Burkina, Mali, Niger : Bientôt une force armée conjointe contre le terrorisme

Niamey, 07 mar (ANP) Les chefs d’État-major de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont décidé, mercredi, à Niamey, de la création d’une force conjointe qui sera opérationnelle dans un plus bref délai. Cette annonce, au terme de leur première réunion dans la capitale nigérienne, a été faite par le chef d’État-major des Armées du Niger, le général de Brigade Moussa Salaou Barmou lors de la clôture des assises. Dans cette intervention, le chef d’Etat-major des Armées du Niger a indiqué qu’ils sont parvenus à élaborer « un concept opérationnel permettant d’atteindre les objectifs en matière de défense et de sécurité assignés par les plus hautes autorités des Etats de l’Alliance ». Le général de Brigade, Moussa Salaou Barmou s’est réjoui qu’«après les échanges riches et fructueux, les différents points inscrits à l’ordre du jour ont été discutés et que les délibérations de hautes factures traduisent la qualité des échanges et surtout de l’intérêt que nous portons tous aux questions de sécurité et de défense sur toute l’étendue du territoire de l’AES ». D’après le chef d’État-major des Armées du Niger, ils ont saisi l’opportunité de cette rencontre de Niamey pour faire le point de la situation sécuritaire prévalant dans l’AES qui est dégradée « mais qui est en phase d’être maitrisée avec le nouveau dynamisme observé dans la conduite des opérations au niveau des trois pays de l’Alliance » Il a souligné que les trois pays sont convaincus « qu’avec les efforts conjugués (…) nous parviendrons à créer les conditions d’une sécurité partagée, un objectif au centre des préoccupations de nos Etats et de nos vaillantes populations en quête de paix et de stabilité ». «Ainsi, nous sommes arrivés à concevoir une force conjointe des pays de l’AES qui sera opérationnelle dans un plus bref délai pour prendre les défis sécuritaires dans notre espace », a annoncé le Chef d’État-major des Armées du Niger. L’Alliance des Etats du Sahel (AES), créée en septembre 2023, est un pacte de défense mutuelle conclu entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, rappelle-t-on. (ANP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 06 mars 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 06 mars 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ;   – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction des nouveaux locaux de la Section des Comptes de la Cour Suprême en lot unique. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise C.H.E.C.E.C Mali pour un montant de 7 milliards 997 millions 861 mille 260 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 36 mois. La réalisation de cette infrastructure permettra d’améliorer les conditions de travail des agents de la Section des Comptes de la Cour Suprême et de servir de siège de la future Cour des Comptes. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la dissolution de l’Association dénommé « Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud DICKO ». La dissolution des associations par le Conseil des ministres est prévue et réglée par les dispositions de la Loi n°04-038 du 05 août 2004 relative aux associations. L’Association dénommée «Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko», en abrégé (CMAS), est une association de droit malien créée suivant le récépissé de déclaration d’association n°0035/MATD-DGAT du 05 décembre 2019. Depuis un certain temps elle s’adonne à des activités contraires à ses objectifs et à son statut. La CMAS, créée en vue d’œuvrer pour la stabilité et la paix sociales, s’est transformée en un véritable organe politique de déstabilisation et de menace pour la sécurité publique, comme en témoignent la sortie médiatique de son Coordinateur Général, le 07 octobre 2023, suite à l’annonce du léger report de l’élection présidentielle et la tenue de propos de dénigrement des autorités de la transition sur une chaîne de télévision privée. En outre, le parrain de la CMAS s’adonne clairement à des activités subversives susceptibles de troubler l’ordre public, notamment à travers ses récentes visites à l’extérieur et ses rencontres officielles avec des personnalités de puissances étrangères sur des questions d’intérêt national sans l’autorisation des autorités du Mali. Cette circonstance constitue un manquement aux dispositions statutaires de la CMAS et une atteinte aux intérêts supérieurs du pays. Par ailleurs, il convient de signaler que la CMAS, de la délivrance de son récépissé à nos jours, n’a jamais déposé ses rapports d’activités, ni informé l’Administration des changements et modifications intervenus en son sein. Cette situation est contraire aux dispositions de la loi relative aux associations. Au regard de ce qui précède, l’Association dénommée «Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko» est dissoute. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali au « Segment de Haut niveau sur la situation des Droits de l’Homme». Une délégation du Mali a pris part au « Segment de haut niveau sur la situation des Droits de l’Homme », du 26 au 28 février 2024, à Genève, sur invitation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme. Cet événement est un cadre pour les Chefs d’Etat ou de Gouvernement ou d’autres hauts dignitaires leur permettant de faire l’état des lieux de la promotion et de la protection des Droits de l’homme dans leurs pays respectifs. Le Mali, à travers le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, s’est adressé au Conseil des Droits de l’Homme pour porter des messages forts, notamment : – la réaffirmation de la détermination du Gouvernement du Mali à mettre en œuvre l’ensemble des recommandations acceptées lors de l’Examen Périodique Universel qui s’est tenu en mai 2023 ; – la réaffirmation de la détermination du Gouvernement du Mali à mettre en œuvre les trois engagements pris lors de l’Evènement de haut niveau « Droits de l’Homme 75 », qui s’est tenu les 11 et 12 décembre 2023 ; – la caducité de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger et le choix opéré par les autorités de notre pays d’organiser un dialogue inter-maliens, pour la paix et la réconciliation nationale ; – l’appel à la communauté internationale et à l’ensemble des partenaires à inscrire leurs actions dans le cadre de ce processus ; – l’appel adressé à la communauté internationale en vue de la dépolitisation et de la désinstrumentalisation de la question des Droits de l’Homme et de réserver un traitement analogue à toutes les situations de violation des Droits de l’Homme dans le monde ; – la réaffirmation de la volonté du Gouvernement du Mali à poursuivre dans le strict respect de sa souveraineté et des intérêts vitaux du peuple malien, sa coopération avec tous les mécanismes de promotion et de protection des Droits de l’Homme, y compris l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des Droits de l’Homme au Mali ; – l’amélioration significative de la situation sécuritaire du pays, avec le retour progressif des services sociaux de base dans plusieurs localités ; – la poursuite des réformes politiques et institutionnelles, avec l’organisation réussie du referendum constitutionnel le 18 juin 2023 et la promulgation de la nouvelle Constitution le 22 juillet 2023 ; – le renforcement du dispositif national de promotion et de protection des Droits de l’Homme, avec l’opérationnalisation de la Direction nationale des Droits de l’Homme. Par ailleurs, sur demande du Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, le Ministre de la Justice a eu une rencontre ayant porté sur les efforts et les progrès en matière de Droits de l’Homme au Mali

FINAGRI 2024 : Les défis et perspectives de la promotion du genre dans les chaînes de valeur agricoles en ligne de mire

Ségou, 07 mar (AMAP) La 10ème édition du Salon du financement de l’griculture (FINAGRI 2024) se tient, depuis mercredi, à Ségou (Centre) à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la ville, sous le thème «Défis et perspectives de la promotion du genre dans les chaînes de valeur agricoles, pour une meilleure inclusion financière à travers le financement des projets individuels, EAF et MPME ».. La rencontre qui prend fin le 08 mars 2024 est organisée par le réseau AgriVision Sahel, réseau dédié à l’inclusion financière rurale, au développement de l’Agribusiness et de l’entreprenariat Agricole au Mali, en partenariat avec le Conseil Régional de Ségou, la BNDA, l’Office du Niger, l’Office Riz de Ségou, la GIZ, LUXDEV, MEREF, Projet Inclusif, SENE Yiriwa, SUGU Yiriwa, les institutions de financement, Mali FolkeCenter, le Réseau des Femmes Opératrices Economiques de Ségou, les Organisations Professionnelles Paysannes et les Collectivités locales. Placée sous le co-parrainage des Ministres de l’économie et des finances ; de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ; de la Promotion de Femme, de l’Enfant et de la Famille ; de l’Entreprenariat National, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et de l’industrie et du Commerce, l’édition 2024. Le FINAGRI 2024 c’est : la galerie marchande, des conférences-débat, des rencontres B2B où les acteurs du monde agricole (Producteur, Transformateur, distributeur, négociant), les projets et programmes de développement axés sur l’Agriculture, les porteurs de projets et les institutions de financement ont l’occasion de se retrouver autour des questions brûlantes de financement Agricole Le Salon du financement de l’Agriculture, qui s’inscrit en droite ligne de la mise en œuvre  d’un axe phare d’intervention du réseau Agri Vision Sahel à savoir « Accès aux services financiers adaptés », est devenu une tradition. Le coordinateur de AgriVision Sahel, Oudou Bengaly, a fait remarquer que la tenue des éditions successives est la preuve tangible de sa pertinence, de son efficacité. Il a souligné qu’en dépit de l’importante potentialité agro-sylvo-pastorale et halieutique, le Mali n’arrive pas encore à couvrir régulièrement la totalité de ses besoins alimentaires et ce, pour atteindre un niveau de souveraineté alimentaire durable. Aussi, il est urgent de créer des espaces propices aux réflexions pour mieux appréhender la problématique dans toutes ses dimensions et explorer des pistes pour faciliter l’accès des petits producteurs au financement. « Afin d’améliorer davantage les performances de l’agriculture, une des alternatives serait sa mutation vers l’Agrobusiness et ce, pour promouvoir et renforcer les chaînes de valeur inclusives orientées vers le développement durable, liant but avec profit et à la création de valeur partagée pour les besoins de consommation des populations urbaines de plus en plus nombreuses et exigeantes » a-t-il dit. Oudou Bengaly a rendu un grand hommage aux acteurs des chaînes de valeur agricole (Productrices, producteurs, transformatrice transformateurs, commerçants, commerçantes), qui en dépit du caractère peu clément du climat, se battent au quotidien pour donner les performances souhaitées au secteur de l’agriculture. Sans oublier les accompagnateurs du processus d’intermédiation financière. Soulignant l’importance des activités du salon pour l’économie du Mali en général, et celle de la Région de Ségou en particulier, le conseiller aux affaires juridique du gouverneur, Mohamed Aboubacrine Ag Mohamed Aly, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette 10ème édition, a indiqué que la rencontre offre un cadre idoine de rencontre entre les acteurs de la filière agricole du Mali, et les partenaires financiers, ainsi que les organisations de Développement axées sur l’Agriculture. « Le Développement de toute Nation est lié au développement de ses systèmes de marchés pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, favorisant ainsi une croissance économique, sociale et durable. Cela passe par la valorisation du secteur privé à travers le financement des projets agricoles pour un entreprenariat agricole inclusif. C’est pourquoi la migration de l’agriculture familiale vers le développement de l’Entreprenariat agricole, pour une Agriculture durable et inclusive est une forte ambition du Gouvernement du Mali en vue de faciliter l’émergence des PME compétitives dans toutes ses filières » a-t-il dit. Le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, qui a visité les différents stands a estimé que la FINAGRI est une initiative à soutenir et à encourager pour pouvoir mettre la jeunesse au cœur du développement agricole. « Le monde agricole ne peut pas être financé uniquement par l’État. Il y a des propositions de services agricoles qui sont effectués par les particuliers à travers leurs réseaux et que nous constatons qui font des effets non seulement pour l’organisation des jeunes et le soutien aux différents projets mais, aussi, à leurs entreprises. Je crois que c’est de cela dont nous avons besoin présentement » a-t-il dit. Le ministre Dembélé a aussi indiqué que les activités parallèles d’accompagnement du secteur agricole peuvent être portées par la jeunesse aujourd’hui. « C’est des opportunités qu’on doit mettre en œuvre, exploiter, renforcer et encourager pour que notre jeunesse puisse vraiment s’impliquer davantage et profiter de ce qu’ils savent faire pour pouvoir appuyer notre agriculture » a-t-il dit, mettant l’accent sur l’intelligence artificiel. De son côté, le président du Conseil régional, Siaka Dembélé, qui a salué la tenue de cette rencontre, a souligné que le thème est en droite ligne de la vision du Conseil régional de depuis plusieurs années, sur le genre dans les chaînes de valeur agricoles et le développement de la Région de Ségou. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence, également, de la présidente des femmes rurales Mme Diaw Kadiatou Tall. ADS/MD (AMAP)

Mali : Le gouvernement dissout la CMAS de l’imam Mahmoud Dicko (Conseil des ministres)

Bamako, 06 mar (AMAP) Le gouvernement de la Transition au Mali a mis fin aux activités de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko en abrégé (CMAS), annonce le communiqué du mercredi 6 mars 2024 Conseil des ministres. Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, cité par le communiqué, « a informé le Conseil des ministres de la dissolution de l’Association dénommée Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko». Il est reproché à l’association dissoute de s’être transformée depuis un certain temps, en un «organe politique de déstabilisation et de menace pour la sécurité publique ». Toute chose « à l’antipode des objectifs initiaux du regroupement tels que stipulés dans ses statuts et règlements », justifie le communiqué du Conseil des ministres. La dissolution des associations par le Conseil des ministres est prévue et réglée par les dispositions de la Loi n°04-038 du 05 août 2004 relative aux associations. La CMAS est une association de droit malien créée suivant le récépissé de déclaration d’association n°0035/MATD-DGAT du 05 décembre 2019. Elle avait pour objectif d’œuvrer pour la stabilité et la paix sociale. « Mais force est de constater depuis un certain temps, que le regroupement s’adonne à des activités contraires à ses objectifs et à son statut », dénonce le Conseil des ministres. Il en veut pour preuve « la sortie médiatique de son coordinateur général, le 07 octobre 2023, suite à l’annonce du léger report de l’élection présidentielle. » Mais, aussi, par « la tenue de propos de dénigrement des autorités de la Transition sur une chaîne de télévision privée ». À tous ces griefs, viennent s’ajouter des comportements (de son leader) « qui s’assimilent clairement à des activités subversives susceptibles de troubler l’ordre public, notamment à travers ses récentes visites à l’extérieur et ses rencontres officielles avec des personnalités de puissances étrangères sur des questions d’intérêt national sans l’autorisation des autorités du Mali », fustige le communiqué. En plus, il est reproché à la CMAS, de la délivrance de son récépissé à nos jours, de n’avoir jamais déposé ses rapports d’activités, ni informé l’Administration des changements et modifications intervenus en son sein. « Une situation qui est également contraire aux dispositions de la loi relative aux associations. AT/MD (AMAP)

Sucre, datte et lait en poudre : les consommateurs plaident pour une baisse des prix

Par Fatoumata Doumbia Ségou, 05 mar (AMAP) Fruit comestible du palmier dattier, la datte est très consommée au mois de ramadan pour sa valeur nutritionnelle et son importance en islam. Elle contient en effet des glucides, des fibres, des protéines, des minéraux (potassium, magnésium, fer…) et des vitamines (A, B, C…) A Ségou, Cité des Balanzans, le produit est vendu dans les trois principaux marchés, (Médine, Château et marché hebdomadaire) entre 900 et 1000 Francs CFA. En ce qui concerne les dattes importées en assiette, plusieurs commerçants ont confié attendre la veille du mois pour apporter le produit afin d’éviter des pertes. En ce qui concerne le sucre, c’est le local qui domine le marché. Le sucre importé se fait rare. Le local est cédé entre 28 000 et 28 500 Fcfa, le sac de 50 kg. Celui importé est vendu à 30 000 Fcfa. Certains commerçants fustigent déjà : « j’ai décidé de ne pas vendre le sac de sucre cette année car c’est cher. En plus de cela, il n’y a pas de bénéfice. Je me limite à le vendre en détail entre 600 à 650 francs CFA », indique Djiré, un commerçant de la place. Une ménagère, Ana Coulibaly, que nous avons rencontrée dans sa boutique soutient, pourtant, que le prix au détail a diminué. « Il y a quelques mois, avec 5 000 Fcfa on ne pouvait acheter que 5 kg de sucre mais, actuellement, avec le même montant, on peut avoir 8 kg de sucre. Nous remercions Dieu pour cette baisse légère du prix du sucre même si nous voudrions que les commerçants revoient les prix en cette veille du ramadan », a-t-elle dit. Quant au lait en poudre, également prisé pendant le mois sacré, son prix reste élevé selon les consommateurs. Un kilo de lait en poudre est vendu à 2 500 Fcfa et 2 600 Fcfa. Dans les trois marchés les plus fréquentés, le prix du sac de 5 kg varie entre 14 500 et 15 000 Fcfa. Le lait en sachet de 400g varie entre 1 400 et 2 400 Fcfa. La boite du lait Nido est cédé à 3 250, 6 500 et 18 000 Fcfa la petite, moyenne et grande boîte. Une consommatrice confie qu’elle a arrêté d’acheter du lait depuis plusieurs mois. « Le kilo de lait en poudre est cher. Ce n’est pas pour nous les pauvres. C’est pourquoi je l’ai enlevé de mon alimentation », confie-t-elle. Boubacar Traoré, un chef de famille, sollicite les autorités en vue d’une diminution des prix qu’il trouve trop élevés. « Mes enfants aiment beaucoup le lait et les dattes. Pendant le Ramadan, la consommation est forte dans ma famille. Je trouve que les prix sont assez élevés cette année. Nous souhaitons que les autorités prennent des mesures pour alléger nos dépenses pendant le mois de ramadan ». FD/MD (AMAP)  

Panier de la ménagère : A Ségou, les ménagères ne se plaignent pas

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 05 mar (AMAP) Les marchés les plus fréquentés a Ségou, dans le Centre du Mali, sont suffisamment approvisionnés et les ménagères estiment qu’elles n’auront pas assez de difficultés au cours du mois de Ramadan pour concocter les savoureux plats dont les jeûneurs raffolent A l’instar de la communauté musulmane, le Mali observera, dans quelques jours, le mois de Ramadan, le neuvième mois du calendrier musulman. Tout comme l’année précédente ce mois de pénitence va se dérouler dans un contexte socio-économique difficile marquée par une longue crise sécuritaire. Toute chose qui inquiète les fidèles musulmans dont les dépenses se démultiplient pendant ce mois. Il est aussi avéré que les prix flambent pendant le mois de ramadan par le comportement peu catholique de certains commerçants qui profitent de l’occasion pour faire de la spéculation, face à la forte demande des produits. Pour s’imprégner de l’état du marché, notre équipe de reportage a sillonné les trois principaux marchés de la capitale des balanzans, Ségou. Il s’agit du marché dit Château, le marché de Médine et le marché hebdomadaire, communément appelé « Ndènè Sugu ». Constat : ces différents marchés sont suffisamment approvisionnés en produits rentrant dans le panier de la ménagère. Les ménagères n’auront pas assez de difficultés, cette année, à Ségou.  Le mois tombe sur une période caractérisée par l’abondance de plusieurs produits sur le marché comme l’oignon, l’échalote, le gombo, la carotte, la tomate, le haricot vert entre autres. Du coup, beaucoup prix ont baissé pour le bonheur des ménagères. « Cette année on n’a pas trop à s’inquiéter pour le Ramadan en ce qui concerne le panier de la ménagère. Le Ramadan coïncide avec la récolte de plusieurs produits. Actuellement sur le marché plusieurs légumes sont abordables. Nous espérons que les commerçants ne feront pas de spéculation face à la forte demande pendant le mois de Ramadan », a dit une ménagère, Aïssatou Doumbia, que nous avons rencontré au marché de Médine. Pas seulement elle, plusieurs ménagères interviewées ont toutes confié que les produits sont moins chers. A Ségou, dans les trois marchés cités plus haut, les prix sont presque les mêmes. L’échalote est cédée entre 250, 300 Fcfa, l’oignon, entre 200 et 250 Fcfa le kilogramme. La pomme de terre locale est cédée entre 200 et 400 Fcfa le kilo, selon la taille. L’importée qui se fait rare sur le marché. Le prix varie entre 800 et 900 Fcfa. Au moment du passage de notre équipe de reportage, le prix de la viande restait inchangé. Le kilo de ce produit incontournable dans l’alimentation du Malien était cédé à 3 300 Fcfa sans os et 2 750 Fcfa avec os dans les trois marchés. L’huile rouge est cédée entre 14 500 et 15 000 Fcfa, le bidon de 20 litres et 15 500 l’huile blanc. Au détail, l’huile blanc est vendue à 800 Fcfa et le l’huile local entre 700 et 750 Fcfa. Le bidon de 5 litres est vendu à 5 000 Fcfa. ADS/MD (AMAP)                             .

Tominian : Renforcement des capacités des Comités de Gestion Scolaire

Tominian, 3 mars (AMAP) Un atelier de renforcement des capacités des membres des Comités de Gestion Scolaire (CGS) des communes de Timissa et Lanfiala a été organisé vendredi, dans la salle de réunion de la mairie de la commune rurale de Tominian, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture de la rencontre a été présidée par le Directeur du Centre d’Animation Pédagogique CAP de Tominian Niamory Keïta, en présence des représentants de l’ONG ADRA Narcisse Keïta et Benoît Dembélé. Etaient également présents le président et 6 autres membres des CGS des 2 communes ci-dessus citées. L’objectif de l’atelier était de renforcer les capacités des membres du Comité pour une gestion saine et durable des infrastructures scolaires dont ils ont la responsabilité de façon spécifique à savoir connaître l’effectif et la composition des Hommes des communautés et les postes de chaque membre des comités, former les membres du comité sur le fonctionnement du CGS, le rôle du CGS dans la gestion de l’eau, l’hygiène et l’assainissement dans l’espace scolaire et mettre à leur disposition des outils pour la gestion. Selon les responsables de ladite ONG, Adventist Developement Relief Agency – ADRA (Agence Adventiste d’Aide de Développement) est une organisation non gouvernementale mondiale, présente dans plus de 140 pays, dont la mission est de travailler pour créer un changement positif et juste à travers le renforcement du partenariat et une action responsable. ADRA Mali met en œuvre dans le Cercle de Tominian et les communes de Fangasso, Koula, Lanfiala, Timissa et Tominian le projet BMZ NEUXS intitulé « Promouvoir la coexistence pacifique et renforcer la résilience en améliorant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables ( déplacés internes et communautés d’accueil) dans le centre du Mali et le centre Nord du Burkina Faso (BMZ NEUXS BEFA Mali), BFA Mali » pour une période de 47 mois (de décembre 2022 à octobre 2026) sur financement du ministère Fédéral Allemand de la Coopération Economique et du Développement (BMZ). Dans un second temps, il est prévu la planification, la construction et la réhabilitation de manière fonctionnelle et participative dans les communes du projet, les infrastructures sociales de base (eaux, éducation, santé et pastorale) Au terme des travaux de réhabilitation de 5 salles de classe à Lanfiala et Timissa et la construction de 3 salles de classe à Pakan-Bobo dans la Commune rurale de Lanfiala, la mission du Comité de Gestion Scolaire en charge de la gestion de ces ouvrages scolaires est terminée. ST/KM (AMAP)

Sikasso : le CESEC lance les missions de recueil annuel 2024

Sikasso, 1er mars (AMAP)Le président du Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), Yacouba Katilé a présidé, mardi dernier au Gouvernorat de Sikasso, le lancement des missions de recueil annuel 2024, a constaté l’AMAP. Il s’agissait de collecter les besoins, les attentes et les problèmes des populations de la région de Sikasso (les cercles de Sikasso et Kadiolo) au titre de l’année 2024. La cérémonie de lancement a enregistré la présence du directeur de Cabinet du Gouverneur de Sikasso Bernard Coulibaly, le préfet de Cercle Djiby Diawara, le représentant du maire de la commune urbaine, Abdramane Sidibé ainsi que les chefs des services techniques, les autorités politiques et coutumières de Sikasso. Le président du CESEC Yacouba Katilé a, dans son allocution,  rappelé que ce sont les dispositions de l’article 165 de la Constitution qui assignent au CESEC, la mission de collecte, de rédaction d’un rapport des besoins, des attentes et des problèmes de la société avec des propositions et des orientations à l’adresse du Président de la République, du Premier Ministre et des présidents des deux chambres du parlement. « C’est dans le cadre de l’exécution de cette mission constitutionnelle que les délégations de l’institution sillonneront l’ensemble des dix-neuf régions administratives », a déclaré Yacouba Katilé. Selon lui, cette troisième édition revêt un caractère particulier. Elle constitue la toute première après le passage à la 4ème république. Ce qui a apporté des innovations majeures à leurs différentes missions. A cet effet, il a annoncé qu’avec la nouvelle loi fondamentale, il existe désormais un mécanisme de suivi de la mise en œuvre du rapport annuel du CESEC. Il a saisi l’opportunité pour remercier les autorités administratives, politiques et coutumières de Sikasso pour leur participation. Pour sa part, le Directeur de Cabinet du Gouverneur de Sikasso, Bernard Coulibaly a, au nom de la population, de Sikasso exprimé sa joie pour le choix porté sur la 3ème région pour le lancement des activités. Il a saisi l’occasion pour remercier le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta et la délégation du CESEC pour avoir mis la population au cœur de leurs préoccupations. Au cours de la synthèse des préoccupations collectées au niveau du Cercle de Sikasso qui s’est déroulée le jeudi dernier, le Conseiller de la République et Chef de la mission de collecte des informations pour l’élaboration du rapport du CESEC, Abdoulaye Diabaté a révélé que cette synthèse permettra de prendre en compte les grandes préoccupations de toute la région. « Les travaux se sont bien passés avec la pleine participation des services techniques et de la société civile de Sikasso », a affirmé Abdoulaye Diabaté avant de préciser qu’auparavant la mission du CESEC consistait à faire le recueil annuel pour le transmettre aux plus hautes autorités (président de la Transition, le président du CNT et le premier ministre). Mais avec la Constitution du 22 juillet 2023, le constituant a stipulé que chaque année, le CESEC va évaluer avec le Gouvernement le rapport annuel qu’il soumettra aux hautes autorités. Lors des travaux, les préoccupations des services techniques du Cercle de Sikasso ont concerné les quatre différents secteurs (primaire, secondaire, tertiaire, infrastructures et équipements). Ces préoccupations étaient, entre autres, relatives à l’insuffisance du quota d’intrants alloués à la région, les difficultés d’accès à l’engrais spécifiquement adapté à la production de la pomme de terre, la vente illicite des produits pharmaceutiques etc.  En effet, la majorité des préoccupations et des solutions évoquées en 2023 par les différents services a été maintenue. MD/KM (AMAP)