Le Premier ministre burkinabè à Bamako : « La Fédération Mali-Burkina est notre objectif à court ou moyen terme »
Bamako, 2 fév (AMAP) La Fédération entre le Mali et le Burkina Faso est l’objectif, à court ou moyen terme, de Ouagadougou, a déclaré, à Bamako le Premier ministre burkinabè, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela, après une audience, mercredi, avec le président de la Transition au Mali, Assimi Goïta. «Nous envisageons une fédération aujourd’hui. C’est cela notre objectif à court ou moyen terme. Nous avons besoin du soutien de tout le monde dans ce sens, parce que tant que nous restons isolés, nous sommes fragiles», a expliqué le chef du gouvernement burkinabé qui bouclait un séjour de 48 heures au Mali. Et d’ajouter que la Fédération Mali-Burkina Faso « constituera une puissance de frappe beaucoup plus décisive », insistant sur la volonté de Ouagadougou, dans les relations entre les deux pays, qui demeure la réalisation d’une fédération Mali-Burkina-Faso. Lors de son audience, au palais de Koulouba, en présence de son homologue malien, Choguel Kokalla Maïga, le Premier ministre du Faso, a remis au président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, « un message d’amitié et de fraternité » du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Le chef du gouvernement burkinabé s’est dit honoré d’être reçu par le président Goïta. «C’était vraiment un honneur pour moi parce que tout le monde connaît le président Assimi Goïta en Afrique. Ce n’est pas n’importe qui, c’est un héros de l’Afrique», a soutenu Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela. Dans son message, le président de la Transition du Burkina Faso a invité son homologue malien à cheminer ensemble pour l’intérêt supérieur des peuples des deux pays. Une dynamique, selon Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela, que partage le colonel Assimi Goïta. «Notre pays et le Mali sont le même avec le même peuple. Nous avons constaté que pendant longtemps, nous avons regardé ailleurs au lieu de nous regarder nous-mêmes alors que nous avons tellement de similitudes, de défis et un destin commun», a déclaré l’émissaire du président du Faso, précisant que c’est ce message qu’il est venu transmettre au chef de l’Etat du Mali. Et Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela d’indiquer que les deux pays sont « engagés dans la même direction pour un avenir radieux. » LUTTE CONTRE LE TERRORISME – Le Premier ministre du Faso a aussi dit que les aspirations de nos peuples se résument aux questions de paix, de sécurité, de développement « dont la réponse est contraire à tout isolement. » «Alors qu’ensemble, nous pouvons davantage réaliser et beaucoup plus facilement», a estimé le chef du gouvernement du Faso. «Par exemple, dans la lutte contre l’insécurité, nous bénéficions de l’appui de nos frères maliens. Ce qui sème la panique maintenant chez les terroristes», a-t-il dit. Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela a, aussi, indiqué que le projet du chemin de fer Bobo-Dioulasso-Sikasso-Bamako est envisagé ensemble. « Mon ami, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, viendra un jour au Burkina Faso pour que nous poursuivions les discussions parce qu’il y a tellement de projets à mettre ensemble», a relevé le Premier ministre du Faso, avant de souligner la nécessité de réactiver bientôt la commission mixte de coopération maliano-burkinabé. Il a exprimé sa satisfaction après sa rencontre avec le président Assimi Goïta. «Le président Goïta est en avance par rapport aux points ayant fait l’objet des entretiens. Donc, c’est pour dire que nous regardons dans la même direction», s’est-il réjoui. S’agissant de la lutte contre le terrorisme, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela a salué l’appui du Mali. «Nous combattons ensemble les terroristes. Quand on a besoin du Mali, ils sont là. Quand le Mali a aussi besoin de nous, et que nous pouvons le faire, nous serons là», a dit le Premier ministre burkinabè. Cette coopération intervient après une prise de conscience que les deux nations ont un même destin. «Si nous étions ensemble depuis longtemps, je ne crois pas que le terrorisme allait atteindre cette ampleur. Je ne crois même pas qu’il aurait existé. Donc, il est temps de regarder dans la même direction et le président Assimi Goïta est en avance par rapport à nous…», a-t-il conclu. OD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 1er février 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er février 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à une nomination ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées. La Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées a été créée par l’Ordonnance n°06-023/P-RM du 19 septembre 2006 avec pour mission de pourvoir aux besoins des armées et services en matériels techniques, armements, munitions, hydrocarbures et transport. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°09-390/P-RM du 27 juillet 2009. La Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées a connu des évolutions majeures grâce à la mise en application de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire 2015-2019. Cependant, elle est confrontée, dans son fonctionnement, à des insuffisances liées notamment à l’absence d’école de soutien logistique, de régiments et de centre de coordination des opérations logistiques qu’il convient de corriger pour faire face aux défis sécuritaires et aux diverses menaces du moment. L’adoption des présents projets de texte permettra une réadaptation de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées au contexte actuel, en vue de mieux répondre aux défis sécuritaires et d’exécuter de manière efficiente ses missions de soutien logistique. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction nationale des Droits de l’Homme. Le Mali s’est doté d’une Politique nationale des Droits de l’Homme, approuvée par le Décret n°2016- 0924/P-RM du 06 décembre 2016. Ce document de politique nationale constitue le cadre de référence des actions à mener par les intervenants étatiques et non étatiques dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du titre 1er de la Constitution du 25 février 1992 intitulé « droits et devoirs de la personne humaine » et des Chartes, Conventions et pactes régionaux et internationaux relatifs aux Droits de l’Homme ratifiés par le Mali. Au plan institutionnel, il existe une pluralité d’acteurs intervenant dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme au Mali. Malgré la diversité des intervenants dans le domaine des Droits de l’Homme, il n’existe pas encore un service central chargé d’exécuter les missions de l’État en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme. Les projets de texte adoptés créent la Direction nationale des droits de l’Homme afin de pallier cette insuffisance institutionnelle. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création et au cadre organique des Services régionaux et subrégionaux des Transports. La Direction générale des transports a été créée par l’Ordonnance n°2022-0087/PT-RM du 11 mars 2022 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de transports routier, ferroviaire, maritime et fluvial. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0142/PT-RM du 11 mars 2022 qui prévoit la création des services régionaux et subrégionaux des transports chargés de traduire sous forme de programmes et projets les politiques et stratégies nationales en matière de transports au niveau du District de Bamako et aux niveaux régional et subrégional. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Ils consacrent la création desdits services en vue de prendre en compte les mutations enregistrées dans le secteur des transports. Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction Générale des Eaux et Forêts. La Direction nationale des Eaux et Forêts a été créée par la Loi n°09-028 du 27 juillet 2009 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de conservation des eaux et des sols, de lutte contre la désertification, la gestion durable des Forêts, des zones humides, de la faune sauvage et de son habitat, de préservation de la diversité biologique des espèces de faune et de flore sauvages, de promotion et de valorisation des produits de la forêt et de la faune sauvage et d’assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. L’audit des missions et l’audit organisationnel des services centraux et déconcentrés du secteur du Développement Rural/Environnement réalisé par le Programme de Développement institutionnel ont révélé des insuffisances liées, notamment à la discordance entre les dispositions des textes de création et d’organisation de la Direction nationale de la Conservation et ses services régionaux et subrégionaux. L’envergure de la lutte contre le changement climatique, la désertification et l’exploitation anarchique des ressources forestières et fauniques exige le renforcement et l’adaptation du cadre institutionnel existant par la création de structures d’encadrement plus flexibles et efficaces. Les présents projets de texte sont adoptés en vue de corriger les insuffisances et d’ériger la Direction nationale des Eaux et Forêts en Direction Générale pour prendre en compte son aspect transversal. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGERES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Washington DC : Colonel Major Lassana DOUMBIA. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres
Moussa Faki Mahamat s’est dit « rassuré » par ses entretiens, à Bamako, avec les autorités maliennes
Bamako, 1er fev (AMAP) «Je repars rassuré par ce que j’ai entendu auprès de tous les responsables de la transition », a déclaré, mardi, à Bamako, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahama, au terme d’une audience avec le chef de l’Etat malien, le colonel Assimi Goïta. «Je repars rassuré par ce que j’ai entendu auprès de tous les responsables de la Transition, en particulier le président de la Transition», a confié l’hôte de marque. « Nous sommes venus faire le point avec les autorités de la Transition sur les étapes franchies et nous sommes heureux de constater que des progrès réels ont été accomplis par la Transition malienne», s’est félicité le président de la Commission de l’UA, en fin de séjour au Mali. Il a, cependant, nuancé en faisant remarquer qu’ « il reste beaucoup à faire. » Moussa Faki Mahamat a fortement encouragé les autorités à redoubler d’efforts pour que les engagements pris soient pleinement tenus. «Nous avons plaidé en faveur davantage d’ouvertures à tous les acteurs politiques et de la société civile dans une logique forte de rejet de toute exclusion politique ou sociale», a-t-il dit, réaffirmant le soutien de l’organisation continentale pour le succès de la Transition mais, aussi, son désir ardent de voir la solidarité africaine s’exprimer en faveur du Mali. Le président de la Commission de l’UA a, aussi, lancé un appel à l’intensification des efforts pour la revitalisation de l’Accord pour paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, de façon consensuelle. Moussa Faki Mahamat a, également, invité à la mobilisation des ressources techniques et financières pour soutenir le processus électoral, ainsi qu’à l’approfondissement du consensus politique autour des questions majeures au centre des préoccupations des forces politiques et sociales. Il a ensuite réaffirmé la volonté de son organisation, en étroite coordination avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et les Nations unies, d’apporter les concours en sa portée pour la stabilité du Mali. Idem pour le succès d’une transition consensuelle et apaisée. Moussa Faki Mahamat a rappelé l’extrême importance que l’organisation continentale accorde au Mali, membre fondateur de l’UA et, surtout, « à son glorieux et vaillant peuple à l’histoire millénaire. » Il a été reçu, au palais de Koulouba, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. La visite du président de la Commission de l’UA s’inscrit dans le cadre des consultations périodiques entre l’organisation continentale et le Mali. Lundi dernier, le président de la Commission de l’UA a eu une séance de travail avec le ministre en charge des Affaires étrangères. Au cours des échanges, les deux personnalités ont évoqué le processus de Transition dans notre pays, la situation sécuritaire et le processus de paix. Moussa Faki Mahamat a, aussi, été reçu par le président du Conseil national de Transition 9CNT), Malick Diaw, et le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Au cours des échanges, le chef du gouvernement malien a souligné que la résolution durable de la crise qui affecte le Mali, depuis plusieurs années, « nécessite un changement de paradigmes. » « C’est pourquoi, a précisé Dr Choguel Kokalla Maïga, la Transition dans notre pays ne saurait se résumer à une question d’élection et d’alternance au sommet de l’État. » Par ailleurs, le Premier ministre a appelé l’UA à soutenir «nos efforts en cours, à les consolider, à les amplifier à travers un soutien franc et robuste aux plans politique, technique et financier». BD/MD (AMAP
Le Premier ministre burkinabè à Bamako pour raffermir les liens entre le Burkina Faso et le Mali
Bamako, 1er fév (AMAP) Le Premier ministre du Burkina Faso, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, est arrivé à Bamako, mardi, en fin d’après-midi, pour une visite de travail et d’amitié de 48 heures, a constaté l’AMAP sur place. À sa décente d’avion, le chef du gouvernement Burkinabé a été accueilli par son homologue malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou de Bamako. Porteur d’un message du président de la Transition Burkinabé, le Capitaine Ibrahim Traoré à son homologue du Mali, le colonel Assimi Goïta. Le Premier ministre, burkinabè devrait rencontrer les plus hautes autorités maliennes durant son séjour. « J’ai quitté chez moi, je suis venu chez moi », a brièvement déclaré le chef du gouvernement a son arrivée dans la capitale malienne. Cette visite de travail se tient dans le cadre du renforcement des liens historiques d’amitié, de fraternité, de solidarité et de coopération entre la République du Mali et le Burkina Faso. Le déplacement du Premier ministre du Burkina Fasio s’inscrit, également, dans le cadre du renforcement de la concertation et du dialogue entre les deux pays qui font face à une guerre asymétrique contre des groupes terroriste et extrémistes. « La rencontre traduit la volonté et la détermination de deux pays voisins et frères à imprimer une nouvelle dynamique à leur coopération riche et multiforme. », a indique une source officielle. Le président de la Transition au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a réservé sa première visite officielle au Mali, juste quelques mois après sa prise du pouvoir. Le capitaine Ibrahim Traoré et le colonel Assimi Goïta avaiet échangé sur la mutualisation des forces et des intelligences des armées burkinabè et malienne afin de lutter efficacement contre le terrorisme. AT/MD (AMAP)

