ERCOM pour la qualité des travaux, l’association Yirwal et les responsables sociaux sanitaires de la Région pour leur clairvoyance dans l’identification des besoins prioritaires des populations. La coupure du ruban et la visite guidée des installations ont mis fin à la cérémonie. DC/MD (AMAP)
Sikasso : « A l’école de la citoyenneté » a démarré avec deux cents jeunes
Sikasso, 14 juil (AMAP) Deux cent jeunes du pôle de la citoyenneté de Sikasso (Bougouni, Koutiala et Sikasso, dans le Sud) seront formés sur 19 modules relatifs à la citoyenneté, durant 10 jours, dans le cadre de « A l’école de la citoyenneté », lancé vendredi, par la gouverneure de la 3ème Région administrative du Mali, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a constaté l’AMAP sur place. Organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le concept « A l’école de la citoyenneté » touchera globalement 2 000 jeunes au Mali. En présence du préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, du directeur régional de la jeunesse et des sports, Oumar Sory Traoré et du représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Amzata S. Diarra, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, dans son discours, a salué l’initiative novatrice. Selon elle, est porté par les autorités nationales en collaboration avec les acteurs de la société civile. « Notre région, riche de sa diversité culturelle et de son dynamisme humain, a besoin de jeunes leaders positifs, engagés et porteurs de solutions », a-t-elle déclaré. Elle a affirmé que « dans un monde en perpétuelle mutation où les défis liés à la cohésion sociale, à la paix, au vivre ensemble … sont de plus en plus pressants, la citoyenneté responsable est plus que jamais nécessaire. » La gouverneure a indiqué que cette session de formation sur ce concept est une opportunité précieuse pour poser les bases d’une citoyenneté active, éclairée et constructive. « Un citoyen formé est un citoyen libre, capable de défendre ses droits mais aussi de remplir ses devoirs avec responsabilité et honneur », a-t-elle fait savoir. Elle a, enfin, encouragé les jeunes à suivre la formation avec attention, à participer pleinement aux échanges et à s’approprier les documents qui leur seront transmis. Pour sa part, le directeur régional de la jeunesse et du sport Oumar Sory Traoré a souligné l’importance capitale de la formation. « Cette session permettra aux jeunes de connaître le Mali et d’être de bons citoyens », a-t-il indiqué. » Selon lui, la formation permettra, aussi, à ces 200 jeunes de faire un retour à la source, de connaître le kurukan fuga et de défendre la patrie. » Auparavant, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso Amzata S. Diarra avait souhaité la bienvenue aux participants. Il s’est réjoui de l’initiative avant d’évoquer l’importance de la formation pour les jeunes. L’hymne national a été entonné, constituant un temps fort de la cérémonie. MFD/MD (AMAP
L’explosion d’une moto piégée fait un mort entre la Commune de Douékire et Goundam
Goundam, 14 juil (AMAP) Un jeune conducteur de moto-taxi a trouvé la mort, vendredi, dans l’explosion d’une moto transformée en engin explosif, a appris l’AMAP sur place, ce weekend. Le drame s’est produit vers 15 heures, quand un chauffeur mécanicien, la trentaine, a sollicité un autre jeune, du même âge, conducteur de moto-taxi, pour l’accompagner pour dépanner un véhicule, sur la Route nationale (RN33), en face de Douékire, selon nos sources. Le chauffeur mécanicien a informé son camarade qu’une moto neuve est abandonnée, avec quelques emballages plastiques, quelque part, sous un arbre, à la bifurcation de la route de Douekiré, entre Goundam-Tombouctou. Il lui a proposé d’aller chercher l’engin, ignorant qu’il était piégé. Sur les lieux, selon les proches du chauffeur mécanicien, le conducteur de moto-taxi s’est approché de l’engin, pendant que le mécanicien est parti pour le dépannage. Toujours, selon les mêmes sources, à peine a-t-il démarré la moto que l’explosion survient et l’horreur avec. Le mécanicien, non loin du lieu de l’explosion, affirme avoir perdu la raison sur l’instant en rason du bruit de la déflagration. Les oreilles bourdonnant, sans arriver à prononcer un mot, il a été ramené en ville par un véhicule de transport qui passait par là. Et ses parents ont été alertés. Après investigations, la victime de l’explosion a été identifiée puis ses parents informés. La ville de Goundam reste sous le choc. Les poses d’engins piégés ou de mines anti-personnelles ont fait beaucoup de victimes, ces derniers temps, en plusieurs endroits, entre Niafunké, Tonka, Goundam, Tombouctou (Nord). Les présumés poseurs de ces engins explosifs, les terroristes, sont harcelés par les Forces armées maliennes (FAMa), à travers tout le Cercle. Ils ont choisi cette pratique qui reste leur seule option. Dans la plupart des cas, les FAMa, au cours des patrouilles, désamorcent les mines posées aussi bien que les engins piégés. Cependant, les populations ont appris à se méfier de tout engin suspect abandonné, à la suite des campagnes sensibilisation par les autorités communales, coutumières et religieuses aussi bien que le bureau du Conseil communal des jeunes. Cette sensibilisation touche à tous les domaines dont la consommation des stupéfiants qui devient préoccupante dans le Cercle de Goundam. Une enquête est en cours, pour comprendre davantage les circonstances de cet incident très douloureux AMAP
Refondation de l’Etat : Les Jeunes des Régions de Kayes, Kita et Nioro « à l’Ecole de la citoyenneté »
Kayes, 13 juil (AMAP) Les jeunes des Régions de Kayes, Kita et Nioro (Ouest) participent depuis le 11 juillet 2025, à Kayes, à une session de formation de 10 jours intitulée « A l’Ecole de la Citoyenneté » destinée à renforcer les fondements du « Mali Kura », a constaté l’AMAP. Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a lancé officiellement, vendredi, les travaux de ce cadre de concertation organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction citoyenne, porteur d’espoir et de renouveau. Selon le général Moussa Soumaré, « ce cadre de concertation répond aux besoins cruciaux de renforcement du civisme, du vivre ensemble et de la participation active des jeunes à la vie de la nation. » Dans le cadre de la refondation du Mali, les autorités de la Transition ont entrepris de nombreux chantiers de réformes dans différents domaines. Parmi ceux-ci, celui des ressources humaines occupe une place importante. Cela s’explique par le fait qu’un nouveau Mali ne peut se bâtir sans un certain nombre de changements de comportement et de mentalité au sein de nos sociétés. C’est ainsi que le ministère en charge de l’instruction civique et de la construction citoyenne met un certain nombre de programmes en œuvre parmi lesquels « A l’Ecole de la Citoyenneté » dont les trois premières cohortes ont eu lieu à Bamako. La quatrième cohorte a été élargie à certaines régions du Mali, dont Kayes, afin de permettre la participation de plus de jeunes. Le gouverneur de la Région de Kayes a cité le général d’armée Assimi Goïta qui, lors d’une réception à Koulouba (Bamako), s’était adressé aux jeunes en ces termes : « Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué ». « A travers votre engagement dans ce programme, vous devenez des acteurs majeurs du changement, les ambassadeurs de la citoyenneté responsable, et les garants des valeurs de paix, de respect, de solidarité et de patriotisme dans vos communautés respectives », a affirmé le général de brigade Moussa Soumaré. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, sociaux et économiques, le Mali a besoin de citoyens conscients,engagés et solidaires. « Être citoyen ce n’est pas seulement jouir des droits : c’est, aussi et surtout, accepter les devoirs qui en découlent : respecter les lois, protéger les biens publics, participer au développement local, cultiver la tolérance et aimer sa patrie », a-t-il expliqué. Pour lui, ce programme est une école de la conscience collective, du débat constructif, de l’initiation à la démocratie et à la culture de la paix. Conscient du fait qu’il n’y a pas de changement sans les différentes composantes de notre société, y compris les jeunes, les femmes et les autorités, le président du Conseil régional de la Jeunesse de Kayes, Adama Sangaré, a demandé aux apprenants de bien suivre et comprendre les communications des formateurs afin de faciliter, selon lui, l’atteinte des objectifs. BMS/MD (AMAP)
Les nouvelles cartes administratives du Mali et de la Région de Koulikoro remises au gouverneur
Koulikoro, 09 juil (AMAP) Deux cent cartes du Mali et 100 de la Région de Koulikoro ont été remises au gouverneur de la Région, le colonel Lamine Kapory Sanogo, par le président du Conseil régional, Abdoulaye Diakité, lors d’une cérémonie, mercredi dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat, sous la présidence du chef de l’Exécutif régional, a constaté l’AMAP sur place. « Cet événement marque un pas important dans la réorganisation administrative et territoriale qui vise, non seulement à rapprocher l’administration des administrés mais, également, à l’adapter à la nouvelle répartition géographique du pays », a déclaré le gouverneur, Lamine Kapory Sanogo. Le Mali compte désormais 19 régions et 1 district,159 cercles 466 arrondissements 819 communes et environ 12 712 villages pendant que la Région de Koulikoro a été redimensionnée et a perdu les anciens cercles de Dïoila et Nara. Elle compte, à partir de ce nouveau découpage, 8 cercles, 29 arrondissements, 61 Communes. Le gouverneur a également indiqué que « ces nouvelles données nous permettent de mieux adapter nos politiques publiques et nos actions aux réalités locales tout en rapprochant les services administratifs aux citoyens. » Le colonel Sanogo a fait savoir que c’est « aussi un outil indispensable qui sera mis à la disposition des administrations publiques, parapubliques, des services privés et des chercheurs pour faciliter leur planification et leur prise de décision. » « Ces cartes sont destinées à l’administration régionale et aux collectivités pour garantir une diffusion complète et une meilleure connaissance de notre nouvelle réorganisation territoriale. Il ne s’agit pas seulement d’un simple transfert cartographique. Ces cartes sont des instruments puissants qui favorisent la planification, la gestion des ressources et le développement de projets au bénéfice de nos concitoyens », a relevé le chef de l’Exécution régional En présence des chefs de services régionaux, des représentants des Forces de défense et de sécurité, des notabilités et de la Société civile, le gouverneur a adressé ses remerciemets au Conseil régional pour ce « geste de solidarité et de patriotisme. » AD/MD (AMAP)

