La Russie offre 290 bourses d’études au Mali (Communiqué)  

Bamako, 15 fév (AMAP) Le gouvernement russe a accordé au Mali 290 bourses d’études en Licence, Master et Doctorat, au titre de l’année universitaire 2023-2024, a annoncé, mardi, dans un communiqué, le ministre malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Selon la même source, pour être éligible à la bourse d’études de Licence, il faut être titulaire du diplôme du baccalauréat ou équivalent. Pour des études de Master, il faut une Licence ou une Maîtrise ; un Master avec, au moins la mention Assez-bien, pour des études de Doctorat. Le communiqué ajoute qu’il faut, également, « être en bonne santé, ne pas avoir de contre-indication pour la vie dans les conditions climatiques de la Russie » et avoir un passeport en cours de validité. « Les candidats devront s’inscrire en ligne sur le site : https://education-in-russia.com avant le lundi 20 février 2023, date à laquelle le site sera fermé. Toute autre inscription ne sera pas prise en compte », précise-t-il. L’enregistrement en ligne se fait avec la copie du passeport, les attestations ou diplômes ; les relevés de notes traduites en russe. Le communiqué du département en charge de l’Enseignement supérieur indique que « les candidats seront présélectionnés sur études du dossier à l’ambassade de la Fédération de Russie à Bamako, en collaboration avec la direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. » Seuls les dossiers des candidats correctement inscrits en ligne seront soumis à étude. Et ceux qui seront sélectionnés devront remplir les procédures administratives à la direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique « en y déposant un dossier physique. » « Les frais de traitement des dossiers s’élèvent à 5 000 Fcfa », précise le texte. SS/MD (AMAP)  

Des drones de combat et de surveillance déployés à Gao, dans le Nord du Mali

Bamako, 15 fév (AMAP) Un nouveau lot de drones de type TB2 a été réceptionné, mardi, dans la Région de Gao (Nord) par l’Armée malienne qui renforce son vecteur aérien, a annoncé le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara. Ces équipements de combat, pilotés par des soldats maliens sont destinés à faliciter le travail des Forces armées maliennes (FAMa) dans leur mission régalienne. Cette acquisition intervient deux mois après celle des premiers drones à Sévaré, près de Mopti (Centre). Dans une interview accordée à l’Office de Radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), le colonel Sadio Camara a indiqué que « les autorités de la Transition ont décidé d’armer les Forces de défense et de sécurité. » Selon lui, les Maliens « l’ont compris et accepté de donner la priorité à l’Armée. » Il ajoute qu’il s’agit d’un processus continue. « Nous avons donné des drones à Sévaré et, aujourd’hu,i c’est Gao. Et dans un futur proche ce sera d’autres régions ou la capitale », a-t-il fait savoir. Il a ajouté : « Nous n’allons jamais oublier l’effort fourni par le peuple malien. Chaque fois que nous y pensons, cela nous motive davantage ». Le colonel Camara a confié avoir rencontré, au cours de la cérémonie de réception, « des hommes et des femmes très engagés qui ont le moral au beau fixe. » « Cela nous rassure. Nous sommes conscients de quelques difficultés au niveau de la Région de Gao dont nous avons pris bonne note », a indiqué le ministre de la Défense. SS/MD (AMAP)  

Projet de Constitution : La commission de finalization s’estime dans le bon timing

Bamako, 15 fév (AMAP) La Commission de finalisation du projet de Constitution compte achever ses travaux dans le délai de 15 jours qui lui est imparti, selon plusieurs de ses membres que nous avons rencontrés, mardi, à leur quartier général au palais presidentiel de Koulouba. Les sujets tels que le régime politique, la question des langues, de la laïcité, de la souveraineté polarisent l’attention et font l’objet de beaucoup de débats, indiquent-ils. “Dans l’ensemble, les travaux se passent très bien dans la convivialité et, surtout, dans la compréhension mutuelle”, a confié Mme Assa Sylla, Membre de la Commission. Selon elle, durant les 30 années d’exercice de la démocratie au Mali, il y a eu des hauts et des bas. “Et même si on était dans une situation normale, la Constitution méritait d’être revue. C’est la raison pour laquelle, les différents présidents de la République ont tenté de la modifier”, soutient-elle. «Ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui ont eu la chance de porter ce dossier et de mettre en place toutes les dispositions nécessaires afin que nous arrivions à un document consensuel», poursuit Mme Assa Sylla. Le Mali vit beaucoup d’épreuves. “Et pour gérer tout cela, il est bon que les Maliens aient un document qui les conduira dans la même direction, leur permettra de préserver les acquis de la démocratie.” Selon elle, les sujets qui ont fait l’objet de plus de débats, ce sont surtout le régime politique, les pouvoirs du président, le rapport entre le législatif et l’exécutif. LANGUES ET LAÏCITÉ – Le président du Conseil national de la société civile (CNSC), Boureima Allaye Touré, a indiqué que depuis le 6 février, jusqu’à ce jour, la Commission a commencé à travailler, dans la sérénité, la compréhension, sans aucune dissension majeure et dans une atmosphère vraiment apaisée.” Il assure que les travaux avancent “très bien” et que “pour le moment, tout va pour le mieux car les membres arrivent à se comprendre.” D’après lui, avec toutes ces sensibilités, compétences et expériences réunies, chacun prend librement la parole, donne son opinion. “Les discussions sont ouvertes pour convenir sur l’article et les modifications à apporter. Car pour eux, il faut travailler pour que cette Constitution soit vraiment acceptée de tous les citoyens du Mali et qu’elle puisse avoir une longue vie pour gérer notre République”, estime M. Touré Boureïma Allaye Touré a rappelé que la Constitution est la loi fondamentale. «Nous avons cela à l’esprit et nous avons également à l’esprit que tout le monde attend la finalisation de ce projet de Constitution», a-t-il dit. Pour sa part, le rapporteur de la Commission, Boubacar Sow, a indiqué que depuis sa mise en place, la Commission de finalisation “travaille de façon normale et régulière.” “A ce rythme, il espère que malgré l’ampleur de la tâche, le travail sera fait dans le délai imparti de 15 jours. Selon lui, un cap commun a été défini vers lequel avance régulièrement la Commission. «A ce stade, nous ne sommes pas du tout en retard sur le chronogramme établi», a souligné M. Sow, précisant que les sujets qui ont pris beaucoup de temps sont les deux qui polarisent l’attention, notamment les langues et de la laïcité. Toutefois, il soutient que les travaux ont permis de se rendre compte que malgré toutes les divergences étalées dans la presse et sur les ondes de radios libres, les membres ont pu trouver un fond commun sur la base du travail déjà réalisé. “Ce qui leur a permis d’avoir une compréhension commune avec quelques reformulations pour rassurer tout le monde sur ce qu’il y a lieu de faire”, a encore M. Sow. “Ce qu’on est en train de faire, c’est de sortir un document qui puisse rassembler les Maliens et définir ensemble ce que nous souhaitons tous que notre pays devienne, dans les prochaines années, pour sortir définitivement de cette crise très profonde que nous vivons depuis plus d’une dizaine d’années», a insisté le rapporteur de la commission. Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, au nom des mouvements signataires de l’Accord d’Alger, pense que les choses “avancent correctement.” Pour lui, il faut retenir que “c’est un débat sans tabou, très ouvert avec une distribution équitable et sans discrimination de la parole.” À ce stade, il estime que le document en chantier est en train de prendre en compte les recommandations pertinentes des Assises nationales de la Refondation (ANR) et celles de l’Accord d’Alger en ce qui concerne “les meilleures façons de gérer notre pays à travers une gouvernance vertueuse.” Parlant des sujets qui ont fait l’objet de beaucoup de discussions, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune a cité les dissolutions d’organes, les langues ou les sujets qui touchent peu ou prou à la souveraineté. Cependant, il est d’avis que jusqu’ici, “la Commission arrive à trouver un consensus autour de l’essentiel pour le Mali nouveau.” DD/MD (AMAP)

Grand marché de Bamako : La chasse aux boosters pour la qualité du réseau téléphonique

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 15 fév (AMAP) Jeudi 9 février, le Grand marché de Bamako, l acpiatle, malienne, grouille de monde. Oumar Niangadou, téléphone à l’oreille, passe d’une boutique à une autre à la recherche du réseau pour communiquer. Finalement, c’est devant le commerce d’Abou Sylla, qui possède un booster, que son Smartphone capte le réseau téléphonique. «Le problème de réseau, c’est notre quotidien ici au Grand marché. Ceux qui n’ont pas de booster sont obligés d’aller vers ceux qui en ont pour se connecter. Il faut absolument installer un booster pour avoir un réseau stable», se justifie Abou Sylla. En témoigne la prolifération de ces outils qui brouillent pourtant la communication téléphonique, notamment au Grand marché et ses environs. Sur les toits des immeubles, les antennes de ces équipements d’amplification du signal sont installées à perte de vue. Notre équipe de reportage a suivi les équipes de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, Tics et Postes (AMRTP), chargées du démantèlement de ces boosters dont l’usage constitue une infraction. L’objectif de cette opération, entamée depuis le 6 février dernier, est d’optimiser la qualité des services télécoms. «Cette opération de démantèlement des boosters a été motivée par le fait que le réseau est mauvais dans le Grand marché de Bamako et ses environs, ainsi que dans l’ensemble des marchés. Le constat a été établi que les équipements d’amplification de signaux y sont pour beaucoup», explique le président de la Commission de démantèlement et directeur du département des postes à l’AMRTP, Idrissa Ly. Avant d’engager ce grand nettoyage, l’Autorité de régulation avait demandé aux opérateurs de téléphonie mobile de renforcer leurs capacités dans les secteurs concernés, en déployant les moyens adéquats. Mais, selon Idrissa Ly, «il s’est avéré que ce travail n’est pas possible, tant que les boosters continuent de fonctionner». C’est ainsi que le démantèlement définitif de ces appareils a été décidé, en «collaboration avec les représentants des commerçants et après l’analyse de la situation». Pour y arriver, le Grand marché de Bamako a été divisé en dix secteurs. Cinq équipes, composées d’huissiers, de gabiers et de policiers, sont déployées au niveau du marché «Dabanani». Chacune des équipes est conduite par un agent de l’AMRTP. Et pour le bon déroulement de l’opération, la direction régionale de la police a été sollicitée afin de contenir d’éventuelles situations conflictuelles. Ces équipes traquent, tous les jours, les boosters et autres équipements électroniques nocifs. Chaque fois qu’une zone est libérée, les équipes des opérateurs de téléphonie mobile passent le lendemain pour faire des tests et ajuster leurs équipements.   VIOLATION DES TEXTES – Chaque appareil saisi est enregistré, ses coordonnées et équipements sont déposés à la police. À la date du 13 février, l’AMRTP a démonté 512 antennes de boosters à travers le Grand marché. Des appareils qui se sont retrouvés sur le marché, installés et exploités en violation de la réglementation. «Les gens ignorent que depuis 2015, dans notre dispositif juridique, il y a un texte règlementaire qui interdit l’importation, l’installation et l’exploitation de certains appareils électroniques qui sont nocifs à la communication», révèle Idrissa Ly. Il rappelle qu’en la matière, il faut des autorisations assorties d’homologation. Seule l’AMRTP est habilitée à délivrer les autorisations. Au Grand marché, il n y a pas un seul appareil qui a été installé conformément à la réglementation. Autrement dit, les textes ont été violés par tous les commençants ayant fait installer des boosters. En effet, leur utilisation est explicitement évoquée par le décret n°2016-0274/P-RM du 29 avril fixant les conditions et les procédures d’agrément des équipements de télécommunications et des Technologies de l’information et de la communication (Tic). En son article 4, ce décret stipule que «tout équipement terminal destiné à être connecté directement à un réseau de télécommunications/Tic ouvert au public ne peut être mis sur le marché malien ou utilisé au Mali qu’après agrément accordé par décision de l’Autorité. » Cet agrément est également exigé préalablement à la mise sur le marché de toute installation radioélectrique, quelle que soit sa destination. Le texte ajoute que l’agrément des équipements terminaux et des installations radioélectriques doit être demandé. Tant pour la fabrication pour le marché intérieur que pour l’importation, la détention en vue de la vente ou la mise en vente et pour la distribution à titre gratuit ou onéreux, et la publicité dont ils peuvent faire l’objet lorsque cette dernière adresse concerne spécifiquement le Mali. Au sens de ce décret, l’on entend par équipement terminal, “tout équipement destiné à être connecté directement ou indirectement à un point de terminaison d’un réseau de télécommunications en vue de la transmission, du traitement ou de la réception d’informations.” Ces dispositions légales sont vraisemblablement méconnues des services concernés par le sujet. «Nous avons rencontré la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence qui ignorait même ce que c’est qu’un booster. Nous leur avons envoyé une copie et les textes. On a aussi rencontré la douane. Chacun doit jouer son rôle dans cette affaire. Ceux qui doivent interdire l’importation doivent faire leur travail et ceux qui doivent aider à nettoyer le marché ont leur rôle à jouer. Malheureusement, depuis deux ans, nous n’avons pas senti cette collaboration», regrette Idrissa Ly. Mais étant dans la ligne de mire en tant qu’Autorité de régulation, l’AMRTP s’est vue dans l’obligation de faire valoir la loi. SOULAGEMENT – De l’avis des commerçants, cette opération de démantèlement répond aux soucis en matière de communication. Les plus heureux sont visiblement les occupants des immeubles «Galerie Djigué, Bally, Sept Villages, Nimaga, Mandiou Simpara ou encore Espace Samassa». En ces lieux, chaque commerçant y va de son commentaire. Ils sont nombreux à pousser un ouf de soulagement, comme Moussa Sacko qui affirme que la qualité du réseau s’est nettement améliorée après le démontage des boosters. «Le problème est situé et la solution est trouvée. Donc, nous demandons aux autres commerçants d’enlever les boosters, parce que si chacun démonte ses antennes, le réseau téléphonique se rétablira», plaide un négociant. Pour réussir son opération, l’AMRTP

La radio et les jeunes : internet, passage obligé

Par Fadi CISSÉ Bamako, 13 fév (AMAP) Oumar Ballo est un tailleur installé au quartier Samanko II, Commune du Mandé, dans la capitale malienne, Bamako. À fond sur sa machine à coudre, téléphone en main, le jeune homme déroule le fil d’actualités de sa page Facebook. Histoire d’avoir les dernières nouvelles du Mali et d’ailleurs. Ce jeune diplômé qui n’a pas trouvé de travail conforme à ses compétences, est séduit par l’instantanéité des infos sur cette plateforme : «Toutes les informations tombent à chaud sur les réseaux sociaux surtout sur Facebook, même les petites annonces de recrutement », s’émerveille-t-il. Pourquoi ne pas écouter la radio plutôt? «Je n’ai jamais aimé écouter la radio. En plus, je n’ai même pas ce temps-là», indique Ballo. Précisant son point de vue, il estime que la radio, «c’est pour les personnes du troisième âge » et, d’ailleurs, selon lui, les stations privées ne diffusent pas l’information en temps réel, préférant la musique toute la journée sur les ondes. «Rien que pour ces raisons, je n’aime pas la radio», conclut le trentenaire. Un ami qui lui tient compagnie, en ce mardi soir du mois de janvier, note que, par contre, dans son village, le seul moyen de s’informer est la radio, surtout lorsque sévissait le Covid-19. «Chez nous à Dala, dans la Région de Ségou (Centre), ce n’est pas tout le monde qui peut s’offrir l’internet ou la télé pour s’informer. En plus, la majorité de la population est analphabète, seule la radio nous fournit l’information en temps réel. Pour en profiter, il suffit juste d’acheter des piles et le tour est joué», dit-il en rigolant. Ces deux témoignages illustrent la divergence croissante entre villes et campagnes dans la manière de s’informer. La radio, médium pratique et bon marché, reste bien présente dans le paysage citadin mais elle perd du terrain auprès des jeunes qui constituent pourtant un de ses cœurs de cible. Il est vrai que la nouvelle génération a adopté d’autres modes de consommation de l’info liés à Internet et aux réseaux sociaux mais les radios sont, elles aussi, présentes sur internet. La désaffection qui les frappe dans la frange jeune est donc aussi imputable à d’autres facteurs, notamment, une offre inadaptée en matière de programmes. Visiblement, de nombreux auditeurs jeunes ne sont pas «accrochés» par la programmation erratique proposée par pas mal de stations. FIDÉLISER – L’enjeu est, pourtant, de taille pour toutes les radios de fidéliser les générations montantes en jouant sur la simplicité d’utilisation et la (presque) gratuité du média et, surtout, en traitant de sujets qui parlent d’elles et qui leur parlent. Par exemple, des émissions de débats et d’actualités à travers une grille de programmes stable. C’est ce que s’efforce de faire Radio Kledu, soutien son directeur général, Abdoulaye Handane Djiteye, qui assure que, depuis 30 ans aujourd’hui, son antenne diffuse un programme riche et varié. «Nous sommes la seule radio qui a une programmation spécifique connue avec de grandes émissions et différentes rubriques. On y trouve les débats politiques, le club de la presse, le reportage et la diffusion de tous les grands évènements sur le plan national et sur le sport. », énumère-t-il. « Pour accrocher plus d’auditeurs, notamment des jeunes, souligne-t-il, Kledu s’adresse à son public en seulement deux langues : le bamanankan qui est la langue la plus parlée dans notre pays et le français. » «Nous avons une programmation en direction des intellectuels, des couches populaires et surtout de la jeunesse. On a créé des émissions thématiques traitant de santé, de politique, d’économie, de questions juridiques. On s’efforce de coller à l’actualité, de susciter l’interactivité des jeunes et de donner la parole aux auditeurs», détaille celui qui est surnommé «koroboro bamanakan fola» («le Sonraï qui parle Bamanan) et qui possède un bel atout radiophonique : une voix forte et séduisante. Soucieux de ses contenus, Klédu l’est tout autant des «astuces» pour rallier un maximum de public. « Ainsi, indique Abdoulaye Handane Djiteye, la radio a investi les plateformes digitales des réseaux sociaux. Elle est présente sur Facebook et YouTube et possède une application Kledu, autant de canaux à travers lesquels l’auditeur retrouve, à sa guise, les émissions les plus écoutées de la radio. » PLATEFORMES DIGITALES – Confronté au même défi, le promoteur de Ouley FM, Lamine Sylla, table sur la création de rendez-vous attractifs. «On invite souvent des chefs de ‘’grin’’ de différents quartiers autour d’une table pour discuter d’éducation et de divers sujets qui peuvent les toucher. On diffuse de la musique de jeunes, surtout du rap, et l’antenne est libre pour eux afin qu’ils puissent s’exprimer. Toutes ces émissions sont diffusées à des heures bien spécifiées. Le programme est établi de tel sorte qu’on est à cheval pour faire plaisir à tout le monde», raconte le fondateur de la radio Ouley qui a vu le jour voilà juste deux ans. Face au même enjeu, chacun à sa recette qui est visiblement fonction de ses moyens. Acteur impliqué, Bandiougou Dante, le président de l’Union des radiodiffusions et télévisions libres du Mali (URTEL), et, aussi, de la Maison de la presse, a son analyse d’un problème qui concerne tous ses mandants. «Aujourd’hui, les jeunes sont plus intéressés par l’image. La radio classique doit donc aller à leur recherche sur les plateformes digitales. Elle a longtemps résisté aux évolutions mais, aujourd’hui, elle doit obligatoirement s’adapter pour ne pas disparaître », dit M. Danté. « Cette adaptation est particulièrement cruciale à Bamako, zone de forte concentration de radios », souligne Bandiougou Dante. En effet, si on dénombre au Mali près de 500 radios dont une trentaine à Bamako, la réalité radiophonique de la capitale est très éloignée des données officielles, selon le président de l’URTEL qui estime à «près d’une centaine», les radios opérant à «Bamako et alentours». Selon ses explications, de nombreuses stations ne respectant pas leur zone d’implantation, leur rayon de diffusion et même la fréquence qui leur est attribuée, les ondes bamakoises sont victimes d’un embouteillage permanent. Ces difficultés existentielles pourraient facilement faire oublier à nos radios

Bankass : L’ONG World Vision remet des équipements médicaux au CSCOM de Diallassagou

Bankass, 13 février (AMAP) L’ONG World Vision a procédé le lundi 06 février 2023 à la remise officielle des équipements médicaux au CSCOM de Diallassagou à travers le Centre de santé de référence (CSREF) de Bankass, a constaté l’AMAP. La cérémonie était placée sous la présidence du préfet de cercle, Aly Sidibé en présence du 1er vice-président du Conseil de cercle, Kaneb Tessougué, du 1er adjoint au maire, Daouda Togo, du médecin chef du CSREF de Bankass, Aly Tembely et du manager Zonal de l’ONG World Vision Adama Keïta. Les équipements dont le montant est estimé à plus d’1.600.000 francs CFA sont composés entre autres de tables d’accouchement, de kits de pansement, de tension mètres, de chariot médical, de kits d’épisiomie et de valves. Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie. Il s’agit de celles du 1er adjoint au maire de Diallassagou, du 1er vice-président du Conseil de cercle et du médecin chef du CSREF de Bankass, , Le manager Zonal de l’ONG World Vision Adama Keïta qui a saisi l’occasion pour affirmer que son organisation contribue au bien-être de la population surtout les enfants, avant de déclarer que World Vision a fait plusieurs donations dans le cercle et dans plusieurs autres localités. Le préfet de cercle Aly Sidibé n’a pas manqué de dire que l’ONG World est un partenaire privilégié de l’État avant de déclarer qu’elle a toujours soutenu les communautés. Cette donation est une pratique quotidienne de World Vision. Le Chef de l’exécutif local a félicité et remercié World Vision pour ce geste qui va contribuer à la prise en charge des adolescentes mariées ou non de la commune de Diallassagou. Enfin la remise officielle des équipements médicaux par le manger Zonal au préfet de Bankass qui a son tour a remis les équipements au médecin chef du CSREF de Bankass. Abdoul Kader Guindo, AMAP Bankass

Comatex-SA : Bientôt la reprise, selon le ministre en charge de l’Industrie

Par Mamadou SY Ségou, 13 fév (AMAP) «Au plus tard, au mois d’avril, il faut que la Compagnie malienne des textiles (COMATEX-SA) commence à produire ses fibres et tissus», après trois années de fermeture, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed lors d’une visite de travail qu’il a effectuée dans la Région de Ségou (Centre). Il a assuré que la reprise des activités de la COMATEX-SA, qui compte 1 300 travailleurs, permettra le maintien des emplois existants et même la création d’autres. Au cours de son séjour dans la capitale des Balanzans, le ministre Mahmoud Ould Mohamed a rencontré de nombreux interlocuteurs qu’il a informés des dispositions prises par le gouvernement et celles en cours pour la relance de cette unité industrielle. Ces mesures ont trait à l’élaboration d’un contrat de performance, à la relecture du statut de l’entreprise, à la désignation d’un syndic par le Tribunal de commerce, au paiement d’arriérés de salaire et à la mise en place d’un comité de suivi. Le ministre Mahmoud Ould Mohamed a, par exemple, fait savoir qu’après le procès devant le Tribunal de commerce, l’État détient désormais 100% des actions de l’entreprise, c’est-à-dire qu’elle redevient une société étatique. Première usine textile du Mali inaugurée en 1968, la COMATEX était une entreprise d’État, avant d’être transformée en entreprise privée avec une participation majoritaire chinoise. Sa relance et celle de l’Usine malienne de produits pharmaceutiques (UMPP) «sont des programmes spéciaux du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta qui y tient fortement. La COMATEX participe à la valorisation de la production nationale de coton fibre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de développement industriel par la création de valeur ajoutée et des emplois», souligne le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 novembre 2022. Lors de ce Conseil des ministres, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a informé le Conseil du plan de relance de la COMATEX qui est confrontée actuellement à des difficultés de divers ordres. Pour l’aider à sortir de cette mauvaise passe, le gouvernement a peaufiné un plan de relance qui nécessite un apport financier de l’État d’environ 6 milliards de Fcfa. Le Mali et son partenaire chinois ont signé, le 21 novembre 2022, un protocole d’accord pour l’installation de deux unités de filature de coton, soit trois jours avant l’adoption de ce plan de relance en Conseil des ministres. Ces unités seront implantées à Bamako et à Koutiala. La réalisation de ce projet, confiée à la société chinoise «Qingdao», nécessite un investissement de 300 millions de dollars, soit environ 180 milliards de Fcfa. Elle permettra la création de 5 000 emplois directs et 50 000 autres indirects. Dénommée Société malienne de filature (SOMAFIL), son capital est détenu à 85% par l’État du Mali à travers la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et à 15% par le partenaire chinois. L’unité de Koutiala aura une capacité de 20.000 tonnes de coton fibre par an à transformer en filet. Celle de Bamako va, annuellement, transformer environ 25.000 tonnes de coton fibre. L’objectif étant d’amener le taux de transformation du coton de 2% aujourd’hui à près de 10% et la valorisation du «Made in Mali». Au sortir de la campagne cotonnière 2021-2022, le Mali a enregistré une production record de 795.000 tonnes de coton. «La suite était de transformer ce coton ici chez nous et de capter les 30% de la valeur ajoutée qui nous échappait», déclarait le ministre en charge des Finances, lors d’une interview sur les antennes de la télévision nationale. Dans ce processus, le Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (CERFITEX) est «un outil indispensable et constitue le bras technique du ministre de l’Industrie et du Commerce pour la réalisation effective, le suivi de ces projets et la mise à disposition de ressources humaines qualifiées». Cette structure d’excellence deviendra bientôt Centre de recherche et de formation pour les industries légères et textiles (CERFILTEX), destiné à former davantage de ressources humaines qualifiées pour adosser à la production du coton des unités de transformation dynamiques afin d’exploiter toutes les opportunités de croissance. Les textes nécessaires à cet effet ont été adoptés lors du Conseil des ministres du 28 décembre 2022. C’est en septembre dernier que le président de la Transition, dans son discours à la nation, avait annoncé la reprise en main de beaucoup de sociétés. La relance de la COMATEX s’inscrit dans ce cadre. Cette Compagnie a cessé de produire du fait de difficultés de trésorerie et d’approvisionnement en matières premières. Les équipements de production aussi sont obsolètes. MS/MD (AMAP)  

Mali : Plusieurs terroristes neutralisés dans différentes zones (Etat-major général des Armées)

Bamako, 12 fév (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé plus de 80 terroristes et interpelé plus de 35 suspects, à l’issue de onze opérations aéroportées et seize missions de reconnaissance offensive dans différentes zones, a annoncé, vendredi, l’état-major général des Armées. Selon cette source militaire, le bilan cumulé de ces actions est de 10 sanctuaires terroristes détruits notamment dans les secteurs de Douentza, Boni, Bandiagara, Sofara et Bapho (Centre). « 82 terroristes ont été neutralisés dans les différentes zones ; 35 suspects interpelés dans les secteurs de Bapho, Sofara et Bandiagara. » Et d’annoncer la récupération de 48 armes de guerre, 20 fusils de chasse, des chargeurs, une importante quantité de munitions, des matériels de fabrication d’ Engins Explosifs Improvisés (EEI), des moyens de communication, divers matériels y compris des uniformes militaires. « 15 motos détruites ; 08 (EEI) neutralisés ; 05 véhicules détruits. » La seule opération de Korientzé (Centre), du 06 au 07 février 2023, aurait permis de neutraliser 37 terroristes, 33 armes de guerre, 02 bidons d’EEI, beaucoup de munitions et de gilets pare-balles ont été récupérés. Des radios Motorola, des chargeurs également. Les opérations aéroportées ont été menées sur les localités du Centre à Kamiti (Bapho), Sangolola, (Niono) et dans les secteurs de Oro-Oro (Bandiagara), Sébéré (Koro), Tagatéléman (Sofara), Sagala, Diabali (Niono), Ouéta (Bapho), Ngorodia et Koriéntzé (Konna), toujours dans le Centre du Mali. Les missions de reconnaissances offensives ont été faites dans les secteurs de Sofara, Bandiagara, Konna, Douentza, Boni, Bapho, Niono (Centre), Ansongo, Ménaka (Nord). Neuf frappes aériennes avec MI24, L39 et Super Tucano, six frappes de drone dans les secteurs de Boni, Mondoro (Centre) et la frontière Mali-Burkina Faso, trois frappes d’artillerie et d’obus dans les secteurs de Sofara et Bandiagara, (Centre) ont été menées. Par ailleurs, « une opération terrestre de grande envergure est en cours depuis le 09 février 2023 dans le Centre (pour)un bilan provisoire de 04 ennemis neutralisés en plus des armes et plusieurs motos récupérées et un véhicule de marque Jeep détruit par des frappes aériennes. SS/MD (AMAP)

Un peu plus de 4 000 000 de Fcfa pour faire le pèlerinage 2023 (Maison du Hadj)

Bamako, 12 fév (AMAP) Le coût du hadj, tout frais compris, aux lieux Saints de l’Islam, pour le pèlerinage 2023, est fixé à 4 166 425 Fcfa pour la filière gouvernementale et celle privée à 4 675 000, a annoncé, jeudi, le directeur général de la Maison du Hadj, Dr Abdoul Fath Cissé. Dans un communiqué publié, le même jour, indiquant les frais du pèlerinage 2023 et le quota de pèlerins accordé par le royaume d’Arabie saoudite au Mali, M. Cissé annonce que « le quota accordé au Mali est de 13 323 ». Et que les formalités et la formation continue des pèlerins se font au guichet unique de la Maison du Hadj. La même source rappelle que les mesures barrières relatives au corona virus sont levées et le test PCR n’est plus exigé. « Les vaccinations usuelles sont, néanmoins, maintenues. La limitation d’âge est annulée », ajoute le texte. Il est demandé « aux candidats pèlerins ayant un acompte de bien vouloir régulariser leurs inscriptions dans les meilleurs délais en payant la différence. » Le directeur général de la Maison du Hadj exhorte la communauté musulmane à effectuer les formalités « avec célérité pour permettre de leur assurer une formation de très bonne qualité aux rites du hadj. » SS/MD (AMAP)

Axe Bamako-Conakry-Ouagadougou : Les trois capitales s’engagent à renforcer leur partenariat (Communiqué final)

Bamako, 12 fév (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée, se sont engagés, jeudi, à répondre aux aspirations des populations des trois pays et à faire de l’axe Bamako-Conakry-Ouagadougou, un domaine stratégique et prioritaire pour le développement. Dans le communiqué final, rendu public jeudi, au terme de la réunion tripartite tenue, les 08 et 09 février 2023, dans la capitale burkinabè, les trois capitales définissent comme priorités de ce processus « le développement du commerce, des transports, de l’approvisionnement en produits de première nécessité, de la formation professionnelle, du développement rural, de l’exploitation minière, de la culture et des arts, ainsi que de la lutte contre l’insécurité. » En termes de perspectives, ils ont souligné la facilitation de la fourniture en hydrocarbures et en énergie électrique entre les trois pays. « Et le développement du commerce et des transports depuis le port de Conakry jusqu’au Burkina Faso, en passant par le Mali. Ainsi que l’organisation de l’exploitation minière entre les trois pays, la mobilisation des ressources nécessaires en vue de réaliser le projet de construction du chemin de fer Conakry-Bamako-Ouagadougou. » Les délégations à cette rencontre, tenue « dans le cadre du renforcement des liens historiques d’amitié, de fraternité, de solidarité et de coopération » entre le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, et sur instruction des autorités des trois pays, « ont passé en revue des sujets d’importance majeure et d’intérêt commun, notamment la réussite des processus de transition devant conduire au retour à l’ordre constitutionnel apaisé et sécurisé. » S’y ajoute la promotion de la bonne gouvernance, la mutualisation des moyens pour relever les défis sécuritaire, économique et humanitaire, le renforcement de leur relation tripartite par la dynamisation de l’axe Bamako-Conakry-Ouagadougou. Ainsi que la concertation sur les questions sous régionales, régionales et internationales. Tout en réaffirmant leur attachement aux objectifs et principes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA), les chefs de délégation « ont noté la nécessité de mettre en place et d’institutionnaliser un cadre permanent de concertation entre les trois pays, la tenue de consultations politiques et diplomatiques au plus haut niveau afin de faire de ce partenariat un axe gagnant pour le bien-être des populations. Et le renforcement de la solidarité en vue d’assurer la sécurité. » S’y ajoute la réhabilitation et la construction des routes internationales entre les trois pays, devant servir de leviers de croissance économique et faciliter la libre circulation des populations et de leurs biens. Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité dans la bande Sahélo saharienne, les délégations burkinabè, guinéenne et malienne « ont relevé la nécessité de conjuguer leurs efforts et ceux des pays de la sous-région et de la région pour faire face à ce fléau. » Mesurant l’ampleur du défi à l’échelle régionale et l’interconnexion des sources de déstabilisation, elles appellent « à une mise en cohérence des actions au niveau régional sur la base des efforts bilatéraux déjà mis en œuvre. » Tout en encourageant la recherche de solutions endogènes aux défis auxquels leurs pays sont confrontés, les ministres ont réaffirmé leur « engagement à examiner tout partenariat qui respecte leur souveraineté et répond aux besoins de leurs populations. Pour ce faire, ils ont réitéré leur attachement aux principes de non-ingérence dans les affaires intérieures des États. En outre, ils ont « déploré les sanctions imposées de façon mécanique qui ne tiennent pas souvent compte des causes profondes et complexes des changements politiques. » À cet effet, ils ont indiqué que ces décisions de suspension empêchent la participation de leurs pays aux instances statutaires de la CEDEAO et de l’UA « et, particulièrement, celles traitant des défis majeurs auxquels ils sont les plus concernés tels l’insécurité, les questions humanitaires et de développement économique durable. » Concernant l’impact de ces mesures, les trois délégations ont relevé que celles-ci touchent des populations déjà meurtries par l’insécurité et les instabilités politiques, privent la CEDEAO et l’UA de la contribution des trois pays nécessaires pour relever les défis majeurs. « Ces mesures portent aussi atteinte à la solidarité sous régionale et africaine qui constitue le principe cardinal de l’intégration, de la coopération régionale et continentale », ont signalé les trois délégations. À cet égard, elles en appellent à un appui technique, financier, concret et conséquent aux efforts de sécurisation et à accompagner le processus de retour à un ordre constitutionnel normal. » Les trois pays ont convenu « de mutualiser leurs efforts et d’entreprendre des initiatives communes pour la levée des mesures de suspension et autres restrictions. Le président de la Transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a donné des instructions afin de traduire en acte concret la vision commune des trois chefs d’État. Les représentants se sont félicités de la vision commune que partagent leurs trois chefs d’État, et qui « s’inspire de l’engagement panafricain des pères fondateurs et des leaders historiques des trois pays en faveur de la souveraineté, de la paix, de la coopération et de l’intégration des peuples. » SS/MD (AMAP)