Confédération AES : Le président Goïta reçoit en audience les ministres des Affaires étrangères

Bamako, 18 sept (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, a reçu, lundi dernier au palais de Koulouba, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel, rapporte l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) Abdoulaye Diop et de ses homologues Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso et Bakary Yaou Sangaré du Niger étaient venus restituer au chef de l’État et président de la Confédération AES les travaux de la 1ère réunion des ministres des Affaires étrangères de la Confédération tenue lundi. Au terme de l’audience, le ministre des Affaires étrangères nigérien a rappelé que le 16 septembre dernier était l’an I de la création de l’Alliance des États du Sahel (AES). Bakary Yaou Sangaré a ajouté qu’ils ont fait à dessein de coïncider leur réunion avec cet anniversaire. « Cela, a-t-il indiqué, pour se retrouver afin de faire le point des réalisations. » Il a aussi rappelé que depuis le 6 juillet dernier, le Mali assure la présidence de la Confédération AES. Le chef de la diplomatie nigérienne a, également, rappelé que la Confédération est bâtie sur trois piliers à savoir la défense, la diplomatie et le développement. Tout en affirmant que le Mali, dans le cadre de sa présidence, a soumis à l’organisation une feuille de route qui a été validée par les autorités de l’Alliance. « Il s’est agi pour nous de passer en revue cette feuille de route, notamment en ses différentes articulations, les actions, les activités qui sont prévues et puis de donner un chronogramme pour qu’on puisse faire un moment le bilan », a déclaré Bakary Yaou Sangaré. Il a ajouté qu’ « au total, 21 activités ont été passées en revue et parmi elles 13 sont proprement diplomatiques. » Cette audience intervient à la veille de l’Assemblée générale des Nations unies. Pour le ministre burkinabé, c’est une aubaine pour que « nous puissions accorder nos violons, harmoniser nos points de vue, discuter et se concerter sur un certain nombre de questions qui vont être abordées à New-York. » BD/ MD (AMAP)

Ségou : Sékou Berthé, la passion de la cuisine

Par Moussokoro COULIBALY Ségou, 17 sept (AMAP) Diplômé de la Faculté d’agronomie et de médecine animale (FAMA) à l’Université de Ségou, Sékou Berthé a pu se frayer un chemin dans le domaine de la gastronomie. Dans son restaurant situé au quartier Sébougou, à proximité de l’Université de Ségou et du fleuve Niger, Berthé se dédie entièrement à sa passion pour la cuisine. Pourtant, rien ne prédestinait ce natif de la Cité du Kénédougou (Sikasso) à tenir les fourneaux. Le jeune Sékou s’est résolu à se lancer dans l’entreprenariat, en ouvrant son restaurant en 2019 depuis la fin de ses études universitaires. Il propose à la clientèle une gamme variée de mets locaux. Du riz au gras, du djouka, du widjila, de l’attiéké, autant de saveurs qui captivent les papilles et réchauffent le cœur. Notre interlocuteur intervient, également, dans la préparation des repas lors des cérémonies de mariage à Ségou et travaille, aujourd’hui, avec une équipe de de quatre femmes et un homme. En plus des étudiants, plusieurs couches sociales fréquentent son restaurant, notamment des fonctionnaires, des voyageurs, etc. Sékou propose chaque jour à la clientèle un menu varié. Les prix des repas commencent à partir de 250 Fcfa. «Lorsque j’étais enfant, pendant que ma mère était au travail, je restais à la maison et je préparais le dîner de mon père. C’est ainsi que j’ai appris les bases de la cuisine», nous a-t-il confié, nous relatant ses premiers pas dans la cuisine. Par la suite, le jeune Sékou a affiné ses compétences culinaires, en se formant auprès de Maïmouna Coulibaly, restauratrice à Ségou. Selon lui, deux raisons principales l’ont motivé à choisir le métier. Premièrement, il a observé que lui et les étudiants du campus universitaire de Ségou avaient des difficultés à se nourrir correctement. Deuxièmement, il voyait dans cette profession une opportunité de sortir du chômage. S’exprimant sur les difficultés rencontrées, Sékou Berthé, le cuisiner, a révélé que certains étudiants ne règlent pas leurs factures et accumulent des impayés. « Paradoxalement, ils continuent à acheter de la nourriture ailleurs », a-t-il déploré. Comme avantages, il estime que ce métier lui permet de subvenir à ses besoins Sékou Berthé exhorte la jeunesse à persévérer dans l’effort en exerçant des petits métiers. Dès son jeune âge, il a été plongé dans l’univers du commerce. « À Sikasso, je me rendais au marché avec ma tante pour y vendre des épices et des vêtements. J’ai ainsi développé une passion pour le commerce et la cuisine », a-t-il témoigné. Au quotidien, Sékou Berthé ajoute une pincée de passion à chacun de ses plats et son restaurant ne désemplit pas. De nombreux clients apprécient les plats délicieux proposés et l’ambiance chaleureuse qui règne dans son établissement. C’est le cas de Kadiatou Dembélé. « Je viens ici deux fois par semaine pour acheter du riz au gras. J’apprécie particulièrement la qualité de la nourriture. Sékou Berthé mérite des encouragements », a-t-elle indiqué. Quant à Gaoussou Berthé, un autre client régulier, il se dit satisfait de la nourriture préparée, avant d’apprécier les conditions hygiéniques ainsi que la qualité des repas servis. MC/ADS/MD (AMAP)  

Mali : L’école de gendarmerie de Faladié à Bamako, ciblée par une attaque terroriste (Officiel)

Bamako, 17 sept (AMAP)  « Un groupe de terroristes a tenté de s’infiltrer dans l’école de gendarmerie de Faladié. Les opérations de ratissage sont actuellement en cours dans toute la zone », a annoncé, ce mardi matin, l’État-major général des Armées maliennes. Dans un communiqué, la même source assure que « la situation est sous contrôle. » « Nous invitons les habitants de la zone à garder leur calme et à suivre les consignes des forces de sécurité », ajoute-elle. L’Etat major des Armées qui « salue la prompte réaction » des forces armées maliennes (FAMa), « invite les populations à éviter le secteur et à rester à l’écoute des informations officielles qui seront diffusées régulièrement » Très tôt, des individus armés non identifiés ont tenté de s’infiltrer dans l’établissement ce qui se trouve dans la Commune Vl de Bamako. « La réaction prompte et vigoureuse des Forces armées maliennes (FAMa) a permis de repousser l’attaque et de maîtriser la situation qui est désormais sous contrôle, a annoncé la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) dans un flash sur ses plateformes digitales. AT/MD (AMAP)

UEMOA : Le Président de la commission souligne le rôle crucial de la presse dans la vie économique et sociale des pays

Aminata Dindi Sissoko Envoyée spéciale Ouagadougou, 17 sept (AMAP) Après cinq jours d’échanges enrichissants les travaux de l’atelier de sensibilisation des journalistes sur les chantiers de l’Union ont pris fin, vendredi dernier, à Ouagadougou, au Burkina Faso. La cérémonie de clôture de la rencontre était présidée par le Directeur de la Communication de la Commission de l’UEMOA, Arzouma Yendu-Bé Babakan, en présence du coordonnateur de la Plateforme Medias UEMOA, Léonard Dossou, du Chef de la division de la communication internes et des relations publiques, Mora Dandagui Sero, et de la quarantaine de journalistes venus des pays membres de l’UEMOA. Au cours de cette session, les journalistes ont été suffisamment formés sur divers thématiques. Entre autres, UEMOA, 30 ans : une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes » ; les enjeux et défis de la cybersécurité dans l’espace UEMOA ; l’Opérationnalisation du mécanisme de promotion des entreprises et industries culturelles et créatives; la libre circulation et droit d’établissement dans l’espace UEMOA. Dans son intervention de clôture, le Directeur de la Communication de la Commission de l’UEMOA a réitéré ses remerciements à la plateforme Médias UEMOA pour son accompagnement sans faille. « Nous avons commencé un chantier nous le poursuivrons. Notre souhait est que ce chantier aille en s’améliorant davantage. Au vu de ce que nous avons partagé au cours de cette session nous n’avons aucun doute » a-t-il-dit. Tout en réaffirmant leur volonté à poursuivre la collaboration avec la Plateforme Médias UEMOA. En marge des travaux de l’atelier les hommes des médias ont été reçus en audience par le Président de la commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, le jeudi dernier au siège de l’Institution. A la tête de la quarantaine de journalistes, Léonard Dossou a, au nom du bureau de la Plateforme Médias UEMOA, salué la qualité de la collaboration entre la Commission et les médias « L’histoire aura retenu que c’est sous votre mandature que la presse des pays membre de l’espace UEMOA ont eu la meilleure collaboration avec la commission de l’UEMOA » a-t-il-dit. Avant d’exprimer au Président Diop toute la gratitude des membres de la Plateforme pour sa contribution au rayonnement des médias malgré les défis de l’heure. Depuis 2011 la Plateforme fonctionne à merveille et a finalisé sa phase d’enregistrement. Elle entend dynamiser les comités nationaux afin de contribuer à la réussite des initiatives de l’Union a, par ailleurs, fait savoir Léonard Dossou. Il a informé Monsieur Diop de la volonté de la Plateforme d’organiser l’année prochaine un colloque sous régional sur la problématique de la contribution des médias au développement économique et social de l’espace communautaire. Et de solliciter son accord pour que cet évènement soit placé sous son haut parrainage. Abdoulaye Diop a d’emblée accepté cette sollicitation en assurant d’un accompagnement sur le plan technique, scientifique et financier au regard du thème très important et central de la future rencontre. Par ailleurs, le Président en exercice à la Commission de l’UEMOA a souligné le rôle crucial de la presse dans la vie économique et sociale des pays, des institutions et organes. Qualifiant les médias d’outil d’aide à la décision, il a salué les journalistes pour leur accompagnement dans le cadre de la vulgarisation des activités de la Commission dans le processus d’intégration sous-régionale. « Nous avons connu des avancées importantes dans beaucoup de domaines et c’est grâce aux journalistes, au travail des médias que ces résultats ont pu être partagées avec la communauté économique et financière et les populations » a-t-il-dit. L’UEMOA célèbre cette année le trentième anniversaire de sa création sous le thème « 30 ans, une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes ». Justifiant le choix de ce thème, Abdoulaye Diop a expliqué que le monde a connu des chocs très importants ces dernières années. « Ces chocs de natures différentes ont impacté la marche du monde, la marche de l’Union. Si nous caractérisons ces chocs sur dix ans et même un peu plus cela permet de dire que le monde de facon générale pour les années à venir aura à vivre d’autres types de chocs. L’analyse que nous avons faite nous a permis de démontrer que nous avons su être résilients. Cet atout de notre union doit être capitalisé pour faire face aux chocs à venir et en même temps asseoir des politiques qui permettent d’aller plus loin dans le développement économique » a-t-il-préconisé. Précisant que ce travail se poursuit au niveau des bureaux de représentations de l’UEMOA. Il a remercié les médias pour leur appui dans le cadre de la célébration du 30ème anniversaire dans les états respectifs. Abdoulaye Diop a aussi renouvelé l’engagement de la commission à poursuivre la formation des journalistes malgré les contraintes de l’heure et réitérer leur disponibilité à poursuivre le partenariat afin de relever les différents défis. ADS/MD (AMAP)      

Campagne agricole au Mali : Une situation globale en dents de scie

Par Makan SISSOKO Bamako, 13 sept (AMAP) La campagne agricole bat son plein sur l’ensemble du territoire malien. La bonne santé des cultures est indispensable dans l’atteinte des objectifs de production agricole. Au regard de l’importance du secteur agricole pour l’économie nationale, les services techniques d’encadrement de l’agriculture et de la protection des végétaux sont à pied d’œuvre aux côtés des producteurs pour limiter les dégâts des inondations et des nuisibles. À ce stade, la situation phytosanitaire de la campagne est jugée relativement calme dans l’ensemble, dans les différents bassins de production et l’état végétatif des cultures est satisfaisant. Malgré ces appréciations des techniciens de l’agriculture, les producteurs gardent toujours en souvenir les attaques des parasites lors de la campagne précédente. L’on se rappelle que ce contre coup a affecté la production végétale. L’inquiétude des paysans est montée d’un cran face à la réapparition de ces ravageurs malgré la disponibilité des produits dont la qualité est diversement appréciée. Noumou Keïta, un producteur de la zone de Kita (Ouest), cultive notamment du riz, du maïs, du mil, du sorgho, du coton, de l’arachide et de la patate douce sur environ 102 hectares de champs dans les différentes agglomérations de sa zone. Contacté par téléphone, il explique que la campagne se déroule normalement dans sa localité malgré quelques infestations sur les cultures et des cas d’inondations sur les cultures de maïs, de coton et d’arachide qui vont certainement affecter les rendements. Ces cultures de choix de la zone supportent difficilement l’humidité contrairement au sorgho et au riz. Aussi, après plusieurs traitements, le producteur n’arrive toujours pas à se défaire des nuisibles. « Cette année, les produits qui sont mis à notre disposition ne sont pas aussi efficaces pour lutter contre les ravageurs. Après plusieurs traitements, les parasites sont toujours présents sur le cotonnier et sur d’autres cultures maraîchères », explique Noumou Keïta. Les nuisibles ont globalement causé des dégâts sur ses exploitations d’environ 16 hectares. Cette situation donne des soucis au producteur qui commence déjà à se préoccuper pour sa production qui pourrait chuter cette année. Hormis ces difficultés, il juge qu’à ce stade, l’état végétatif des cultures s’est beaucoup amélioré contrairement à l’année précédente. Par ailleurs, Noumou Keïta regrette de ne pas avoir accès aux produits utilisés l’année dernière contre les jassides. Il réclame ces produits qui ont permis, selon lui, de sauver sa production lors de la campagne dernière. Face à cette situation, il exprime son souci sur sa capacité à pouvoir rembourser les dettes contractées qui lui ont permis de s’assurer les services de main-d’œuvre et d’acquérir des intrants agricoles pour cette campagne. DIFFICULTÉS IDENTIQUES – Selon nos informations, ces pesticides qui ont produit un effet foudroyant sur les jassides, ont été conseillés par le programme coton dans l’ensemble des pays producteurs de la plante de l’Afrique. Toutefois, des préoccupations d’ordre environnemental et sanitaire ont été posées. Raison pour laquelle, l’utilisation de ces produits a été interdite au Mali, en attendant la finalisation de son processus d’homologation en cours pour confirmer leur efficacité et leur non toxicité pour l’environnement et pour les personnes. Modibo Camara est le président de la Fédération des producteurs de coton de la Région de Kita. Il possède 20 hectares de coton sur une exploitation globale de 60 hectares et espère un bon rendement cette année. Mais, la présence des nuisibles et l’inondation des cultures suite à l’abondance des pluies sont aussi des difficultés qui affectent ses cultures. La zone est également confrontée à la mise à disposition à temps des intrants agricoles. « À cette étape de la campagne, le cotonnier est très sensible aux attaques des parasites. Les insectes piqueurs sucent la sève des plantes provoquant l’arrêt de leur croissance. Cela peut réduire considérablement la qualité de la production », dit le producteur dont le désarroi est palpable. « L’efficacité des produits phytosanitaires diffère selon les zones agro-écologiques », croit savoir le président des producteurs de coton de Kita. Contrairement à Noumou Kéita, il affirme que les produits disponibles pour cette campagne se montrent efficaces dans le traitement de ses champs. Il espère de ce fait rattraper les pertes enregistrées l’année dernière, à cause des attaques des jassides. Il souhaite que la recherche agricole trouvera une alternative de traitement plus efficaces dans la lutte contre les ravageurs afin de tirer le maximum de profits des productions. Ces mêmes difficultés sont vécues par les producteurs de la Région de Koutiala (Sud). Dans ces localités visitées le mois dernier, les producteurs étaient confrontés, entre autres, aux problèmes de qualité des engrais, à l’inondation des cultures ainsi que l’apparition des jassides sur le cotonnier. Au rythme où se déroule la campagne agricole avec des orages abondants sur l’ensemble du pays, il n’est plus étonnant que toutes les zones de culture connaissent les mêmes inquiétudes quant aux prochaines récoltes au regard des cas d’inondations, d’attaques de nuisibles et d’insuffisance d’engrais minéraux. BIOPESTICIDES CONSEILLÉS – Interrogé sur la question, le directeur général de l’Office de protection des végétaux (OPV) explique que, de façon globale, la situation phytosanitaire de la campagne est relativement calme dans l’ensemble. Toutefois, Halidou Mohomodou rassure qu’à ce stade, les jassides sur le cotonnier et les nuisibles sur les cultures céréalières et maraîchères sont maîtrisés avec les différents programmes de traitement en cours. Par ailleurs, il indique que la chenille légionnaire d’automne est la principale préoccupation qui cause énormément de pertes avec des attaques sur le maïs. Fort heureusement, à ce jour, le pays ne connaît pas de nuisibles susceptibles de causer des pertes significatives sur la production agricole, rassure le directeur général de l’OPV. «Malgré les attaques en dents de scie, il faut souligner que le niveau de la pluviométrie joue beaucoup sur le développement des ravageurs. Là où il y a eu des infestations, des traitements ont été conseillés aux producteurs », affirme-t-il. « Il leur a été demandé de faire remonter toutes les informations relatives aux infestations aux services de la protection des végétaux et aux services régionaux et locaux de l’agriculture», ajoute-t-il.

Filiale sud de la CMDT : Une campagne agricole sous pression, mais pleine d’espoir

Envoyé spécial Amadou GUÉGUÉRÉ Sikasso, 10 sept (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a sillonné, du 6 au 8 septembre dernier, la filiale sud (Sikasso et Bougouni) de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT). Une tournée qui lui a permis d’être en contact avec les exploitants agricoles et d’apprécier, à travers des visites de champs, l’état végétatif des cultures. Il a aussi rencontré, samedi dernier, dans un hôtel de Sikasso, les cadres de la CMDT, les services techniques en charge des productions agricoles, ainsi que les représentants de la profession agricole. Lors de cette rencontre, les participants ont évoqué, entre autres, les difficultés liées à l’accès aux ressources financières, l’insuffisance d’engrais, notamment pour les céréales, le problème d’approvisionnement en eau pour les activités de contre-saison. Ils ont également souligné le manque d’équipements, parfois non adaptés et l’absence de collaboration entre les différents acteurs. La campagne agricole 2024-2025 de la filiale sud de la CMDT a démarré dans un contexte difficile en raison des conditions pluviométriques. L’administrateur général de la filiale sud de la CMDT, Mamari Berthé, a expliqué que cette situation a perturbé les semis, notamment dans la division de Bougouni. Au 30 juin, 263.029 hectares avaient été cultivés, soit 82,97% des prévisions. Et grâce à la mobilisation des producteurs et à l’encadrement fourni, les objectifs ont presque été atteints avec 307.475 hectares de coton (97%), 295.973 hectares de maïs (105%), 76.737 hectares de mil (106%) et 109.015 hectares de sorgho (84%). Malgré ces progrès, l’approvisionnement en intrants agricoles a également été affecté par des livraisons tardives. La filiale a reçu 95% des besoins en complexe coton, 99,99% pour le complexe céréale, et 102% pour l’urée, bien qu’une grande partie soit arrivée après les délais requis. Le traitement insecticide a couvert 45% des surfaces de coton, traitées quatre fois, tandis que 9% ont bénéficié de cinq traitements. Cependant, deux facteurs pourraient compromettre la campagne. Le premier est lié aux pluies excessives enregistrées depuis le 10 août, dépassant souvent 120 mm par jour, provoquant des inondations dans les champs. À la fin du mois d’août, 4.789 hectares de coton, 1.125 hectares de maïs, 262 hectares de mil et 323 hectares de sorgho étaient inondés. Le second facteur est l’apparition d’un pic de jassides, particulièrement dans les zones de Kignan, Nièna et Sikasso, contre lequel des mesures sont déployées. Malgré ces défis, Mamari Berthé reste optimiste et espère une production de 293.500 tonnes de coton graine, contre 248.360 tonnes l’année dernière et une auto-suffisance alimentaire avec un excédent estimé à 433.151 tonnes. Le ministre de l’Agriculture s’est montré optimiste face aux préoccupations soulevées par les producteurs agricoles, tout en reconnaissant que tout ne peut être résolu à 100%. Daniel Siméon Kelema a souligné que la mise en œuvre d’une campagne agricole comporte toujours des hauts et des bas, et qu’il est essentiel d’en tirer des leçons. Il a également appelé à la solidarité nationale envers les victimes des récentes inondations. En outre, le chef du département en charge de l’Agriculture a mis en garde les producteurs contre les conditions météorologiques exceptionnelles cette année. Contrairement aux années précédentes, où les pluies s’estompaient fin septembre, des pluies intenses sont prévues jusqu’en novembre, avec des périodes de sécheresse, variant selon les zones agroécologiques. Il a exhorté les producteurs à rester vigilants. Daniel Siméon Kelema a insisté sur la nécessité d’organiser les filières agricoles, de la production à la commercialisation. Il a suggéré que chaque maillon de la chaîne soit structuré, comme cela est fait pour le coton, afin d’attirer davantage d’investisseurs dans le secteur. Le président directeur général de la CMDT a insisté sur l’importance de suivre rigoureusement les calendriers de traitement et d’utiliser des produits adaptés pour garantir une bonne récolte de coton. Mamadou Moustapha Diarra a exprimé que si ces pratiques sont respectées, la récolte de coton sera satisfaisante. Il a aussi souligné l’importance de la diversification des cultures, notamment pour assurer la sécurité alimentaire. À ce propos, il a rappelé que sa structure soutient partiellement l’approvisionnement en intrants pour la culture du maïs. Le patron de la CMDT est revenu sur l’importance de récolter le coton à temps pour éviter que les pluies dégradent sa qualité, car un coton de première qualité est mieux payé qu’un coton déclassé. Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla, et le président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de Coton (C-SCPC), Yacouba Traoré ont participé à cette mission. AG/MD (AMAP)  

Mise en œuvre des chantiers de l’Union : La Commission de l’UEMOA renforce les capacités de plus d’une quarantaine de Média

Aminata Dindi Sissoko Envoyé spéciale Ouagadoudou, 10 sept (AMAP) Une session d’information et de sensibilisation regroupe, depuis lundi à Ouagadougou, au Burkina Faso, plus d’une quarantaine de journalistes des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le Mali est représenté par cinq de ses journalistes à cette rencontre organisée par la Direction de la communication de la Commission de l’UEMOA. La cérémonie d’ouverture de la session s’est tenue dans un hôtel de la capitale burkinabè, sous la présidence de la conseillère technique du Président de la commission de l’UEMOA, Mme Aminata Mbodj. Elle avait à ses côtés, le Directeur de la communication de la Commission de l’UEMOA, Arzouma Yendu-Bé Babakan et le coordonnateur de la Plateforme Media UEMOA, Léonard Dossou. L’UEMOA célèbre, depuis le 10 janvier 2024, le 30e anniversaire de sa création sous le thème « UEMOA 30 ans : une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes ». Cette session intervient dans ce contexte précis. Elle fait suite à celle de Saly l’année dernière portant sur les enjeux de la conjoncture économique. L’objectif est de partager et échanger avec les journalistes des informations sur la mise en œuvre des chantiers de l’Union. « Il s’agira, notamment, de partager les acquis au cours des 30 années d’existence de l’UEMOA, les activités majeures du Cadre d’Actions Prioritaires de la Commission pour la période 2021-2024 (CAP 2025) dont les actions phares ont fait l’objet de votre session de 2022 ici même à Ouagadougou et les initiatives en cours au sein de l’Union » a précisé Mme Aminata Mbodj. Elle a salué les efforts constants des différents organes de presse et renouvelé les remerciements de la Commission à la Plateforme MEDIAS UEMOA et à l’ensemble des représentants des différents organes des Etats membres de l’Union pour leur accompagnement constant en soutien à la visibilité de ses activités. Le directeur de la communication, de son côté, a salué l’engagement du Président de la Commission à faire des professionnels des médias de l’UEMOA, des acteurs clés dans l’atteinte des objectifs de la Commission. Invitant les journalistes à tirer profit des communications qui seront présentées, il a assuré de toute leur disponibilité. Au nom des journalistes de la Plateforme Médias UEMOA, Léonard Dossou a salué le dynamisme de la conseillère technique qui a permis à la Plateforme de voir le jour. Rappelant que le premier besoin d’un journaliste est la formation, il a transmis toute la gratitude des journalistes de la Plateforme au Président en exercice de la Commission de l’UEMOA. Au cours de cette session de 5 jours les communications porteront essentiellement sur le bilan des 30 ans de l’UEMOA, le renforcement de la résilience des populations face aux aléas et au changement climatique, la coopération transfrontalière dans l’UEMOA, la promotion des entreprises et industries culturelles et créatives, le développement des compétences et l’emploi des jeunes, la cybersécurité, la libre circulation, la convergence des performances et des politiques économiques des États. La journée du lundi a été marquée par une Projection du film sur le 30e anniversaire de la création de l’UEMOA. 
Les thématiques à savoir « UEMOA, 30 ans : une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes » ; Le Développement de pôles régionaux de la formation et de la recherche dans l’espace UEMOA ; Les enjeux et défis de la cyber-sécurité dans l’espace UEMOA ; La Convergence des performances et des politiques économiques des États ont été développées par d’éminents experts. En marge de cet atelier, le Président de la Commission de l’UEMOA, recevra en  Audience les journalistes membres de la Plateforme UEMOA-Média. ADS/MD (AMAP)

Le Secrétaire général de l’OCI rencontre le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie à Riyad

Riyad, 9 sept (UNA-AMAP) le Secrétaire général de l’Organisation de coopération islamique (OCI), Hissein Brahim Taha, a rencontré lundi, , à Riyad, le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergey Lavrov, rapporte l’Union des agences de presse de l’OCI. « La réunion a porté sur des questions d’intérêt commun, notamment les efforts conjoints pour relever les défis régionaux et internationaux, en particulier la question palestinienne et les conditions des communautés musulmanes dans le monde », indique l’UNA . Les deux parties ont souligné « l’importance de la coordination et de la consultation pour soutenir les efforts internationaux visant à instaurer la paix et la stabilité dans le monde, en particulier dans les pays de l’OCI. » D’autre part, les deux parties ont apprécié leurs relations et ont exprimé leur « engagement à renforcer le partenariat et la coopération dans le cadre du statut d’observateur de la Russie à l’OCI.} Elles ont, également, souligné l’importance du mécanisme de consultation politique pour poursuivre le dialogue sur toutes les questions et tous les agendas présentant un intérêt pour les deux parties. MD (UNA-AMAP)

Groupe Yiriimex SA au service du développement national

Le Groupe Yiriimex SA et ses partenaires œuvrent pour le développement national notamment dans le domaine de l’énergie domestique, de la biomasse, de la confection des briquettes, entre autres et tout cela constitue des solutions bien adaptées pour le Mali Kura. L’Initiateur principal en la personne de M. Oumar Diallo a expérimenté tout ce savoir aussi bien dans notre bien que sur le continent américain et asiatique. Aujourd’hui ces technologies adaptées à notre pays pour la protection de notre environnement dévasté par la coupe abusive de bois et l’agression de la forêt, de la faune et de la flore. Cette technologie aidera non seulement l’Etat dans sa politique Nationale de protection et de préservation de l’Environnement, également accompagnera les entreprises et les sociétés dans l’exécution de leurs travaux au niveau des Communautés. Pour tous vos besoins, contactez le Groupe Yiriimes SA dont le siège social est à l’Hippodrome Rue 216, Porte 579, BP  E 3144, Bamako, République du Mali et aux n° de téléphone: 20 21 13 29/ 66 67 49 39/ 44 37 14 87/ 76 17 17 22/ 76 22 9101 – Mail : yiriimex@gmail.com. Kader MAIGA    

Un an après l’attaque du bateau Tombouctou : Les populations se souviennent douloureusement du drame

Par Mohamed Gakou Gourma Rharous, 08 sept (AMAP) 7 septembre 2023-7 septembre 2024. Voici, un an déjà que le bateau « Tombouctou » de la Compagnie malienne de navigation fluviale (COMANAF) avait été victime d’une attaque terroriste, d’une rare violence, faisant plus d’une centaine de morts, de nombreux blessés et laissant beaucoup de séquelles psychologiques. Les populations de la bande du fleuve, du Cercle de Gourma Rharous et particulièrement, celles des communes de Banikane, où avait eu lieu le drame et celle de Rharous qui avaient accueilli les rescapés, se souviennent de cette sombre journée, qui a endeuillé des centaines de familles et l’ensemble des Maliens. Les populations des communes de Banikane et Rharous se souviendront longtemps de cette journée du 7 septembre où avait eu lieu, une attaque terroriste contre le bateau long-courrier « Tombouctou », de la COMANAF. Cette attaque lâche et barbare et son chapelet de drames humains continuent de hanter les esprits. La fille d’un enseignant à la retraite, au nombre des victimes, témoigne : « jusqu’à mon dernier souffle, je n’oublierai jamais cette journée où mon père est décédé dans des conditions atroces, victime de la barbarie humaine, sans avoir eu le temps de nous dire adieu. Il est présent à chaque instant dans mon esprit et mon cœur ne pourra jamais se défaire de cette lancinante douleur ». Ce témoignage est interrompu par un long sanglot, suivi de chaudes larmes. A.T, lui, est commerçant de son état. Il était allé se ravitailler en marchandises à Gao et revenait par le bateau, quand l’attaque s’est produite. Les yeux perdus dans le vague, il témoigne : « les passagers étaient à mille lieux de s’imaginer une attaque, quand le ciel nous est tombé sur la tête ». Le bateau est une entité grouillante de vie et à bord, chacun s’occupe de ses activités ou se repose, le temps d’arriver à destination. Ce témoin poursuit : « j’étais là à déguster du thé et à deviser avec des compagnons de voyage, quand une détonation sourde retentit, semblable à un violent coup de tonnerre. Le bateau tangue dangereusement. Le temps s’est comme figé. Puis, soudain, les portes de l’enfer s’ouvrent. De tous les côtés les armes crachent la mort. Le bateau tangue de toutes parts, sous l’impact des projectiles. Les éléments des FAMa qui escortent le bateau ripostent énergiquement. C’est la panique totale à bord. Le sauve-qui-peut s’empare des passagers. Certains sautent à l’eau, d’autres s’enferment dans leurs chambres, bientôt prises par un incendie général. Tout crame à bord. Ce spectacle macabre est ponctué par les cris des enfants et des femmes qui implorent, secours. En face du lieu du drame, les habitants lancent leurs pirogues sur le fleuve, pour porter assistance à ceux qui se débattent dans les eaux, cherchant à fuir cet enfer flottant. Un spectacle à fendre l’âme ». Sur ces mots, le regard de notre témoin s’embue de larmes et il tourne le dos pour s’en aller, incapable de terminer son récit et comme s’il cherche à fuir ce cauchemar. Des témoignages du genre foisonnent et leurs auteurs partent toujours avant de finir de raconter leurs histoires, comme pour exorciser, ce jour tragique. « Ce douloureux souvenir restera gravé dans les mémoires pour l’éternité et sera écrit en lettres de feu, dans les annales de  l’histoire de la lutte contre le terrorisme dans notre pays », conclut un édile de la commune de Rharous. MG/MD (AMAP)